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Journalistes : protégez vos sources !

Journalistes : protégez vos sources !
C'est fou ce que les ordinateurs et les téléphones portables des journalistes qui enquêtent sur le scandale Woerth-Bettencourt semblent intéresser voleurs, politiques et magistrats, ces derniers temps. J'avais déjà eu l'occasion de rédiger, à la demande du CNRS, un manuel expliquant comment contourner la cybersurveillance. Puis, m'inspirant de conseils et recommandations fournis par des agences proches des services de renseignement français, un petit manuel de contre-espionnage informatique. Et, enfin, un petit guide expliquant pourquoi, et comment, fabriquer son propre Wikileaks afin de permettre aux internautes de contacter quelqu’un, facilement, de façon sécurisée, et en toute confidentialité (voir Gorge profonde : le mode d'emploi). S'il n'y avait que les ordinateurs, mais il y a aussi les téléphones portables. Je ne sais si ces journalistes avaient appris à protéger leurs télécommunications, et donc leurs sources. De Gmail à Globull Discuter par email, c'est bien. Related:  Il n'y a pas de vie privée sans libertés

The 7 Privacy Tools Essential to Making Snowden Documentary CITIZENFOUR What needs to be in your tool belt if you plan to report on a massively funded and ultra-secret organization like the NSA? In the credits of her newly released CITIZENFOUR, director Laura Poitras gives thanks to a list of important security resources that are all free software. We've previously written about CITIZENFOUR and Edward Snowden's discussion of his motivation to release closely guarded information about the NSA. Here's a closer look at the seven tools she names as helping to enable her to communicate with Snowden and her collaborators in making the film. Tor Tor is a collection of privacy tools that enables users to mask information about who they are, where they are connecting to the Internet, and in some cases where the sites they are accessing are located. Tails One of the most robust ways of using the Tor network is through a dedicated operating system that enforces strong privacy- and security-protective defaults. SecureDrop GPG Encryption OTR Instant Messaging

Internet a été créé par des hippies qui prenaient du LSD Internet a été créé par des hippies qui prenaient du LSD, sur fond de flower power, de révolution sexuelle, de mouvements de libération (des Noirs, des femmes, des homosexuels aussi). Depuis, il a beaucoup grandi, mais son histoire fut mouvementée, et n’avait jamais vraiment été racontée. Qui sait, par exemple, qu’en 1995 France Télécom voulait interdire l’Internet ? A l’époque, on entendait aussi souvent dire que l’Internet était un problème, parce que les lois ne s’y appliquaient pas, ce qui est tout bonnement faux : il n’y a PAS de « vide juridique » sur l’Internet, mais le répéter permet, a contrario, de faciliter la censure, et l’auto-censure, et de faire adopter des lois anti-Internet. Autre signe de cette diabolisation : du jour au lendemain, sans raison, on n’a plus parlé de « fraude informatique« , mais de « cybercriminalité« , pour désigner les mêmes délits. Signaler ce contenu comme inapproprié

C & F Éditions Pouvez-vous parler à ma mère ? Lui dire que je ne fais rien de mal sur internet ? Pour répondre aux angoisses des adultes devant les médias sociaux, danah boyd est partie à la rencontre des adolescents. Loin du sensationnel médiatique, les paroles recueillies expriment le désir farouche des jeunes d'accéder à une vie sociale dans des espaces publics. « C'est compliqué », statut sentimental favori des adolescents sur Facebook, sert ici de métaphore espiègle pour nous inciter à prendre en compte tous les aspects de leurs vies numériques. danah boyd est fondatrice et présidente de l'institut de recherche Data & Society, sociologue chez Microsoft Research et professeure associée de la New York University. Titre original : It's complicated. Traduction de l'anglais (États-Unis) par Hervé Le Crosnier. Préface de Sophie Pène, professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes.

3615 mavie: Scandale sur internet ! Grâce aux archives de l'INA, j'ai pu constituer un petit best-of des reportages des JT de France Télévisions qui, depuis maintenant une quinzaine d'années, aident la ménagère de plus de 50 ans à avoir confiance dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication telles que le "internet", ce réseau international qui se joue des États et sur lequel on trouve des néonazis, des trucs et astuces pour terroristes, de la drogue, des pédophiles, des révisionnistes, des satanistes, le Ku Klux Klan, des terroristes, des pédophiles, des néonazis, des sites pornographiques, des trafiquants d'enfants, des néonazis, des pédophiles, des groupes terroristes, des médicaments en vente libre, des tueurs en série, des néonazis, des antisémites, des pédophiles, et bien entendu quelques terroristes (sans oublier les pédophiles et les néonazis). 1996 : on trouve sur un internet le manuel du terroriste, un site en anglais avec toutes les instructions pour organiser des actes terroristes.

RenseignementsGeneraux.net : faites valoir vos droits ! Le gouvernement a, depuis, et peu avant les présidentielles, et sans espoir de voir la loi adoptée, soumis aux Parlementaires son projet de réforme de la Loi Informatique et Libertés. La directive européenne de 1995 sur les données personnelles devait en effet être transposée en droit français depuis... 1998. N'étant plus à une irrégularité près, le gouvernement en profite pour retirer les fichiers "de sûreté" (policiers, entre autres) du contrôle de la CNIL, tout simplement. Le problème du fichage policier est ainsi on ne peut plus d'actualité. D'autant que le fichage des militants n'a eu de cesse de s'accentuer dans la foulée des rassemblements dits d'"anti-mondialisation" -et ce malgré les reproches faits par la commission nationale de déontologie de la sécurité suite au scandale du fichier "Gauche 2000" établis par les RG-, sans même parler des conséquences des attentats du World Trade Center, qui se sont traduits, entre autre, par un recours renforcé au fichier STIC.

Une contre-histoire des internets - ARTE À propos La rumeur prétend que les "autoroutes de l'information" ont été inventées par Al Gore et George W. Bush pour permettre aux soldats homosexuels américains déployés à l'étranger de pouvoir continuer à télécharger du porno -même en cas d'attaque nucléaire. La vérité, c'est qu'Internet a été créé par des hippies qui prenaient du LSD, mais qui n'en étaient pas moins financés par l'armée américaine, afin de permettre aux ordinateurs de communiquer, et protéger les communications -même en cas d’attaque nucléaire. Revenons aux bases : Internet n’est pas qu’un réseau qui connecte des ordinateurs avec des tuyaux. Dis, toi qui me lis, raconte-moi tes internets ! Les “Internets”, c’est un néologisme popularisé par George W. L’expression est depuis utilisée pour railler ceux qui ne comprennent pas ce qu’est le Net ni comment il fonctionne. C'est donc à cette première brique du réseau, les gens, d'écrire cette contre-histoire qui leur appartient, à nous. Et nous les premiers. Une coproduction

Pour la CNIL, 18% des Français sont « suspects » Imaginez le scandale si l’Insee, Pôle emploi ou le Premier ministre avaient gonflé, par erreur, de près de 20% les statistiques du chômage… C’est ce qui est arrivé au ministère de l’intérieur, et à la CNIL, qui ont « gonflé » le nombre de personnes « mises en cause » et dès lors fichées par les gendarmes et policiers. Les premiers chiffres communiqués concernant le TAJ, « Traitement des Antécédents Judiciaires« , créé pour fusionner les deux fichiers de police (STIC) et de gendarmerie (JUDEX) recensant les suspects « mis en cause » (MEC) ainsi que les victimes, et censé régler les nombreux problèmes posés par les fichiers policiers, étaient en effet erronés. Un terrible constat d’échec pour la CNIL, impuissante à nous protéger du fichage policier, ce pour quoi elle avait pourtant été créée. Le nombre de « suspects » ne serait en fait « que » de l’ordre de 10 millions, soit plus de 15% de la population française, et donc près d’une personne sur 7… Mais que fait la police… et la CNIL ?

Opération Coodgle : pourquoi tant de Len ? La censure : "Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication publique en ligne, le stockage durable de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services ne peuvent pas voir leur responsabilité civile engagée du fait de la diffusion d'informations ou d'activités si elles n'avaient pas effectivement connaissance de leur caractère illicite ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces données ou en rendre l'accès impossible." (Article 2bis, 2 du projet de loi pour la confiance dans l'économie numérique) Quand on cherche, on trouve... Le projet de loi confie aux hébergeurs de sites web le soin de décider du caractère licite, ou non, de ce qu'ils hébergent, et les invite à censurer ce qu'ils estiment devoir l'être.

En 2008, la CNIL a constaté 83% d’erreurs dans les fichiers policiers Les gens ont souvent du mal à comprendre en quoi ils seraient concernés par le fichage policier. C’est pourtant simple : le STIC (système de traitement des infractions constatées), sorte de « casier judiciaire bis », recense plus de la moitié des Français. Plus 100 000 policiers (sur les 146 116 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur) y ont ainsi accès à des données sensibles concernant plus de 28 millions de victimes, et plus de 5,5 millions de personnes mises en cause (« suspects »). Et plus d’un million de salariés peuvent perdre leur travail, ou ne pas être embauchés, s’ils y sont fichés (voir le billet que j’avais récemment écrit à ce sujet : « Futurs fonctionnaires, ou potentiels terroristes ?« ). 65% des erreurs du fichier policier émanent des procureurs L’an passé, je m’étonnais de la très nette augmentation des erreurs repérées par la CNIL dans les fichiers policiers ces dernières années : 1 M de personnes, blanchies par la justice, mais toujours suspectes pour la police

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