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Les économistes atterrés aux Mardis de l'ESSEC

Les économistes atterrés aux Mardis de l'ESSEC

Edgar Morin : « Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe » Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ? La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Cela est-il donc si nouveau ? Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ? En quelque sorte si. Prenez l’exemple du déjeuner.

Autogestion ouvrière et marché capitaliste (6) Quand les travailleurs d'une entreprise commencent à gérer la production, un des premiers obstacles auxquels ils sont confrontés touche à l’approvisionnement en matières premières. La question s’aggrave quand les matériaux sont importés. L'expérience a montré qu’ils subissent immédiatement le boycott des capitalistes, qui ne leur fournissent pas les matériaux nécessaires. En plus de cela il existe le problème du manque d'argent pour les acquérir. En se servant de cette nécessité de l’argent, le gouvernement ou les propriétaires du capital vont chercher à encadrer et contrôler les ouvriers en leur imposant des restrictions, des buts et des objectifs. Un autre problème non moins difficile à résoudre est celui de la distribution des produits de ces entreprises autogérées. S’il existe une situation révolutionnaire généralisée dans le pays, il est possible d'établir un système d'échange direct entre les usines en autogestion et entre l'industrie et l'agriculture. Autonomie et communisme

Le SLAM : enfin une mesure contre la démesure Momo comme Mohamed ou Momo comme Maurice ? On savait pas, c’était Momo. Dans le quartier il y avait des gosses arméniens, polonais, italiens, espagnols, mais c’était toujours Momo qui se faisait casser la gueule quand on allait jouer au foot à Bondy. Les autres, non. C’est vrai au moins pour une raison, pour une seule raison ; nous avions un futur.

MIA: Charles Rappoport - Réformisme ou révolution Charles Rappoport Votre excellente brochure sur le réformisme répond à un besoin dans la période actuelle du mouvement. C'est le réformisme qui a perdu la deuxième Internationale. Il mène directement à la collaboration de classe, à la participation au pouvoir et à l'union sacrée avec « les massacreurs internationaux ». En effet le réformisme accepte comme base d'action la société capitaliste qu'il cherche à améliorer et à rendre habitable. Le terrain national est le terrain idéal de la collaboration des classes si nécessaire aux réformistes. Le point de vue national dissimule et masque habilement toute divergence et toute lutte de classe. On lui veut rendre plus aérée et moins insupportable la prison capitaliste, où il faut qu'il reste prisonnier. Un révolutionnaire a le droit et le devoir d'arracher à la classe capitaliste des concessions, mais il le fait en combattant la bourgeoisie et non en s'alliant avec elle. Bien à vous. Paris, le 11 décembre 1920.

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