background preloader

"Faire de l'IVG un acte médical comme un autre"

"Faire de l'IVG un acte médical comme un autre"
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Mathilde Gérard Discours culpabilisant, restructurations de services, manque d'intérêt du corps médical : le droit à l'avortement est malmené. Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) remet un rapport (PDF), jeudi 7 novembre, au gouvernement, pour améliorer la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG). >> Lire le reportage : La Seine-et-Marne, un département qui illustre les difficultés d'accès à l'IVG Le droit pour les femmes à disposer de leur corps, et donc, si elles le jugent nécessaire, à avorter, est-il menacé aujourd'hui ? Françoise Laurant : On n'imagine pas que le droit à l'avortement, inscrit dans la loi depuis 1975, soit remis en question. Historiquement, l'IVG a toujours été perçu comme une concession et non comme un droit à part entière. Concrètement, quels changements proposez-vous ? Vous dénoncez les inégalités dans l'accès à l'IVG. Il y a une inégalité entre territoires. Related:  Déstigmatiser l'IVGSVT 3°Articles de presse

Un jour, j'ai voulu avorter... Un jour, j’ai voulu avorter. Eh oui, c’est comme ça, ça arrive aux meilleures d’entre nous. J’ai voulu avorter et il y a deux choses à savoir. La super-fertilité frappe toujours trois fois Image via Choisir Sa Contraception La première, c’est que je suis du genre super-fertile. Les médecins qui constatent la grossesse et s’empressent de déclarer : « Ah, vous étiez sous pilule ? La seconde chose qu’il faut savoir c’est que j’avais déjà deux enfants à cette époque. J’étais donc là, sans un rond et avec deux mioches mais avec, tout de même, un nouveau compagnon plutôt chouette que je comptais bien garder pour un bon bout de chemin. IVG, culpabilisation et punition Fig. 1 : la panique. Tout cela pour dire que quand j’ai appris la nouvelle, on peut dire, à juste titre, qu’elle m’est littéralement tombée dessus. Alors bien entendu, le décider et le vivre, voilà deux choses bien différentes. Et puis mon rendez-vous est arrivé. Repassez par la case départ, mais ne touchez pas 3000 € J’étais sauvée.

IVG : la suppression du délai de réflexion débattue à l'Assemblée Sept jours. C’est le temps qui s’écoule actuellement entre les deux consultations médicales obligatoires avant une interruption volontaire de grossesse (IVG). Ce délai de réflexion peut toutefois être réduit à quarante-huit heures, en cas d’urgence (principalement, lorsque le délai légal des douze semaines approche). Un amendement de la loi santé prévoit de supprimer ce délai. La mesure, adoptée en commission des Affaires sociales le 19 mars dernier, doit être débattue dans les prochaines heures dans l’hémicycle. Porté par la délégation aux droits des femmes, l’amendement reprend une proposition émise en novembre 2013 dans un état des lieux sur l’accès à l’IVG en France. Plusieurs collectifs et associations ont d’ores et déjà salué la mesure. «Onze jours pour signer un crédit» Les détracteurs de cette réforme se sont, pour certains, lancés dans de douteux parallèles pour faire entendre leur voix.

IVG : un site contre la désinformation © Maxppp - 2013 / PELAEZ Julio Le gouvernement vient de lancer un site Internet d'information sur l'avortement. Objectif : lutter contre une désinformation cachée sous couverts de faux "sites de prévention". Il est disponible à l'adresse ivg.gouv.fr. C'est France Inter qui avait révélé l'information : le gouvernement a décidé de lutter contre les informations "mensongères ou orientées" sur l'IVG, en utilisant les mêmes armes. D'où le lancement officiel demain, pour la journée mondiale de mobilisation pour le droit à un avortement légal et sûr, du site IVG.gouv.fr (déjà disponible dès aujourd'hui). Les ministères de la Santé et des Droits de la femme expliquent l'origine de ce site dans un communiqué. La prolifération d'informations souvent trompeuses et culpabilisantes pour les femmes, y compris sur des sites très bien référencés sur la question de l'IVG, est de nature à porter atteinte à la liberté de choix des femmes. À écouter >> Les précisions de Laetitia Saavedra

Avortement: position du Planning Familial pour la CIPD +20 En raison de fortes oppositions idéologiques, aucun consensus n’avait pu être trouvé, en 1994, lors de la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement (CIPD) en faveur du droit fondamental des femmes à disposer de leur corps que constitue le droit à l’avortement. Vingt ans après la CIPD, aucune avancée significative ne s’est concrétisée au niveau international. La très grande majorité des gouvernements continue à s’opposer idéologiquement au droit à l’avortement et refuse de prendre en considération les problèmes de santé publique que posent les avortements clandestins. Leurs législations en la matière demeurent très restrictives. Cela illustre bien le fait que les questions de sexualité, et en particulier la libre maîtrise par les filles et les femmes de leur corps, demeure un enjeu politique fort. Face aux blocages politiques sur l’avortement, les sociétés civiles de nombreux pays se mobilisent pour revendiquer ce droit.

La bataille pour l'information sur l'IVG se livre sur Internet Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mathilde Gérard Condamné à 10 000 euros d'amende, lundi 16 septembre, pour "délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse [IVG]", Xavier Dor représente une forme de militantisme anti-avortement à bout de souffle, essentiellement soutenu par quelques milieux catholiques intégristes. Les références de Xavier Dor, sa condamnation d'une "République luciférienne", ses "rondes" menées devant des hôpitaux pratiquant des IVG, semblent aujourd'hui dépassées. Les menaces les plus sérieuses pesant sur le droit à l'avortement viennent surtout d'associations qui mènent une stratégie plus insidieuse sur Internet. Sans se déclarer ouvertement opposés à l'avortement, des sites Web présentant toutes les caractéristiques de pages d'information institutionnelles, mis en place par des associations comme SOS détresse ou Alliance Vita, proposent une information biaisée sur l'avortement. >> Voir aussi la cartographie des sites Web traitant de l'IVG

Le gouvernement va agir contre les sites anti-IVG Face à la prolifération des sites anti-IVG sur internet, Najat Vallaud Belkacem, la ministre des Droits des femmes, présentera lundi 16 septembre au Sénat plusieurs mesures dans le cadre de son projet de loi Egalité Hommes-Femmes. D'apparence neutre et officielle, ces sites militants relayent de fausses informations sur l'IVG et sont mieux référencés que les sites comme ceux du Planning Familial. Pour les contrer, la ministre des Droits des femmes va créer fin septembre, le premier site officiel d'information sur l'IVG avec des informations de base: où, quand et comment avorter, en rappelant que l'IVG est un droit. Deuxième mesure : pour que les sites d'associations officielles sur l'IVG aient une meilleure visibilité sur internet, le ministère a incité Google à mieux référencer certaines associations comme le Planning familial. Un programme appelé "Google Grants" représentant 10.000 euros d'achat de publicité sera mis en place. Pour aller plus loin >> Le Ministère de la Santé sur l’IVG

J’ai avorté, mais ne me dites pas que ma vie aurait été un fiasco Des femmes dans la salle d’attente du centre d’orthogénie de la maternité des Lilas, en janvier 2013 (DURAND FLORENCE/SIPA) Une femme sur trois sera amenée à pratiquer une IVG au moins une fois dans sa vie, selon les derniers chiffres. Une femme sur trois. Je me suis retrouvée enceinte, une grossesse non désirée. Making of Zoé Y. Elle revendique le droit de toute femme à le pratiquer mais elle ne se reconnaît pas dans les discours qui, justement pour contrer les « antis », en font une affaire purement médicale, politique. Zoé ne témoigne pas au nom des autres. Comment se fait-il qu’on puisse se sentir si vide après cet acte si banal dans les chiffres ? L’avortement, je l’ai vécu comme dans un tourbillon. C’était une période de ma vie très occupée, j’avais l’impression de courir partout et j’avais, en plus, beaucoup de travail. J’avais fais l’amour des dizaines de fois avec ce garçon d’une trentaine d’années, je l’aimais vraiment bien. Cette idée me portait et me culpabilisait à la fois.

Cinq chiffres alarmants sur la préservation des milieux naturels en France Z.A.D. Zone à défendre, Trois lettres, trois mots hissés en étendard par des militants écologistes et défenseurs de l'environnement. A Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), à Sivens (Tarn), à Roybon (Isère), des citoyens mènent un combat contre des projets contestés, qu'il s'agisse d'un aéroport, d'un barrage ou d'un Center Parcs. Ils se font les portes-paroles d'un environnement menacé. Mais ces zones défendues ardemment par les opposants à ces projets sont-elles réellement en danger ? 1 68 000 hectares de terres disparaissent chaque année Le constat. Les risques. L'extension des pôles urbains sur les terres se fait également à 90% au détriment des "bonnes terres" pour l'agriculture, signale le rapport. 2 14 % du littoral est artificiel Le constat. Les risques. Par ailleurs, la pression démographique et l’artificialisation des sols aggravent l'érosion côtière et les risques de submersion marine. 3 Toujours des constructions en zone inondable Le constat. Les risques. Le constat.

1. Avortements à risques : rompre le silence Priorité santé 2. Avortements à risques : rompre le silence L’avortement reste un sujet tabou dans de nombreux pays du Sud. Dominique Audouze, coordinatrice des actions internationales du Planning familialAlizata Kouda Sanou, vice-présidente nationale de l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF), membre du Conseil national de Lutte contre la Pratique de l'Excision (CNLPE) Dr Lise Marie Déjean, ex-ministre à la Condition féminine en Haïti et membre de l'ONG Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA) Sandrine Simon, référente Santé Sexuelle et Reproductive pour Médecins du Monde Christine Mauget, membre du Bureau national du Planning familial en charge de l’international Dr Chilanga Asmani, gynécologue, travaille au Bureau régional de l'Afrique l’International Parenthood Federation (IPPF) comme le Conseiller de Programme Santé Sexuelle et Reproductive. Sites à consulter: ecoute ivg ;sante ivg gouv Une erreur est survenue lors de l'envoi du mail... Le mail a bien été envoyé

Moitié moins d'animaux sauvagesen quarante ans Selon un rapport du WWF et de la Société zoologique de Londres, les populationsde vertébrés se sont effondrées depuis 1970. Le constat est alarmant, mais il faut raison garder. En quarante ans, entre 1970 et 2010, la moitié des populations d'animaux sauvages ont disparu dans le monde, selon le dixième rapport biennal de l'ONG WWF, publié mardi, en coopération avec plusieurs institutions, dont la Zoological Society of London. Les populations de 3038 espèces d'amphibiens, de mammifères, d'oiseaux, de poissons et de reptiles ont reculé de 52 % sur la période, précise le rapport «Planète vivante». En revanche, le document ne comptabilise pas la perte de biodiversité, ou, autrement dit, la disparition de nombreuses espèces. Cette chute des populations ne peut pas être comparée à celle de 28 % estimée en 2012 par la même ONG. La baisse des populations d'animaux semble inversement proportionnelle à la richesse des pays. De nombreux exemples illustrent ces baisses.

Related: