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Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace.

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace.
Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Dans cette nouvelle série d’articles, nous nous intéresserons à différents comportements qui sont typiques des dominants (occuper beaucoup d’espace, avoir beaucoup de temps de parole et parler fort, exprimer certaines émotions comme la colère…). Nous verrons également qu’il est considéré comme peu convenable pour une femme de les arborer. Brigitte Laloupe aborde ce thème dans son livre « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ». Occuper beaucoup d’espace : un attribut du dominant Les dominants ont droit à plus d’espace1. Plus précisément, l’espace personnel des dominants est plus grand2. En corrélation avec un plus grand espace personnel, les dominants ont tendance à occuper plus d’espace avec leur corps. L’utilisation de l’espace est donc un très bon indicateur de statut social. Les espaces privés des hommes public. En conclusion 1. 2.

http://antisexisme.net/2012/04/09/le-genre-et-lespace/

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Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi The Good Body, d'Eve Ensler En interrogeant les Européens sur la vision fantasmatique qu’ils se faisaient du harem, la Marocaine Fatema Mernissi - elle-même née dans un harem bien réel - a été intriguée de constater que les fantasmes sexuels des hommes occidentaux étaient souvent peuplés de femmes muettes, passives, et qu’ils considéraient l’échange intellectuel comme un obstacle au plaisir. Dans sa propre tradition culturelle, explique-t-elle dans Le harem et l’Occident , les femmes, au contraire, sont réprimées en connaissance de cause, parce qu’on leur reconnaît la possibilité d’être des égales, et que leur intelligence suscite à la fois crainte et attirance. Au terme d’une enquête lumineuse, elle formule cette hypothèse : les Orientales subissent un enfermement spatial, alors que les Occidentales, elles, sont enfermées dans une image à laquelle on les somme de correspondre : ce qu’elle baptise le « harem de la taille 38 ».

Genre et transports publics : la guerre des territoires C’est en errant sur Twitter la semaine dernière que nous sommes tombés sur une énième conversation lancée par la blogueuse étiquetée “féministe” (ce n’est pas son unique engagement), Mar_Lard. Les débats auxquels elle participe sur les réseaux sociaux soulèvent bien souvent des questions piquantes de discrimination. Cette fois, la discussion abordait plus ou moins directement un bouquet de thèmes qui nous sont chers tels que la place des femmes dans l’espace public, et plus précisément les incivilités teintées de machisme.

Le responsable d'un site de « revenge porn » condamné à 18 ans de prison Kevin Christopher Bollaert, un développeur Américain âgé de 28 ans a été condamné à 18 ans de prison aux Etats-Unis vendredi 3 avril pour extorsion et vols d'identité après avoir publié 10 100 photos sexuellement explicites sans le consentement des personnes, une pratique désignée sous le nom de « porno vengeur » (revenge porn, en anglais). Le revenge porn consiste à exposer par vengeance les photos de son ancien(ne) partenaire sexuel(le), dérive visant quasi exclusivement des femmes, à des fins de revanche. Kevin Christopher Bollaert a été déclaré coupable de 27 délits par un tribunal de San Diego (Californie) pour avoir géré des sites de « porno vengeur », grâce auxquels il gagnait des milliers de dollars. M. Bollaert a créé en décembre 2012 une page sur laquelle il a publié des photos explicites sans le consentement des personnes qui y figuraient.

Détruire la virilité Beaucoup d'hommes semblent très occupés à tenter de définir leur place dans le féminisme. C'est pour moi un phénomène assez curieux que de voir des hommes, qui ont déjà une place immense dans la société, venir encore en réclamer une dans le féminisme, perdre du temps à débattre de ce sujet alors qu'il y a d'autres urgences. Discuter de sa place c'est toujours un temps qui ne sera pas passé à discuter des inégalités subies par les femmes. Dans le métro, les hommes occupent plus d’espace que les femmes Le voilà, le maître du monde. Les jambes nonchalamment écartées, les pieds calés de chaque côté du corps, le journal largement ouvert devant lui, la tablette à portée de main, installé comme s’il lisait paisiblement dans son salon. A côté, une femme, telle une petite souris, a replié les jambes, rangé ses affaires et posé son sac sur ses genoux. Et l’équipée s’en va ainsi, brinquebalante, soumise aux soubresauts de la rame, aux accélérations soudaines et aux freinages intempestifs. Genre. Dans le métro, les hommes occupent plus d'espace que les femmes.

Les féministes ne peuvent pas postuler que l'athéisme est supérieur à la foi religieuse Le féminisme n'est pas culturel. Le fait d'être féministe n'a pas de lien particulier avec une culture ou avec une religion, quelle qu'elle soit. Il est vrai que dans le monde dit «occidental», on pense la centralité des valeurs relative aux droits humains, à l'égalité homme-femme, mais il y a bien des femmes qui se sont battues pour leur égalité en dehors du carcan religieux judéo-chrétien. Le fait que des féministes dites «blanches», ou en tout les cas non-musulmanes et non voilées, doutent de femmes qui portent le foulard musulman, c'est de l'ethnocentrisme, tout simplement. Il s'agit d'ethnocentrisme car il est curieux de se penser soi-même comme étant porteur de valeurs universelles et d'imaginer que les seules femmes dominées sont celles qui portent un foulard musulman.

La rue, fief des mâles LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Fanny Arlandis Sur le trottoir ou dans le métro, on croise des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes. A première vue, l'espace public est mixte. Pourquoi les hommes ont tant de mal à repérer la misogynie Si des hommes ont été surpris par la réaction autour de #YesAllWomen après les meurtres d'Elliot Rodger, c'est parce que les hommes ne voient pas ce que vivent les femmes. Le mois dernier, quand la police de Santa Barbara s'est présentée au domicile d'Elliot Rodger – suite à un signalement de sa mère qui venait de découvrir ses vidéos YouTube dans lesquelles il détaillait son hostilité à l'égard des femmes qui avaient refusé d'avoir des relations sexuelles avec lui, étalait sa jalousie envers les hommes qu'elles avaient pu lui préférer, tout en faisant part de ses intentions de remédier à cette «injustice» en exhibant toute sa «puissance» et sa «magnificence» –, les officiers allaient repartir avec l'impression que Rodger était un «être humain merveilleux, gentil et tout à fait courtois». Ce week-end, les informations sur la tuerie ont rapidement fait le tour du monde, et le réveil a une nouvelle fois été très dur sur les médias sociaux. Amanda Hess Traduit par Peggy Sastre Amanda Hess

La fabrique des garçons : sanctions et genre au collège J'ai reçu en cadeau le livre La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège dont je vais vous proposer le résumé. Sylvie Ayral a étudié le nombre de sanctions dans 5 collèges très différents et a constaté que 75.7% à 84.2% des élèves punis ou sanctionnés étaient des garçons. 84.2% à 97.6% des élèves punis pour violences sur autrui étaient des garçons. Une ville faite pour les garçons Nos espaces urbains sont construits pour tous, pensez-vous ? Il n'en est rien. Dès le plus jeune âge, tout est fait pour y favoriser la présence des garçons, affirme le géographe Yves Raibaud. Mémoires de Louise Michel/Complet Il y a des noms si retentissants et d’une notoriété telle qu’il suffit de les mettre sur la couverture d’un livre sans qu’il soit nécessaire de présenter l’auteur au public. Et pourtant je crois utile de faire précéder ces Mémoires d’une courte préface. Tout le monde connaît, ou croit connaître l’ex-déportée de 1871, l’ex-pensionnaire de la maison centrale de Clermont, la prisonnière devant laquelle viennent enfin de s’ouvrir les portes de Saint-Lazare.

La boxe féminine : entre représentations médiatiques, marketing et pratique La boxe, un sport masculin ? Les femmes ont fait leur entrée en boxe plus tardivement que les hommes : en 1997 pour la boxe amateur en compétition (2), en 2004 pour les championnats du monde de boxe professionnelle (3) et en 2012 pour les Jeux Olympiques. Il en résulte une médiatisation en amont de ces événements tandis que les comptes-rendus sportifs restent relativement faibles. En effet, l’événement est annoncé socialement par les médias : «leurs premiers jeux olympiques» (4), le «premier combat de boxe féminine» (5) pour souligner qu’il est historique ; mais peu suivi sous l’angle sportif. Les boxeuses deviennent un symbole de la réussite, revendiquée, des politiques paritaires valorisant ainsi la fédération, le CIO, etc.

Le corps des femmes, le corps des mères et l'injonction du corps parfait En 2014, une actrice, Olivia Wilde, qui n'a pas perdu ses kilos de grossesse est jugée «décevante» et «peut faire peur». Que se passe-t-il dans la tête d'une personne capable d'écrire, à propos d'une femme qui vient à peine d'accoucher qu'alors «qu'on l'avait connue si bien foutue», qu'elle a aujourd'hui «des gros poteaux plein de cellulite» et que le fait qu'elle ait «ait gonflé autant enceinte» et «n'a pas fondu rapidement» est «vraiment décevant»? Qu'est-ce qui peut pousser à tenir de tels propos? L'ignorance? La malveillance? Ou l'idée visiblement bien ancrée qu'une mère ne doit «pas se laisser aller» après une grossesse? Les stéréotypes de genre sont dangereux pour la santé Lutter contre les stéréotypes filles — garçons est un enjeu d’égalité et de mixité, selon le rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective. Ce rapport examine les conséquences des stéréotypes de genre sur le développement personnel des filles et des garçons, et présente trente propositions visant à corriger les biais perpétués par notre société. Des perspectives conditionnées par le genre « Les garçons ont du mal en français » ou « les filles ont des difficultés en maths », « c’est moins évident pour elles », au choix. Le fort ancrage des stéréotypes enferme les enfants dans un déterminisme genré.

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