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La persévérance scolaire comme alternative au raccrochage

La persévérance scolaire comme alternative au raccrochage
Le recensement des décrocheurs n’est pas une mince affaire. Dès 1992, le ministère en dénombre quarante-cinq-mille par an. À la fin des années 90, les mêmes sources en donnent 8 % d’une classe d’âge, soit environ soixante-mille. Le 11 juillet 2004, le journal Libération en compte cent-mille. En 2005 le ministre de l’Éducation en personne arrive à cent-cinquante-mille. Ce chiffre fait foi aujourd’hui bien qu’il n’incorpore pas le cumul des effectifs d’année en année. L’appareil scolaire comptabilise les décrocheurs sans jamais avoir défini le décrochage. Le décrochage étant mal identifié, les décrocheurs sont parfois répertoriés dans des rubriques hétéroclites : changement d’établissement, réorientation, entrée dans la vie active, scolarisation par correspondance, départ à l’étranger, alternance, etc. In fine, qu’il concerne des décrocheurs ou de décrochés, le phénomène semble recouvrir au moins trois réalités souvent imbriquées :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/La-perseverance-scolaire-comme-alternative-au-raccrochage

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Persévérance scolaire : Rémi Thibert Je suis intervenu devant des IEN de la voie professionnelle dans le cadre du Plan national de formation, à Paris au début du mois, pour parler de persévérance scolaire. Approche différente, parce que plus positive, du décrochage scolaire à propos duquel j’interviens régulièrement depuis la publication de mon Dossier d’actualité « Décrochage scolaire : diversité des approches, diversité des dispositifs« . Pourtant, c’est bien de lutte contre le décrochage dont il s’agit, dans son volet prévention. Je vous renvoie à l’article de blog que j’ai publié sur Éduveille, et vous propose ci-dessous le diaporama que j’ai présenté. Voici une définition donnée par les cahiers pédagogiques suite aux journées de la réussite éducative : le concept de persévérance scolaire « met en avant l’idée de faire des efforts (sans tomber dans l’acharnement ou la souffrance) en étant accompagné et celle de continuité du parcours scolaire du jeune, tout en sachant qu’il n’y a pas de modèle de réussite scolaire.

L’école : facteur de décrochage On sait que le décrochage est un processus long multifactoriel, dont les premiers signes sont visibles parfois dès le primaire. Il existe deux types de facteurs : des facteurs individuels externes à l’école (famille, milieu social, attitude personnelle, psychologie). Mais aussi des facteurs propres à l’école, liés au système éducatif, au climat scolaire ou à la pédagogie. Favoriser la persévérance scolaire Il ne suffit pas d’embarquer les élèves sur le navire de l’apprentissage, il faut éviter aussi qu’ils débarquent en cours de route, qu’ils se mutinent parce qu’ils ne voient pas assez tôt la Terre des Indes promise par leur amiral qui les exhorte à la patience, qu’ils éteignent la flamme qu’on a eu du mal à allumer. Il s’agit bien de faire durer motivation et mobilisation, donc de persévérer. La notion de persévérance scolaire vient du Québec, des années 50, autour de l’idée de poursuite des études par un plus grand nombre d’élèves pour éviter le décrochage. De nombreux programmes de réussite éducative dans ce pays utilisent cette notion comme concept clé, que l’on retrouve aujourd’hui en France dès lors que l’on parle de la lutte contre le décrochage ou de prévention de celui-ci. Ce qui ne marche guère, contrairement aux croyances, c’est la carotte et le bâton. Dix pistes

À propos de la persévérance scolaire Je suis intervenu dans le cadre du Plan national de formation, devant des Inspecteurs de l’Éducation nationale de l’enseignement professionnel (IEN ET-EG) pour parler de la persévérance scolaire. Mes interventions habituelles, depuis la sortie du Dossier d’actualité n° XXX portent sur le décrochage scolaire. Aborder la question sous l’angle de la persévérance oblige à changer de focale et à se mettre l’accent sur la prévention et sur ce qui permet aux élèves de s’engager dans leurs apprentissages. Le lien est rapidement fait avec le travail personnel de l’élève, objet du dernier Dossier de veille publié tout récemment (DV n°111, Représentations et enjeux du travail personnel de l’élève). La notion de persévérance scolaire nous vient du Québec où le problème du décrochage est traité sous cet angle-là depuis déjà plusieurs années. Le CREPAS (Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire Saguenay-Lac-St-Jean) en donne la définition suivante :

Des initiatives innovantes contre le #décrochage dans les académies Académie d'Aix-Marseille La culture, levier de raccrochage dans la classe Tremplin Association Les têtes de l'art, Marseille, Bouches du Rhône Contexte et enjeux Implantée depuis 16 ans sur le territoire de la Belle de Mai, l'association Les Têtes de l'art agit au croisement des actions culturelles et éducatives. Le quartier intégré dans un périmètre CUCS (contrat urbain de cohésion sociale) est l'un des plus précaires du secteur.

Persévérance scolaire : le Québec, source d'inspiration pour la France Photo : Martin Laprise Chaque année, en France, 140 000 jeunes quittent le système scolaire sans diplône ni qualification. Le président François Hollande s’est engagé à diviser ce nombre par deux avant la fin de son quinquennat, et pour se faire, le gouvernement français va s’inspirer du Québec en faisant davantage de prévention, a indiqué vendredi George Pau-Langevin, la ministre déléguée de la Réussite éducative. La France présentait en 2012 un taux de décrochage de 11,6%, selon Eurostat, l’organisme statistique de l’Union Européenne.

Décrochage - Persévérance scolaire — Observatoire de la Réussite Educative En France, le « décrochage scolaire » est devenu un problème public et institutionnel de grande ampleur depuis au moins la fin des années quatre-vingt dix, suivant en cela des préoccupations et registres de questionnement déjà bien développés sur le contient nord-américain (États-Unis et Québec) et amplement portés par les instances et organismes internationaux. Désormais, et là aussi, sous référence québécoise, la catégorie du « décrochage scolaire » semble laisser place à celle de la « persévérance scolaire » : une nouvelle manière de penser les problèmes ici visés qui s’attache à les réinsérer dans la dynamique même de ce qu’est et peut-être une parcours scolaire, une scolarisation à l’échelle individuelle. Mais ces différences de désignations cachent mal des options analytiques que l’on retrouve parfois également partagées dans les travaux des uns et des autres.

Persévérance scolaire et réussite éducative Des données épidémiologiques montrent que parmi les enfants qui ont des troubles du comportement (TC), seule une faible proportion reçoit des services éducatifs, des services psychosociaux ou des services de santé (Offord et autres, 1987; Stouthamer-Loeber et Loeber, 2002). La situation est particulièrement problématique pour les filles. En effet, à des niveaux de difficultés comportementales comparables, de quatre à cinq fois moins de filles que de garçons reçoivent ces services (Verlaan et autres, 2010). En outre, les filles du primaire (6-9 ans) qui reçoivent des services complémentaires pour des TC ont des difficultés plus graves, par rapport à leur groupe de référence, que les garçons (Déry et autres, 2010).

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