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Mutation de l'animal lecteur

Mutation de l'animal lecteur
On lit de moins en moins de livres… Mais l'homme pressé d'aujourd'hui, entouré d'écrans, n'a jamais autant lu ! Où l'on découvre que les pratiques de lecture ont connu bien des mutations. « Je crois que nous sommes, dans l'âme, des animaux lecteurs et que l'art de lire, au sens le plus large, définit notre espèce », écrit Alberto Manguel, dans son Nouvel Eloge de la folie (éd. Actes Sud). La belle affirmation de l'écrivain argentin ne constitue-t-elle pas pourtant une profession de foi obsolète ? L'être humain ne serait-il pas aujourd'hui en train de muer, de muter, de s'extraire de sa peau d'« animal lecteur » pour en revêtir une nouvelle, incertaine encore ? “Plus que jamais auparavant, l'écrit est partout dans nos vies…” « Nous sommes dans un moment de mutation, c'est certain. De fait, les enquêtes quantitatives menées depuis quarante ans montrent qu'incontestablement, en France comme dans tous les pays occidentaux, on lit moins de livres qu'avant. Le canon des classiques est délaissé

http://www.telerama.fr/livre/mutation-de-l-animal-lecteur-les-nouvelles-pratiques-de-lecture,101239.php

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Les jeunes et les livres en 2016 Si le livre reste le premier bien culturel des Français et la lecture l’une de leurs activités préférées, il n’en demeure pas moins que l’un comme l’autre voient leurs poids s’amenuiser, en particulier chez les plus jeunes. Pourtant, l’importance de la lecture dès le plus jeune âge, pour nourrir le futur adulte et citoyen, est primordiale. Le livre et la lecture ouvrent le chemin vers la connaissance, invitent à la découverte, aux rencontres et, en cela, offrent une véritable chance de comprendre le monde et de l’appréhender. Ils sont donc essentiels à la construction de l’individu. Dans ce cadre, le CNL s’attache à mieux connaître le secteur dans lequel il évolue, en interrogeant ses professionnels sur leurs enjeux, leurs mutations, leurs préoccupations ou leurs attentes, mais également en s’intéressant au public, point de jonction de l’ensemble des acteurs en aval de la chaîne du livre.

Blog Bertrand Calenge - La lecture publique, quelle lecture publique ? Simultanément ou presque, je rencontre cette semaine un mémoire sur les compétences territoriales en matière de lecture publique, à l’occasion des soutenances de mémoires DCB à l’enssib, et le dernier billet de Dominique Lahary faisant le point sur « la lecture publique intercommunale en 10 leçons« . Ajoutez à cela l’actualité politique qui valide la création des métropoles, le serpent de mer du débat sur les compétences croisées des différents niveaux d’administration locale, et une ambiance de campagne électorale qui débute sur fond de municipales et, par conséquent, d’intercommunalité. Le cadre de la lecture publique La définition de cette expression courante est très large, si j’en crois Wikipedia : « La lecture publique est l’ensemble des actions menées autour du livre et de la culture de l’écrit en général.

L’évolution des pratiques de lecture à l’aune des dynamiques générationnelles et des pesanteurs sociales L’étude d’Olivier Donnat du Département des études statistiques (DEPS) du ministère de la Culture, Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique (2009) est une référence incontournable pour qui s’intéresse à l’évolution des pratiques culturelles. Elle vient de se voir augmentée de plusieurs pages d’études complémentaires la mettant en perspective sur la longue durée via une analyse générationnelle (que le DEPS avait déjà esquissé avec le BIPE en 2007 dans cette étude, voir mon commentaire). Une étude qui ne propose aucun scoop, mais qui approfondit nos connaissances de l’évolution des pratiques de lecture. Si on regarde la question de la lecture, l’étude sur 35 ans, montre plusieurs choses. Quand on observe avec attention les graphiques produits par le DEPS, on se rend compte que la classe d’âge des 15-24 ans demeure celle où les lecteurs de livres sont proportionnellement les plus nombreux, tant dans les années 70 qu’aujourd’hui. Share and Enjoy

Inoué Yasushi, Le Maître de thé L'énigme de la Voie du thé Zoé Balthus Un narrateur anonyme, qui peut bien être Inoué Yasushi en personne, se trouve en possession d'un manuscrit original, anonyme lui aussi et sans titre. « La Cité des mots » : Manguel gratte la langue là où ça fait mal Alberto Manguel (Graig Stephenson). Où en est l’art de raconter des histoires, à l’heure où guerres et forteresses régissent un monde financièrement globalisé ? Où se trouvent identité et imaginaire, dans un monde dévoué au langage de communication et de communauté ? Quels contes construisent le monde de demain ?

Le lecteur, une espèce menacée ? Pas le temps... L'esprit ailleurs... Les amateurs de livres sont en petite forme. Le Prix Goncourt des lycéens Le ministère chargé de l'éducation nationale et la Fnac organisent le Prix Goncourt des lycéens avec l'accord de l'académie Goncourt. L'objectif est de faire découvrir aux lycéens la littérature contemporaine et de susciter l'envie de lire. Remise du Prix Goncourt des lycéens 2016 Le 29e Prix Goncourt des lycéens est attribué à Gaël Faye pour son roman "Petit pays" aux éditions Grasset. Prix Goncourt des lycéens 2016 : proclamation des résultats Question/réponse sur les pratiques de lecture actuelles sur le site de l'Enssib Lors d'une discussion avec mon fils, nous sommes arrivés à des conclusions différentes. Bien qu'il sache que nombre de livres trainent dans des bibliothèques sans être lus, il estime que le nombre de lecteurs est en constante augmentation en France (favorisé par les terminaux mobiles). De mon côté, il me semble que les enfants lisent de moins en moins, même sur leur smartphone. Qu'en est-il de la lecture réelle ? Existe-t-il des données du style nombre de pages lues par Français par année et ce depuis qqs décennies pour pouvoir en suivre l'évolution.

La Danza de la realidad, d'Alejandro Jodorowsky CINÉASTE, MIME, SCÉNARISTE de bandes-dessinées, romancier, poète, ou encore théoricien de tarot divinatoire, Alejandro Jodoroswky est et se dit "multiple". Co-fondateur du mouvement Panique avec Fernando Arrabal et Roland Topor en 1962, le cinéaste chilien réalise à l’époque des "éphémères paniques", performances artistiques souvent reçues comme provocantes et scandaleuses, desquelles se dégage une atmosphère festive, cérémoniale, à la fois mystique et onirique, et où l'espace théâtral devient un microsome dans lequel tout se trouve mêlé. Cette même esthétique du multiple, de l'allégorie et du rêve se poursuit, adoucie par la sagesse du temps, dans son nouveau film. Après 23 ans de silence, le cinéaste chilien propose avec La Danza de la realidad une sorte d'autobiographie fantasmée et thérapeutique.

Persévérance de la vérité Le 17 janvier 2007, je lus que le journaliste turco-arménien Hrant Dink avait été assassiné à Istanbul par un nationaliste turc âgé de dix-sept ans, pour avoir critiqué le refus du gouvernement de reconnaître le génocide arménien. L’assassinat de journalistes qui tentent de dire la vérité est une coutume consacrée par le temps, et les justifications données de tels crimes bénéficient d’une tradition également longue (c’est délibérément que j’utilise les termes “consacrée” et “bénéficient”). De saint Jean-Baptiste et Sénèque à Rodolfo Walsh et Anna Politkovskaya, ceux qui proclament la vérité et leurs bourreaux occupent un rayon étonnamment vaste de la littérature. Voici un peu plus de vingt-quatre siècles, en l’an 399 avant J.-C., trois citoyens athéniens intentèrent une action publique à l’encontre du philosophe Socrate, qui représentait à leurs yeux une menace pour la société. En effet.

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