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Comment nourrira-t-on les mégapoles du futur ?

Comment nourrira-t-on les mégapoles du futur ?
Depuis la publication du désormais fameux rapport du McKinsey Global Institute sur les mégapoles de 2025, nous en savons un peu plus sur les véritables rapports de force qui structureront progressivement les relations internationales dans les prochaines décennies. Les Etats d’aujourd’hui (entre 185 et 193 selon les critères de reconnaissance utilisés) devraient conserver leurs contours géographiques et leurs prérogatives apparentes mais, de plus en plus, pour ce qui concerne la production, les investissements, la consommation et les échanges, le monde « utile » sera circonscrit aux 600 plus grandes villes du monde. En 2025, tout comme en 2007, ces 600 villes produiront 60 % de la richesse mondiale, mais la composition de ce peloton de tête urbain aura considérablement changé. Concentrations humaines Quelques chiffres pour prendre la mesure du basculement. Comment nourrir ces mégapoles dans un monde aux ressources naturelles de plus en plus limitées ? Rappelons le contexte. Sky Greens Related:  VILLES MONDIALES, VILLES EN RESEAU

Les villes globales dans l’économie mondiale Depuis le début de la crise économique en 2008, la notion de développement durable popularisée par la crise écologique a cédé beaucoup de terrain, la priorité étant devenue l’économie et la recherche de la croissance à tout prix. Pourtant la lecture de la préface par Sophie Body-Gendrot de La ville globale : New York, Londres, Tokyo (1996) de Saskia Sassen et l’écoute de la conférence de Pierre Veltz sur « Les villes dans l’économie mondiale » en 2008 nous poussent à nous interroger sur les conséquences de la croissance depuis les années 1970 et sur les piliers économique et social du développement durable. En effet, la notion de durabilité du développement repose non seulement sur son caractère écologique, mais également sur son caractère équitable, fondement de la stabilité du système. Des processus spatialement discriminants Entre les grandes villes du monde Au sein des systèmes de villes nationaux La hiérarchie du réseau de très grandes villes dans le monde Références : Préface de S.

Vers la ville “durable et connectée” : un chemin plus tortueux qu’il n’y paraît L’initiative pour le « développement urbain connecté » (Connected Urban Development, CUD) que promeut Cisco, et qui a tenu conférence à Amsterdam les 23 et 24 septembre 2008, frappe d’abord par son ambition et par le niveau d’engagement qu’elle a obtenu de 7 grandes métropoles mondiales. Le maire d’Amsterdam a consacré toute une journée à la conférence, celui de Lisbonne a fait le déplacement ; Manoel Barroso, président de la Commission européenne, et Viviane Reding, commissaire européenne à la Société de l’information et aux Médias, ont envoyé un message vidéo. Chacune des villes associées a engagé un ou plusieurs projets de grande ampleur : un réseau de télécentres de proximité, un système de péage urbain, des bâtiments verts, flexibles et intelligents, une production et une distribution d’énergie décentralisées… Si ces projets réussissent, ils peuvent avoir une incidence significative sur la consommation d’énergie, les congestions urbaines, la pollution. 6 milliards d’absents ?

Urban world: Mapping the economic power of cities The urban world is shifting. Today only 600 urban centers generate about 60 percent of global GDP. While 600 cities will continue to account for the same share of global GDP in 2025, this group of 600 will have a very different membership. Over the next 15 years, the center of gravity of the urban world will move south and, even more decisively, east. Interactive Explore the cities that will drive dramatic growth, demographic changes, and consumption over the next generation. Pop out Today, major urban areas in developed-regions are, without doubt, economic giants. But by 2025, one-third of these developed-market cities will no longer make the top 600; and one out of every 20 cities in emerging-markets is likely to see its rank drop out of the top 600. Companies looking for cities that will generate the most GDP growth will find another different list of potential urban hot spots. Podcast Cities at the center of global growth DownloadThe urban landscape is shifting.

CONTROVERSE • São Paulo est-elle devenue une mégapole invivable ? C’est une ville de fous —Trip (extraits) São Paulo Q uand je traverse l’Ipiranga [le cours d’eau, très pollué, qui traverse la ville], mon cœur réagit. Et pas agréablement. Sans doute est-ce le résultat du stress combiné au taux élevé de la pollution atmosphérique. Je ne suis pas en train de défendre ni d’idéaliser les communautés rurales modestes. São Paulo possède, bien entendu, des aspects positifs. Internet est la librairie que je fréquente le plus ces derniers temps. Platon et Aristote recommandaient déjà le contrôle de la natalité, car ils n’imaginaient pas qu’une ville raisonnable puisse excéder quelques milliers d’habitants. São Paulo est invivable. —André Caramuru Aubert* * Historien. Ici, tout le monde a une chance Je me refuse à accepter que la ville où je suis né et où j’ai grandi puisse être au bord du chaos. Des individus toujours plus nombreux y arrivent, venus des quatre coins du pays et du monde. J’ai protesté longtemps contre ma ville. —Luiz Alberto Mendes* * Ecrivain.

Les éco-quartiers sont-ils le futur de la ville ? C’est dans les villes que sont consommés 75% de l’énergie mondiale. Elles sont encore très dépendantes des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel). Ces cinquante dernières années, les villes européennes se sont étendues en moyennes de 78% alors que les populations ne grossissaient que de 33%. L’étalement urbain entraîne un allongement des distances et donc une augmentation du trafic automobile. Si, vingt ans après le Sommet de la Terre, les clignotants sont encore plus rouges qu’alors, certains experts mettent en cause un urbanisme qui ne serait jamais sorti de l’utopie fonctionnaliste issue de la Charte d’Athènes de 1933, séparant les fonctions de la ville (habiter, circuler, travailler, consommer). Enfin et surtout, de quelles marges de manœuvre dispose-t-on ? BedZed Difficile de définir l’éco-quartier autrement que sous la forme du « portrait-robot ». Ne le perdons pas de vue, l’objectif est entre autres de lutter contre l’étalement urbain. De nouveaux ghettos ? Masdar

Smart Cities. Efficace, innovante, participative : comment rendre la ville plus intelligente ? A l’origine de ce rapport, un double constat : la nécessité de freiner l’accroissement des dépenses à l’échelle locale dans un contexte de disette budgétaire et la prise en compte du thème des «villes intelligentes » comme nouvelle grille de lecture du fait urbain. Et une conviction : les démarches et services développés localement au nom de la « ville intelligente » peuvent aider les municipalités à réduire leurs dépenses, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de service. Il s’agit également de soutenir une plus grande performance publique et par la même occasion de générer des retombées économiques. La ville intelligente, ou « smart city », est une nouvelle façon de penser la ville, le service urbain et l’interaction de ses différents acteurs (administration, habitants, entreprises).

100 plus grandes megapoles Projet de Cité du Corps Humain La Cité du Corps Humain puise ses racines dans la tradition humaniste et médicale de Montpellier pour développer une proposition unique en Europe. Convoquant les approches artistiques, scientifiques et les questions de société elle explorera les connaissances et les interrogations liées au corps pour permettre à chacun d'accéder, à son rythme, à une meilleure connaissance de soi, des autres et des enjeux liés à ce corps commun. Ouverte aux familles, aux enseignants et à leurs classes, aux amateurs d'art et aux férus de sciences aussi bien qu'aux visiteurs du monde entier, la Cité sera accessible à toutes et à tous.

Smart City Technologies Will Grow Fivefold to Exceed $39 Billion in 2016 New York, New York - 06 Jul 2011 Many municipalities around the world are exploring the Smart City concept as a way to make themselves better places to live, work, and grow. The market for technologies that feed into and support Smart City programs and projects will grow on a global basis from $8 billion in 2010 to exceed $39 billion in 2016, accounting for $116 billion in cumulative spending during that period. How will all that money be spent? ABI Research practice director Larry Fisher, says, “Certain technologies are in use in most Smart City projects and programs. Smart City projects frequently share some of the following characteristics: • A networked infrastructure; • Information and communication technologies (ICT) to increase prosperity and competitiveness – for citizens and local businesses alike; • Collective community intelligence based on effective planning for urban and regional development, and innovation management; and

Nourrir les villes Différents modèles ont récemment vu le jour, qui sont aux antipodes les uns des autres. Entre une agriculture de plus en plus industrialisée et des productions bio, des potagers collectifs et des serres géantes, ce documentaire passe en revue quelques exemples. Près de Bangalore, en Inde, l’agronome néerlandais Pieter Smeets a ainsi créé un "agro-parc" géant, censé approvisionner la mégapole de façon plus efficace. Berlin, à l’inverse, est devenue la capitale de l’urban farming, ou agriculture urbaine, un mouvement qui a le vent en poupe. De nombreux projets se développent notamment sur l’ancien aéroport de Tempelhof et à Kreuzberg, à travers jardins partagés et réseaux de consommation locaux.

Villes intelligentes : 2 questions à se poser J'ai tendance à penser que les technologies de l'information et de la communication peuvent aider à améliorer nos vies en général et nos villes en particulier. Elles ne résolvent pas tout, entraînent plein de conséquences inattendues (souvent désagréables) et n'entraînent pas la disparition des conflits et des injustices. Nouveaux affrontements Mais elles sont le théâtre de nouveaux affrontements dans lesquels les positions dominantes sont redistribuées, ce qui offre une chance à ceux qui ne bénéficiaient pas du rapport de force antérieur. En bref, les TIC sont un bel outil pour aborder la révolution urbaine en cours dans de meilleures conditions. Tout le problème est qu'aujourd'hui les exemples dont on parle le plus - qu'il s'agisse des villes « nées intelligentes » comme Songdo en Corée ou Masdar à Abu Dabhi, ou de celles qui essayent de le devenir comme Rio de Janeiro ou Londres - semblent aller tout droit dans le mur. La première question est celle du modèle technologique.

Shanghai : l'exemple d'une métropolisation accélérée - Le devenir des métropoles En vingt ans, Shanghai a connu l'équivalent des aménagements haussmanniens, de la modernisation automobile et des restructurations postmodernes et contemporaines de Paris, des années 1850 à celles du début du XXIe siècle. Retour sur son histoire. Shanghai est apparue ces dernières années comme l'une des principales métropoles émergentes de notre monde postbipolaire. Elle incarne, avec Pékin, le retour en force de la Chine sur la scène internationale et le succès de la politique économiquement réformatrice du régime communiste chinois ; elle réactive surtout les représentations anciennes d'une ville née de la greffe de la modernité internationale sur les rives chinoises après les guerres de l'opium. En cela, le trait dominant de la modernisation de Shanghai est certainement sa rapidité. Modernisation urbaine et internationalisation métropolitaine Le développement économique contourne la ville en Chine dans les années 1980. Les réformes du logement Aménager l'espace municipal © Constructif

Les nouveaux espaces urbains, nouveaux espaces publicitaires Que la publicité envahisse l’espace public n’a rien de vraiment nouveau. Mais les temps changent, lentement mais sûrement, et la publicité se trouve aujourd’hui de nouveaux terres vierges à coloniser. L’évolution est somme toute assez logique: le rejet croissant de la publicité (dont les anti-pubs en sont la forme la plus visible) oblige cette dernière à trouver des parades. Le simple affichage ne suffit plus: l’heure est à l’hybridation, dans la forme autant que dans le fond, entre les marques et la «fabrique» de la ville. publicité De même, le bien nommé Urban Outfitters va sortir de terre un complexe commercial aux allures de parc d’attraction: un véritable quartier dédié à la chalandise, mais sous le prisme d’une expérience de marque conforme aux valeurs branchouilles du vestimentier. La critique était peut-être un peu sévère, mais pas franchement si éloignée de la réalité. Car subsiste cette interrogation, fondamentale, des limites éthiques de telles installations publicitaires.

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