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Théorie du genre : ce qui froisse les réacs

Théorie du genre : ce qui froisse les réacs
Voici peu, "on ne naît pas femme, on le devient", la cinglante formule de Simone de Beauvoir dénonçant le poids de la société dans la construction de nos identités, faisait consensus sur notre échiquier politique. La cause de l'égalité entre les sexes, de la lutte contre ce conditionnement, semblait entendue. Semblait, car une "nouvelle" droite, celle des irréductibles opposants au mariage gay, prétend aujourd'hui y voir un odieux complot. Elle l'a baptisé "théorie du genre" et clame haut et fort son absolue croyance en un éternel féminin et un éternel masculin. Ce complot, disent ces "anti", est ourdi par les militants homosexuels, trans, queer et autres ultraféministes qui instillent leurs idées perverses et contre nature jusque dans les rapports gouvernementaux, les manuels scolaires et même bientôt, horreur, dans les petites têtes innocentes de nos enfants. Garçons et dînette Et ils cognent ! Stéréotypes sexués Il faut regarder du côté des instances religieuses. Différences biologiques Related:  Inégalité Hommes / Femmes

SUÈDE • Un vestiaire "neutre" au lycée Courrier international 2 mai 2013 | Partager : Le Lycée Södra Latin de Stockholm sera le premier en Suède à offrir aux élèves un vestiaire neutre, rapporte le Dagens Nyheter. C'est l'association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer, transgenre) de l'école qui a soulevé la question, et le conseil des élèves a voté pour. "C'est pour les élèves qui ne souhaitent s'identifier ni comme hommes, ni comme femmes", explique au quotidien Camille Trombetti, 18 ans, présidente du conseil des élèves. Comme plusieurs élèves à Södra Latin ne se sentaient pas à l'aise avec l'idée de se changer dans les vestiaires des filles ou des garçons, la direction du lycée a décidé d'approuver la proposition d'aménager un troisième vestiaire, neutre celui-ci. Le vestiaire sera inauguré le 6 mai et les réactions des lycéens sont positives.

«On en a assez que les princes ne fassent rien» Placardée sur l’un des murs, une affiche donne le ton de la séance : «Filles/Garçons : cassons les clichés !» Dans la classe de CE1 de l’école polyvalente de la rue de Lancry à Paris (Xe arrondissement), c’est l’heure de la lecture commentée d’un album. Aujourd’hui, c’est Marre du rose. Omar tempère : «Des fois, les garçons, ils jouent à la corde à sauter…» Saja ajoute que son père lui raccommode parfois ses affaires. Combattre les clichés, les comportements sexistes et les inégalités garçons-filles dès l’école primaire, c’est l’objectif de l’Education nationale et du ministère des Droits des femmes, qui frappent un grand coup en expérimentant, dans une dizaine d’académies, «les ABCD de l’égalité», des ateliers visant à déconstruire les «stéréotypes de genre», de la maternelle au CM2. Carnaval. «Carcan». Si Isabelle Cabat-Houssais est la seule dans son école à introduire le genre dans ses leçons, son initiative n’est pas isolée. Pas de quoi effrayer Isabelle Cabat-Houssais.

La fabrique des garçons (S. Ayral), lu par Baptiste Brossard | Les carnets de Genèses Sylvie Ayral La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège,Paris, Puf (Partage du savoir), 2011, 204 p. Comment expliquer que, dans les établissements scolaires, les garçons soient plus souvent sanctionnés que les filles ? La problématique étant posée, le livre s’ouvre sur un cadrage théorique (chap. 1, pp. 9-68). Que ressort-il de ces recherches ? C’est le cinquième chapitre, « Des représentations aux pratiques : la fabrique des garçons » (p. 153), qui hisse le raisonnement vers son point culminant. Attardons-nous cependant sur les garçons, qui suivent d’après S. Dans un livre qui monte en qualité à mesure de la lecture, Sylvie Ayral a construit une théorie, simple et efficace, de la reproduction des stéréotypes de genre en milieu scolaire ; ou plutôt, devrait-on dire, parle milieu scolaire. i. Imprimer ce billet Mots clefs : education, genre Posté dans : Lectures / Readings

Masculin-féminin : cinq idées reçues sur les études de genre L'opposition au mariage pour tous a ravivé un débat lancé en 2011 par l'introduction de la notion de genre dans les manuels de SVT. Ses détracteurs parlent de la "théorie du genre". En protestant contre la loi autorisant le mariage aux personnes de même sexe, les membres de la "Manif pour tous" ont également ravivé la polémique sur le genre. Ces inquiétudes avaient déjà agité les milieux catholiques en 2011, lorsque le ministère de l'éducation avait annoncé l'introduction du concept de genre dans certains manuels scolaires. Loin d'être une idéologie unifiée, le genre est avant tout un outil conceptuel utilisé par des chercheurs qui travaillent sur les rapports entre hommes et femmes. Le genre est-il une théorie ? Pour parler du genre, ses détracteurs utilisent l'expression "théorie du genre" plutôt qu'"étude", un changement de terme qui a pour objectif de semer le doute sur son aspect scientifique. Le genre est-il une idéologie ? "Le genre est un concept.

Education et emploi : Les inégalités entre hommes et femmes sont toujours bien présentes Le 8 mars est la journée internationale de la femme, moment opportun pour faire un état des lieux sur l’égalité entre hommes et femmes dans l’éducation et dans l’emploi. Les statistiques sur le sujet font partie intégrante de notre travail à l’OCDE et un portail mêlant statistiques et politiques éducatives est spécialement dédié à ce sujet : Nous avons aussi préparé un indicateur sur ce sujet avec ma collègue de l’OCDE Corinne Heckmann dont les résultats sont largement repris dans cet article (voir pour plus de détails dans Regards sur l’éducation 2012, indicateur A4). À l’école, les filles surclassent les garçons dans bien des domaines Trois statistiques de l’OCDE publiées chaque année laissent d’ailleurs penser que les écarts entre garçons et filles se sont réduits voire que les filles ont pris l’ascendant : 1. 2. 3. Plus les garçons et les filles obtiennent de bons résultats à l’école, plus ils sont susceptibles de poursuivre leurs études. 1. 2.

Les hommes et les femmes ont-ils des cerveaux différents ? "Il est impossible de deviner, en regardant un cerveau adulte, s'il appartient à un homme ou une femme", explique la neurobiologiste Catherine Vidal. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Lucie Soullier En distinguant l'identité sexuelle du sexe biologique, les études de genre affirment que la nature ne suffit pas à faire des hommes et des femmes. Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Institut Pasteur a travaillé sur la plasticité du cerveau. Le cerveau du fœtus se forme-t-il différemment, au cours de la grossesse, selon que l'enfant à naître est une fille ou un garçon ? Catherine Vidal : Non, il n'y a pas de différence anatomique entre les cerveaux des fœtus filles et garçons. La seule différence que l'on peut relever concerne le contrôle des fonctions physiologiques de la reproduction. Le cerveau continue donc de se former après la naissance de l'enfant ? En grande partie, oui. C'est donc la socialisation qui forge nos cerveaux ? Absolument pas.

Cinq intox sur la « théorie du genre » Des centaines de parents ont retiré, hier, leurs enfants de l'école pour protester contre « l'enseignement obligatoire de la théorie du genre » dès la primaire. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jonathan Parienté C'est le dernier « coup » des opposants à la supposée « théorie » du genre : suivant les recommandations de Farida Belghoul, ancienne figure de la lutte des « Beurs » des années 1980, devenue proche du militant d'extrême droite Alain Soral, des dizaines de parents ont retiré, lundi 27 janvier, leurs enfants de l'école pour protester contre « l'enseignement obligatoire de la théorie du genre » dès la primaire. Lire les dernières informations Après des boycotts de parents, Peillon dément tout enseignement du « genre » à l'école Une vaste opération d'intox, qui repose sur des fantasmes de plus en plus répandus. Or, c'est tout simplement faux. Lire : La « théorie du genre », ennemie de « l'ordre naturel » Deuxième intox : l'enseignement de la « théorie du genre » devient obligatoire

171 | avril-juin 2010 La mixité scolaire : une thématique (encore) d’actualité ? La mixité sexuée à l’école fait partie des questions vives qui suscitent débats et polémiques dans les sphères politiques, les milieux pédagogiques et les publications de recherche. Relayées par les médias, ces controverses remettent sur le devant de la scène une question qui semblait pourtant réglée de longue date, la mixité étant obligatoire dans toutes les filières de l’enseignement français depuis 1975 et s’imposant a priori comme une évidence dans tous les pays qui ont inscrit l’égalité homme/femme au rang de leurs principes. Cependant certaines études ont montré le renforcement des stéréotypes de sexe dans les groupes mixtes, où les modèles de genres sont plus contrastés, avec pour effet la diminution des performances scolaires — des garçons dans les matières dites « féminines » et des filles dans les matières dites « masculines » —, ainsi que, pour ces dernières, une détérioration de l’estime de soi.

History trouble - entretien avec Joan W. Scott Vous avez travaillé sur le mouvement ouvrier français, fait une histoire des discours féministes, contribué à l’introduction de la notion de genre dans l’historiographie… quel est le centre de gravité de votre recherche ? Je ne suis pas sûre qu’à l’échelle de ma vie de chercheuse, on puisse identifier une unité très claire d’objet, de méthode ou même de théorie. Mieux vaudrait penser en termes de parcours, de bifurcations, de changements successifs d’optique. Mais peut-être qu’au fond, ma question a toujours été celle des rapports de force dissymétriques. Quand la vigueur du féminisme des années 1970 m’a convaincue de la nécessité de penser l’histoire des femmes, j’ai tenté de comprendre les modalités de l’inégalité : j’ai questionné par exemple la façon dont le principe universel d’égalité des citoyens s’était accommodé de l’exclusion politique des femmes. En même temps, je n’ai pas toujours appréhendé cette question dans la même perspective. Mon objet ? Exactement.

Revue de presse du lundi 10 février 2014 En ce début de semaine, quelques phrases d’un homme politique dominent l’actualité. Mais avant cela, parlons de choses constructives... Innover dans l’éducation ? Apprendre à apprendre ? Ce sont les grandes interrogations de François Taddéi, cofondateur du Centre de recherche interdisciplinaire (CRI), que nous rapporte le blog Internetactu."Aujourd’hui, notre système éducatif sélectionne ses éléments sur leur capacité à mémoriser des leçons. Depuis quelques jours, Le Monde "bouscule l’école en six questions" à travers une série d’entretiens. D’ailleurs, Peut-on réformer l’école ? L’École ne peut pas faire l’économie du numérique. Les enfants peuvent changer le monde, mais ils doivent apprendre à coder. Le dessin de Fabien Crégut Tombant apparemment comme un cheveu sur la soupe, l’indignation de Jean-François Copé dans l’émission de RTL "le Grand Jury" (vers 15 min 30 sec) devant un livre de jeunesse a fait le tour des ondes, de la presse et du web. Mila Saint Anne

On ne naît pas homme, on le devient. Être une fille dans une classe de garçons Comment les jeunes filles qui ont choisi des filières masculines vivent-elles leur scolarité ? La sociologue Julie Thomas a étudié le cas de jeunes filles en BEP électronique, CAP métiers de l’automobile, première scientifique… Elle relève chez elles trois stratégies différentes pour vivre ce moment particulier de leur existence. À coups de poing - Il y a d’abord celles qui réussissent à « s’imposer » avec une apparence masculine acquise durant l’enfance. Au sein de leur établissement scolaire, elles se font leur place à coups de poing, si besoin. Mais il peut arriver que leurs camarades masculins et le personnel encadrant leur reprochent d’être trop viriles. Se faire invisible - Ces adolescentes s’intéressent d’abord au contenu des filières qu’elles ont choisies (bac général scientifique, bac sciences et technologies industrielles…) et réalisent après coup qu’elles seront principalement entourées de garçons.

Les filles sont meilleures que les garçons à l'école. Depuis 100 ans et dans toutes les matières Depuis quelques années, de nombreuses études montrent que les filles ont de meilleurs résultats à l'école que les garçons, à tel point qu'aux Etats-Unis, les discussions tournent aujourd'hui autour de ce «nouveau» déséquilibre éducatif et des moyens d'aider les garçons à combler leur retard. Le constat est aussi une des raisons pour lesquelles Hanna Rosin, contributrice de Slate.com, annonçait récemment le déclin masculin et l'arrivée d'une ère dans laquelle les femmes accèdent enfin au pouvoir dans son livre The End of Men (voici venu le temps des femmes). Mais la «crise» des performances des garçons à l'école part de l'idée que les garçons étaient meilleurs à l'école avant que les filles n'arrivent à refaire leur retard et à les dépasser. Selon une nouvelle étude de grande ampleur, cette idée est fausse: les filles ont de meilleurs résultats que les garçons dans toutes les matières, et ce depuis au moins 100 ans, rapporte le magazine du Smithsonian. Grégoire Fleurot Partagez cet article

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