background preloader

La photographe était une femme – Sexisme ordinaire

La photographe était une femme – Sexisme ordinaire
EDIT le 10/01/13 : Merci à Ourageis13, qui a bien voulu me donner la parole suite à cet article. Questions pertinentes de Molly Benn, réponses le nez dans mon grog, et reportage au salon de la photo. Avant tout, soyons clairs : J’adore mon métier. Si j’allais voir aujourd’hui la Chloé de 8 ans, ou celle de 14 ans, ou celle de 18 ans, et que je leur disais : "Tu sais quoi ? Quand tu seras grande, tu seras photographe"… Je pense qu’elles me répondraient respectivement "Oh qu’c’est bath !" (oui, j’avais un certain amour du ringard, à l’époque), "Trop bien !" Aujourd’hui donc, je vais me plaindre. Non, aujourd’hui, j’y vais un peu plus sur la pointe des pieds. Ça me coûte, d’écrire cet article, et c’est justement pour ça que je le fais. Prenons une petite précaution :/! Avant de poster un commentaire haineux si telle est votre volonté, merci de relire ce "oyez oyez" une bonne dizaine de fois et de tourner quarante-trois fois votre clavier dans votre bouche. Allez, on y va. Voilà.

http://chloevollmerlo.wordpress.com/2013/10/14/la-photographe-etait-une-femme-sexisme-ordinaire/

Related:  sexismeSexismegenre/sexualite/etc

limplacable-dictature-du-sourire-feminin Des seins hauts et fermes, un corps mince et sans cellulite, un sexe épilé et rosé, des fesses hautes et rebondies : on ne compte plus le nombre d’injonctions faites aux femmes en terme de beauté (j’en ai déjà parlé précédemment sur Rue89 en dressant une cartographie du corps parfait). En Asie, on peut rajouter une exigence de plus à cette interminable liste : celle de sourire continuellement. En Corée du Sud plus précisément, où une femme sur 5 a déjà subi une opération de chirurgie esthétique, on ne manque pas d’imagination pour booster le juteux marché de l’apparence.

Toucher vaginal, la mainmise sur le sexe des femmes Le contrôle du sexe des femmes est un principe de base dans les sociétés patriarcales. La virginité des jeunes filles fut un enjeu important dans le passé et l'est encore dans certaines cultures traditionnelles. Les femmes sont censées arriver vierges au mariage, pas uniquement par coquetterie à l'égard de leur futur mari, mais souvent en engageant la réputation et la crédibilité de tous les membres de leur famille. Les plus cartésiens d'entre nous pourraient, certes, trouver étrange que des adultes sains d'esprit placent l'honneur de familles entières entre les fesses d'adolescentes boutonneuses.

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires.

Le sentiment d’urgence Il n'y a pas si longtemps, je débarquais dans la cuisine, rouge, échevelée, en train de hurler, où des potes étaient en train de prendre un verre : "putain mais j'en ai plein le cul de tous ces connards machistes, dix ans que j'explique les mêmes choses, rien n'avance". Un des copains m'a demandé très calmement ; "mais pourquoi tu t'infliges tout ca ?". Je lui ai balancé à la gueule que c'était vraiment une question de privilégié, vraiment une question d'un mec qui peut ne pas s'emmerder avec le féminisme.

Leçon de savoir-vivre sur Internet par une jeune femme Sikh Sur Reddit, une jeune femme Sikh a répondu à des moqueries lui étant adressées, et ça a créé un touchant phénomène de respect et de politesse. Lorsqu’un utilisateur de Reddit, répondant au doux nom d’european_douchebag (connard européen), a posté la photo d’une jeune femme Sikh, prénommé Balpreet, accompagnée du commentaire « Je ne sais pas quoi en conclure… » il ne se doutait sûrement pas de ce que ça allait engendrer. Quand les amis de Balpreet sont tombés sur cette photo, ils l’ont immédiatement mise au courant de sa célébrité accidentelle – et plutôt que de péter un câble, de pleurer dans son coin ou de contacter le FBI, elle a décidé de répondre directement au post d’european_douchebag.

Le "male gaze" (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le "Slut Shaming" Cet article est une contribution de Thomas, merci à lui. Pour contribuer à ce blog, vous pouvez envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at]gmail.com. [Les réactions violentes subies par une amie proche qui aurait eu une attitude « malsaine » et « dévergondée » à l’égard des hommes (c’est-à-dire une attitude séductrice et entreprenante tout à fait banale pour un homme, mais qui ne peut être que « malsaine » et « dévergondée » pour une femme…) m’ont inspiré cet article sur la question du « slut shaming ».

Comment le féminisme nuit aux hommes – Micah J. Murray Hier quelqu’un sur Facebook m’a dit que le féminisme élevait les femmes aux dépens des hommes, que son projet de légitimer les premières visait à émasculer ces derniers. Il avait raison. Ce texte est une traduction littérale de l’article de Micah J. Murray publié sur son blog Redemption Pictures et sur le site du Huffington Post « How Feminism Hurts Men » que nous publions avec l’autorisation de son auteur. Nous avons décidé de le traduire afin de le rendre accessible au public francophone non-anglophone et suivant le même genre d’initiative réalisée avec l’article de Laurie Penny « I was A Manic Pixie Dream Girl ».

Related: