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La NSA espionnait aussi les Nations unies

La NSA espionnait aussi les Nations unies
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Damien Leloup Le programme de surveillance des communications de la National Security Agency (NSA) américaine a eu accès, à partir de l'été 2012, au contenu des conversations transitant par le système de visioconférence des Nations unies, révèle dimanche 25 août l'hebdomadaire allemand Spiegel. Le journal s'appuie sur des documents divulgués par Edward Snowden, qui expliquent que l'agence américaine est parvenue l'an dernier à "casser" le système de chiffrage utilisé au sein des Nations unies pour sécuriser les communications par visioconférence. Les documents révélés par M. Snowden avaient déjà démontré que la NSA ciblait des diplomates internationaux aux Nations unies, et plus particulièrement la délégation européenne. Mais c'est la première fois que des détails sont connus sur les moyens mis en œuvre pour surveiller les échanges entre diplomates onusiens, pourtant protégés par des accords internationaux signés par les Etats-Unis.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/08/25/la-nsa-espionnait-aussi-les-nations-unies_3466087_651865.html

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Les câbles sous-marins, clé de voûte de la cybersurveillance C'est dans la "colonne vertébrale" d'Internet, les câbles intercontinentaux, que se joue la capacité de surveillance de la NSA et de ses partenaires. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Maxime Vaudano Pour se figurer l'espionnage des télécommunications, la première image qui vient à l'esprit est celle de "grandes oreilles" interceptant à la volée les signaux satellite parcourant le monde. Popularisée par la guerre froide et son décorum, cette représentation est pourtant depuis longtemps dépassée. Depuis les années 1990, l'écrasante majorité des télécommunications mondiales empruntent en effet les quelque 250 câbles sous-marins qui sillonnent le globe de long en large. "Dans un monde où chaque milliseconde compte, l'aller-retour vers les satellites représente une perte de temps inutile", explique Benjamin Bayart, spécialiste des télécommunications et porte-parole du fournisseur d'accès à Internet associatif FDN.

Surveillance : la DGSE a transmis des données à la NSA américaine LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jacques Follorou Une semaine après les manifestations d'indignation exprimées par les autorités politiques françaises après les révélations du Monde sur l'ampleur des interceptions électroniques réalisées, en France, par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, de nouveaux éléments montrent que cette émotion pouvait être, en partie, feinte. Mardi 29 octobre, devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, le chef de la NSA, le général Keith Alexander, a juré que les informations du Monde ainsi que celles d'El Mundo, en Espagne, et de L'Espresso, en Italie, sur l'interception de communications de citoyens européens par la NSA étaient « complètement fausses ». Il a précisé qu'il s'agissait de « données fournies à la NSA » par ces mêmes partenaires européens. La France bénéficie d'un positionnement stratégique en matière de transport de données électroniques.

Pour la NSA, le cryptage des données sur Internet n'est plus un obstacle De notre correspondant en Californie Dans le «budget noir» de l'espionnage américain, récemment publié par le Washington Post, une ligne avaient attiré l'attention. Le directeur de la NSA, James Clapper, louait les progrès «révolutionnaires» de l'agence «pour déjouer la cryptographie et décoder le trafic Internet». la NSA déjoue le chiffrement des communications ! Les désormais célèbres documents d'Edward Snowden, l'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale (NSA), viennent d'éclaircir une facette encore obscure du gigantesque système de surveillance des télécommunications mis en place par les renseignements américains et britanniques. Des articles publiés jeudi 5 septembre par le Guardian britannique, le New York Times américain et le site d'information sans but lucratif Propublica révèlent que la NSA et son alliée britannique, le GHCQ (Government Communications Headquarters), ont développé toutes sortes de méthodes pour contourner ou déjouer les méthodes de chiffrement censées protéger la confidentialité des données circulant sur Internet. Des techniques qui "compromettent largement les garanties avancées par les entreprises d'Internet sur la protection des informations de leurs utilisateurs", qu'il s'agisse de transactions bancaires, de communications personnelles ou d'informations médicales, écrit le Guardian.

Surveillance : "Peut-on commercer avec des pays qui n’ont pas confiance en nous ?" LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Hélène Bekmezian et Yves Eudes Patricia Adam est présidente (PS) de la commission de la défense de l'Assemblée nationale. Elle souhaite poser des conditions à la poursuite des négociations sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Elle a été reçue jeudi 31 octobre, avec la délégation parlementaire au renseignement, par François Hollande, qui a assuré avoir "exprimé ses vives préoccupations et formulé des demandes précises auprès du président Obama" et plaidé pour un "code de bonne conduite entre alliés".

Ecoutes numériques : la NSA aurait transmis ses données à Israël La NSA, l'agence américaine chargée des interceptions de communications, transmet ses données à son homologue israélienne, au risque de communiquer des informations sur des Américains et de violer ainsi leur vie privée, a révélé mercredi 11 septembre le quotidien The Guardian. La pratique d'échanges de renseignements entre services alliés est courante mais il est bien plus rare que ces renseignements soient des données "brutes", qui ne sont pas auparavant analysées. Or, d'après un protocole d'accord entre la NSA et son homologue israélienne de l'ISNU, fourni au Guardian par l'ex-consultant Edward Snowden, l'agence américaine transmet directement à cette dernière une partie des courriels et autres millions de conversations téléphoniques qu'elle intercepte.

Comment la Grande-Bretagne espionnait avec l'aide d'opérateurs On savait depuis le 21 juin que le Royaume-Uni possédait son propre système de surveillance électronique, baptisé "Tempora", sur le modèle du "Prism" américain. Les dernières révélations du lanceur d'alertes Edward Snowden, publiées vendredi dans le quotidien allemand Süddeutsche, nous apprenent que sept compagnies de télécommunications mondiales ont collaboré sciemment avec le GCHQ – l'agence de renseignement électronique britannique – pour l'alimenter en données. British Telecom, Vodafone Cable, Verizon Business, Global Crossing, Level 3, Viatel et Interoute ont en effet offert au GCHQ un accès illimité et secret à leurs câbles, qui transportent une grande part des communications téléphoniques et du trafic internet mondial. Concrètement, le GCHQ dispose d'une station à Bude, sur la côte ouest de la Grande-Bretagne, qui lui permet de se servir dans les informations de tous les câbles transatlantiques qui arrivent d'Amérique.

Comment la NSA espionne la France Les documents que "Le Monde" a pu consulter montrent comment le renseignement américain a ciblé la France, ses institutions, ses entreprises et ses citoyens. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jacques Follorou et Glenn Greenwald (Journaliste) L'avenir dira peut-être, un jour, pourquoi Paris est resté si discret, par rapport à Berlin ou Rio après les révélations sur les programmes d'espionnage électronique américain dans le monde. Car la France a été tout autant ciblée et dispose aujourd'hui de preuves tangibles que ses intérêts sont quotidiennement visés. Selon les documents de l'Agence nationale de sécurité (NSA) obtenus par Le Monde, les communications téléphoniques des citoyens français sont, en effet, interceptées de façon massive. Ces pièces, dévoilées en juin par l'ex-consultant de l'agence, Edward Snowden, décrivent les techniques utilisées pour capter illégalement les secrets ou la simple vie privée des Français.

Espionnage: Kerry admet que les Etats-Unis sont parfois allés «trop loin» Les Etats-Unis sont parfois allés «trop loin» en matière d'espionnage, a reconnu le secrétaire d'Etat John Kerry, dans ce premier aveu de Washington en pleine polémique avec l'Europe sur la collecte massive de données par l'Agence nationale de sécurité (NSA). Après dix jours de scandale, de révélations et de démentis entre les Etats-Unis et leurs alliés européens, c'est la première fois qu'un responsable gouvernemental américain admet explicitement des pratiques controversées dans l'interception par la NSA de communications et de données en Europe. «Dans certains cas, je vous le concède, comme l'a fait le président (américain Barack Obama), certaines de ces actions sont allées trop loin et nous allons nous assurer que cela n'arrive plus à l'avenir», a déclaré John Kerry lors d'une conférence à Londres à laquelle il participait depuis Washington jeudi soir par liaison vidéo. Obama résolu à clarifier la situation Une polémique internationale Avec AFP

La NSA reconstitue le profil social de certains Américains Cela fait au moins trois ans que l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine croise des données lui permettant de reconstituer le profil social de certains citoyens américains. Le gouvernement a ainsi pu identifier leurs collègues, leur localisation, leurs compagnons de voyage et autres informations personnelles, selon un article publié samedi 28 septembre sur le site du New York Times. Citant des documents provenant de l'ancien analyste de l'agence, Edward Snowden, actuellement réfugié en Russie, le quotidien américain rapporte que la NSA a commencé à autoriser les analyses d'appels téléphoniques et de données enregistrées dans les boîtes mail en novembre 2010.

L'Inde dans le viseur de la NSA, selon de nouveaux documents secrets Le quotidien indien The Hindu, s'appuyant sur de nouveaux documents fournis par Edward Snowden, révèle que l'Inde, allié des Etats-Unis, a fait l'objet d'une surveillance intensive, malgré les affirmations contraires de responsables américains. The Hindu affirme ainsi que la NSA a intercepté des communications liées à des enjeux cruciaux pour l'Inde, à savoir le nucléaire, le domaine spatial et la politique. L'agence, ainsi que les autorités indiennes, avait précédemment nié s'intéresser à de tels sujets, affirmant se concentrer sur le terrorisme, explique The Hindu.

La NSA a "continuellement" enfreint la loi pour collecter des données Face aux révélations sur la surveillance des télécommunications égrénées depuis plusieurs mois sur la base des documents de l'ancien consultant du renseignement américain Edward Snowden, l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) se retranchait jusqu'alors derrière la légalité de ses programmes. Deux ordonnances non publiques de la Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC), révélées mardi 19 novembre par The Guardian, permettent pourtant de mettre ses affirmations en doute. La FISC, une "cour secrète" créée en 1978, est censée surveiller la légalité des activités de la NSA en lui délivrant des mandats. Or les deux documents non datés, rédigés par deux ancients présidents de la FISC, Colleen Kollar-Kotelly (2002-2006) et John Bates (2006-2013), dénoncent la violation "systématique" et "continuelle" par la NSA des limites légales fixées à ses programmes. Voir l'infographie interactive : Plongée dans la "pieuvre" de la cybersurveillance de la NSA

#PRISM #Snowden #Lustre : ceci n’est pas un sabre-laser Les révélations d’Edward Snowden doivent amener une réflexion d’ensemble sur le monde interconnecté et hypertechnologique dans lequel nous sommes entrés. Pas seulement sur les abus des agences gouvernementales ou des géants du net, mais sur la relation qu’entretient une part de plus en plus importante de la population au numérique. « San-Francisco se rebelle contre les geeks » : c’est sous ce titre qu’un article du Los Angeles Times (traduit dans le Courrier International de ce mois-ci) décrit les changements massifs que génèrent l’invasion de jeunes salariés du secteur des « nouvelles technologies » dans la ville qui accueille la fameuse Silicon Valley. Croire que le secteur du numérique est simplement une aubaine qui produit du bien-être en plus et représente un avenir radieux, écologique, de partage, est un vaste leurre.

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