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Les 10 leçons sur l’empowerment de Marie-Hélène Bacqué

Les 10 leçons sur l’empowerment de Marie-Hélène Bacqué
Le 20-03-2013 Par Erwan Ruty Sociologue spécialiste des quartiers, la nouvelle coresponsable de la mission sur la participation des habitants confiée par le ministre de la Ville François Lamy, publie avec Carole Biewener un opuscule dédié à ce nouveau fétiche venu d’outre-atlantique, l’empowerment. Pour réveiller la démocratie locale, participative, communautaire ? On en rêve, mais on peine à y croire. Résumé en 10 points. Un concept américain Comme tout ce qui brille, qui fait de la mousse et qui fait courir les médias, l'empowerment est une invention américaine, remontant aux années 1970. Un concept qui fut radical L'empowerment est un processus par lequel des individus vont se responsabiliser et se doter d'une conscience sociale, qui peut devenir collective, leur permettant de s'émanciper et de développer des capacités d'action pour se prendre en charge eux-mêmes, et changer leur environnement. L’empowerment à usage des féministes et des minorités Noires A quoi peut servir l’empowerment ?

http://www.presseetcite.info/journal-officiel-des-banlieues/agir/les-10-lecons-sur-lempowerment-de-marie-helene-bacque

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L'"empowerment", nouvel horizon de la politique de la ville Le ministre François Lamy s'est emparé de ce concept venu des Etats-Unis qui vise à redonner aux habitants des cités populaires une capacité à agir. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvia Zappi C'est le nouveau mot à la mode dans les cercles de la politique de la ville. « Empowerment » : généalogie d'un concept clé du discours contemporain sur le développement L’enthousiasme initialement suscité par l’adoption du concept d’empowerment par les agences internationales de développement chez plusieurs intellectuels, activistes et professionnels, de terrain n’a pas duré. La cooptation du mot dans le vocable dominant fait l’objet, en effet, de critiques virulentes, tant au niveau de la définition et l’opérationnalisation du concept, de la vision du pouvoir qu’il véhicule, que de sa finalité. 1 – Un terme vague et faussement consensuel Bien que le concept d’empowerment, soit aujourd’hui largement utilisé dans le vocable du développement international, il est en fait rarement défini (Oxaal, Baden, 1997).

Qu'est-ce que la conscientisation Qu'est-ce que la conscientisation ? Raymond Debord Version rédigée d'un exposé présenté en juin 2004 sur la base du document "la conscientisation" édité par le Collectif québécois de conscientisation Définition de la conscientisation : "Processus d'apprentissage et d'interinfluence entre des groupes de personnes de la classe populaire, immergées dans des situations d'exploitation, de domination et d'aliénation, et des intervenantes et intervenants intérieurs ou extérieurs à la classe populaire, interpellés par ces situations et visant à les changer dans une interaction dialectique avec un processus plus global de transformation politique de la société" (Collectif de conscientisation). Si l'homme n'est pas le "Sujet" avec un grand "S" de l'histoire (ni d'ailleurs le Prolétariat avec un grand "P") il est un sujet, un acteur dans l'histoire qui est celle de la lutte des classes (1).

De quoi le pouvoir d'agir est-il le nom ? Manu Bodinier a découvert l'empowerment au Québec en 1998 avec le chercheur universitaire Yann Lebossé et de Vivian Labrie, animatrice du Collectif pour un Québec sans Pauvreté. Il a été depuis délégué en Rhône‐Alpes pour la Fédération des centres sociaux, organisé des Marches pour la dignité et contre la pauvreté avec des personnes précaires et présidé l'association ECHO qui a donné naissance à l'Alliance Citoyenne de Grenoble. Il est aujourd'hui artisan de justice sociale à www.aequitaz.org Depuis quelques années1, un certain nombre d'initiatives sociales en France se réclament de la notion de « pouvoir d'agir »2, traduction toujours incomplète et bancale du concept d'empowerment3.Récemment, elles se sont même constituées en Collectif national et ont fait l'objet d'un rapport public auprès du Ministre de la Ville. Ce mouvement fait émerger un certain nombre de questions : avons‐nous là affaire à de nouvelles formes d'actions collectives ?

Empowerment : appropriation ou réappropriation de son pouvoir Origine : Disponible également sur le site : Empowerment : appropriation ou réappropriation de son pouvoir Les auteurs ont élaboré plusieurs définitions concernant le concept d'empowerment (Rappaport, 1984). Selon les contextes, on peut conceptualiser la notion d'empowerment et s'y référer à la fois comme théorie, cadre de référence, plan d'action, but, idéologie, processus, résultat (Hawley & Mc Wrirter, 1991) ou conséquence (Gibson, 1991).

Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative 1 Professeur des universités à l'IEP de Lille de chercheur au CERAPS (CNRS/université Lille II). 2 Boltanski, Luc, Chiapello, Eve, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 1999. 3 Un article récusant cette distinction a par ailleurs été publié récemment sur laviedesidées.fr: Ber (...) 1Le titre de cet ouvrage de Loïc Blondiaux1 pourrait évoquer une chronique des mutations de la démocratie de ses origines à nos jours sur le modèle du désormais célèbre « Nouvel esprit du capitalisme »2. Il n'en est pourtant rien. L'ambition de l'auteur est au contraire tournée vers le futur de nos systèmes démocratiques. André Gorz, penseur de l’émancipation Ce portrait d’André Gorz sera suivi de deux points de vue critiques et inédits sur son œuvre, l’un que Robert Castel a écrit pour la Vie des Idées en octobre 2012 (« Salariat ou revenu d’existence ? Lecture critique d’André Gorz »), l’autre de Bernard Perret (« Écologie et émancipation. Penser avec et contre Gorz »). Dans la cartographie du paysage intellectuel européen de la critique sociale depuis les années 1960, la figure d’André Gorz se distinguerait par son originalité et sa singularité. Son œuvre de philosophie sociale et politique occupe incontestablement une place à part, à la fois reconnue et méconnue. Il y a plusieurs manières de faire le portrait intellectuel d’un auteur.

L’ambition démocratique du community organizing : l’exemple de l’Alliance Citoyenne de l’agglomération grenobloise Version remaniée le 25 janvier 2016 La mise en place, depuis quelques années, des méthodes de community organizing peut-être envisagée comme une tentative de dépassement des limites du système représentatif. Par un rappel des ressorts de leur développement, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, et par l’observation de leur mise en pratique au sein de l’ Alliance citoyenne de l’agglomération grenobloise, cet article s’attache à remarquer ce qui fait l’originalité de ces démarches : rapport pragmatique au pouvoir, mobilisation autour des « colères » des habitants, actions collectives centrées sur le conflit. Un regard sur l’objectif de prise d’autonomie des habitants, formulé par les fondateurs de l’alliance, permet d’inclure une analyse de la structure et des méthodes du community organizing sous l’angle des processus d’émancipation qu’elles sont susceptibles de favoriser. Conflit et démocratie : la verticalisation des colères Emancipation collective et individuelle et division des tâches

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