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Pourquoi le mot humanisme ne peut remplacer le mot féminisme

Pourquoi le mot humanisme ne peut remplacer le mot féminisme
On entend très souvent dire "moi je ne suis pas féministe, je suis humaniste c'est moins excluant". Je vais donc essayer de préciser pourquoi ce terme ne fonctionne pas et pourquoi il neutralise les discriminations. Lorsqu'on est féministe, on tente, entre autres, de montrer qu'une injure peut être sexiste. Si nous tenons à faire reculer le sexisme, il faut comprendre ce qu'ils ont de spécifique. Dire qu'on est humaniste tend à dépolitiser les identités comme celle de genre. Nous l'avons, je l'ai déjà dit, de nombreuses identités qui se croisent, pour le plus courantes, une identité de classe, de genre, de race, sexuelle. Il importe de comprendre ces identités, de les articuler et de les prendre en compte dans un contexte militant. Essayons maintenant de comprendre que nos identités ne sont pas neutres. L'humanisme ne permet pas ces études ; il permet juste de dire, rapidement et sans réflexion que toutes les identités se valent alors que cela n'est pas le cas. Related:  FondamentauxFéminisme

Oppression 101 ou le parfait langage imbitable du militant! La classe 101, c’est le niveau débutant dans le système scolaire anglo-saxon. Et si vous lisez la blogosphère anglaise sur les questions d’oppression (racisme, sexisme, homophobie, etc…), vous finirez par lire quelqu’un d’excédé qui vous dira que ce n’est pas la classe 101 ici! Sauf que souvent cette classe 101, on sait même pas où la trouver! On débarque avec nos gros sabots sur un site féministe/antiraciste/LGBTQIA, par la magie des Internets, et on commence à dire des grosses boulettes, et on se prend plein de retours, qu’en parfait noobz n’ayant jamais réfléchi à ses questions (des points bonus si vous êtes un homme blanc cis hétéro de milieu aisé), qu’on ne comprend pas. Donc, voilà un article de base qui reprendra les grandes lignes de la nature de différentes oppressions, ainsi que des mots-clés communs à toutes les oppressions. Il existe donc diverses oppressions avec souvent des mécanismes similaires, mais toutefois bien différents : Notes: Like this: J'aime chargement…

Féminisme : les idées reçues M'a récemment été faite sur twitter cette réponse qui recense de façon magistrale à peu près tous les poncifs imaginables sur le féminisme. Allons y donc gaiement : 1. Hommes et femmes sont différents et complémentaires : L'IRM nous a permis d'étudier le fonctionnement du cerveau. 2. 3. 4. Les chiffres sont parfaitement disponibles sur le site du Ministère de l'Intérieur mais je comprends qu'il soit agréable de s'inventer des complots.Les hommes représentent 22% des victimes de violences. 5. "il y a dans TOUS les domaines des femmes compétentes et des hommes compétents, mais leur pourcentage varie suivant le domaine et le centre d'intérêt de chacun" Oui si et seulement si on laissait les gens s'épanouir sans préjugé. 6. "A compétence égale, il n'y a probablement pas de plafond de verre, car les lois du marché veillent au grain." "Le marché" n'est pas né de rien ; le capitalisme étant postérieur au sexisme et au racisme. 7. 8. 9. La langue permet de penser les rapports sociaux.

...pour être laissée à des rigolos Moi : Tagazok, gars. . Moi : Ah, ben, ça tombe bien, je me suis justement retiré dans un fjord perdu de la Norvège pour réfléchir au sens des propositions humoristiques. Lui : ... Moi : Bon, d'accord, je suis juste occupé à ré-exploser Ganondorf. C'est quoi le problème ? Lui : J'ai discuté avec mes potes, et ils sont pas convaincus par ton truc. Tu vois, il y a une référence à l'homosexualité. Lui : D'accord, on retrouve bien le décalage non ? Lui : Tu es sûr que c'est un bon exemple ? Lui : Et le fait qu'on ne "le pense pas", ça ne peut pas être un élément qui modifie le sens de la proposition alors ? Note : Une fois de plus, ce dialogue, bien qu'inspiré de faits réels, est fictif : je ne m'arrête jamais au milieu d'un boss.

Une fois pour toutes, le contraire du mot « égalité », ce n’est pas « différence »… C’est « inégalité » | Ladies & gentlemen Ce sera un billet (relativement) court, une fois n'est pas coutume. Juste pour rappeler que l'antonyme du mot "égalité", ce n'est pas "différence"... Mais que c'est "inégalité". Parce que je commence à me lasser sérieusement de la mauvaise foi qui consiste à faire passer le combat en faveur de l'égalité femmes/hommes pour un combat contre la différence. Non, vouloir l'égalité, ce n'est pas nier la différence ni rêver d'un monde uniformisé. L'appartenance à un sexe constitue une (et non la) différence par rapport aux personnes de l'autre sexe. Je suis une femme et j'ai des points communs avec d'autres femmes. A lire aussi Aucun article

Déconstructions des clichés les plus courants au sujet du féminisme. | Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Biaise sur twitter à co-écrire une FAQ du sexisme avec tout plein de beau monde tout partout. Beaucoup ont participé, tous n’ont pas signé à la fin (parce qu’ils n’avaient pas envie ou parce qu’ils ne se sont pas manifestés), mais en tout cas, je suis fière de vous présenter cette FAQ à présent terminée. J’espère de tout cœur que cet article commun permettra de chasser un peu les idées reçues liées au féminisme ! À noter que ce texte est donc, totalement libre de droit. Vous pouvez le copier, le diffuser partout, mais en laissant les signatures, par contre. ** »LE féminisme »** Pour des raisons évidentes de simplicité, il est courant d’employer le terme féminisme au singulier (nous l’employons d’ailleurs parfois dans cette FAQ). **Qu’est-ce que le sexisme ? **Quelques autres FAQ au sujet du féminisme. « On a déjà fait de gros progrès en France/en Europe. » C’est justement parce qu’on n’a pas baissé les bras que les progrès ont été faits.

Le Syndrome de Cassandre Voilààààà, bisous bisous ! 5 techniques de domination La technique 4, dans le débat sur le mariage homosexuel. Les opposants ont prétendu: 1) que cette loi ne concernerait qu'une très faible minorité de la population, et qu'on ne devait donc pas changer le droit pour complaire à si peu de monde (*) 2) que l'homosexualité de masse est un danger pour la société qu'il ne faut pas cautionner officiellement. (**) Il faut savoir ! On ne peut pas à la fois prétendre que ça ne concerne quasi personne et que ça concernerait tellement de monde que cela mettrait en péril la continuation de la société. (*) Comme d'ailleurs les lois en faveur des handicapés. Avec le même raisonnement (bancal), on ne devrait certainement pas leur réserver des places de parking, ou prendre des dispositions spéciales pour les chiens guides d'aveugles : cela concerne si peu de monde !

Les femmes racisées et la nécessité de l’intersectionnalité Être une femme dans une société patriarcale et machiste est déjà difficile. Nous devons combattre tous les jours le sexisme ordinaire, les réactions machistes de nos collègues, camarades et proches. Nous vivons des oppressions qui sont propres aux personnes s’identifiant comme femmes. Bref, on le sait, on a besoin du féminisme pour combattre le patriarcat ! Mais être une femme racisée[1] est une autre chose, c’est cumuler plusieurs types d’oppressions différentes ! C’est pourquoi ces femmes (dont je fais partie) s’identifient plutôt à une approche féministe postcoloniale qui prône une analyse et une intervention intersectionnelles. Depuis l’émergence des premiers débats rapportés d’afro-descendantes aux États-Unis qui ont eu un impact significatif dans la littérature féministe, la majorité s’accorde sur un même point : le féminisme, tel que connu et propagé par une certaine classe dominante, est considéré comme ethnocentrique et hégémonique.

Grossophobie, same shit, different day Je me réveille, en retard. Je monte sur mon scooter. A chaque fois, une pensée pour cette image utilisée contre moi quand j’ai eu le malheur de demander à mes proches un coup de pouce financier pour l’acheter, cette femme en obésité monstrueuse sur un scooter médical, je n’arrive pas à l’oublier, est ce donc cette image que je renvoie aux autres ? Boulot, pause, je prends l’ascenseur, deux hommes sont déjà là, conversation légère, « oh tu sais moi les thons c’est surtout les grosses, une mince, même moche, ca peut passer ». Je prends un bain. Le sexisme, ça se soigne! | Ladies & gentlemen Il arrive assez fréquemment que j'entende "je ne suis pas féministe, mais..." ou bien "je comprends ton combat, mais je n'aime pas le mot féminisme". Il y a comme une réaction épidermique à ce mot-là. Moi, je l'aime, le mot "féminisme", parce qu'il est chargé de son histoire, de ses disputes, de sa culture, de ses figures... Diverses, complexes, parfois opposées, jamais si caricaturales que voudraient le (faire) croire celles et ceux qui associent d'emblée le féminisme à l'hystérie, à la frustration ou à la misandrie, sans se préoccuper de sa formidable richesse, de ses stimulantes dynamiques et de la subtilité de ses ambiguïtés. Le sexisme, cette masse de préjugés qui contaminent les relations avec l'autre genre (et avec le sien) Toutefois, pour aller vite, sans passer par une vaste histoire politique du féminisme, je propose fréquemment à mes interlocuteurs et interlocutrices de prendre la question autrement. Flatteur, le sexisme? Le sexisme, ce grand parasite... Fier-e d'être sexiste?

Poire aime les femmes Poire se définit comme un pur produit du féminisme. C’est en fait un pur produit du patriarcat. La méprise vient en partie de sa supposée « gentillesse » envers les femmes, qui est en fait une forme de manipulation très peu habile et ne ressemblant que de très, très loin à la séduction, autrement dit de la servilité, envers celles qu’il ne saurait pas considérer comme des humains normaux. L’autre partie étant bien sur l’habitude des personnes sexistes de mettre tous les problèmes de la société sur le dos des femmes, et en particulier de celles qui, pour eux, ne savent pas rester à leur place : les féministes. Ce travers est commun à la plupart des personnes sexistes mais c’est encore plus marqué chez le Poire moyen, en raison de son habitude à s’apitoyer sur son sort et à mettre la responsabilité de ses problèmes sur le dos des autres. C’est donc la faute des femmes. Ces théories de psychologie de bistrot me font rire. Les mauvais dragueurs, la faute des mères. (Salopes de mères !!!!)

Je ne suis pas sûre que l’on soit toutes des guenons | équimauves Principe du coup de clavier ICI Réaction postée à chaud le dimanche 17 novembre à 21h18 sur facebook et adaptée ici. On peut se réjouir de voir une solidarité croissante envers Mme la Ministre et Garde des Sceaux Taubira (France) suite aux insultes racistes bestialisantes et bananières (sans ignorer que certains soutiens sont louches, qu’il a fallu que cela touche une personnalité publique influente pour qu’on en parle enfin largement, et qu’il y a de nombreuses critiques quant à certaines de ses positions/non-positions), malgré le silence assourdissant de beaucoup. Mais je dois avouer que mon taux d’énervement monte en flèche quand il y a récupération des évènements pour aboutir sur la diminution et/ou l’invisibilisation de la dimension raciste, qui me semble quand même évidente, de cette affaire. (Je suis pas contente donc ça risque de ne pas toujours être très lisible, compréhensible ou pédagogique. Voici ici un exemple typique de conversation qu’on peut lire sur la toile. Like this:

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