background preloader

Les câbles sous-marins, clé de voûte de la cybersurveillance

Les câbles sous-marins, clé de voûte de la cybersurveillance
C'est dans la "colonne vertébrale" d'Internet, les câbles intercontinentaux, que se joue la capacité de surveillance de la NSA et de ses partenaires. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Maxime Vaudano Pour se figurer l'espionnage des télécommunications, la première image qui vient à l'esprit est celle de "grandes oreilles" interceptant à la volée les signaux satellite parcourant le monde. Popularisée par la guerre froide et son décorum, cette représentation est pourtant depuis longtemps dépassée. Depuis les années 1990, l'écrasante majorité des télécommunications mondiales empruntent en effet les quelque 250 câbles sous-marins qui sillonnent le globe de long en large. Un basculement confirmé par les révélations de l'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden sur la cybersurveillance exercée par les Etats-Unis et leurs partenaires. Or, la configuration du réseau fait du Royaume-Uni une plaque tournante des télécommunications mondiales.

Les services secrets américains très intéressés par Wanadoo et Alcatel-Lucent Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jacques Follorou et Glenn Greenwald (Journaliste) La toile tissée par la NSA, révélée par Edward Snowden, l'ex-consultant de la plus importante agence de renseignement américaine, est symbole de gigantisme. On en sait, aujourd'hui, davantage sur les procédures et l'exhaustivité de l'intrusion américaine. C'est une certitude, les Etats-Unis fouillent les secrets de leurs alliés comme de leurs ennemis. En revanche, peu d'éléments ont encore filtré sur l'autre visage de cet espionnage, celui où apparaissent les individus ou les entreprises ciblés par le gouvernement américain. Lire nos informations Comment la NSA espionne la France Cette facette, sans doute la plus explicite en termes d'atteinte aux libertés publiques et individuelles, ne concerne donc pas que les pays considérés comme des adversaires mais également des nations amies comme la France, au cœur des centres d'intérêt de la NSA. Lire : L'ampleur de l'espionnage mondial par la NSA

la NSA déjoue le chiffrement des communications ! Les désormais célèbres documents d'Edward Snowden, l'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale (NSA), viennent d'éclaircir une facette encore obscure du gigantesque système de surveillance des télécommunications mis en place par les renseignements américains et britanniques. Des articles publiés jeudi 5 septembre par le Guardian britannique, le New York Times américain et le site d'information sans but lucratif Propublica révèlent que la NSA et son alliée britannique, le GHCQ (Government Communications Headquarters), ont développé toutes sortes de méthodes pour contourner ou déjouer les méthodes de chiffrement censées protéger la confidentialité des données circulant sur Internet. Des techniques qui "compromettent largement les garanties avancées par les entreprises d'Internet sur la protection des informations de leurs utilisateurs", qu'il s'agisse de transactions bancaires, de communications personnelles ou d'informations médicales, écrit le Guardian.

Ecoutes, espionnage... : cinq questions sur le scandale Prism Ecoutes téléphoniques, portails d’accès aux serveurs centraux, détournement de milliards de données personnelles, sans oublier les références à Orwell et Big Brother... Vendredi dernier, le Guardian et le Washington Post révélaient l’existence d’un programme américain secret baptisé Prism espionnant les citoyens à échelle internationale, plongeant dans l’embarras les neuf entreprises ayant collaboré, dont les géants du Web Google, Microsoft, Apple et Facebook. Et intriguant les internautes que nous sommes. Cinq questions concrètes auxquelles Rue89 répond. Les Américains et leurs interlocuteurs étrangers sont-ils sur écoute ? Pas vraiment. La National Security Agency (NSA) reçoit ces données de l’opérateur Verizon pour toutes les communications entre les Etats-Unis et l’étranger ou à l’intérieur du territoire américain, et peut même localiser géographiquement les individus au moment de la communication – si ceux-ci se trouvent à une distance raisonnable des antennes-relais.

La surveillance téléphonique par la NSA était illégale, selon la justice américaine Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Martin Untersinger La nouvelle manche dans la longue bataille autour de la surveillance depuis les révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de la NSA vient d’être remportée par les opposants à la tentaculaire agence. La justice américaine, en deuxième instance, a jugé jeudi 7 mai que le programme de surveillance des métadonnées téléphoniques mis en œuvre par la National Security Agency (NSA) n’avait aucun fondement légal. Plus précisément, la cour a estimé que la section 215 du Patriot Act avait été utilisée à tort par la NSA et par le gouvernement pour mettre en place ce programme. Ce dernier a été la première révélation d’Edward Snowden : une ordonnance top secrète d’une cour spéciale ordonnait à l’opérateur de télécommunications Verizon de transmettre à la NSA l’intégralité des métadonnées téléphoniques de ses clients – qui appelle qui ; quand ; où ; combien de temps. Moment charnière La justice n’a pas ordonné la fin de la surveillance.

Pourquoi la NSA et le GCHQ ont volé des clés de chiffrement de cartes SIM Le site The Intercept a révélé que les services secrets britanniques (le GCHQ), aidés par les Américains (la NSA) avaient piraté les comptes email et Facebook de salariés de Gemalto, le leader mondial coté au CAC40 de la fabrication de cartes SIM. Ces piratages ont permis aux agents britanniques et américains de mettre la main sur des clés de chiffrement de cartes SIM pour téléphones mobiles. Lire : Des clés de cryptage de cartes SIM massivement volées par la NSA et le GCHQ Voici quelques clés pour comprendre ce piratage de grande ampleur : Qu'est-ce qu'une carte SIM ? La carte SIM se présente sous la forme d'un petit rectangle de plastique comportant une puce électronique. C'est quoi, une « clé de chiffrement » de carte SIM ? Cette « clé » est une série de caractères qui permet de confirmer l'identité du téléphone sur le réseau. Quel est le rôle de Gemalto dans cette affaire ? La quasi-totalité des opérateurs téléphoniques ne produisent pas eux-mêmes leurs cartes SIM.

PRISM – Mais où la NSA stocke-t-elle ses données ? Le nouveau data center de la NSA, situé à Bluffdale, dans l'Utah. (AP/Rick Bowmer) Le scandale Prism sur la surveillance des réseaux téléphoniques et d'Internet a réveillé l'attention des médias américains sur des lieux aussi mystérieux que discrets qui émaillent le territoire américain : les "data centers", ou centres de traitement de données. La National Security Agency (NSA), l'agence de sécurité nationale américaine, est accusée d'avoir eu accès à des millions de communications. La carte des data centers de la NSA, par Quartz.com. San Antonio (Texas), Atlanta (Géorgie), Honolulu (Hawaï), Aurora (Colorado) ou Fort Meade (Maryland) sont autant de lieux où ont pu transiter ces données personnelles. > Lire : Un gigantesque centre d'espionnage en construction dans le désert américain Le méga-complexe de Bluffdale, dans l'Utah, est décrit par le Daily Beast comme "la machine ultime de ce qu'est devenu notre Etat paranoïaque". La NSA ne compte pas s'arrêter là.

NSA : Washington tente de relativiser son espionnage en France Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le A la suite des révélations du Monde sur l'interception massive des communications téléphoniques des Français par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), plusieurs responsables politiques français ont fait part, lundi 21 octobre, de leur colère et de leur incompréhension, alors que de l'autre côté de l'Atlantique, on tentait de se justifier, et surtout de minimiser la portée des écoutes qui ont lieu en France. La Maison Blanche a annoncé lundi soir que Barack Obama s'était entretenu au téléphone avec François Hollande pour parler "des récentes révélations dans la presse, dont certaines ont déformé nos activités et d'autres soulèvent des questions légitimes pour nos amis et alliés sur la façon dont ces capacités [de surveillance] sont employées". Lire notre entretien avec Jean-Jacques Urvoas : "Les Etats-Unis n'ont pas d'alliés, que des cibles ou des vassaux" Lire nos révélations : "Comment la NSA espionne la France"

PRISM (programme de surveillance) PRISM (également appelé US-984XN[1]), est un programme américain de surveillance électronique par la collecte de renseignements à partir d'Internet et d'autres fournisseurs de services électroniques[2],[3],[4],[note 1]. Ce programme classé, relevant de la National Security Agency (NSA), prévoit le ciblage de personnes vivant hors des États-Unis[10]. PRISM est supervisé par la United States Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC) conformément au FISA Amendments Act of 2008 (FISA)[11]. Edward Snowden, ex-consultant de la NSA, a dénoncé ce programme ; les périodiques The Guardian et The Washington Post ont signalé son existence le 6 juin 2013. PRISM est utilisé en conjonction avec le programme Upstream par les autorités de sécurité américaines. Selon Edward Snowden, liste des entreprises utilisées par PRISM et l'année où la collecte d'information a commencé. Sa création en décembre 2007 a été permise par le Protect America Act of 2007 (en), adopté sous la présidence de George W.

Prism : quand Barack Obama combattait la surveillance de la NSA C'est l'une des volte-faces majeures du président des Etats-Unis. Après les révélations sur la surveillance de la NSA, des députés américains ont proposé d'amender la législation américaine. Objectifs : encadrer ce système de surveillance et mettre fin à la collecte en masse des données téléphoniques. Des amendements pour la plupart rejetés et décriés par la Maison Blanche. Pourtant, dès 2005, Barack Obama, alors sénateur de l'Illinois, cosignait, à quelques virgules près, les mêmes propositions de loi ou d'amendements. Entre 2005 à 2008, année de son élection, il avait présenté de nombreuses mesures pour encadrer et limiter la surveillance de la NSA. Limitation des écoutes téléphoniques En 2007, Barack Obama, sénateur de l'Illinois, s'associait à Russ Feingold, alors sénateur du Wisconsin et membre de l'aile gauche radicale des démocrates, pour restreindre le système de surveillance. Avant même d'avoir été examiné, ce projet de loi avait été enterré en commission. En 2008, M.

Prism, Snowden, surveillance : 7 questions pour tout comprendre Les services de renseignement américains espionnent l'ambassade de France à Washington, mais aussi les institutions européennes, et ont même mis en place un système de surveillance des utilisateurs de Google, Facebook ou Skype. Pendant ce temps-là, Edward Snowden est en cavale, mis en examen pour espionnage et vol d'informations confidentielles. Vous n'avez pas tout suivi ? Le Monde.fr vous explique les principaux points de cette affaire : 1. Qu'est-ce que la NSA ? La NSA, pour National Security Agency (agence nationale de sécurité américaine), est l'une des quinze agences de renseignement des Etats-Unis. Les effectifs et les moyens de la NSA ne sont pas connus précisément. Historiquement, les objectifs de la NSA ont toujours été de nature militaire. Mais les activités de la NSA sont suspectées d'avoir régulièrement dépassé ce cadre. 2. Ces premières révélations ont été suivies d'autres mises en cause dans des affaires plus classiques. 3. Lire : "Pourquoi la NSA espionne aussi votre papa"

Related: