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Théorie de l'auto-détermination

Théorie de l'auto-détermination
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La théorie de l'auto-détermination (on conserve l'acronyme anglais SDT) est une macro-théorie de la motivation humaine et de la personnalité, qui concerne les tendances inhérentes au développement et les besoins psychologiques innés des êtres humains. Elle traite de la motivation agissant derrière les choix que les êtres humains font sans aucune influence ou interférence externe. La SDT définit le degré d'auto-motivation et d'auto-détermination d'un comportement[1]. Plusieurs études importantes conduisirent à l'émergence de la SDT, en particulier les recherches sur la motivation intrinsèque[2] à l'origine de la poursuite par un individu d'une activité parce qu'elle lui procure une satisfaction en elle-même, au contraire de la motivation extrinsèque, où l'activité est poursuivie en vue d'atteindre un but externe à celle-ci. Références[modifier | modifier le code] ↑ Deci, E., & Ryan, R. Articles connexes[modifier | modifier le code] Related:  Les mécanismes de la motivation et démotivationThéorie sociocognitiveThéorie de l'autodertermination

CHAPITRE 1 PROBLÉMATIQUE Il semble, selon certaines recherches, que plus le soutien à l’autonomie de la part du professeur est présent, plus un individu aura tendance à se sentir motivé de manière autodéterminée (intrinsèquement et par régulation identifiée) au plan scolaire (Deci, Nezlek & Sheinman, 1981; Deci & Ryan, 1987; Fortier & al., 1995; Grolnik, Ryan & Deci, 1991). Par contre, des enfants ayant des professeurs contrôlants tendent à avoir une diminution de leur motivation autodéterminée (intrinsèque et régulation identifiée; Deci, Schwartz, Sheinman & Ryan, 1981). Des études démontrent également que le soutien à l’autonomie offert par les parents a des effets bénéfiques sur la motivation intrinsèque et sur la motivation autodéterminée des enfants. En plus, certaines des observations obtenues dans une étude (Grolnik, Ryan & Deci, 1991) expliquent que le soutien à l’autonomie offert par les parents et le niveau d’implication de ces derniers étaient associés aux perceptions d’autonomie de l’enfant.

Les 101 théories de la motivation Le modèle de l’autorégulation (self-regulation) que propose Zimmerman (1990, 1998, 2002) est basé sur la théorie sociale cognitive de Bandura (2003) et plus particulièrement sur l’impact du sentiment d’auto-efficacité sur l’autorégulation des apprentissages. Pour Zimmerman (2002), l’autorégulation peut être définie comme des pensées auto-générées, des sensations et des actions qui sont orientées vers la réalisation d’objectifs. Au cours de différentes études, Zimmerman & Martinez-Pons (1986, 1988) ont procédé à des entretiens au cours desquels ils posaient à des élèves des séries de questions sur des pratiques pouvant être liées à l’autorégulation (exemple : utilisez vous des méthodes particulières pour réaliser vos devoirs en mathématiques ?). À partir des réponses formulées par les élèves, les auteurs se sont aperçus qu’émergeait un certain nombre de pratiques d’autorégulation qu’ils ont regroupé en différentes catégories dont voici une description rapide (Zimmerman, 1998).

Les 101 théories de la motivation En 1971, Deci montrait que la persistance des individus, durant une période de libre choix, est moins importante pour les sujets récompensés que pour ceux qui ne le sont pas. Ce résultat, contre-intuitif pour l’époque, montrait pour la première fois chez l’homme de façon expérimentale que la récompense n’est pas un facteur motivant dans tous les cas de figures. Depuis les années 70, Deci (1975, 1980) et Ryan (Deci & Ryan, 1985, 2000, 2002) ont proposé différentes formulations et reformulations théoriques qui ont permis de conceptualiser ce résultat et donne lieu à une volumineuse littérature afférente produite aux cours des trois dernières décennies. La dernière formulation en date (Deci & Ryan, 2002) repose, selon les propos des auteurs, sur ce qu’ils appellent des « mini-théories » : la théorie de l’évaluation cognitive, la théorie de l’intégration organismique, la théorie de l’orientation causale et celle des besoins de bases.

Théorie de la justice organisationnelle Le concept de justice organisationnelle est utilisé pour décrire le rôle de l'équité quand elle est directement liée au monde du travail. Plus précisément, la justice organisationnelle se préoccupe de la façon dont les employés déterminent s'ils sont traités équitablement dans leurs emplois et les façons dont ces déterminations influencent d'autres variables liées au travail. La justice organisationnelle peut aider à expliquer pourquoi les employés font des représailles contre des résultats qu'ils estiment comme inéquitables ou vis à vis des processus et des interactions considérées comme inappropriées. Les perceptions des employés se rapportent à trois dimensions de la justice organisationnelle: la justice distributive, la justice procédurale et la justice interactionnelle. La justice distributive En reprenant la théorie de l'équité de John Adams, Jerald Greenberg explique que le sentiment d’équité et la perception favorable de la justice distributive vont de paire. Annexes ↑ A.

Fondements sociaux de la pensée et de l'action chez Bandura Bandura base sa théorie sur la notion d’interaction. « Selon cette conception transactionnelle du soi et de la société, les facteurs personnels internes – sous forme d’événements cognitifs, émotionnels et biologiques –, les comportements et l’environnement opèrent tous comme des facteurs en interaction qui s’influencent réciproquement » (Énoncé 1) (Bandura, 2003, p. 16). Le principe est posé que l’environnement (social en particulier) influence la personne, qu’il est susceptible d’affecter ses représentations et croyances. Par exemple, l’observation d’un modèle peut avoir une incidence sur l’autoévaluation de ses propres capacités. Malgré ces exemples qu’il nous livre, Bandura est peu enclin à envisager que les processus d’auto-efficacité soient eux-mêmes soumis aux contingences sociales et culturelles. On est en droit de penser que ces effets de l’environnement sont plus ou moins durables même quand l’individu n’est plus exposé à cet environnement.

La théorie des besoins psychologiques de base : clarifier les sources du climat motivationnel (Deci & Ryan, 2002, 2008 Selon Laguardia et Ryan (2000, p. 284), « la théorie de l’autodétermination adopte le concept de l’eudémonie ou de la réalisation de soi comme critère d’existence de bien-être mais, de plus, elle définit explicitement ce qu’il faut entendre par la réalisation de soi et par quels processus elle est atteinte ». En effet, la TAD soutient que les humains ont des besoins psychologiques fondamentaux et que la satisfaction de ces besoins psychologiques fondamentaux est essentielle à leur croissance, à leur intégrité et à leur bien-être. Ainsi, quand ces besoins sont satisfaits, l’organisme connaît la vitalité (Ryan & Frederick, 1997, cités par Laguardia & Ryan, 2000), la congruence interne (Sheldon & Elliot, 1999, cités par Laguardia & Ryan, 2000) et l’intégration psychologique (Deci & Ryan, 1991) : comme ces besoins fournissent une grande partie du sens et des intentions sous-jacents à l’activité humaine, leur satisfaction est ainsi vue comme un but « naturel » de la vie (Deci & Ryan, 2000).

Theorie d'adams - Comptes Rendus - Victoire920 Motiver à travers la justice perçue Les théories de l’équité et de la justice organisationnelle stipulent que les individus sont motivés dès lors qu’ils perçoivent leur situation comme étantéquitable en comparaison à d’autres individus de référence (les "significant others"). A) La théorie de l’équité d’Adams Dès le début des années 1960, J.S. Adams (1963, p.422-436; 1965, p.267-299)développe la théorie de l’équité, qui a connu depuis de nombreux prolongements. Selon Adams, tout individu au travail observe son environnement afin d’évaluer si le traitement qui lui est réservé estéquitable ou non. Ap Ratio = Cp Les avantages Ap (outcomes) regroupent le salaire, les promotions, lesconditions de travail, le statut, la reconnaissance, l’intérêt des tâches réalisées… Les contributions Cp (inputs) comprennent la formation détenue, l’implication, l’ancienneté, le niveau de compétence,les efforts réalisés, les performances, l’expérience professionnelle détenue… Trois scenarii sont envisageables :

Motivation et réussite des apprentissages scolaires - Jean Baptiste NDAGIJIMANA Bien que chacun ait sa propre façon d'apprendre, de comprendre et d'enregistrer l'information, tout apprentissage scolaire doit aboutir à la réussite scolaire. En général, les chercheurs ont identifié les profils d'apprentissage. Comment expliquer alors ces profils d'apprentissage ? Pour comprendre ces profils, il est important de savoir que les apprenants qui ont un mode d'apprentissage correspondant le mieux au système éducatif et de formation sont plus disposés à faire une bonne scolarité et réussir leurs études. Malheureusement, tout le monde n'a pas cette prédisposition, et il est presque impossible au système scolaire de s'adapter à chacun. Le premier niveau correspond aux profils d'identité : ils concernent l'attitude d'un élève en situation d'apprentissage. L'élève considéré comme « l'intellectuel » aime apprendre. L'élève de type « le rebelle », de peur d'être blessé, évite de montrer tout signe de faiblesse. L'élève considéré comme « le dynamique » aime agir.

Les 3 piliers de la motivation intrinsèque Avez-vous parfois l’impression que vos supérieurs vous manipulent au bâton et à la carotte, c’est-à-dire à coup de punitions et de récompenses ? Si l’époque de la révolution industrielle dénoncée par le film “Les temps moderne” est bel est bien derrière nous, certaines méthodes modernes de management laissent pourtant à désirer. C’est peut-être même de pire en pire si l’on en croit l’actualité des affaires liées à la souffrance au travail. Et la pression sur les employés ne semble pas prête à se relâcher vu les défis récurrents auxquels est soumise notre économie aux prises avec la mondialisation. Depuis Maslow, le père de la psychologie humaniste, nous avons pourtant appris que le plaisir au travail est une condition essentielle pour motiver le travailleur intellectuel. Dans cet article, je vous propose d’explorer ensemble trois besoins nécessaires à la motivation intrinsèque pour enfin apprécier vos journées de travail au lieu de les subir… La motivation intrinsèque : c’est quoi ? 1. 2.

Théorie de l'équité Parmi les théories psychologiques contemporaines sur la motivation, John Stacey Adams a introduit la théorie de l'équité dans un premier article en 1963 puis dans un second en 1965, pour expliquer comment les employés répondent à la fois de façon cognitive et comportementale à la perception d'injustice dans leur milieu de travail. Il prend appui sur les travaux de Leon Festinger sur la comparaison sociale (1954) et sur sa théorie de la dissonance cognitive (1957). A la différence des autres théories, la théorie de l'équité insiste plus sur les données relatives (ratio d'input[1] sur output[2]) que sur les valeurs absolues[3]. Cependant, cette notion de justice est incomplète. la théorie de l'équité se réfère plus à une justice distributive en oubliant le contexte d'une justice procédurale. Ces points seront développés par la suite, par J. Le montant du salaire n'explique pas complètement la motivation des salariés La difficulté de manager l'équité salariale Notes et références

Motivation intrinsèque et extrinsèque - Deci “Approche normative de la motivation intrinsèque dans une situation intergroupe d'asymétrie de statut hiérarchique” Les définitions de la motivation et les modèles théoriques relatifs à son développement sont extrêmement nombreux. Ils ont fait l’objet de plusieurs articles de synthèse (voir Kleinginna et Kleinginna, 1981 pour les définitions et Ambrose et Kulik, 1999 pour les modèles). On peut considérer que la motivation constitue la force interne ou externe qui déclenche le comportement, l’oriente, lui donne son intensité et enfin amène sa persistance dans le temps (Vallerand et Thill, 1993). La distinction entre une motivation intrinsèque et extrinsèque est au cœur de la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan (1985) ou Ryan et Deci (2000) et était déjà contenue dans les recherches anciennes de Herzberg. Les différents types de motivation peuvent être rangées sur un continuum d’autodétermination, sachant que la motivation intrinsèque, qui correspond à des comportements réalisés librement et par plaisir, est positionnée au niveau le plus élevé d’autodétermination. 2.1 - Vue d’ensemble

Edward L. Deci Edward L. Deci est professeur de psychologie et de sciences sociales à l'université de Rochester où il est également directeur du programme sur la motivation humaine dont se sont inspirées plusieurs auteurs libéraux comme Bruno S. Frey ou de l'école autrichienne comme Nicolai J. Foss. Il est connu pour ses travaux sur ses théories de la motivation intrinsèque et sur la théorie de l'auto-détermination et il a influencé la théorie du management par la motivation. Théorie de l'auto-détermination Dans la théorie de l'auto-détermination, les motivations sont organisées entre elles suivant une échelle continue de régulations qui vont de l'amotivation, à la motivation extrinsèque jusqu'à la motivation intrinsèque. Comme son nom l'indique, l'amotivation est un état dépourvu de motivation. L'extrémité de ce continuum est constitué par la régulation intrinsèque. Théorie des récompenses démotivantes Publications 1970, avec Victor H. 1980, a. 1994, avec H. 2000, a. avec Richard M. 1975, C.

les 3 phases d'autorégulation - Zimmerman Selon B. J. Zimmerman, les processus d’apprentissage et les croyances motivationnelles qui les accompagnent s’autorégulent de façon cyclique à travers trois phases : la phase d’anticipation, la phase d’action et la phase d’autoréflexion (B. J. Selon B. Les processus d'action peuvent être regroupés en deux catégories : l'usage de stratégies et l'auto-observation (prise d'information sur les aspects spécifiques de l'activité, les conditions qui l'entourent et les effets qu'elle produit, 19 auto-enregistrement des efforts). Il existe deux catégories majeures d'autoréflexion : les auto-jugements et les auto-réactions. Du fait de la nature cyclique de l’autorégulation, les autoréactions aux efforts d’apprentissage influencent les processus d’anticipation concernant les nouveaux efforts à faire. Notes selon Dweck (1988), cité par Zimmerman, dans Carré, 2002 : 79. selon Zimmerman B.J. et Paulsen A.S. (1995), cités par Zimmerman, dans Carré, 2002 : 80.

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