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Point Desproges et liberté d'expression - Les Hystériques

Point Desproges et liberté d'expression - Les Hystériques
Souvent, lorsque l'on critique une blague qui entretient les poncifs d'une mentalité nauséabonde - la culture du viol, au hasard - on a droit à des objections systématiques : parmi ces objections, il y en a deux qui me laissent toujours pantoise. La mort de la liberté d'expression, et le Point Desproges. Censure et liberté d'expression Nous vivons dans une société où chacun a le droit d'exprimer son opinion et c'est tant mieux. C'est même vital. Personne n'a rien à redire là-dessus. Idem Outre-Atlantique. Mais il faut pas croire, les gens, beaucoup de féministes ne sont pas butées et extrêmistes au point que vous imaginez. Sur feu Ray Bradbury, un texte très intéressant (Merci @Hyperion246 pour le lien) sur l'auto-censure, et cette question : la bonne conscience peut-elle avoir des effets néfastes. (Soit dit en passant, les féministes lui posaient une question valide : pourquoi pas plus de femmes dans la science-fiction ? Le sacro-saint humour et le point Desproges

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Critique de l'anti-politiquement correct L’expression « politiquement correct » s’emploie généralement comme quolibet mis au service d’arguments réactionnaires pour disqualifier toute thèse adverse. Presque personne ne se dit « politiquement correct » : pour les racistes, les sexistes, les homophobes, le politiquement correct c’est toujours cette prétendue « chape de plomb », cette idéologie écrasante qui serait brutalement et arbitrairement imposée par les tristes sires qui défendent l’égalité, combattent les injustices et n’aiment pas les discriminations. L’expression permet de présenter la défense de l’ordre sous les traits de la subversion. L'ironie, par Vladimir Jankélévitch L'IRONIE de Vladimir JANKELEVITCH Plan : Introduction : courte biographie de l'auteur I. Le mouvement de conscience ironique 1. L'ironie sur les choses 2. L'ironie sur soi : " économie " 3. L'ironie sur soi : l'art d'effleurer II. La pseudologie ironique ; et de la feinte 1.

Les blagues sexistes favorisent les mécanismes mentaux qui justifient la violence envers les femmes Les blagues sexistes (et ce genre d’humour dans tous ses versants) favorisent les mécanismes mentaux qui incitent à la violence et aux mauvais traitements envers les femmes de la part de sujets qui présentent des attitudes machistes. C’est ce qui découle d’une recherche menée à bien à l’Université de Grenade, et qui sera présentée le 2 juillet, dans le contexte du symposium international le plus prestigieux du monde sur les applications scientifiques du sens de l’humour (International Summer School and Symposium on Humour and Laughter’ : Theory, Research and Applications), qui se célèbre à Grenade. Pour mener à bien cette recherche, les scientifiques ont appliqué plusieurs questionnaires à un groupe composé de 109 hommes universitaires entre 18 et 26 ans. Leur furent présentées deux séries de blagues, une avec des blagues machistes dans lesquelles les femmes sont dénigrées, et l’autre avec des blagues normales, sans aucun contenu sexiste.

Desproges et Coluche : stop à l’instrumentalisation de l’humour noir et du second degré Source INA J’aimais beaucoup Coluche et Desproges. Ces humoristes étaient des individus intelligents, créatifs, mordants, sensibles et talentueux, à bien des niveaux. Comme beaucoup de monde, j’ai tous les textes de Desproges sous la main. Y compris son roman (« Des femmes qui tombent »). Je connais par cœur ses textes de scène, ses réquisitoires, ses chroniques de la haine ordinaire, son manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis, bref je suis une groupie. Cher connard cynique... Je voudrais vous parler d'un article que j'ai lu l'autre jour et qui se moquait des handicapés sous couvert "d'humour". Il me paraît important d'expliquer à certains la différence majeure qu'il y a entre "faire de l'humour pour mieux comprendre le quotidien d'un groupe de personnes donné et susciter de l'empathie à son égard" et "se foutre carrément de la gueule des gens pour épater la galerie". En effet, la mode semble être à la connarditude, au cynisme assumé et affiché pour faire cool, parce qu'on peut rire de tout, on DOIT rire de tout (sinon c'est que t'as un balai dans le derrière ou un humour de merde). Sache donc, toi, le connard cynique qui te moques des handicapés ou de toute autre groupe opprimé sans même réfléchir à tes blagues, qui sors cinquante vannes à l'heure dans l'espoir que l'une d'elles fasse rire ton petit parterre personnel qui doit sans doute être composé d'autres connards cyniques de ton espèce, que tu n'es ni original, ni drôle, ni subversif.

L'impolitesse du désespoir Je n'ai pas d'humour. Voilà, comme ça, c'est dit. J'ai préféré préciser ce point d'entrée de jeu pour que les choses soient claires... Parce qu'on va me le reprocher, et parce que c'est aussi de ça dont je voudrais parler : de toutes ces situations où l'on reproche à l'autre de ne pas comprendre ou de ne pas vouloir comprendre que c'est de l'humour. De ces petites phrases simples que l'on lâche facilement : "c'est bon, c'est de l'humour", "c'est pas sérieux", "faut pas le prendre au premier degré", "mais personne n'y croit vraiment !", et toutes ces sortes de choses. Je n'ai pas ri Ces deux campagnes politiques auront été le théâtre d'une immense violence verbale, sans doute inévitable en politique mais également d'un sexisme effarant. Ainsi Patrick Besson qualifia le nouveau gouvernement paritaire de "partouze straight" alors qu'il n'avait jamais, ne serait que noté, que tous les assemblées nationales, sénats et autres compositions ministérielles étaient quasi exclusivement masculines et ressemblaient, si l'on suit sa comparaison, à un gigantesque backroom. Rappelons que, pendant plusieurs centaines d'années - et je suis gentille - tous les organismes politiques ont été, soit légalement, soit de fait, dirigés par des hommes et que cela n'a JAMAIS suscité le moindre questionnement, la moindre interrogation sur leurs compétences. Dieu a créé l'homme avec une bite, puis il a créé l'assemblée nationale et la pensée magique a fait que les deux s'emboitaient naturellement.

L’humour pour les nuls Depuis quelque temps, à force de l’ouvrir au sujet de l’humour, mes amis militants et moi, on a fini par atteindre certaines oreilles. Et, comme on pouvait s’y attendre, nos propos et nos revendications n’ont pas été du goût de tout le monde. Il faut dire que le sujet est délicat dans une société où il est de bon ton de dire « qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde » et ce sans même se demander pourquoi et dans quel contexte Desproges a bien pu dire ça. Bref, captain obvious to the rescue, les gens veulent rire de tout. Ou plutôt, ils veulent rire de ce qu’ils veulent sans se prendre la tête et surtout, sans réfléchir. Les gens veulent rire de tout donc, et craignent pour leur droit à continuer de dire « oogah boogah » devant un noir quand on dénonce leur humour intolérant.

Raphaël Enthoven disserte sur le politiquement incorrect Enthoven ne disserte pas sur le politiquement correct, mais sur sa perception du politiquement correct, en tant que politiquement correct lui-même. Du coup, sa définition du phénomène se situe hors de toute réalité : « - Le politiquement incorrect, c’est en général, un compliment qu’on se fait à soi-même, sur le ton d’une confession douloureuse : "Oui, c’est vrai, je suis politiquement incorrect, que voulez-vous, c’est plus fort que moi, je ne peux pas suivre la même route que les braves gens. Je préfère, quoi qu’il m’en coûte, être lucide et solitaire plutôt qu’embrasser les causes collectives et le despotisme sournois des bons sentiments. » Le politiquement incorrect n’est pas un compliment, ce n’est pas quelque chose qu’on doit confesser, ce n’est pas plus fort que soi, tandis que le politiquement correct n’a rien à voir avec la route que suivent les braves gens et n’appartient à aucune cause collective, quelle qu’elle soit.

L'humour est une chose trop sérieuse... Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer. C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Lui : Tu ris pas ? Commando Culotte Les filles sont drôles comme l'éclair. (RAH ! Je ne sais pas pourquoi Blogger me diminue légèrement la taille de mes images à chaque fois, j'espère que c'est lisible malgré tout) J'ai fait cet article après avoir lu une énième interview, entendu une énième blague ou remarque qui disaient que les filles n'étaient pas drôles, et où cette petite idée sournoise était tranquillement, bien à l'aise, accueillie par des rires et des approbations. Et j'en ai eu marre, marre d'entendre ça sans cesse par des gens qui croient que c'est un peu rebelle cool trop politiquement incorrect de dire ça, sans réaliser que c'était relayé par 90% des gros nuls.

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