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Les mécanismes de la créativité

Les mécanismes de la créativité
Wired a récemment publié les extraits d’une conversation entre deux des penseurs les plus radicaux de la technologie contemporaine, Kevin Kelly et Steven Berlin Johnson. On ne présente plus Kevin Kelly. Cofondateur de Wired, Kelly est l’un des « gourous » de la Silicon Valley depuis plus de deux décennies. Les deux auteurs traitent de sujets très proches dans deux ouvrages qu’ils viennent de publier chacun de leur côté. L’inventeur génial n’existe pas ! On s’en doute, la conversation a donc surtout porté sur les mécanismes de l’innovation. Kelly rappelle alors un terme intéressant inventé par le musicien Brian Eno qui pense, lui aussi, que l’innovation intervient toujours au sein de réseaux entre personnes connectées : le mot « scenius » (qu’on pourrait traduire par le néologisme « scénie »), concaténation de « scène » et de « génie ». Pour Kelly, « Nous devrions considérer les idées comme des connexions entre les neurones de notre cerveau, comme entre les gens.

Voir la performance pour sortir du monde de l’opinion – #hypertextual Dans le lean, notre sujet c’est la performance opérationnelle. Nous ne la quittons pas des yeux. Non pas parce que nous sommes des autistes sans cœur, des Sheldon Cooper obsédés par les chiffres et insensibles aux personnes avec lesquelles nous travaillons : c’est évidemment un peu plus subtil que cela. La performance permet de donner un regard objectivé sur l’évolution d’une situation et de rendre tangibles les apprentissages réalisés par l’équipe. Le suivi de la performance présente aussi un effet de bord vertueux : il offre l’opportunité de sortir du monde indémerdable de l’opinion et des analyses psychologiques (oui mais Kimberley a dit ceci parce que Peggy Sue a dit à Carrie-Ann qu’elle pensait cela …), analyses dans lesquelles nous aimons à nous complaire durant des heures de réunion de « conduite du changement ». Beyoncé and the psychological endless loop Il y a là Beyoncé* qui est la chef de projet Lean. J’accompagne Jay-Z* qui est le coach de Beyoncé. Quelle est la performance ?

C2-MTL : le don au coeur du modèle d’affaire TOMS : concept « un pour un » à méditer pour vivifier votre business et surprendre vos clients (source © La presse ) | Proâme À la suite d’un voyage en Argentine en 2006, l’entrepreneur américain fonde TOMS, une entreprise de chaussures pas comme les autres. Le concept: pour chaque paire de chaussures vendue, TOMS en donnera une paire à des enfants défavorisés dans le monde. De 2006 à 2011, l’entreprise a ainsi chaussé plus de 2 millions d’enfants dans une cinquantaine de pays. «Les gens n’achètent pas seulement les chaussures, ils achètent la promesse de donner une autre paire», a dit Blake Mycoskie, qui prononçait hier un discours à la conférence C2-MTL. Le succès de TOMS a pris de court son fondateur, un entrepreneur en série qui a fondé sa première entreprise à 19 ans. «Au lieu de créer une fondation, je pensais que je pouvais me servir de mon talent d’entrepreneur pour faire la différence, dit Blake Mycoskie. Il décide néanmoins de plonger, vendant son entreprise de logiciels (une école de conduite virtuelle) pour créer TOMS dans son appartement de Los Angeles.

La crèche Baby Loup, la laïcité et les femmes L’affaire de la crèche Baby Loup est intéressante à plus d’un titre. Elle ne pose pas seulement la question de la laïcité, mais aussi celle du droit à géométrie variable et, plus important encore, celle du travail des femmes. Elle confirme aussi que, malgré les dénégations, la question musulmane n’en finit pas d’agiter les médias et les politiques, qu’elle reste à la Une de l’actualité, de la burqa au « péril islamique ». Rappelons les faits, tels que rapportés par Caroline Coroller sur Libération.fr (9 novembre), sous le titre « Baby Loup : un voile entre deux mondes devant les prud’hommes » : « Pour les défenseurs de la direction de la crèche Baby Loup, Fatima Afif est une provocatrice. « La crèche Baby Loup est, il est vrai, un lieu unique. « Fatima Afif y a débuté, dès son ouverture, en 1991, comme assistante maternelle avec un Contrat emploi solidarité. On l’aura compris, la question posée est de savoir si une employée d’une crèche (privée) a le droit de porter le foulard ?

Culture internet : quelle alternative au modèle californien ? « #hypertextual L’Amérique a colonisé nos inconscients (Wim Wenders) Un reproche récurrent et pertinent dans les commentaires en réponse aux billets sur le manque de visibilité des intellectuels français dans la réflexion sur internet : on pointe du doigt une vision biaisée, férocement ancrée dans une tradition culturelle anglo-saxonne. Dans les années 80, Wim Wenders était considéré comme un des grands cinéastes européens. Le qualificatif Européen est à lire ici en tant qu’indication de non-Américain : des films contemplatifs, poétiques ne répondant pas nécessairement au diktat d’un cinéma Holywoodien à la narration tirée au cordeau. Pourtant, tout comme la nouvelle vague dont il s’inspire, ce cinéaste reconnaît l’influence fondatrice du cinéma Holywoodien à travers la citation éblouissante qui ouvre ce billet (et des oeuvres telles le fameux Paris, Texas). Comme Wim Wenders, je me sens profondément Européen. Creative Ethos Gay, créatif et technologique Eloge de la trans-disciplinarité Like this:

Le graphène flashe sur la molybdénite Demain, des clés USB au graphène? Merci l'EPFL! Quand deux matériaux prometteurs se rencontrent, ça fait des étincelles! La découverte du premier a valu le prix Nobel à ses deux accoucheurs, on veut bien sûr parler du graphène. Au fur et à mesure de son étude, on lui a découvert des tas de qualités, comme l'auto-refroidissement et la haute solidité pour un poids minime. Des chercheurs de l'EPFL l'ont marié avec la molybdénite, un semi-conducteur existant en grande quantité à l'état naturel. Et le résultat de cette union est un prototype de mémoire flash – qui peut donc conserver les informations sans alimentation d'énergie – et qui offre un grand potentiel en terme d'efficacité, de miniaturisation, de souplesse mécanique et de faible consommation. Les résultats de cette recherche viennent de paraître dans la revue ACS Nano. Retrouvez le reportage que Nouvo consacrait au graphène:

Banlieues, les associations en panne En dix ans, le nombre d’associations intervenant dans les quartiers populaires a été divisé par deux, notamment à cause de la baisse des subventions publiques. L’affaiblissement de ce tissu associatif risque de fragiliser l’intégration de populations déjà marginalisées. L’année dernière, à Besançon, l’association Humanis a cessé toute activité. Finies les rencontres intergénérationnelles entre les jeunes et les autres habitants du quartier pour apprendre à vivre ensemble. Finis aussi les émissions de radio associative, les engagements dans la lutte contre le racisme et pour la mixité au travail, la participation au carnaval de la capitale comtoise ou encore les rencontres avec les footballeurs du club de Sochaux. Des subventions qui baissent pour combler le déficit Des exemples comme celui-ci, Samuel Thomas pourrait en donner des dizaines. Dans l’associatif comme ailleurs, l’argent reste le nerf de la guerre. « Il y a eu une chasse aux sorcières » La dépendance aux subventions

UK, US, EU : Le jour, la nuit et le Moyen-âge Les leaders de l'innovation gouvernementale de trois capitales ont ouvert le Personal Democracy Forum. Washington est resté flou et lyrique, Londres pragmatique et Bruxelles tristement immobile. Lors de la session d’ouverture du Personal Democracy Forum de Barcelone, le 4 octobre dernier, les organisateurs ont donné la parole à trois poids lourds de différents gouvernements, chacun racontant comment les nouvelles technologies leur permettent de rendre le monde meilleur. L’Américain a parlé des possibilités ouvertes par les nouvelles technologies, l’Anglais a raconté très pragmatiquement comment ils procédaient pour rendre leur administration plus digitale. Alec Ross : « Nous en sommes à la première page du premier chapitre » Il a développé le concept de 21st century statecraft, « la manière de gouverner du 21e siècle ». Derrière cette perspective historique flatteuse, que fait vraiment la diplomatie américaine sur le web ? Constantijn van Oranje-Nassau : « Je ne suis pas sur Tweeter »

Entreprise 2.0 > ReWork, le manifeste pour réapprendre à travailler… et à gérer J’ai déjà eu l’occasion de mentionner 37Signals, une ancienne agence web reconvertie en éditeur de solutions de collaboration (Basecamp, Backpack…). Le parcours de cette petite société est complètement atypique, surtout en ce qui concerne leurs méthodes d’organisation et de collaboration déjà détaillées dans Getting Real, un livre publié il y a quelques années. Rebelote avec Rework, un nouveau livre traitant de collaboration, d’organisation ou encore de gestion de votre start-up. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce livre est un véritable électrochoc car il tord le cou à de nombreuses conventions et autres habitudes développées au fil des années. La lecture de ce livre est très enrichissante, non pas car les conseils qui y sont prodigués sont à appliquer sur le champ, mais parce qu’il permet de prendre du recul sur un certain nombre de sujets dont voici un petit résumé. Concernant la collaboration : Concernant la gestion et l’évolution d’une offre : WordPress: J'aime chargement…

Thorium, le rêve d’un nucléaire « vert » Voici la version longue et illustrée de ma chronique prospective mensuelle publiée dans les Echos aujourd’hui, Aujourd’hui l’humanité utilise trois types d’énergies : les énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole), les énergies dites renouvelables (éolien, solaire, géothermique et hydraulique) et le nucléaire. En moyenne le coût nécessaire pour élever un million de livre d’eau d’un degré Farenheit (l’unité BTU) est de 44$ via l’énergie solaire, 18$ avec du pétrole, 2$ avec du charbon et 0,92$ avec de l’uranium ! Les énergies fossiles sont en effet peu chères et sécurisées mais très polluantes et leur pérennité remise en question compte tenu de l’érosion croissante des stocks. Les énergies renouvelables sont propres et générées à partir de ressources abondantes mais leur coût est conséquent. Enfin le nucléaire propose le meilleur retour sur investissement financier mais induit le plus fort risque environnemental. How Thorium can save the world: Salim Zwein at TEDxBeirut 2012

Michel Abhervé : L'intérim coûte une fois et demi plus à l'assurance chômage que les intermittents Alors que le déficit du régime d’assurance chômage des intermittents suscite régulièrement polémiques et mobilisations, il est un secteur qui, en toute discrétion, contribue nettement plus au déficit du régime Si l’on en croit Les Echos, les comptes 2011 de l’UNEDIC feraient apparaitre un déficit total de 2,47 Milliards d’Euros pour l’exercice, du, pour sa totalité à deux régimes particuliers, celui des intermittents du spectacle pour 1,01 milliards d’Euros, et celui des intérimaires pour 1,394 Milliards d’euros Les Echos consacrent d’ailleurs un article à “L’impossible équation des intermittents du spectacle” où ils sont très explicatifs sur les motifs du déficit de ce régime particulier, qui est effectivement problématique et présenté dans l’article comme “à bout de souffle“, alors qu’ils sont fort discrets sur les raisons du déficit, pourtant nettement plus élevé, concernant les intérimaires D’ailleurs la logique est-elle si différente ?

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