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L’agir enseignant : des gestes professionnels ajustés

L’agir enseignant : des gestes professionnels ajustés
Le grand mérite de l’équipe de Dominique Bucheton est de nous permettre de sortir par le haut des impasses des formations prescriptives, celles qui montrent les « bonnes méthodes » des « enseignants expérimentés », en considérant l’agir enseignant comme un objet légitime de recherche et de formation. L’association, trop rare, d’universitaires, de formateurs et d’enseignants rend cette recherche exemplaire. Prenant au sérieux le travail réel des enseignants, à la fois la source et le débouché de leur recherche, ces chercheurs avancent avec la double exigence d’un ancrage théorique fort et d’un pragmatisme imposé par leur objet.Pour se faire une idée de la richesse du modèle proposé, rien de tel qu’une plongée dans l’une des séquences de classe décrites dans la seconde partie du livre. Yannick Mével Entretien avec Dominique Bucheton Les macrodécisions générées par l’immédiateté de ce qui se passe dans la classe ne peuvent être dissociées des « logiques profondes ».

Les gestes professionnels des enseignants ont-ils un effet sur les apprentissages des élèves ? C'est la dernière intervention de la journée. Dominique Bucheton réussit à emporter l'adhésion du public. Ses propos bousculent un peu les enseignants en général mais confortent les militants qui l'écoutent dans quelques « résistances ». Dominique Bucheton est une didacticienne du français, professeure à l'université de Montpellier, directrice du LIRDEF (laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique, éducation et formation). Elle se demande comment faire pour que l'engagement des enseignants produise des effets et celui des élèves aussi, parce que les deux sont investis dans l'affaire. Qu'est-ce qui fait de la co-activité en classe une dynamique positive ? Elle dit qu'il faut « penser le renouvellement de la professionnalité enseignante, parler des dilemmes de la profession. Elle propose trois postulats pour penser l'aide : - la question du sujet : l'élève est une personne avec des affects, des émotions. - maitres et élèves : l'influence de la posture de l'un sur les autres

[P.Péroz] Le langage oral en maternelle, pédagogie de l’écoute – L'autre classeurdecole Je tenais à vous faire partager ce livre vraiment trèèèès intéressant ! Il met à jour les limites de la façon habituelle de faire des séances de langage oral en maternelle (même en cycle 2)… les séances « ordinaires » présentées ne sont pas du tout des caricatures, c’est ce que nous faisons tous plus ou moins, sans nous rendre compte des limites et conséquences. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Pierre Péroz ne se contente pas de « démonter » ce qu’on peut faire (ce serait trop facile !), il fait de véritables propositions qui ont été « testées et approuvées » en classe. Quand on lit tout ça, on se dit « bon sang, mais c’est vrai ! Bref, cet ouvrage est une petite merveille ! Voici le texte de la 4è de couverture : « La plupart des apprentissages scolaires passent par la maitrise du langage oral et écrit. Après l’analyse de la situation actuelle (chap 1), l’auteur décrit les outils pédagogiques dont peut disposer l’enseignant pour renouveler sa pratique (chap 2). Introduction

Les gestes professionnels et le jeu des postures de l’enseignant dans la classe : un multi-agenda de préoccupations enchâssées Un contexte idéologique et politique pressant 1Partout en Europe et en Amérique, la question de l’école et de la formation des maîtres devient une question politique et idéologique de premier plan. Les cursus de formation sont rallongés ici, raccourcis, là. Les institutions de formation sont prises dans la tourmente permanente de remises en cause, de campagnes médiatiques, de prescriptions institutionnelles, elles-mêmes soumises au maelström d’une pensée politique qui puise plus ses arguments dans des logiques économiques, technocratiques, supranationales que dans la culture accumulée par les enseignants, par les formateurs et les travaux de recherche. En même temps, l’évolution sans précédent des savoirs et des moyens de leur diffusion, la transformation dans nos pays développés des modes de vie (travail, loisirs, mentalités) questionnent en profondeur la place de l’école, ses visées et ses modes d’enseigner. La transposition nécessaire d’un ensemble très riche de travaux théoriques

Le travail en équipe des enseignants Le travail en équipe des enseignantsProblèmes et perspectives Un texte de Daniel Calin Une réflexion sur le travail en équipe doit d’abord resituer ce type d’organisation du travail parmi les différents modes d’organisation collective du travail. Quelles que soient ses modalités d’organisation, tout système éducatif repose à l’évidence sur un travail collectif hautement organisé. Le travail en équipe est étranger à l’organisation historique du système éducatif français, et par contrecoup à la culture professionnelle des enseignants, aussi bien dans l’enseignement primaire que dans l’ensei­gnement secondaire. La coordination des tâches des différents participants est indispensable dans toute organisation complexe du travail, y compris bien évidemment dans les systèmes éducatifs. C’est ainsi que s’est forgée une culture professionnelle assez paradoxale. C’est d’abord une culture « pyramidale », pour poursuivre ma pru­dence lexicale. Remarque d’un tout autre ordre.

Une école adaptée aux jeunes enfants Sur toute la durée de l’école maternelle, les progrès de la socialisation, du langage, de la motricité et des capacités cognitives liés à la maturation ainsi qu’aux stimulations des situations scolaires sont considérables et se réalisent selon des rythmes très variables. Au sein d’une même classe, l‘enseignant prend en compte dans la perspective d'un objectif commun les différences entre enfants qui peuvent se manifester avec une importance particulière dans les premières années de leur vie. L’équipe pédagogique aménage l'école (les salles de classe, les salles spécialisées, les espaces extérieurs…) afin d’offrir aux enfants un univers qui stimule leur curiosité, répond à leurs besoins notamment de jeu, de mouvement, de repos et de découvertes et multiplie les occasions d'expériences sensorielles, motrices, relationnelles, cognitives en sécurité. L’accueil, les récréations, l’accompagnement des moments de repos, de sieste, d’hygiène sont des temps d’éducation à part entière.

Le portail des IREM Séminaire « Les perspectives actuelles de l'enseignement en maternelle, incidences sur la formation des enseignants » - Spécificité du travail en équipe en maternelle Thierry VASSE, Centre académique pour l'éducation prioritaire (CAREP) - Nantes La gestion de l'ensemble des partenaires de l'école maternelle représente un enjeu particulièrement complexe. La spécificité du travail en équipe en maternelle peut être analysée dans un premier temps à partir du point de vue de l'enseignant. En effet, à sa sortie de formation, le jeune professeur se trouve souvent confronté à un ensemble d'acteurs, ce à quoi il n'a pas toujours été suffisamment préparé pour être à même de définir des axes respectifs de travail et de réaliser un collaboration fructueuse. On peut ainsi observer la persistance de dysfonctionnements et de difficultés dans le travail en équipe. Ces sessions de formations au bénéfice des ATSEM, aides éducateurs et animateurs d'accueil périscolaire ont en effet mis en lumière l'existence de nombreuses difficultés dans la mise en place d'un travail en équipe avec les enseignants. Les spécificités du travail en équipe Résultats de l'expérience Débats

Comment évaluer? - Entrer dans le métier d'enseignant Avec le nouveau programme de l'école maternelle, on parle d'évaluation positive. Dans le paragraphe 1.4. du programme, chaque mot a son importance et décrit le professionnalisme de l'enseignant. Il explique ce que l'enseignant doit faire pour rendre compte des progrès de chaque enfant, sans les normaliser. L'évaluation doit être considérée comme un message, une communication et non pas comme une mesure. Elle doit mettre en valeur les progrès de l'enfant, en partant du postulat que "tous les enfants sont capables d'apprendre et de progresser". L'évaluation est essentiellement basée sur l'observation : l'enseignant devient un guetteur de progrès. Les obligations institutionnelles : Les progrès de chaque élève sont consignés dans son Carnet de Suivi des Apprentissages (CSA). Comment évaluer : L'évaluation passe par le regard de l'enseignant et non plus par des fiches proposées aux élèves à un instant t. On ne peut pas tout observer. Comment s'organiser : Fortuite : Organisée :

Socio-constructivisme Qualité: à finaliserDifficulté: intermédiaire Amélioré par Fatou-Maty Diouf Tout comme chez Piaget et le constructivisme, le socio-constructivisme défend que l'individu construit ses connaissances par le biais de l'expérimentation et de la découverte. Néanmoins, cette approche met d'avantage l'emphase sur l'importance de l'environnement social et culturel dans l'apprentissage. Si la construction d'un savoir est personnelle, celle-ci s'effectue, cependant, dans un cadre social. Effectivement, l'individu n'est pas seul, il est entouré d'autres personnes qui ont un impact sur lui et son développement. Nous pouvons grossièrement distinguer deux approches du socio-constructivisme dans la littérature. Cette carte conceptuelle de Luca Guiachino donne une vue d'ensemble des approches et manières d'apprentissage du Socio-constructivisme: la zone proximale de développement (ZPD), la metacognition, le conflit socio-cognitif, la personne-plus et les situations d'apprentissage. 2.1 ZPD et pédagogie

2 No. 1 Mai 2000 -- Réflexion sur la pratique Entretiens en autoconfrontation croisée : une méthode en clinique de l'activité Yves Clot1, Daniel Faïta2, Gabriel Fernandez 3, Livia Scheller4 Dans la meilleure tradition ergonomique (Daniellou, 1996; Teiger, Laville, 1991; Leplat, 1997), les méthodes de connaissance associent de façon diversifiée les protagonistes d'une situation de travail à son analyse. L'expertise seulement " externe " a été légitimement critiquée. 1. Plusieurs contraintes de l'activité de travail nous paraissent devoir être cherchées à partir des conflits qu'elle impose au sujet. De sorte que, selon nous, le réel de l'activité est également ce qui ne se fait pas, ce que l'on cherche à faire sans y parvenir — le drame des échecs — ce que l'on aurait voulu ou pu faire, ce que l'on pense pouvoir faire ailleurs. 2. Nous savons combien est féconde la distinction prescrit/réel. En fait, il s'agit d'une sorte de mémoire mobilisée par l'action. 3. Cet affranchissement ouvre la voie au développement. 4. 4.1. 4.2. 4.3. 5.

Enseigner plus explicitement : l'essentiel en quatre pages Ce que dit le prescrit Le référentiel de l'Éducation prioritaire (« enseigner plus explicitement les compétences que l’école requiert pour assurer la maitrise du socle commun »), comme les programmes 2015 des cycles 2, 3 et 4, avec de nombreuses occurrences du terme «explicite», s’accordent sur la nécessité « d’enseigner plus explicitement ». Nombre de modalités sont recommandées au fil des pages : expliciter des techniques, des pratiques, des attentes, des règles, des stratégies, des démarches, des savoir-faire, des implicites dans la compréhension des textes, des connaissances préalables aux apprentissages... Autant d’ambitions à confronter aux contraintes des situations de classe… Mais quelle en est la genèse conceptuelle ? Des cadres théoriques différents Depuis quelques années, le vocable « pédagogie explicite » est utilisé par plusieurs courants de recherche au risque de malentendus : Les savoirs scolaires ne sont pas une somme de connaissances à accumuler dans la tête des élèves.

Pour l’enseignant Dans cette rubrique nécessairement disparate, le Café vous parlera de la revue Petit x, des procédures de vote équitables, du logiciel EpsilonWriter, de Math en Jeans, de l’infini et d’un site académique. Petit x Connaissez-vous la revue « Petit x » ? Si vous répondez non, vous allez regretter le temps perdu : car cette revue de l’Irem de Grenoble égraine depuis 30 ans, à raison de 3 numéros par an, des articles souvent passionnants. Le domaine de prédilection de cette revue est l’application des recherches didactiques à la classe du secondaire : c’est dire si elle pourra intéresser un large public, du praticien au chercheur. « La revue Petit x, créée en 1983 par l'IREM de Grenoble, veut favoriser la diffusion de recherches, de réflexions, de comptes rendus de travaux et d'activités réalisés dans les classes de l'enseignement secondaire, dans le domaine des mathématiques et de leur enseignement. Les articles de plus de quatre ans sont en téléchargement libre. La quête du graal électoral

Le travail enseignant : prescriptions et dimensions collectives de l'activité Les sciences du travail ont montré depuis longtemps que tenter de caractériser le travail par son résultat ne permettait pas de connaître ce qui en fait son essence ; c’est même le meilleur moyen de soustraire cette dernière à l’analyse. Dans les années 1950, pour les fondateurs de l’ergonomie francophone (Ombredanne & Faverge, 1955), l’analyse du travail ne pouvait pas se limiter à la prescription telle que la définissait la hiérarchie, ni à la seule observation du travail réalisé. Ce qui a conduit à une première distinction fondatrice et fondamentale, bien connue maintenant, entre le travail prescrit et le travail réalisé ; et une seconde, moins connue mais toute aussi fondamentale : l’activité laborieuse n’est pas à confondre avec son résultat. Cette double distinction s’accompagne d’une conséquence d’ordre méthodologique. Mais l’analyse de l’activité proposée est indissociable du cadre méthodologique qui rend possible son développement et les résultats obtenus.

Exclusif : Lecture : Les effets prouvés de la méthode Narramus Alors que le ministre veut atteindre "100% de réussite en CP", Le Café pédagogique révèle les premiers résultats de la méthode Narramus d'initiation à la compréhension de textes en maternelle. Développée par Roland Goigoux et Sylvie Cèbe en collaboration avec des enseignants, Narramus prépare les enfants à la compréhension des histoires en leur permettant de développer des compétences narratives déterminantes pour la suite de leur scolarité. Évaluée auprès de 6000 enfants de la petite à la grande section, Narramus a un impact positif prouvé scientifiquement. Les enseignants disposent de scénarios pédagogiques précis utilisables de la petite à la grande section de maternelle. Travailler la compréhension "Le meilleur moyen d'apprendre à comprendre les histoires est d'apprendre à les raconter". En 2016, une étude dirigée par Roland Goigoux a mis en évidence le déficit d'apprentissage de la compréhension en CP. C'est cette compétence que travaille Narramus dès la maternelle.

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