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Erreur et apprentissage - SAPEA

Erreur et apprentissage - SAPEA
Auteur : Ph. Dessus, IUFM GrenobleDate de création : janvier 2006Objectif : On a accordé récemment à l'élève un "droit à l'erreur", et les programmes officiels ont mentionné que cette dernière était "l'outil privilégié du maître". Cet intérêt pour l'erreur est-il si récent ? Est-il si avantageux pour l'apprentissage de se centrer ainsi sur l'erreur ? Ce document examine ces questions. Introduction Il est inévitable que l'élève, au cours de son apprentissage, fasse un certain nombre d'erreurs (c'est-à-dire produise des réponses qui diffèrent de la réponse correcte). N'importe quelle erreur n'est pas utile, n'est pas utile à tous (enseignant/élève), n'est pas utile dans n'importe quel apprentissage, et enfin n'importe quel feed-back à son propos. Ce que l'on sait La position philosophique par rapport à l'erreur Il importe déjà de réfléchir à une position philosophique (voire pédagogique par rapport à l'erreur). Tableau I - Les différents statuts de l'erreur (Astolfi, 1997, p. 23). Discussion

http://webcom.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/erreur.html

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Tema 2 – Les théories générales de l’apprentissage et l’acquisition d’une langue étrangère. Le concept de l’interlangue. Le traitement de l’erreur. On peut acquérir une langue étrangère dans des conditions très différentes. Selon l’âge, la manière, les objectifs et le degré d’achèvement de l’acquisition, on pourra distinguer diverses formes d’ALE (Acquisition de Langue Etrangère). On accorde d’ordinaire une grande importance au fait que la langue soit acquise avec ou sans enseignement. Il n’est pas sûr que cette distinction corresponde réellement à des formes différentes d’acquisition ; mais elle est sans doute d’une grande importance pratique, et on distinguera donc dans ce qui suit l’acquisition non guidée de l’acquisition guidée (par l’enseignement) d’une langue étrangère. 1.1.L’acquisition non guidée d’une langue étrangère On désigne ainsi l’acquisition d’une langue étrangère par la communication quotidienne, acquisition qui se développe naturellement et sans intervention systématique pour guider le processus.

Quelle place accorder à l’erreur dans sa pratique pédagogique ? Au plus près des besoins de l’enfant – Accompagner l’élève Quelle place accorder à l’erreur dans sa pratique pédagogique ? Un texte de Daniel Calin À l’école, les erreurs ont longtemps été des fautes. Elles n’étaient pas considérées comme des occasions d’apprendre, mais comme les bases de l’évaluation. Elles étaient suivies d’une correction, dans laquelle les maîtres se contentaient généralement d’amener l’élève à effacer sa faute en lui substituant la bonne réponse, dictée par la maître, à la mauvaise réponse qu’il avait produite lorsqu’il était livré à lui-même, lors de la réalisation de l’exercice ou du devoir(1). erreur Jean-Pierre Astolfi, didacticien et professeur de sciences de l’éducation à l’Université de Rouen, s’interroge longuement sur le statut de l’erreur dans les apprentissages. Premier constat: l’erreur scolaire est plutôt source d’angoisse alors qu’en dehors de l’école (dans le domaine sportif par exemple) elle est davantage source de défi pour les jeunes. Le didacticien identifie ensuite les principaux types d’erreurs scolaires pour lesquelles il propose médiations et remédiations.

L'erreur : Définition « L'erreur n'est pas seulement l'effet de l'ignorance, de l'incertitude, du hasard (...) , mais l'effet d'une connaissance antérieure qui avait son intérêt, ses succès, mais qui, maintenant, se révèle fausse, ou simplement inadaptée. » G. Brousseau, cité dans la revue Echanger , avril 1994 Définition

La pédagogie Freinet Une pédagogie qui aide l'enfant à révéler le meilleur de lui-même La pédagogie Freinet s'intéresse à l'enfant avant tout. Encadré, encouragé, mis en confiance, motivé par des activités intéressantes et créatives, il peut se développer et apprendre à son rythme. Evaluation des élèves : chercher l’erreur ou la faute ? Benoît HAMON a lancé mardi 24 juin 2014 la conférence nationale sur l’évaluation des élèves, dont les travaux se concluront avec "une semaine de l’évaluation" du 8 au 12 décembre. Le Ministre qui recevra ensuite les conclusions d’un jury, présidé par le physicien Etienne Klein et composé de représentants de la communauté éducative et de la société civile, éclairé par les résultats de la recherche, les pratiques de terrain nationales et internationales et des auditions d’experts, remettra alors ses recommandations . Pourquoi prendre ainsi le risque d’ouvrir aujourd’hui un chantier aussi délicat et clivant qui souvent faute d’une explicitation précise du sens des mots divise le monde de l’éducation comme celui des parents avec un fort écho dans les médias .

Panser l'erreur à l'école Quelle place donner à l'erreur dans le système éducatif ? On sait que la peur de se tromper est un tel frein chez les élèves français que c'est un élément d'explication pour nos mauvais résultats dans PISA. Yves Reuter, professeur en didactique du français à Lille 3 et fondateur du laboratoire Théodile, lui consacre un petit ouvrage plein de finesse qui vise à disséquer la bête pour mieux la connaître. Yves Reuter découvre ainsi que l'erreur est plutôt un dysfonctionnnement, un terme plus propre à l'étude. Piaget, Vygotski, Freinet... tous coupables ? - [L'école démocratique - De democratische school] Avant toute chose, il faut s’entendre sur le sens des mots. Outre son acception particulière en histoire de l’art, le terme « constructivisme » recouvre au moins deux théories extrêmement différentes, selon que l’on se situe dans le champ de la psychologie et de la pédagogie d’une part, de la philosophie, de l’épistémologie et parfois de la sociologie d’autre part. Les deux sens du mot « constructivisme »

La remédiation et l'erreur comme source d'apprentissage L’erreur comme outil de remédiation et d’apprentissage "Parce que comprendre est plus important que réussir, l’école est un lieu où l’on doit pouvoir se tromper sans risque" dit Philippe Meirieu. Les élèves de CAP ont une épreuve en CCF de français appelée « écriture longue », l’adjectif « longue » ne signifie pas rédiger une longueur impressionnante mais longue dans le temps. Les intelligences multiples Sylvie Abdelgaber a rencontré Howard Gardner qui, le 9 Mars 2005, était l’invité d’honneur du Forum organisé par les éditions Retz et le Monde de l’Education sur le thème « l’école et l’intelligence, ce qu’en pensent les psychologues aujourd’hui ». On hésite parfois à employer le terme « intelligence », surtout au singulier... C’est ce qu’en anglais nous appelons le « politiquement correct » qui peut empêcher d’utiliser le mot « intelligence », surtout lorsqu’on parle officiellement.

Montessori ? Freinet ? L'école heureuse Un mauvais rapport à l’erreur L’un des pires reproches que l’on peut faire à l’école traditionnelle, c’est de très mal gérer l’erreur : – on interroge souvent l’enfant sur des sujets qu’on ne lui a pas appris (la dictée !), – on le culpabilise quand il ne connaît pas la réponse (une erreur est appelée une faute),

La valeur de l’erreur Il est interdit de se tromper Même si cette règle n’est pas explicite, nous l’avons tous intégrée. Nous savons qu’il est préférable d’éviter le mot « faute » qui est chargé de culpabilité alors que l’erreur se corrige et permet l’apprentissage, mais malgré cette prise de conscience, nous n’avons toujours pas le droit à l’erreur.

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