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Mythes autour du viol. Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias

Mythes autour du viol. Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias
Partie 5 : Comment se transmettent les mythes sur les viols ? Zoom sur les médias. Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Partie 2 : Les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol Dans les articles précédents, nous avons pu voir ce qu’était les mythes à propos du viol (des idées comme « elle n’avait qu’à pas sortir habillée comme ça », « une femme qui dit non, pense oui »…) ainsi que leurs conséquences, individuellement, sur le rétablissement des victimes, et collectivement sur la liberté des femmes. Dans cette 5ème et dernière partie, je vais évoquer la façon dont se transmettent ces idées reçues délétères. Les médias véhiculent beaucoup de croyances infondées sur le viol L’acceptation des mythes sur le viol comme norme Les normes sont des règles comprises par les membres d’un groupe et qui guident ou contraignent le comportement1. Les mythes sur les viols dans les médias 1.

La culture du viol expliquée aux garçons S’il y a une chose qui me rend malade, qui me donne la nausée, qui me donnerait des envies de violence comme j’en ressens très rarement, c’est le viol. Et pourtant, j’ai la chance (et ça ne devrait pas être une chance, ça devrait être la normalité) de ne pas en avoir été victime. Mais quand j’essaye d’alerter les gens sur la culture du viol, tout le monde a tendance à relativiser. A chercher des circonstances atténuantes au violeur, qui a mal interprété des signaux par exemple Mais je pense que c’est aussi parce que les hommes ne se rendent pas compte de la réalité des choses. Et pourtant, je crois avoir trouvé comment leur faire comprendre. Nous commettons l’erreur, quand nous essayons d’expliquer la « culture du viol » à notre entourage masculin de parfois chercher à inverser les rôles. On dit à un pote: « imagine une femme te viole ». Bon : « Imagine une vieille femme grosse avec de l’herpès te viole »… Sauf qu’à ce point là, on a déjà raté notre argumentaire. Contre votre gré. J'aime :

Mythes autour du viol. Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol. Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : Les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Les mythes sur le viol et les agressions sexuelles – ces croyances infondées qui transfèrent de l’agresseur vers la victime la responsabilité du viol – non seulement nuisent au rétablissement des victimes, mais en plus, servent de prétextes à limiter la liberté des femmes. Pour simplifier la lecture de l’article, nous utiliserons deux abréviations : – RP (« Rape proclivity ») pour « Propension au viol » – RMA (« Rape Myth Acceptance ») pour « Acceptation des Mythes sur le viol » Le viol de Lucrèce, Titien Qu’est ce que la propension au viol (RP) ? La propension au viol (RP) est le penchant pour le viol que manifestent certaines personnes. Par exemple : Il y a très peu de viols chez les Minangkabau Qu'est ce qui motive les violeurs ? 1.

Pourquoi la honte doit (vraiment) changer de camp – Buffy Mars Note : cet article est programmé depuis environ un mois. Mais je suis très triste de voir à quel point il est énormément d’actualité au regard de l’Affaire Weinstein et de #BalanceTonPorc. Dernièrement, j’ai eu une discussion avec quelqu’un. Les femmes intègrent l’idée de honte depuis très jeune. Des cas de harcèlement en ligne particulièrement violents envers des femmes, vous en avez sûrement déjà vu passer sur les réseaux sociaux (*tousse*). Plus récemment, la nouvelle mode est de repérer les femmes qui racontent de mauvaises expériences de drague (en est-ce vraiment?) En 2015, une femme en Inde avait filmé et partagé sur les réseaux sociaux une vidéo de son agresseur sexuel, afin de l’humilier. La violence qui suit ce genre d’accusation monte souvent en crescendo. Les dominants, de par leur position sociale, ne vivent des situations d’humiliation que de manière occasionnelle… tellement rarement qu’elles leur semblent insurmontables quand ils y sont confrontés. #MeToo WordPress:

Mythes autour du viol. Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : Les conséquences pour la victime Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Après avoir vu ce qu’étaient les mythes sur le viol, qui y croyaient, et ce qu’ils pouvaient entraîner sur le rétablissement des victimes, nous allons voir comment ils peuvent permettre de restreindre la liberté de toutes les femmes. « Une femme ne devrait pas sortir seule la nuit » entend-on souvent. Des injonctions et des conseils inappropriés Nous l’avons vu, les mythes sur le viol permettent de blâmer la victime et de déresponsabiliser l’agresseur1. Un climat de tolérance pour les agressions sexuelles Par ailleurs, les mythes sur le viol contribuent à un climat de tolérance pour les agressions sexuelles. Beaucoup de femmes ont peur de sortir seules la nuit Penser au viol diminue la confiance en soi de certaines femmes Conclusion 1. 2.

"Ici, une femme a été violée" - Mediafactory Un collectif nantais contre les violences faites aux femmes s’est récemment fait remarquer pour ses « pochoirs » anti agressions relayés sur les réseaux sociaux. Le numérique offre une caisse de résonance nouvelle à ces campagnes, sans pour autant remplacer les actions de fond Ces quelques mots en peinture blanche, apposés sur le sol, renvoient à une réalité glaçante. Tout au bout de la passerelle Victor Schoelcher de Nantes, on peut lire qu’à cet endroit, une femme a été agressée. Pile en face du palais de Justice ! Action « pochoir » Le collectif RAFU fait partie des nouveaux acteurs de cette mobilisation. Des campagnes qui font du bruit Les violences faites aux femmes n’ont hélas rien de nouveau et des campagnes de prévention existent depuis longtemps. Ou peut-être avez-vous entendu parler sur les réseaux sociaux de cette exposition à l'Université du Kansas aux Etats-Unis intitulée "Tu étais habillée comment ?". Etude sociologique a distance Comment controler l'action sur le terrain

Les mythes autour du viol et leurs conséquences. Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Les taux de dépression sont élevés chez les victimes de viol Nous avons vu dans une première partie quels étaient les mythes sur le viol et qui y adhérait. Ce transfert est typique des agressions sexuelles. A ce propos et comme me le faisait très justement remarquer une de mes commentatrices, elfvy, en Français, la forme « elle s’est faite violer» (appelé « causatif pronominal ») est très courante alors qu’à l’inverse le passif « elle a été violée » est beaucoup plus rare. Nous allons voir dans cette partie quelles conséquences entraîne ce transfert de responsabilité sur la victime. Les séquelles psychologiques chez les victimes de viol Le TSPT se manifeste notamment par des cauchemars évoquant l’évènement traumatisant Chez les victimes de viol, les séquelles psychologiques sont largement plus importantes et persistantes dans le temps que les séquelles physiques4. Matthew Hale En conclusion 1. 2. 3.

Les mythes, les idées reçues et les préjugés autour du viol Les mythes ou idées reçues autour du viol désignent les croyances entourant le crime en lui-même, les victimes et les coupables. On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues servant à nier et à justifier le viol. Ces mythes, par des idées fausses répétées constamment, servent à décrédibiliser la personne violée et à excuser le violeur. Etudions donc à présent ces mythes : Mythe : Les femmes mentent et accusent des hommes de viol car elles regrettent une relation sexuelle ou veulent se venger En parlant de de Samantha Geimer, jeune fille de 13 ans droguée et violée par Roman Polanski, Alain Finkielkraut souligna que "ce n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant, au moment des faits" et Costa Gavras déclara qu'"elle en faisait 25". Mythe : les violeurs sont des inconnus dans une ruelle sombre avec un couteau Ces éléments sont absents de la plupart des viols commis. Mythe : ce sont les jeunes et jolies femmes qui sont violées

Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmesPartie 4 : Conséquences sur la propension au violPartie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Contrairement à la légende, la plupart des viols ne sont pas commis par un étranger dans une petite ruelle sombre « Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire agresser » Michael Sanguinetti, policier canadien « Un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet » Ivan Levaï, grand journaliste «Tant qu’un homme n’est pas muni d’une arme, d’un couteau ou d’un revolver, une femme peut toujours se défendre » Catherine Millet, intellectuelle française Les Slutwalks sont nées en réaction aux propos de Sanguinetti Ces idées reçues (appelées « rape myths » ou « mythes sur le viol ») et leurs conséquences ont été étudiées par les sociologues et psychologues sociaux. Qu’est ce qu’un viol ? Dans plus de 75% des cas, la victime connaissait son agresseur5. Erratum 1. 3. 4.

"Tu étais habillée comment?", une expo démolit les clichés sur la culture du viol - Les Inrocks : magazine et actualité culturelle en continu Début septembre, l'université du Kansas a présenté une exposition de 18 tenues portées par des victimes de viol et d'agression sexuelle. L'occasion de rappeler que le choix vestimentaire de la victime n'est en aucun cas la cause de la faute commise. Un pull rouge et une jupe noire. L'exposition What Were You Wearing ? Sur la quarantaine de témoignages recueillis pour le projet – obtenus via les réseaux sociaux, des centres d'aides aux victimes de viol et des panneaux affichés dans plusieurs universités du Midwest – 18 tenues ont été retenues pour l'exposition. "Je portais la même chose" L'exposition rappelle que le préjugé selon lequel une agression sexuelle peut être directement liée à la tenue portée continue de prévaloir. Constatant le succès de l'exposition, l'université du Kansas prévoit de la transformer en une installation web sur le site de l'association.

Les mythes autour du viol EDIT ; certains commentaire peuvent être très choquants surtout pour les victimes de viol et d'agressions sexuelles. je choisis de les laisser en connaissance de cause car ils illustrent souvent notre propos. Les mythes autour du viol désignent les croyances entourant le viol, les victimes et les coupables. On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues qui servent à nier et à justifier le viol. Avant de vous jeter tête baissée sur les commentaires, merci de prendre la peine de lire intégralement l'article et les liens associés. Buddie et Miller dans Beyond rape myths: A more complex view of perceptions of rape victims. Plus ces mythes sont acceptés et partagés collectivement, plus on y croit individuellement et plus l'on risque de violer. Différentes études ont été menées afin de mesurer la propension au viol (c'est à dire la possibilité que quelqu'un viole). Etudions donc à présent ces mythes : Les viols sont commis par des inconnus :

Laurent Baffie, la jupe, et l'habituelle "banalisation de la culture du viol" C'est censé être amusant: samedi soir, Laurent Baffie, chroniqueur régulier de Salut Les Terriens, soulève la jupe de son amie, la chanteuse Nolwenn Leroy, invitée de Thierry Ardisson. Alors que l'artiste baisse sa jupe à plusieurs reprises pour éviter de trop en dévoiler, Baffie insiste. "Si je le laisse faire, c'est parce que c'est mon ami", lâche Nolwenn Leroy, pourtant visiblement gênée par le geste répété du comique [à 1 minute dans la vidéo ci-dessous]. Depuis samedi, les réactions à cette scène n'ont cessé de pleuvoir: d'un côté, on trouve les pro-Baffie, qui estiment qu'il ne s'agit là que d'une blague, et que le CSA - qui a lancé une procédure - devrait changer de priorités. Parmi les défenseurs de l'humoriste, on trouve l'acolyte de Laurent Ruquier Isabelle Mergault, l'animatrice Alessandra Sublet, les journalistes Valérie Bénaïm et Isabelle Morini-Bosc (qui ont toutes les deux défendu Laurent Baffie dans Touche pas à mon postelundi soir) ou encore la chanteuse Maurane.

"Comment était-elle habillée ?", "Pourquoi elle n'a pas porté plainte ?"... : la "culture du viol", c'est quoi exactement ON FAIT LE POINT - Alors que de nombreuses femmes victimes de harcèlements ou d'agressions sexuelles prennent la parole sur les réseaux sociaux, une réaction revient de manière récurrente : "Mais pourquoi elle n'a pas porté plainte ?, "Pourquoi elle n'a rien dit ?". Des questions qui prouvent que la culture du viol a encore de beaux jours devant elle. Anaïs Condomines C'est une expression que vous avez peut-être entendue, sans trop savoir à quoi elle correspond. Leurs travaux démontrent l'existence d'un imaginaire collectif, voire d'un mythe réducteur autour du viol, qui contribuerait à tronquer la réalité des violences sexuelles. Mais pour affiner cette définition, nous avons posé la question à Alice Debauche, maîtresse de conférences en sociologie à l'université de Strasbourg. "Pourquoi elle n'a pas dit non?" La culture du viol, c'est mettre en doute la parole de la victimeMarlène Schiappa

Viol et agressions sexuelles : pourquoi je n'ai pas porté plainte – Témoignage Cette semaine, suite aux hashtags #balancetonporc et #MeToo, de nombreuses personnes ont réagi aux histoires de victimes de viol en se demandant, avec plus ou moins de virulence, « mais pourquoi ces personnes n’ont-elles pas porté plainte ? ». Je suis moi-même une victime de viol (je commence tout juste à le dire, je dois avouer que ça fait bizarre de l’écrire) et je n’ai pas porté plainte. J’aimerais, dans ce témoignage, expliquer les raisons. À lire aussi : La Belle et la Meute, le thriller féministe indispensable sort aujourd’hui en salles (critique + ITW) ! La sidération psychique, ou l’incapacité du corps à réagir lors d’une agression Il y a de ça trois ans, un « ami » m’a violée. Et je dois avouer que cette année-là, je n’ai pas vraiment réalisé ce qui m’arrivait. Cette personne entretenait une relation toxique avec mon groupe d’ami, et, jusqu’à ce que nous ayons décidé de couper les ponts avec lui, je n’ai parlé à personne de ce qui m’était arrivé. 1. 2. 3. 4. 5. 6.

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