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Passé et présent des biens communs

Passé et présent des biens communs
Ouverture et enclosure Dans son film documentaire, Les Glaneurs et la glaneuse (2000), Agnès Varda revisite la pratique traditionnelle du glanage dans la France d’aujourd’hui. Son voyage à travers le pays à la recherche de déchets et d’objets de rebuts variés commence justement par la terre et par les tonnes de pommes de terre trop peu uniformes pour la vente en supermarché. En fouillant le tas de légumes imparfaits, elle trouve rapidement la première des pommes de terre en forme de cœur qui deviendra le symbole de son film et de sa suite, Les glaneurs et la glaneuse : deux ans après en 2002. Des grappes de raisin à l’art du collage, des pommes aux installations, Varda juxtapose avec fluidité nos usages de ressources tangibles et plus intangibles – ce qui « tombe entre les mots », comme le viticulteur et psychanalyste Jean Laplanche le dit poétiquement de son œuvre. Le film de Varda me servira ici de point de départ pour explorer les deux processus parallèles d’ouverture et d’enclosure.

http://www.laviedesidees.fr/Passe-et-present-des-biens-communs.html

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La renaissance des communs 1Nous saluons l’effort d’Hervé Le Crosnier et de Matthieu Calame d’avoir suggéré la production de cet ouvrage et sa traduction en français. C’est qu’en effet, si la question des « communs », ces biens utilisés et partagés par une communauté, est une question économique déjà ancienne puisqu’elle est inhérente au libéralisme, la question de l’accès aux ressources – matérielle et immatérielles - communes prend un nouveau tour avec la crise écologique mondiale. Rappelant l’acharnement avec lequel, depuis la publication de la fameuse « Tragédie des communs », essai de Hardin publié en 1968 et inspiré d’un texte de… 1832, l’économie libérale s’évertue à prouver les vertus d’une privatisation et d’une marchandisation de tout ce qui peut l’être, la nation de commun mérite d’être élargie, par delà la nature, à un ensemble de pratiques sociales qui peuvent être considéré dorénavant comme des ressources pour des sociétés résilientes.

« Les biens communs nous offrent davantage de liberté et de pouvoir que ne le font l’État et le marché La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt de divers acteurs du changement social. Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. La notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses très différentes entre elles, depuis la gestion collective des ressources naturelles jusqu’à Linux et Wikipedia, en passant par la préservation des traditions indigènes, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

La pauvreté comme acte de résistance ? Recensé : Giorgio Agamben, De la très haute pauvreté. Règles et forme de vie, Payot & Rivages, 2011 (réédition au format 10/18, Rivages poches, avril 2013). Traduit de l’italien par Joël Gayrault. 220 p., 20 €. Le philosophe Giorgio Agamben consacre le volume IV.1 de sa série intitulée Homo Sacer aux règles monastiques écrites entre le IVe et le XIIIe siècle, et à la pauvreté volontaire de l’ordre des frères mineurs (franciscains). Dans une première partie, l’auteur propose une analyse du rapport qui s’établit entre la règle et la vie, en se fondant sur la lecture de textes fondateurs du monachisme cénobitique (moines vivant en communauté et refusant d’être ermites). C’est une occasion de réfléchir à la nature de la règle et de préciser en quoi la norme monastique la règle de vie diffère de la norme juridique — la règle de droit.

Le “commun” : un principe au cœur des mouvements sociaux Les mouvements sociaux apparus à l’échelle du monde depuis le début des années 2000 ont remis l’idée du “commun” au cœur des luttes politiques alternatives. En partant de ce foisonnement militant, le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval prolongent leur critique du néolibéralisme en définissant une nouvelle pensée du commun. Un exercice d’imagination politique salutaire, invitant au dépassement du capitalisme et à la réappropriation collective des biens et services. La crise de l'idéologie propriétaire et le retour des communs Dans cet entretien Benjamin Coriat, économiste au Centre d'Économie Paris Nord (Université Paris 13 / CNRS) revient sur les ressorts théoriques de l'idéologie propriétaire. Il montre comment celle-ci est devenue une force agissantes aux effets délétères. Étroitement associée aux mécanismes qui ont conduit aux grandes turbulences économiques actuelles, cette idéologie est aujourd'hui en crise. Dans le même temps, le regain d'intérêt pour la question des communs ouvre d'immenses ressources pour refonder une politique émancipatrice dans le domaine économique et social. Contretemps - Qu'entends-tu par « idéologie propriétaire » ?

Rendre inaliénables les biens communs, par Ugo Mattei Lorsqu’un Etat privatise une voie ferrée, une ligne de transport aérien ou un hôpital, qu’il cède la distribution d’eau potable ou vend des universités, il exproprie la communauté d’une partie de ses biens ; une expropriation symétrique à celle qu’il réalise sur la propriété privée lorsqu’il souhaite construire une route ou tout autre ouvrage public. Dans un processus de privatisation, le gouvernement vend quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui appartient proportionnellement à chacun des membres de la communauté, de la même manière que, lorsqu’il saisit un champ pour construire une autoroute, il acquiert par la coercition une propriété qui n’est pas la sienne. Cela revient à dire que toute privatisation décidée par l’autorité publique — représentée par le gouvernement du moment — prive chaque citoyen de sa quote-part du bien commun, comme dans le cas d’une saisine de bien privé. Taille de l’article complet : 2 012 mots.

« Mais en quoi les biens communs concernent-ils les bibliothèques ?   Retours… Mardi 6 octobre 2015, l’Espace multimédia gantner, antenne de la Médiathèque départementale du Territoire de Belfort a accueilli la journée d’étude sur les biens communs. Cette journée s’inscrivait dans la programmation du Festival francophone « Le temps des communs » Une conférence, des témoignages d’expériences en bibliothèques et des ateliers… L’Espace Multimédia gantner propose sur son blog, une interview des intervenants Lionel MAUREL, conservateur à la Bibliothèque d’Histoire internationale Contemporaine (Université Paris X), Thomas FOURMEUX, assistant multimédia à la BM d’Aulnay-sous-Bois et Dorothée NEGRELLO, responsable de la Médiathèque André Besson (Plaine Jurassienne, Chaussin). L’ABF Franche-Comté remercie les intervenants, les animateurs, l’espace multimédia gantner pour leur contribution à la réussite de cette journée. :) Des liens ressources glanés lors de ces échanges :

Les communs, la vraie idée révolutionnaire Biens communs, ou communs, voilà un concept nouveau, à l'intersection des sciences politiques et de l'économie. Un concept à la mode, qui génère moult publications, autant de colloques et de livres. Mais de quoi s'agit-il ? Ce concept vient de loin, des communaux, d'une époque où l'Etat n'existait pas encore. Il remonterait à la révolution néolithique, à cette première révolution agricole. A l'époque, les hommes se sont approprié des champs qu'ils vont labourer, ensemencer, moissonner, en d'autres mots travailler, et qui de ce fait deviendront leur propriété.

Comment travaillerons-nous A l’heure où les robots et les algorithmes sont perçus de plus en plus souvent comme une dépossession, nous subtilisant notre pouvoir, notre travail, notre connaissance, nous avons certainement besoin d’entendre d’autres manières d’interagir avec eux. “Nous avons besoin de nous engager directement avec les machines”, clame l’architecte Fabio Gramazio sur la scène de la conférence Lift, qui se tenait du 5 au 7 février 2014 à Genève. Fabio Gramazio est architecte au cabinet Gramazio & Kohler. Il enseigne l’architecture et la fabrication numérique à l’École polytechnique fédérale de Zurich et au Future Cities Laboratories de Singapour… A priori, on peut avoir tendance à penser que l’architecture n’a rien à voir avec la robotisation ou la fabrication numérique, et pourtant, l’architecte va brillamment nous prouver le contraire… Travailler avec les robots

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