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Réflexions d’une pute anti-clients, hétérophobe et misandre.

Réflexions d’une pute anti-clients, hétérophobe et misandre.
par Morgane Merteuil Souvent, il y a certaines attitudes de mecs qui me mettent mal à l’aise dans les discussions sur le travail sexuel. Dans les messages que je reçois, dans les conversations que j’ai, dans ce que je peux lire ou entendre à droite à gauche… J’aimerais donc ici faire le point sur 2-3 choses. Déjà, premier truc que je comprends pas : les clients qui disent nous soutenir. D’ailleurs parmi vous, chers clients qui nous « défendez », vous êtes plein à « tellement honorer notre profession » que vous proposez même qu’on soit un service public. Un autre point que je voudrais aborder : la question du lesbianisme des putes. Pour conclure, je voudrais aborder la place des mecs dans les débats sur le travail sexuel. (PRECISIONS DE CONCLUSION AFIN D’EVITER LES MALES TEARS : quand je fais référence ici aux « mecs », « hommes », je ne vous vise pas vous en tant qu’individu. Like this: J'aime chargement… Related:  Travail sexuelProstitutionSex work / Putophobie

J’aime les putes. | Keep we both our liberties, Never false and never true Des putes. Cet article est un message d’amour à toutes les putes du monde. Les catins, les gigolos, et tous les autres travailleurs du sexe. La prostitution est considérée par certains féministes comme le symbole de la domination des femmes, le symbole du patriarcat. J’aimerais défendre la thèse inverse. Lutter contre la prostitution, en particulier en voulant passer par la loi pour l’interdire, est une menace contre les femmes. En premier lieu, c’est une danger pour les catins. Les féministes qui s’opposent aux droits des putes s’opposent aux droits de l’Homme (au sens large, qu’il soit homme ou femme). Une pute. Vendre des services sexuels, anodin? J’aimerais démonter un autre argument que j’ai entendu il y a peu, et qui m’a énervé, et m’énerve encore (adressé à une prostituée): « si vous y prenez plaisir pourquoi demandez vous un salaire , après tout on ne touche pas d’argent des activités qu’on aime non ? Bref, pourquoi est-ce si mal de vendre des services sexuels? Les femens?

Appart’ contre sexe : « Encore, si on vous avait violée... » me dit la police Cela fait un mois et demi que je cherche un appartement. Je scrute toutes les annonces : studios, colocations, chambres chez l’habitant... Je n’ai pas plus de 400 euros par mois à consacrer à un loyer. Dès qu’une offre pourrait me convenir, je dois répondre dans les dix minutes suivant sa parution, car je suis loin d’être la seule sur le coup. Mais les propriétaires ne répondent pas, ou plus. Making of En septembre 2013, une députée EELV avait proposé un amendement sur les services sexuels exigés en échange de logement. Encore faudrait-il que la police se montre un peu coopérative. « Encore si on vous avait violée, j’dis pas… » Voilà ce que s’est vu répondre Cyrine Gardes quand elle est allée au commissariat, quelques jours après avoir entamé une correspondance avec un homme qui lui proposait un studio pour 300 euros et des « services intimes ». Je reçois une réponse presque immédiate de « Mystere Mystique », le propriétaire des lieux. Des rapports une à deux fois par semaine Misère.

Prostitution : pénaliser les clients est dangereux pour les prostituées de rue Prostituées dans les rues de Nice, la nuit, le 26 juillet 2012 (R.RAY/MAXPPP). Ceux qui suivent mes articles sur Le Plus savent que la prostitution est un de mes sujets favoris, pour lequel j'ai d'ailleurs reçu avec mon collègue Alexandre Frondizi un honorable prix l'an passé à Boston. On parle depuis plusieurs mois de la pénalisation des clients de la prostitution. La loi prend forme : la députée PS Maud Olivier propose la création d'une contravention de 5e classe, associant le recours à la prostitution à une amende de 1500 euros, dont la récidive constituerait un délit puni de 6 mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende. Le dispositif serait accompagné d'une peine complémentaire : un stage de sensibilisation aux conditions d'exercice de la prostitution, sous forme de désintoxication. Lutter contre la prostitution visible Le problème du dispositif est qu'il ignore la différence entre prostituées de rue et prostituées d'intérieur, comme les escortes.

droit de réponse à « contre le STRASS et son monde  paru sur IndyMedia Paris | «langues de putes Suite à la parution de ce texte sur IndyMedia Paris, j’ai souhaité faire valoir mon droit de réponse, lequel a été refusé car "Le but d’indymedia n’est pas de prendre parti pour le petit patronnat libéral bien incarné dans moult positions du strass " Je publie donc ma réponse ici, et vous laisse juge de mes penchants pour la défense du petit patronat libéral … cher "amoureux de vivre à en mourir" J’avais commencé à rédiger une longue réponse analysant ton texte, ses angles morts, ses amalgames, mais en fait… j’ai pas envie, parce que finalement dans le fond on est profondément d’accord. Malgré ce que tu sembles croire, ma posture n’est en rien libérale. Si je me bats pour la décriminalisation du travail sexuel, c’est justement parce que l’illégalité, est, elle, le meilleur terrain de libéralisme, et d’exploitation. Je suis comme toi, je préfèrerais un monde où on aurait pas besoin de bosser. très bien, mais en attendant tout ton discours ne consiste qu’à dire : "vous n’avez pas de pain ?

‘I’ve Got A Degree. But I Choose To Strip’ | Long(ish) Reads | The Debrief Alexandra Wright | Contributor | Monday, 10 March 2014 The Debrief: Alexandra Wright, 28, is one of an increasing number of educated young women choosing to take their clothes off for cash. But why? Photograph by Rory DCS I started dancing during my first year at uni, anxious and apprehensive I went for an audition at a strip club, and gave my first lap-dance. I didn’t start stripping because I needed the money (well, define ‘need’ - it certainly came in handy for nice holidays or expensive clothes) or because I didn’t have any options. My childhood was great - I was the oldest of two children, and grew up in a pretty little cottage in Herts. Mum and dad were neither rich nor poor, but having left home at 18 to go to university and then London, I never felt like it was their ‘job’ to pay for my life choices; and my life choices don’t come cheap. Stripping has given me far more than it’s ever taken away I started stripping in my first year of university. Tags: Longish Reads At work?

Observatoire de la Putophobie Prostitution : Quand le militantisme prohibo- abolitionniste met en danger la vie des putes, et autres considérations... Depuis quelques jours, un nouveau Tumblr créé dans le cadre d'une campagne abolitionniste de la prostitution a fait son entrée dans les internets. Il s'agit du Tumblr "Prostitueurs", dont l'objet est de réunir diverses citations de clients de putes qu'on peut trouver sur des forums spécialisés à cet effet. ( par exemple, Escortfr, Youppie ou 6annonces) Le but de la démarche n'a pas été explicité : on arrive sur le Tumblr, on trouve les témoignages, point. Je suppose que l'idée, c'était que ça ne demandait pas d'argumentation et de développement, que les mots parlaient d'eux même. En l'occurrence, j'imagine qu'il est question de tenter de montrer à la face du monde combien les clients de putes sont barbares et dénués d'empathie, ainsi que de mettre en perspective les nombreux témoignages de viols et d'agressions (sexuelles mais pas seulement) dont ils font preuve (en ne les nommant bien sûr jamais de la sorte, évidemment. "Y" a voulu témoigner pour cette campagne. Aucunement. Woké.

Projet de loi: les prostituées, victimes et coupables ? Les œuvres et les relations de Frida Kahlo et Diego Rivera sont entrées de longue date dans la légende révolutionnaire, bien au-delà du Mexique. À Paris, le musée de l’Orangerie leur consacre enfin une exposition.D’abord programmée en 2011 à Bordeaux puis à Paris au titre de « L’année du Mexique en France », l’exposition « Frida Kahlo - Diego Rivera, l’art en fusion » avait été annulée à la suite de mémorables gesticulations sarkozyennes. Il est agréable de pouvoir enfin la visiter malgré son manque d’ampleur, peut-être dû à ces cafouillis diplomatiques – ou à « la crise » frappant les institutions mexicaines autant que les françaises. De l’énorme production de Rivera (1886-1957), seulement 32 œuvres, dont plus du tiers conçu hors du contexte mexicain, et par exemple, aucune de ses lithographies, jugées pourtant « fondamentales pour l’histoire de l’estampe au Mexique » quand le British Museum exposa certaines d’entre elles en 2009. Gilles Bounoure

Les Dé-chaînées » Islam et prostitution : les féministes, le voile et le string Les années 2003 et 2004 furent l’occasion pour le féminisme français de revenir sur le devant de la scène avec le voile musulman. Depuis de nombreuses années, on ne parlait plus du féminisme, et politiques et journalistes ne s’y intéressaient que pour hausser un sourcil goguenard. La lutte contre le voile, outil fédérateur d’un féminisme en mal de visibilité Le voile a permis de mettre tout le monde d’accord, et les féministes sont revenues sur le devant de la scène. Se présenter à la fin du XIXème siècle comme la branche féminine chargée de civiliser les femmes musulmanes a permis aux suffragettes de placer parallèlement le droit de vote sur la table des négociations. Les choses ne furent pas différentes en 2004, lors des lois contre le voile. Le voile, en revanche, après 2001, permettait de poursuivre la mission civilisatrice – sans doute inconsciente mais réelle – à l’égard des femmes musulmanes (malmenées, victimes, coupables… On ne sait pas trop, en vérité). 18h.

LA LUTTE CONTRE LES PUTES : JUSQU’OÙ ? Morgane Merteuil : « L’ouverture des frontières est la solution à la traite des êtres humains » Quelques jours avant que la loi contre le système prostitutionnel soit discutée à l’Assemblée nationale, Opinion Internationale a interrogé Morgane Merteuil, prostituée et Secrétaire générale du Strass, le syndicat des travailleurSEs du sexe, sur ce qu’elle pense de la proposition de loi, sur la prostitution et sur le trafic sexuel. Des prostituées ont manifesté à Paris le 26 octobre contre la proposition de loi. Opinion Internationale: Quelle est la situation des prostituées au Royaume-Uni, qui a déjà adopté une loi pénalisant les clients il y a quelques années ? Morgane Merteuil : La situation au Royaume-Uni est vraiment très différente d’une ville à l’autre. Au niveau national ce sont les mêmes lois qu’en France, mais selon les villes il va y avoir une tolérance plus ou moins grande. A Glasgow par exemple il n’y a aucune tolérance, alors qu’à Edinburg les bordels sont tolérés. OI: Pourquoi cela ? Morgane Merteuil : Mais personne n’a jamais voulu les envoyer en prison.

On est des putes, et vous êtes quoi ? Nous sommes putes, donc, et en tant que telles, minoritaires. Soit. Cette appartenance à une minorité ne saurait pour autant rendre nos voix illégitimes. Si tel était le cas, bien des combats seraient alors à considérer comme illégitimes : 343 femmes qui réclamaient le droit à l'avortement, n'était-ce pas une minorité ? Nous sommes putes, ce qui signifie pour vous forcément victimes, d'un système économique qui nous marchandise touTEs, d'un proxénète mal intentionné ou encore de notre propre aliénation. Nous sommes putes, et vous, vous êtes quoi ? Vous vous revendiquez de gauche, et pour cette (honorable) raison, vous participez à la lutte contre l'exploitation des plus oppriméEs, des plus exploitéEs, face à un système néolibéral fondé sur la loi de la concurrence, du mépris de la vie de celles et ceux qui le font fonctionner au profit de celles et ceux qui en tirent tous les bénéfices. Et vous êtes féministes ?

Féminisme Et Puterie Féministe et contre l’abolition de la prostitution | Le titre est un peu provocateur, c’est vrai, et je sais que l’article ne va pas beaucoup plaire à certain-e-s de mes camarades, voire même les déranger… Et bien, tant pis ! La prostitution est un sujet qui fait débat au sein de la gauche, et même plus encore, au sein des mouvements féministes. Ce qui est principalement dénoncé, c’est que bien souvent, les hommes et les femmes qui se prostituent, le font sous la contrainte d’un proxénète ou d’un réseau. Les prostitué-e-s sont considéré-e-s comme des marchandises… Bref, à la limite de l’esclavage humain. Aussi, nous entendons souvent les abolitionnistes dire que la prostitution, c’est le viol. Les abolitionnistes disent aussi que la prostitution est une atteinte à la dignité de la femme (ou de l’homme) car la prostituée "loue" son corps, la sexualité est tarifiée, sans plaisir, imposée, etc… La prostituée est alors une victime. Le problème de la prostitution est un problème de reconnaissance de cet état de fait comme d’un métier.

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