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1914-18 : Ce qu'on lisait dans les tranchées

1914-18 : Ce qu'on lisait dans les tranchées
L'automne 1914 fut moins littéraire que mortifère. Avec une moyenne de 800 morts par jour pendant quatre ans et demi, il y aurait presque de l'indécence à se demander ce que lisaient les poilus. Un jeune historien s'y est risqué. Et son travail est passionnant. D'abord parce qu'il nous incite à voir cette guerre autrement. A travers les lectures des soldats français, on saisit l'évolution du conflit dans les mentalités. "On peine à concevoir que, dans ce contexte, la lecture ait pu trouver une quelconque place. Mais après avoir dit aux siens que l'on était encore vivant, le souci immédiat du soldat consiste à s'informer. "Le Petit Parisien", "Le Matin", "Le Journal" et "L'Echo de Paris" triomphent sur ce marché où un adulte sur deux lit un journal. "Ce qui manque le plus, ce sont les bouquins" Et puis il y a les romans. A la fin du mois d'octobre 1914, l'historien de l'art Elie Faure écrit à sa femme : "Ce qui manque le plus, ce sont les bouquins." On lit beaucoup pendant la guerre.

http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20130927.OBS8895/1914-18-ce-qu-on-lisait-dans-les-tranchees.html

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"Bamboula" et "Chocolat": les poilus martiniquais de 1914-18 La chair à canon était noire, aussi. Pas une commune des Antilles françaises où ne se dresse un monument aux morts de la Grande Guerre. Brillant sous un soleil plus généreux qu'en métropole, la liste gravée des poilus martiniquais tombés au champ d'honneur compte près de 1900 noms. Si l'on y ajoute les victimes guadeloupéennes et guyanaises, on mesure le lourd tribut qu'ont payé, à la boucherie de 14-18, les îles lointaines. Lectures de poilus 1914-1918, livres et journaux dans les tranchées Dans l’abondant déferlement de publications qui marque l’approche imminente du centenaire de la Grande Guerre, émergent quelques titres dont l’optique inédite reconfigure l’historiographie instituée. Tel est le cas, pour ne citer que deux nouveautés récentes, de « Tous unis dans la tranchée ?« (Seuil), de Nicolas Mariot, ou de « Bêtes des tranchées« (CNRS éditions), dû à Éric Baratay. Le même mérite doit être reconnu à cet ouvrage passionnant de Benjamin Gilles, publié par les éditions Autrement, qui se démarque par l’originalité de son objet.

La représentation du soldat durant la Grande Guerre L’histoire culturelle de la Grande Guerre apparaît comme indissociable de la question nationale. La mobilisation des armées au cours de l’été 1914 définit pour la première fois l’affrontement sur les bases de la conscription universelle et sa réussite, nous dit l’historien Jean-Jacques Becker, doit être regardée comme le résultat mécanique du triomphe de l’idée nationale . Le cas britannique de recours au volontariat comme celui des Dominions sont emblématiques de ce point de vue en raison du succès massif que rencontrèrent les campagnes de recrutement. C’est en relation avec ce contexte inédit de guerre nationale fondée sur la mobilisation générale qu’a été conçu ce dossier sur le soldat de 14-18 dans les représentations des sociétés en guerre. Le conflit européen se révèle en effet d’abord comme un affrontement entre nations.

Bêtes et poilus Cette guerre-là ne figure dans aucun manuel. Ce fut celle de Pierrot, chien de mitrailleur, de Bella et Bertha, vaches des Scots Guards britanniques, de Néron, cheval de trait de l’artilleur Laerens, de Bel-Ami, le pigeon porteur de message, d’Oscar, le rat de tranchée. A toutes ces bestioles à poils et à plumes enrôlées dans la guerre 14-18, le musée royal de l’Armée belge consacre une exposition (1), fort justement intitulée «Chienne de guerre !» et que l’on aurait tort de considérer comme un simple bestiaire anecdotique dédié au cheval ou au chien inconnu tombé au champ d’honneur. Car la description du genre animal embrigadé dans la boucherie de la Première Guerre mondiale est le cruel miroir de la guerre des poilus, tant bêtes et humains furent unis dans les tranchées. Pour s’en convaincre, il suffit de s’arrêter dans le hall central de l’expo qui est une immersion sonore et visuelle dans la guerre.

Belfort (Territoire-de-Belfort) Le Territoire-de-Belfort est un département "créé en 1922 sur l'ancienne partie de l'Alsace resté à la France en 1871" (Wikipédia).C'est, sans doute, pour cette raison que sur le site "Mémoire des Hommes", une partie des soldats se trouve classée dans le département du Haut-Rhin (68) et l'autre dans le département du "Territoire-de-Belfort" (90). Un tiers des soldats que j'ai trouvés étaient classés dans le département du Haut-Rhin. Voici la liste des sodats décédés durant la guerre 14-18 et natifs le la ville de Belfort; cette liste a été effectuée à partir du site du Ministère de la Défense "Mémoire des Hommes". Carnets de guerre, de campagne, mémoires... Mise à jour : Mars 2015 Dans cette rubrique vous y trouverez 195 carnets de guerre, de route, de campagne, lettres de soldats de 14/18, qui m’ont été offerts par des descendants (que je remercie encore) pour les publier sur mon site avec leur accord. Sont-ils des carnets de guerre ? Ou des carnets « d’anti-guerre » ? Je rappelle que ces carnets, ne peuvent être reproduits sans le consentement de leur propriétaire ou dépositaire.

les débuts de l'armée indigène Les campagnes d'engagement volontaire de soldats de l'Afrique occidentale française, renforcées à partir de 1910 par le colonel MANGIN, ne suffisent plus à combler les pertes sur le front cinq ans plus tard. Le 28 septembre 1915, Henry BERENGER, sénateur de la Guadeloupe, présente à la commission un rapport sur une proposition de loi tendant à soumettre aux obligations militaires les Sénégalais des communes de plein exercice. Le recrutement permettra de « mettre fin à un état des choses qui mécontentait fort les noirs citoyens français du Sénégal ; ceux-ci ne se voyant pas soumis à la loi militaire française en concluaient que les blancs ne voulaient pas qu'ils fussent soldats avec eux ». Cette proposition de loi est l'amorce d'une démarche de recrutement à l'échelle des colonies françaises, bien plus ambitieuse, que le gouvernement met en œuvre dès octobre. Le principe de la participation des colonies à l'effort de guerre n'est pas discuté par les sénateurs.

Guerre de 14-18 : Vis ma vie de poilu La guerre ne devait pas durer, les stratégies envisagées par les états-majors des armées française et allemande n'envisageaient pas un enlisement du conflit, et pourtant ce dernier a duré jusqu'en novembre 1918 dans un quotidien rythmé au jour le jour par le danger et la mort. Le 3 août 1914, le plan Schlieffen est mis à exécution, la guerre de mouvement a commencé, mais elle va rapidement donner suite à un nouveau type de guerre pour lequel l'armée française n'était pas préparée : la guerre défensive et souterraine. La première ligne, synonyme d'enfer sur terre L'adversité ne se résumait pas à l'ennemi, à l'homme d'en face, mais plutôt à un ensemble de fléaux imprégnant le quotidien de chaque soldat.

Les conditions de vie des civils pendant la guerre 14-18 Contexte historique Pendant la Première Guerre mondiale, le tribut payé par les poilus est, certes, impressionnant – 1 390 000 morts, près de trois millions de blessés dont 60 000 amputés –, mais ce conflit des plus meurtriers n’a pas épargné les populations civiles. En Belgique, qu’ils ont envahie malgré sa neutralité, les Allemands ne s’attendaient à aucune résistance, mais les Belges ralentissent la progression de l’ennemi, qui exerce des représailles sur la population : 200 civils sont tués dans l’incendie de Louvain, 400 otages sont exécutés à Tamines, 200 à Andenne, 670 à Dinant, hommes, femmes et enfants confondus. En août et septembre 1914, lors de leur avancée en Belgique et dans le nord de la France, les Allemands incendient des villages, bombardent des villes sans défense, et font rien moins que 6 000 victimes civiles. Analyse des images Les deux photographies sont extraites de ce fonds Anne Morgan et ont été prises dans des villages proches de Soissons.

Les limites de la brutalisation Notes Cette interview a été diffusée sur la troisième chaîne dans le cadre d’une émission sur les monuments aux morts, le 10 novembre 1977. L’édition de Sous Verdun, Paris, Hachette, 1916, raconte brièvement l’épisode. Qui étaient les poilus pendant la Première Guerre mondiale Les fantassins français de la Première Guerre mondiale (1914-1918) sont appelés les « poilus » car, lorsqu’ils étaient au front, dans les tranchées, il n’y avait aucune hygiène possible. Ils ne pouvaient ni se laver ni se raser, et étaient donc barbus et infestés de poux et de puces. Mais comment étaient-ils en réalité?

Des Chinois chez les poilus Iran L'UE demande la libération d'une journaliste irano-américaine Estimant que son procès n'a été ni juste ni transparent, Héroïsme, Souffrances & Dignité des Poilus Les conditions de toutes les guerres sont inhumaines, mais presqu’un siècle après, la guerre de 14/18 continue de nous interpeller – le mot est faible – de nous abasourdir, de nous horrifier, au point que d’y penser les bras nous en tombent encore et que nous nous sentons envahis d’une tristesse/révolte irrépressibles, car on ne peut revenir en arrière pour corriger le passé. Pas une famille française qui n’ait un ou plusieurs lointains grands-pères, grands-oncles, blessés, fauchés, éclatés, éventrés, ou tout simplement DIS-PA-RUS ! Quand j’étais petite, je me souviens avoir vu, étonnée, des hommes qui marchaient, à l’aide de béquilles en bois, sur une seule jambe. L’autre avait disparu dans la deuxième jambe du pantalon, soigneusement pliée et tenue par une épingle à nourrice – pourquoi ne pas l’avoir coupée ? Comme si la jambe était momentanément absente.

Cimetière Militaire Français de Minaucourt ( 1914 - 1918 ) Cimetière Militaire Français de Minaucourt ( 1914 - 1918 ) Ce cimetière, créé en 1915, regroupe 21319 corps Français et alliés dont 12223 dans 6 ossuaires qui proviennent de 18 communes environnantes. Massiges Minaucourt Ville/Tourbe Virginy Valmy Auve Rouvroy Autry Cernay Berzieux Bouconville Fontaine Gratreuil Somme Bionne Hans Laval Wargemoulin Beauséjour Au milieu de ces nombreuses croix, il arrive que notre regard soit interpellé par les noms de certains combattants qui rappellent que l'ensemble de la société a été durablement touchée lors de ce conflit mondial.... Arnaud FIOCRET © 2004

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