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Réflexions d’une pute anti-clients, hétérophobe et misandre.

Réflexions d’une pute anti-clients, hétérophobe et misandre.
par Morgane Merteuil Souvent, il y a certaines attitudes de mecs qui me mettent mal à l’aise dans les discussions sur le travail sexuel. Dans les messages que je reçois, dans les conversations que j’ai, dans ce que je peux lire ou entendre à droite à gauche… J’aimerais donc ici faire le point sur 2-3 choses. Déjà, premier truc que je comprends pas : les clients qui disent nous soutenir. Je crois, franchement, que vous n’avez RIEN compris à notre lutte. Si on se bat pour nos droits, c’est en grande partie pour avoir PLUS de pouvoir face à vous. D’ailleurs parmi vous, chers clients qui nous « défendez », vous êtes plein à « tellement honorer notre profession » que vous proposez même qu’on soit un service public. Un autre point que je voudrais aborder : la question du lesbianisme des putes. Pour conclure, je voudrais aborder la place des mecs dans les débats sur le travail sexuel. Like this: J'aime chargement…

http://languesdeputes.wordpress.com/2013/08/24/reflexions-dune-pute-anti-clients-heterophobe-et-misandre/

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Keep we both our liberties, Never false and never true Des putes. Cet article est un message d’amour à toutes les putes du monde. Les catins, les gigolos, et tous les autres travailleurs du sexe. droit de réponse à « contre le STRASS et son monde  paru sur IndyMedia Paris Suite à la parution de ce texte sur IndyMedia Paris, j’ai souhaité faire valoir mon droit de réponse, lequel a été refusé car "Le but d’indymedia n’est pas de prendre parti pour le petit patronnat libéral bien incarné dans moult positions du strass " Je publie donc ma réponse ici, et vous laisse juge de mes penchants pour la défense du petit patronat libéral … cher "amoureux de vivre à en mourir"

Projet de loi: les prostituées, victimes et coupables ? Les œuvres et les relations de Frida Kahlo et Diego Rivera sont entrées de longue date dans la légende révolutionnaire, bien au-delà du Mexique. À Paris, le musée de l’Orangerie leur consacre enfin une exposition.D’abord programmée en 2011 à Bordeaux puis à Paris au titre de « L’année du Mexique en France », l’exposition « Frida Kahlo - Diego Rivera, l’art en fusion » avait été annulée à la suite de mémorables gesticulations sarkozyennes. Il est agréable de pouvoir enfin la visiter malgré son manque d’ampleur, peut-être dû à ces cafouillis diplomatiques – ou à « la crise » frappant les institutions mexicaines autant que les françaises.

Les Dé-chaînées » Islam et prostitution : les féministes, le voile et le string Les années 2003 et 2004 furent l’occasion pour le féminisme français de revenir sur le devant de la scène avec le voile musulman. Depuis de nombreuses années, on ne parlait plus du féminisme, et politiques et journalistes ne s’y intéressaient que pour hausser un sourcil goguenard. La lutte contre le voile, outil fédérateur d’un féminisme en mal de visibilité Le voile a permis de mettre tout le monde d’accord, et les féministes sont revenues sur le devant de la scène. Comme le soulignent Ewanjé-Epée et Magliani-Belkacem, le combat contre le voile a souvent été pour les féministes (et ce dès 1890), un moyen d’acquérir du pouvoir dans un monde d’hommes (des hommes blancs, est-il besoin de le préciser ?).

On est des putes, et vous êtes quoi ? Nous sommes putes, donc, et en tant que telles, minoritaires. Soit. Cette appartenance à une minorité ne saurait pour autant rendre nos voix illégitimes. Si tel était le cas, bien des combats seraient alors à considérer comme illégitimes : 343 femmes qui réclamaient le droit à l'avortement, n'était-ce pas une minorité ? Les LGBT représentent-ils plus de 50% de la population ? Le travail du sexe contre le travail Alors que dans les pays anglophones, le terme de « sexwork » est devenu tout à fait courant, on constate de grosses réticences à parler de « travail sexuel » chez les intellectuel-le-s et militant-e-s francophones. Que ce soit chez les prohibitionnistes pour qui la prostitution n’est ni un métier ni un travail mais une violence, une atteinte à la dignité des femmes – comme si le « travail » et la « violence » s’excluaient mutuellement – ou chez celles et ceux qui, à l’exemple de Lilian Mathieu, s’opposent à cette prohibition tout en conservent un certain « scepticisme devant la revendication d’une reconnaissance du “travail du sexe”» : ce refus de parler de travail du sexe semble symptomatique des difficultés que rencontrent notamment une partie de la gauche et des féministes à penser le travail des femmes. Si la thématique suscite certes un intérêt croissant, ces difficultés ne sont pas nouvelles. Le travail du sexe comme travail reproductif

Pauvres salauds, putes libres Le “Manifeste des 343 salauds” a déclenché un événement discursif : un ensemble de discours portant sur ce discours, donc des métadiscours, comportant des jugements mettant en jeu les normes et les valeurs. L’événement discursif de type moral est l’un de mes objets de travail, présenté par exemple dans Langage et morale, qui tente d’intégrer la dimension morale à la linguistique ; j’avais illustré cette proposition dans ma série de printemps, Les événements discursifs moraux, qui présentait plusieurs cas d’événements de ce type. Pour poser la question morale au langage et au discours, il faut à mon avis se mettre en situation “méta”, c’est-à-dire ne pas directement analyser les discours au prisme des normes et des valeurs, ce qui reviendrait à exercer une subjectivité bien peu rigoureuse, puisque nos système moraux, même appuyés sur une culture collective, sont évidemment lestés de nos propres critères et de notre expérience personnelle. Ne signe pas un manifeste des 343 qui veut 2.

Les travailleuses du sexe peuvent-elles penser leur émancipation ? Sur quelques effets excluants des discours abolitionnistes Morgane Merteuil et Damien Simonin s'attachent ici à déconstruire les discours abolitionnistes sur la prostitution, en interrogant leurs effets sur la vie des principales concernées : les travailleuses du sexe. Non seulement la prostitution ne peut être appréhendée sous le prisme de la seule violence faite aux femmes, mais il est temps d'entendre la voix de celles et ceux qui se mobilisent pour reconnaître leurs droits à la libre disposition de leur corps. Se pose donc ici la question de savoir comment émanciper la prostitution du discours abolitionniste. En juin dernier, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, déclare que son objectif « comme celui du PS, c’est de voir la prostitution disparaître ». Cette annonce n'est pas isolée : elle fait suite à une déclaration de François Hollande pendant la dernière campagne présidentielle et à un engagement adopté par le PS en convention nationale un an auparavant.

Création d'un fonds pour accompagner la reconversion des prostitués Najat Vallaud-Belkacem a annoncé mercredi que le gouvernement soutenait l’idée de créer un fonds dédié à l’accompagnement des personnes souhaitant sortir de la prostitution, qui serait abondé par l’Etat à hauteur de 10 à 20 millions d’euros par an. La ministre des Droits des femmes s’exprimait devant la commission de l’Assemblée nationale chargée d’examiner la proposition de loi contre la prostitution, présentée par deux députées socialistes. Le gouvernement se «retrouve pleinement» dans ce texte, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, jugeant que «la réalité massive de la prostitution, c’est celle de l’exploitation sexuelle, de l’asservissement, de la traite des êtres humains».

À lire : un extrait de "Les luttes des putes" de Thierry Schaffauser Thierry Schaffauser, Les luttes des putes, Paris, La fabrique, 2014. Pourquoi le travail sexuel est-il réprimé ? Il ne s’agit pas uniquement, comme nous l’avons vu, d’une forme de contrôle patriarcal sur les femmes mais également d’une forme de contrôle social sur les plus pauvres qui sont maintenus dans l’illégalité, en visant leurs moyens de vivre et de survivre. Militantisme prohibo-abolitionniste et pratique féministe par Morgane Merteuil. Si vous me connaissez, vous savez que je n’aime pas forcément rebondir « à chaud », en commentant une actualité « récente », qu’en général je parle du prochain article que je vais écrire environ 6 mois avant de l’écrire, bref, je n’aime pas prendre part aux « débats » super vifs, parce qu’ils sont souvent très violents. Mais là je crois que je ne peux pas me taire. Je ne peux pas laisser une copine se prendre seule toutes les menaces que sa parole a déclenchées sans m’exprimer pour la soutenir, sans l’accompagner dans cette dénonciation de violences que je ne connais que trop. Souvent, c’est parce qu’on est seulEs que certaines personnes se permettent d’avoir des attitudes de violence envers nous.

Les putes en lutte des classes Ces dernières semaines, Rosen Hicher, ancienne hôtesse, a parcouru 800 kilomètres pour lutter contre «l’esclavage» que représente la prostitution. Dimanche, elle est arrivée à Paris, de manière très médiatisée. Mais toutes les prostituées, actuelles ou anciennes, ne partagent pas son point de vue. Dans un livre publié aux éditions La Fabrique, Les luttes des putes, Thierry Schaffauser, «pédé et drogué» comme il se présente, introduit une perspective marxiste de lutte des classes à la question prostitutionnelle.

Prostitution : Quand le militantisme prohibo- abolitionniste met en danger la vie des putes, et autres considérations... Depuis quelques jours, un nouveau Tumblr créé dans le cadre d'une campagne abolitionniste de la prostitution a fait son entrée dans les internets. Il s'agit du Tumblr "Prostitueurs", dont l'objet est de réunir diverses citations de clients de putes qu'on peut trouver sur des forums spécialisés à cet effet. ( par exemple, Escortfr, Youppie ou 6annonces) Le but de la démarche n'a pas été explicité : on arrive sur le Tumblr, on trouve les témoignages, point. Je suppose que l'idée, c'était que ça ne demandait pas d'argumentation et de développement, que les mots parlaient d'eux même. En l'occurrence, j'imagine qu'il est question de tenter de montrer à la face du monde combien les clients de putes sont barbares et dénués d'empathie, ainsi que de mettre en perspective les nombreux témoignages de viols et d'agressions (sexuelles mais pas seulement) dont ils font preuve (en ne les nommant bien sûr jamais de la sorte, évidemment. "Y" a voulu témoigner pour cette campagne. Aucunement.

Putes, corps désirants et émancipations Dans son intervention intitulée « Émancipation et égalité : une généalogie critique », donnée lors de la plénière Au-delà du patriarcat du colloque Penser l’émancipation (Nanterre, février 2014), Joan W. Scott a notamment décrit la manière dont la rhétorique de l’émancipation sexuelle et de l’égalité entre les sexes, en ce qu’elle est soumise à un capital mondialisé qui fait du désir, et de sa capacité à l’assouvir, un préalable à la citoyenneté, contribue à la perpétuation de la domination de « populations minoritaires défavorisées », et notamment des femmes musulmanes. Joan Scott part de l’idée que dans nos états occidentaux, laïcs et démocratiques, c’est le fait d’être déjà émancipé qui confère la citoyenneté : L’émancipation et l’égalité sont des traits présumés inhérents aux individus, des traits qui leur confèrent une capacité d’agir – leur humanité véritable – et les rendent éligibles au titre de membre de la communauté des nations.

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