
René Frydman : "Le statut de l'embryon reste tabou" LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Gaëlle Dupont René Frydman, 68 ans, est l'ancien chef du service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine). Il a à son actif une impressionnante série de premières. Avec son équipe, M. Amandine, le premier bébé français né par fécondation in vitro (FIV), aura 30 ans le 24 février. René Frydman : Nous avons gardé des liens, d'abord avec ses parents, bien sûr. Quel souvenir gardez-vous de ce jour ? Il y avait le bonheur d'avoir accompagné une naissance et de me remémorer la fécondation in vitro, neuf mois plus tôt, qui avait rendu l'événement possible. Depuis, les progrès de la médecine reproductive ont bouleversé la famille traditionnelle... Nous aboutissons à des parentalités multiples. Certains enfants nés d'un don de gamètes veulent connaître leur origine biologique, ce qui leur est interdit en France... Parmi toutes les avancées de la médecine procréative, y en a-t-il que vous regrettez ?
Bioéthique : la recherche sur l’embryon controversée (Metro) Alors que le Sénat vient d’adopter une proposition de loi autorisant la recherche sur l’embryon, la question bioéthique suscite des réactions contradictoires. “La science peut progresser sans transgresser” “Ces précautions oratoires ne sont qu’un verre d’eau pour faire avaler la pilule”, réagit Alliance Vita, association dont l’objectif est de promouvoir le respect de la vie humaine. “Une autorisation transgresserait un interdit fondateur, ravalant l’embryon au rang d’objet de laboratoire, alors que l’interdiction en vigueur lui reconnaît une dignité particulière”, estime ainsi Tugdual Derville, délégué général de l’association, interrogé par Metro. Selon lui, une telle mesure serait régressive. “Des scientifiques du monde entier se sont maintenant détournés de la recherche sur l’embryon pour utiliser les potentialités des cellules reprogrammées issues des cellules adultes, explique-t-il.
La recherche sur les cellules souches embryonnaires légalisée Depuis le 16 juillet 2013, plus besoin de dérogation pour les projets de recherches sur les cellules souches embryonnaires… L’Assemblée nationale a autorisé la recherche sur les cellules souches embryonnaires, remettant la France dans la course. En effet, depuis 2004, les scientifiques français se heurtent à l’interdiction d’effectuer la moindre recherche sur les embryons. Néanmoins, une porte avait été laissée ouverte via l’Agence de biomédecine, seul organisme autorisé à délivrer une autorisation exceptionnelle. Pour rappel, les cellules souches embryonnaires (CSE) utilisées sont des cellules souches pluripotentes, c'est-à-dire capables de se différencier en cellules matures, comme des neurones, des cellules de la peau ou des cellules du foie par exemple. Travailler à partir de cellules prélevées sur des embryons fait grincer des dents les conservateurs et autres lobbys chrétiens. Bref, rien ne vaut l’original ! Les espoirs en thérapie régénérative sont forts.
proposition de loi tendant à modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires Document "pastillé" au format PDF (47 Koctets) tendant à modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, Par MM. Jacques MÉZARD, Gilbert BARBIER, Mme Anne-Marie ESCOFFIER, MM. Sénateurs (Envoyée à la commission des affaires sociales, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.) Mesdames, Messieurs, Les cellules souches embryonnaires proviennent de l'embryon humain au tout premier stade de son développement, entre cinq jours et demi et sept jours et demi après la fécondation. Les premières lois de bioéthique, en 1994, avaient posé le principe d'une interdiction absolue des recherches à partir d'embryons humains conçus in vitro. Malgré des résultats scientifiques importants, la loi n °2011-814 du 7 juillet 2011 a maintenu ce régime d'interdiction avec dérogation, sans limitation de durée. « Art.
Le Sénat autorise la recherche sur l'embryon et les cellules souches Le Sénat a adopté, dans la nuit de mardi à mercredi, à une large majorité mais dans la plus grande discrétion, un texte qui autorise la recherche sur l'embryon et les cellules souches, relançant le débat sur la bioéthique. La proposition de loi du RDSE (à majorité radicaux de gauche), appuyée par le gouvernement, prévoit de passer du régime actuel d'interdiction de la recherche sur l'embryon avec dérogation à une autorisation encadrée. Ce texte a été largement adopté par 203 voix contre 74. Toute la gauche PS, CRC (communiste), RDSE et EELV a voté pour, sauf cinq écologistes qui se sont abstenus. La droite UMP et UDI-UC s'est partagée. La recherche sur les cellules souches a été interdite lors de la révision de la loi sur la bioéthique, en 2004. Le débat s'est déroulé en deux temps dans le cadre d'une « niche parlementaire », réservée au RDSE. « Permettre que certaines cellules soient utilisées par la recherche dans le but d'apporter une réponse à des malades est une bonne chose.
La recherche sur l'embryon reste interdite en France Le Parlement a adopté, jeudi 23 juin, définitivement par un ultime vote du Sénat, 170 voix contre 157, le projet de loi bioéthique qui maintient le principe d'interdiction, avec dérogations, de la recherche sur l'embryon et les cellules souches. Après l'Assemblée, mardi, le Sénat a voté, jeudi, les conclusions de la commission mixte paritaire. Députés et sénateurs s'étaient mis d'accord de justesse la semaine dernière sur un texte commun. "Nous n'avons pas su faire évoluer notre droit avec la société française", a déploré le rapporteur UMP du texte, Alain Milon, qui a voté contre. Partisan d'une autorisation encadrée de la recherche, il avait réussi à convaincre les sénateurs qui avaient changé le texte en première lecture, contre l'avis du gouvernement.
Avortement - Interruption de grossesse - aspects éthiques Avortement - interruption de grossesse : questions éthiques La question principale, dans la discussion des aspects éthiques de l'avortement, porte sur le statut moral de l'embryon. Le statut moral de l'embryon L'embryon est-il un "homme" avec des droits comparables à ceux d'une personne déjà née? Pour défendre ce point de vue, les opposants à l'avortement invoquent le plus souvent la présence, dès la fécondation, de tout le patrimoine héréditaire. Notre conviction est que l'essence de l'homme ne se réduit pas à son patrimoine génétique. "Un foetus n’est ni une chose, ni un tissu - il ne peut néanmoins pas être assimilé à une personne humaine qui est déjà née" (PD Dr. théol. Le choix de vies Le point de vue de la bioéthique Prise de position de la Commission nationale d'éthique Littérature Manifeste pour le libre choix de la maternité Le développement de l'embryon : faits biologiques Le statut juridique de l'embryon FAUX: "L'embryon a droit à la vie" "FAUX: "L'embryon est capable d'hériter.
Excuses du « Nouvel Observateur » après une pub anti-IVG Laurent Joffrin, directeur de la publication du « Nouvel Observateur », a présenté ses excuses ce lundi suite à la publication, dans le supplément cinéma et télévision du dernier numéro de l’hebdomadaire, d’une publicité contre la recherche sur l’embryon. « C'est à la suite d’une erreur de fonctionnement interne qu'une publicité de la Fondation Jérôme Lejeune est passée en avant-dernière page de TéléObs », a-t-il indiqué dans un erratum publié sur le site de l’hebdomadaire. « Le ‘Nouvel Observateur’ publie régulièrement des annonces portant sur des causes d'ordre général. Mais il veille à ce qu'elles soient conformes à ses valeurs. Ce n'est pas le cas cette fois-ci : nous demandons à nos lecteurs de nous excuser pour cet impair. Nous veillerons à ce que ce type d’incident ne se reproduise pas », a-t-il ajouté. Dimanche soir, c’était Renaud Dély, le directeur de la rédaction qui avait pris la parole sur le réseau social Twitter. « C’est une erreur déplorable.
Cachez cet embryon que je ne saurais voir… La présence de la campagne de la Fondation Lejeune dans les pages d’un journal dont l’idéologie est assez éloignée de la protection de la vie a suscité ces dernières heures une réaction dont l’ampleur est proprement hallucinante ! Hallucination, c’est bien le mot. Cette campagne a pour but d’attirer l’attention sur les contradictions de notre législation en matière de protection de la vie humaine à ses débuts, et notamment sur la proposition de loi relative à la recherche sur l’embryon votée la semaine dernière par le Sénat. Pourtant par un étrange phénomène, qui tient précisément de l’hallucination collective, des idéologues ont vu dans cette publication une campagne anti-avortement (V. le micro-trottoir-caniveau de l’Express). Or à aucun moment le mot n’est prononcé, ni la réalité désignée… seule la protection de l’embryon contre le destin qu’on lui trace comme matériel de laboratoire est directement pointée ! Les premiers échanges sur cette campagne ont parfois fort mal tourné.