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Entretien / Thierry Sanjuan, « La ville chinoise est un espace de pouvoir »

Entretien / Thierry Sanjuan, « La ville chinoise est un espace de pouvoir »
Posted by urbanites on mercredi, juillet 30, 2014 · 3 Comments Thierry Sanjuan est professeur de géographie à l’Université Paris 1 et directeur de l’UMR 8586 Prodig. Il est l’auteur de l’Atlas de la Chine, un monde sous tension (Autrement, 2012) ; de La Chine et le monde chinois, une géopolitique des territoires (Armand Colin, 2010) et du Dictionnaire de la Chine contemporaine (Armand Colin, 2006). Vous fréquentez les villes chinoises depuis la fin des années 1980, époque depuis laquelle la population urbaine a été multipliée par quatre au point qu’aujourd’hui plus de la moitié des Chinois vivent en ville. C’est un bouleversement majeur pour la société chinoise dans son ensemble. La Chine est en pleine mutation. Peut on dire alors que la Chine est urbaine ? Non, on ne peut pas dire que la Chine est urbaine au sens où il y a plus de 600 millions de paysans ou de ruraux d’après les statistiques, et où de nombreuses provinces restent très agricoles. L’entretien au format pdf Related:  urbainLa ville chinoiseLa Chine

Perspectives chinoises le phénomène de l'urbanisation dans les districts ruraux Résumé En s’appuyant sur l’élaboration et l’utilisation d’indices reflétant le statut « quasi-urbain » de certaines zones rurales, cet article a pour objectif d’estimer de manière quantitative le rôle « invisible » de l’urbanisation in situ dans le processus global d’urbanisation des districts ruraux dans la province du Fujian. Les résultats obtenus montrent que le niveau d’urbanisation dans ces zones apparaîtrait comme nettement plus élevé si leurs caractéristiques urbaines, causées par une urbanisation in situ, étaient pleinement prises en compte dans les statistiques officielles qui tendent à sous-estimer fortement l’ampleur de l’urbanisation dans les districts ruraux. Il apparaît par ailleurs que cette sous-estimation est plus prononcée dans les zones côtières qui connaissent un développement socio-économique plus marqué, ce qui contribue à déformer la réalité de la configuration spatiale résultant de la transformation des zones rurales. Haut de page Texte intégral Auteurs Yu Zhu

L'industrie chinoise face au défi technologique 1 Yasheng Huang considère que le flux d’IDE en Chine a bloqué la croissance des entreprises chinoises (...) 2 Fin 2003, les utilisateurs de téléphones portables et de lignes fixes atteignaient respectivement 26 (...) 3 (consulté le 4 mars 2004). (...) 4 (consulté le 15 janvier 2004). (...) 1Depuis la fin des années 1970, et surtout pendant les années 1990, les investissements directs étrangers (IDE) en Chine ont refondu dans une large mesure la structure industrielle et ont contribué à sa montée en grade technologique1. En 2001, la Chine est devenue le numéro un mondial du téléphone portable en nombre d'abonnés avec 145 millions d'utilisateurs, et son réseau de 179 millions de lignes de téléphone fixe est le deuxième au monde, derrière celui des Etats-Unis2. 2Selon un récent rapport des Nations unies, la Chine était en 1998-1999, le dixième exportateur mondial de haute technologie5. 1.

L’urbanisme chinois et l’émergence du modèle « intégrationniste » Dossier : Actualité des modèles urbanistiques Depuis sa refondation à la fin de la période maoïste, il y a un peu plus de trente ans, l’urbanisme en Chine, celui dit du « Troisième Printemps » (Leaf et Li 2006), n’a eu de cesse de chercher sa place dans le contexte de bouleversements sociaux, économiques et culturels. Il s’est rapidement tourné vers des modèles urbanistiques, essentiellement d’obédience fonctionnaliste, capables de répondre aux exigences du modèle de développement économique, aujourd’hui remis en question, porté par un régime fort. L’urbanisme en Chine, un modèle « développementaliste » dominant L’urbanisme chinois contemporain est influencé par des références que l’on peut aisément ranger dans la catégorie des modèles « fonctionnalistes », ancrés dans un rapport positiviste à la modernité et appuyés par une quête du progrès. Figure 1. © Jean‑François Doulet Figure 2. © Jean‑Francois Doulet Bibliographie

Dynamiques de développement et inégalités régionales en Chine 1La Chine connaît, depuis 25 ans un rythme de croissance exceptionnel qui l’a mise au rang des plus grandes puissances économiques du monde. Pourtant, derrière la brillante façade des gratte-ciel de Shanghai et des J.O. de Pékin, les campagnes chinoises connaissent depuis quelques années des révoltes paysannes [Lin, 2009, p. 3], étouffées policièrement et médiatiquement par le pouvoir en place, mais qui sont le révélateur d’inégalités croissantes entre les villes côtières aspirant au statut de villes mondiales, et des espaces délaissés où vivent la moitié des Chinois. La Chine d’aujourd’hui est en effet caractérisée par l’inégalité des hommes et des régions [Lu & Wang, 2002 ; Sanjuan, 2007 ; Fan & Sun, 2008 ; Wei & Ye, 2009]. Tableau 1. Indicateurs internationaux d’inégalité de revenus Source: PNUD. 2On observe des inégalités dans le développement industriel et urbain, des inégalités de revenus entre villes et campagnes, entre régions littorales et entre régions intérieures. 1.1. 1.2.

Perspectives chinoises le modèle d'urbanisation du Guangdong Résumé Dans certaines parties de la Chine, et particulièrement au sud, dans la province du Guangdong, les communautés rurales ont conservé la propriété de la plupart de leurs terres après que leur usage a été converti en quartiers urbains ou zones industrielles. Dans ces zones, les comités villageois n’ont pas complètement disparu mais se sont transformés en sociétés collectives de gestion foncière, se renforçant grâce aux revenus locatifs ainsi générés. Au lieu d’être relogés, les résidents d’origine demeurent généralement dans l’ancienne zone résidentielle du village. Bénéficiant des revenus engendrés par leur société de gestion foncière, ils sont devenus une nouvelle classe de propriétaires vivant de dividendes et de loyers, et se sont hissés au niveau de confort de la classe moyenne. Haut de page Texte intégral Ce document sera publié en ligne en texte intégral en septembre 2016. Pour citer cet article Référence électronique Auteurs Jonathan Unger Articles du même auteur Him Chung

La Chine en quête de suprématie technologique ANALYSE La visite du président chinois Hu Jintao aux Etats-Unis en ce début d'année 2011 se résume notamment par quelques contrats pour le pays hôte. 45 milliards de dollars de commandes industrielles à la clé. Reste que la Chine travaille à une amélioration de ses compétences technologiques, pour moins de dépendance. Voire plus ! Analyse d'Elsa Chalaux, consultante Chine. La multiplicité des outils mis en place par une Chine désireuse d’accéder à des technologies étrangères et la volonté politique d'augmenter les moyens alloués à la R&D répondent à un objectif : devenir un leader dans les secteurs industriels de pointe en s’affranchissant d’une trop forte dépendance technologique. Le leitmotiv chinois de l’innovation indépendante La Chine aspire à être auto-suffisante en matière de développement technologique. Le vaste chantier de la remise à niveau en R&D L'acquisition de technologies et savoir-faire étrangers : une stratégie aux multiples visages Elsa Chalaux, consultante Chine

Pékin : quand les réseaux de transport courent après la ville Jean-François Doulet géographe, Sciences Po L'actualité de la préparation des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin nous renvoie des questionnements sur la capacité de la capitale chinoise à répondre à la crise des transports à cette échéance plus trop lointaine ; on nous dit : Pékin est trop congestionné, il y a trop de voitures et pas assez de métro ou de bus rapides ! Il semblerait que les réseaux de transport à Pékin courent après la ville, comme s'ils ne suivaient pas, comme si le développement urbain était plus rapide que celui des transports, en particulier les transports ferrés de type métro ou trains de banlieue. Aujourd'hui, les autorités de Pékin semblent redoubler d'efforts pour compenser les lacunes, pour rattraper les retards ; les principes d'une nouvelle stratégie fondée sur la promotion des transports publics ont récemment été présentés dans le cadre du Plan stratégique des transports pour les Jeux Olympiques publié en 2002. Logiques des réseaux, logiques de la ville Les réseaux s'imposent à la ville Conclusion Références

Pourquoi la Chine rachète le géant suisse des pesticides Le groupe chinois ChemChina s’est dit prêt, mercredi, à débourser 43 milliards de dollars pour acquérir Syngenta, société suisse de 28 000 employés, leader mondial des pesticides et des semences agricoles. Une fois finalisée, cette transaction devrait être la plus grosse opération jamais réalisée par une entreprise chinoise à l’étranger. En 2015, la Chine a investi 118 milliards de dollars à l’étranger, dont 22% en Europe, sa première destination, selon les chiffres du fonds d’investissement sino-européen Acapital. Qui est ChemChina ? Née en 2004, ChemChina est une société d’Etat basée à Pékin de 140 000 employés. Quels sont les bénéfices attendus par les deux parties ? En proposant 43 milliards de dollars, soit un peu plus de 38 milliards d’euros, la Chine met la main sur un géant mondial des pesticides et des semences agricoles. Pourquoi la Chine rachète-t-elle des fleurons de l’agroalimentaire ? Sébastien Melis à Pékin

Thierry Sanjuan (dir.), Les Grands Hôtels en Asie. Modernité, dynamiques urbaines et sociabilité 1Si le sujet du grand hôtel séduit autant les architectes que les géographes, dont la collaboration au sein de cet ouvrage démontre une fois de plus la complémentarité, c’est sans doute parce qu’un tel édifice convoque une amplitude d’échelles — de la cellule au territoire urbain — rare. Et si le grand hôtel « asiatique » stimule autant les chercheurs spécialistes de la Chine, de la Corée et du Japon, c’est aussi parce qu’il accompagne de manière significative, depuis un peu plus d’un siècle, la transformation des métropoles de cette région du globe. Sans être livrée linéairement, cette double spécificité transparaît nettement à travers les études de cas rassemblées dans cet ouvrage collectif, dont les diversités géographique (Tokyo, Shanghai, Séoul, Hong Kong, etc.) et thématique (historique, esthétique et sociale) s’entrecroisent et révèlent de nombreuses similarités. Pour autant, peut-on parler d’un modèle asiatique du grand hôtel ?

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