
L'avenir numérique de l'Université Le numérique constitue une nouvelle épistémè : c’est la nature même des savoirs sous toutes leurs formes qui s’en trouve affectée. Cette technologie fait à notre époque ce que l’écriture fit à l’Antiquité (et dont on peut dire qu’elle fit l’Antiquité en la défaisant). C’est ce que soulignait déjà L’informatisation de la société il y a trente cinq ans : « Lorsque les Sumériens inscrivaient les premiers hiéroglyphes sur des tablettes de cire, ils vivaient, sans probablement la percevoir, une mutation décisive de l'humanité : l'apparition de l'écriture. Et pourtant, celle-ci allait changer le monde. » Quant aux enseignements universitaires en ligne, ils deviennent à Harvard des small private online courses, ce qui fait dire à Robert Lue que « nous sommes déjà dans l’ère post-moocs ». Qu’on les pense à partir des massive open online courses, des small private online courses, ou de bien d’autres modèles possibles, ou déjà existants, les enseignements numériques sont certes un enjeu majeur.
Bernard Stiegler : «Avec le numérique, nous sommes dans l’obligation de repenser l’éducation» *Bernard Stiegler enseigne la philosophie aux universités de Compiègne et de Londres, président du l’association Ars Industrialis, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Georges Pompidou (IRI), membre du Conseil National du Numérique. Pourquoi l’éducation devrait-elle changer ? L’éducation doit changer parce que le savoir a changé. Ce changement profond est visible dans des sciences comme les mathématiques, l’astrophysique ou les nanosciences pour n’en citer que quelques-unes... Mais c’est également vrai dans le domaine de la langue et des savoirs, où Google est en train de bouleverser les cadres traditionnels comme l’a montré Frédéric Kaplan notamment. Et il n’y a pas que les savoirs académiques qui se trouvent ainsi changés : les savoir-faire sont revisités, notamment par l’écosystème des fablabs (1), et quant aux savoir-vivre, ils se trouvent à la fois détruits par les réseaux sociaux et construits sur de nouvelles bases...
Clément Lhommeau - Memoire CELSA - Comment la charge idéologique des MOOCs amène des acteurs à questionner, de nouveau, l'enseignement supérieur ? Une analyse des enjeux, des circulations et de la valorisation symbolique du concept de Massive Open Online... Une analyse des enjeux, des circulations et de la valorisation symbolique du concept de Massive Open Online Course. Le mémoire en quelques mots-clés : trivialité, MOOCs, idéologies, circulations symboliques, enjeux, cybernétique, mythologie, Coursera, EdX, soft power, francophonie, marketing, marque universitaire, sociologie, SIC, histoire Travail de recherche d'un an réalisé de septembre 2012 à septembre 2013 à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l'Information et de la communication (CELSA / Sorbonne). NOTA BENE : mémoire déposé le 2 septembre et soutenu le 28 octobre 2013. // EN //An analysis of stakes, circulations and symbolic "enhancement" of the "Massive Open Online Course" concept.
Mooc courses vs Serious Games la bataille semble perdue d’avance ! | Educatank Je suis le secteur des technologies éducatives depuis 2004 avec attention . En 2004 nous avions envisagé des évolutions d'usages et de technologies permettant de faire évoluer les pratiques en classe. Persuadés qu’apprendre par le jeu pourrait représenter un pilier de ces nouvelles tendances à vouloir utiliser les technologies numériques pour apprendre, nous avons suivit le phénomène des Serious Games En 2005, le phénomène « Serious Games » est venu remplacer les vieillissants logiciels Ludo-éducatifs et devaient devenir la panacée en terme de technologie « immersive » d’apprentissage. Lancé à l’initiative des américains comme de nombreuses tendances dans le numérique, les Serious Game ont débarqué en France avec leur promesses, leur appel à projet lancé par les ministères (Appel à projet NKM notamment en 2008-2009). Les questions que cela pose et les arguments qui peuvent donner à croire que la bataille est perdue pour les Serious Games : Les MOOC attirent t’ils parce que : Lu : 565 fois
MOOC: Vers une colonisation de nos systèmes educatifs? | Matthieu Cisel Après avoir déferlé aux Etats-Unis, le tsunami MOOC a fini par atteindre les côtes françaises. Les MOOC, ou Massive Open Online Courses, sont des cours en ligne interactifs et ouverts à tous, incluant vidéos de cours, devoirs, examens, et interactions via les réseaux sociaux. Ils ont pris leur essor aux Etats-Unis en 2012, propulsés par le prestige des universités américaines et la montée en puissance des plates-formes qui les hébergent, Coursera, edX et Udacity en tête. Harvard, le MIT et bien d'autres proposent désormais gratuitement leurs cours à des millions d'internautes à travers le monde. Pour répondre à la montée en puissance des universités américaines dans le domaine de l'enseignement en ligne, la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Mme Fioraso annonçait début octobre le lancement d'une plate-forme de cours basée sur la technologie open source d'edX dans le cadre du programme France Université Numérique.
Des nouvelles de la planète MOOC : vers la création d'une communauté Semaine du 14 octobre La dernière semaine sur le MOOC gestion de projet de Rémi Bachelet m'amène à l'heure du bilan. Durant quatre semaines, j'ai pu découvrir à la fois un nouvel environnement d'apprentissage en ligne, un sujet (la gestion de projet), des contenus et des compétences. En appréhendant l'ensemble des services proposés dès mon inscription en septembre, je suis impressionnée de constater que je dispose de cinq outils en ligne pour communiquer et glaner de l'information : en parallèle du forum de la plate-forme de cours se côtoient un fil Twitter et deux groupes : Google+ et Facebook.Je m'inscris également – sous validation de l'équipe encadrante – au groupe LinkedIn, qui me permettra de bénéficier des échanges centrés sur les questions didactiques. Les échanges s'organisent sous la forme d'une communauté agrégeant à la fois les apprenants, les encadrants et l'enseignant Parmi ceux disponibles, je me centre principalement sur le fil Twitter #MOOCGdP.
Derrière le MOOC à la française : Google Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Julien Dupont-Calbo La nouvelle ne fera pas rire tout le monde. La plateforme de cours en ligne grand public récemment lancée par le gouvernement français s'appuie sur la technologie d'edX, l'attelage des prestigieuses universités américaines Harvard et du Massachusetts Institute of Technology... soutenu allégrement par Google. "C'est la première fois qu'un ministre de l'éducation s'engage pour l'enseignement en ligne (...). L'adoption par la France de notre plateforme est la preuve du potentiel de notre solution", se félicitait le patron d'edX, Anant Agarwal, dans un communiqué passé inaperçu le 3 octobre, au lendemain de l'annonce de la création de "FUN", l'acronyme pour France université numérique, par Geneviève Fioraso, la ministre de l'éducation et de l'enseignement supérieur. Le MOOC (pour "massive open online course") à la française se construit donc sur des fondations américaines. "Ils voulaient aller vite, ils ont choisi l'efficacité...
Incertitudes autour des MOOC | Miscellanées numériques MOOC ! MOOC ! MOOC ! Ou Plutôt CLOM (Cours en Ligne Ouverts et Massifs) Tout le monde a ce mot à la bouche. De la Ministre de l’Enseignement supérieur aux enseignants du secondaire. La ministre Fioraso l’a clairement dit le 2 octobre lors de la présentation du projet France Université Numérique. "Le développement des cours en ligne (Massive Open Online Course) dans les dix prochaines années redéfinira la carte universitaire internationale. De là est né le projet FUN. 12 millions d’euro vont être débloqués pour le développement de formations numériques innovantes. D’abord, et c’est ce qui a préoccupé certains des participants à la dernière matinée e-learning du 13 décembre, la propriété du cours développé en MOOC n’est pas claire. Un autre problème concerne le suivi du MOOC. La question des moyens humains a dispositions des CLOM reste centrale. La part de non-dit sur les MOOC concerne essentiellement l’enjeu économique. <1> Discours de présentation du projet FUN du 2 octobre 2013
MOOCs et enseignement supérieur pour tous : la belle illusion Les dirigeants des principales plateformes américaines de MOOC affirment volontiers que grâce à eux, l'accès aux études supérieures va être considérablement facilité partout dans le monde. Il suffit d'une connexion à Internet et hop, tous étudiants, tout au long de la vie. Mais cette vision idyllique, parfaitement en phase avec la mythologie développée aux Etats-Unis faisant de ce pays un sauveur pour l'humanité, ne recouvre pas vraiment la réalité. C'est ce que soulignent avec insistance quelques responsables éducatifs qui connaissent bien les pays en voie de développement et l'Afrique en particulier. Un accès pas si facile qu'il y paraît Sur le portail d'eLearning Africa, on lira avec intérêt l'article écrit par Alicia Mitchell, intitulé "MOOCs : les inégalités sous-jacentes". - La faiblesse des infrastructures : la connexion rapide et permanente n'est pas toujours au rendez-vous en Afrique, ni d'ailleurs sur l'ensemble du territoire des pays développés. Références : Mitchell, Alicia.