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Du troc au gratuit: l’économie collaborative qui grandit

Du troc au gratuit: l’économie collaborative qui grandit
On connaissait le troc depuis la nuit des temps. En ces temps de crise, on y revient à tous ces trucs qui traquent les bonnes affaires. Covoiturage, achats groupés, potagers collectifs, bonnes affaires de récup’ sur Internet… Pêle-mêle, les multiples initiatives s’empilent et infiltrent peu à peu les esprits. Mais, à Bruxelles, quelques initiatives poussent l’idée encore plus loin : des marchés et un magasin gratuits ont vu le jour ces derniers mois. 1 Comment ça marche ? « Apporte tout ce dont tu n’as plus besoin. 2 Qui organise et comment ? À l’origine du premier marché gratuit, il y a trois Espagnols en Belgique pour un Erasmus. 3 Quelles motivations ? Les motivations de ce type d’initiatives sont multiples : d’abord une préoccupation écologique de partager l’abondance. 4 Quel est le public ? Bien sûr, un certain public a reçu l’information via les réseaux sociaux, mais il n’y a pas que des bobos, même quand le marché prend place à quelques pas du café Belga de la place Flagey ! Related:  zones de gratuité & magasinsDans les parages de Rifkinmahry

Charente : le troc comme monnaie d'échange La Boixe à SEL est un système d’échange local. Qui permet de troquer un livre contre un temps de jardinage. C’est aussi un espace de gratuité si l’on veut offrir des objets ou des services. Exemple à Saint-Amant.”Il n’y a pas forcément de réciprocité. On peut rendre service à quelqu’un et quelqu’un d’autre nous le rend. "Le meilleur échange est celui qui se fait sans contrainte, alors proposez des services que vous rendrez avec plaisir!" Stéphanie Seguin, présidente de SeinBiOse à l’origine de l’événement, a le sourire. Le catalogue des offres et demandes, qui liste les besoins et les compétences de chacun, s’étoffe. Un euro égale 6 minutes de service Marine, une retraitée de Genac, propose un sac à dos à 15 euros et une robe qu’elle n’a pas encore estimée. "Je fais des séances de guidance énergétique et lorsque j’ai besoin de changer une dalle de plafond, je trouve facilement quelqu’un. "L’objectif, c’est aussi de se retrouver.

Un supermarché (presque) gratuit, bientôt à Paris Park Slope Food Coop © Google Paris pourrait bien voir son premier supermarché "collaboratif" de France. En tout cas, un projet est en cours. Un espace qui s'inspire d'expériences menées aux Etats-Unis. Comment ça marche ? Le magasin Park Slope Food Coop à Brooklyn fonctionne en coopérative. A quand le supermarché collaboratif à la française? Reportage sur la Park Slope Food Coop © herfelly C'est la coopérative française "La Louve" qui mène le projet. Avant de pouvoir déambuler dans les rayons, la coopérative vient de lancer un appel au financement participatif sur le site Kiss Kiss Bank Bank.

Les marchés gratuits, la nouvelle tendance anticonso Argentine / / Amérique du sud Né dans la capitale argentine, le concept fait fureur et a déjà conquis de nombreuses villes à travers tout le pays. L’idée est simple, il s’agit de donner le superflu sans rien attendre en retour, pour que plaisir d’offrir ne rime pas avec consommation effrénée. Les marchés gratuits connaissent un grand succès en Argentine. © jforth (Flickr) Une idée qui gagne du terrain Imaginez un instant une brocante ou derrière chaque étal vous seriez accueillis par un : « Servez-vous, tout est gratuit ». Baptisés gratiferias, ces événements ont vu le jour grâce à Ariel Bosio, un jeune argentin lassé de devoir transporter ses possessions de déménagement en déménagement. « J’ai découvert que je pouvais vivre avec moins d’affaires que ce que je possédais et que c’était surtout une question d’habitude ». N’importe qui peut organiser un gratiferia, à la seule condition que le lieu soit public, ouvert à tous et qu’aucun droit d’entrée ne soit exigé. Ni troc, ni réciprocité

« La gratuité, c’est ce qui a le plus d’importance dans nos vies » Jean-Louis Sagot-Duvauroux passe une bonne partie de son temps comme dramaturge au sein d’une compagnie de théâtre malienne, Blonba. Il est aussi, en tant que philosophe, le co-auteur de « Voyageurs sans ticket. Liberté Egalité Gratuité. Une expérience sociale à Aubagne » (éd. Au diable Vauvert). Depuis la chute du système communiste, cet auteur de nombreux essais (notamment le best-seller « On ne naît pas noir, on le devient », Albin Michel) cherche « les vraies transformations qui ne produisent pas de la tyrannie ». Electeur assumé du Front de gauche, il aimerait surtout que la gauche française « se pose un peu plus la question de l’alternative réelle au système capitaliste en place ». Jean-Louis Sagot-Duvauroux (Gilles Perrin) Rue89 : Pour commencer, une question qui peut ressembler à un sujet de bac philo : quelle est la valeur de la gratuité ? Jean-Louis Sagot Duvauroux : La gratuité, c’est ce à quoi on accorde le plus d’importance dans nos vies. En anglais, on dit « free », libre.

L'Australie remet le troc au goût d... de la demande et c'est une réussite! Australie – Social : Ce n’est pas toujours évident de faire du troc sauf pour les denrées qui se placent ou se conservent dans des récipients d’un poids équivalent! Les produits de nos jardins sont faits pour aller dedans… Toute l’idée est là et ça marche. Le café s’échange contre la farine; la farine contre des fines herbes; les carottes contre les pommes de terre et tout le monde y trouve son compte. Pour les particuliers, ce système permet d’économiser en « rentabilisant » les excédents de leurs jardins et pour les restaurateurs, c’est pur plaisir de dégoter des pots de saveurs… qui enchantent les palais de leurs clientèles. Et si seulement c’était tout, mais NON! tous ces mouvements forment des communautés soudées et solidaires. A reproduire! Img Diapo En audio pour ceux qui le souhaitent. WordPress: J'aime chargement…

Une zone de gratuité éphémère e système d'échanges local (SEL) existe depuis un an sur la commune sous le nom de Sel de la dune. La présidente Viviane Roesch souligne que « cette association a pour but de développer la solidarité, l'entraide et la convivialité par des échanges de biens, de savoir et de services de proximité sans utilisation d'argent ». « Notre association, poursuit-elle, organise une zone de gratuité à l'occasion de la Semaine de la solidarité, le dimanche 25 novembre à 14 heures à l'espace Jean-Fleury. Le principe est des plus simples : les participants amènent des objets dont ils ne se servent plus mais qui seraient utiles à d'autres, et n'importe qui peut les prendre. Pas d'échange d'argent, le sourire suffit. » Il y a déjà eu de semblables initiatives dans la France entière. Ceux non cédés seront repris par leur propriétaire.

Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif Bernard Stiegler est philosophe, théoricien de l’évolution des systèmes techniques. Il a découvert les modèles du libre de façon presque accidentelle, en tant que Directeur de l’INA. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Les modèles ouverts, contributifs et collaboratifs sont de plus en plus nombreux, la contribution s’étend à de nouveaux territoires, comment interprétez-vous cette évolution ? Avant de répondre, il y a un préalable, reconnaître que tous les modèles ne sont pas équivalents. C’est pour cela que je parle de pharmakon. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une typologie des modèles contributifs. Je travaille beaucoup avec des communautés de Hackers : jusqu’à “la crise Snowden” ils ne voyaient pas véritablement le caractère pharmacologique du net. J’ai une vision freudienne de l’économie.

Les zones de gratuité, le lien social grâce au don Partout en France émergent des initiatives proposant aux particuliers désirant se séparer de biens matériels de les mettre à disposition de leur communauté. Simplement en demandant aux municipalités de fermer une portion de rue durant une ou deux journées, les zones de gratuité sont instaurées. Le concept est le suivant : tout ce qui est dans cette zone (ou plutôt sur les étalages de cette zone, vous ne vous y ferez pas dépouiller), est gratuit. Le principe étonne, mais a pourtant déjà été appliqué dans quelques villes de France, comme par exemple à Montreuil et à Grenoble. Une affiche qui résume bien le concept La première zone de gratuité a sans doute été ouverte par la communauté des Diggers de San Francisco, et approvisionnée partiellement par les marchands locaux. Cet évènement est peut-être la meilleure illustration de l’application d’une consommation collaborative à une échelle locale : consommer sans gâcher en proposant à nos voisins des biens qui ne nous servent plus.

Le troc se recycle sur la toile Echanger des cours d’éducation canine contre du jardinage, des bottes en croco contre un manteau en daim… et même des coupons de réduction pour des yaourts ou de la margarine. Tout ou presque se troque sur Internet, à en juger les petites annonces publiées sur la toile. Avec la crise, ce système d’échange dépourvu de contrepartie monétaire suscite un regain d’intérêt, après avoir longtemps été perçu comme dépassé. Les motivations économiques ainsi que "la diffusion de la norme écologique au sein de la société", jouent un rôle déterminant dans le développement des modes de consommations alternatifs, tels que le troc, estiment les auteurs d'une étude du Credoc [pdf] (centre de recherche qui observe les conditions de vie des Français) publiée en juillet 2012. Génération "web-troqueur" Formidable outil de sociabilité, Internet a enfanté une nouvelle génération de "web-troqueurs". Des algorithmes qui trouvent la bonne combinaison Echanger près de chez soi > Quelques sites de troc: Trocs divers

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