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J'ai été violée, à 55 ans, et je n'ai pas crié

J'ai été violée, à 55 ans, et je n'ai pas crié
Angie Epifano, la femme violée à l’automne dernier dans un dortoir d’Amherst, a raconté qu’elle entendait ses amis s’amuser dans la pièce d’à côté pendant qu’elle subissait son calvaire. J’ai récemment raconté ça à une de mes amies, qui s’est étonnée qu’Angie n’ait pas tapé sur le mur ou appelé au secours. À première vue, cette question peut sembler légitime, jusqu’à ce qu’on se fasse la réflexion qu’elle est bien moins courante lorsqu’il s’agit de femmes battues ou kidnappées, et pratiquement jamais posée en cas de vol ou d’agression. La plupart des gens considèrent que lorsqu’on se fait agresser par exemple, donner calmement au voleur ce qu’il réclame tout en restant aux abois est un signe d’intelligence et de sang-froid, à l’image de l’attitude qu’il nous est conseillé d’adopter lorsqu’on se retrouve face à un chien agressif. publicité Je ne me suis jamais battue Moi non plus je n’ai pas crié et je ne me suis pas débattue lorsqu’à 55 ans, j’ai été violée dans mon propre lit. Related:  Rape culture et sexualité

Parler du viol (3): la parole des victimes Après avoir parlé de la critique féministe du droit et des enjeux de pouvoir qui sous-tendent les discours sur le viol, j’aimerais évoquer la parole des victimes. En posant d’abord une question: pourquoi considère-t-on cette parole comme suspecte? Pourquoi la met-on en doute? Et pourquoi est-on aussi réticent à admettre que la culture du viol existe? Difficile d’apporter une réponse simple à ces questions. Encore faut-il écouter les victimes. - Le Manifeste des 313: 313 femmes signent un manifeste paru dans le Nouvel Observateur, déclarant qu’elles ont été violées, parce qu’elles refusent d’être enfermées dans le silence et la honte. - L’une des signataires explique quel pas cela représente pour elle: (…) il faut aller au bout : arriver, son journal sous le bras et gifler avec un "Il faut qu’on parle". Un geste simple, écrire son nom, crier, se libérer et peut-être, participer à en libérer d’autres. « J’ai été violée, j’ai une sexualité et j’aime mon corps. Silence. AC Husson Like this:

Une victime de viol qui ne se débat pas, ça ne veut pas dire qu'elle consent Illustration sur le viol (R.BEN ARI/MAXPPP). À toutes celles et ceux qui sont encore tenté-e-s de dire, ou de se dire en leur for intérieur, quand on leur rapporte un viol : "pourquoi n’a-t-elle pas crié, ne s’est-elle pas débattue, n’a-t-elle pas fui ?", "moi, à sa place, jamais je ne me serais laissé faire !" Les stéréotypes ont la vie dure Pourquoi ces personnes ont-elles de fausses croyances aussi tenaces ? Le minimum serait déjà qu’elles se représentent le risque encouru par la victime face à un violeur armé ou non qui menace sa vie, à un violeur dont la détermination criminelle et la haine en font un individu extrêmement dangereux (les victimes décrivent presque toutes un regard de tueur qui les a tétanisées), à un violeur qui les nie, les chosifie, les humilie et veut jouir de leur détresse. Faudrait-il, pour laver une victime de viol de tout soupçon de consentement et de complicité, qu’elle soit grièvement blessée ou morte ? Un état de sidération qui paralyse la victime

Pakistan: animation pour lutter contre les islamistes Burka Avenger, la première série d’animation produite au Pakistan en ourdou produira-t-elle un sursaut dans la société? Crée par une star du pop pakistanais, Haroon Rashid, la série met en scène dans un décor et des costumes locaux, une enseignante en burqa, qui n'est pas sans rappeler Zorro, qui lutte contre les gangsters, sous entendu les islamistes, qui veulent fermer son école de filles. Jiya (mot que l’on peut traduire par vie ou cœur), l’héroïne, affronte pour cela un propriétaire terrien, politicien corrompu et un magicien diabolique qui abuse la crédibilité des pauvres sans éducation. Mais contrairement à Zorro, les seules armes de Jiya sont des stylos et des livres. publicité Le taux d'alphabétisation des femmes ne dépasse pas 40% La jeune Malala Yousoufzai qui en octobre 2012 a été violemment attaqué par les talibans pour la punir de promouvoir l’éducation des filles l’a été devant ses camarades dans le bus qui les ramenait de l’école. Pour les jeunes Francoise Chipaux

Ai-je tort de me taire quand on m'appelle «salope» ? A Paris, il semble si dangereux de sortir dans une tenue sexy que les filles et les travestis, escamotant leurs talons-aiguilles, se muent en ombres discrètes. Le métro, le soir, est fréquenté en moyenne par deux femmes pour huit hommes (1). Il vaut mieux raser les murs. En France, il semble si dangereux de traîner dehors qu’au-delà d’une certaine heure les femmes préfèrent rester cloîtrées s’il n’y a personne pour les ramener en voiture. «En tant que femmes nous n'avons pas reçu les mêmes messages que les hommes, explique l’association Femdochi qui organise des stages d’autodéfense : «Sois gentille, ne te mets pas en colère», «Attention tu vas te faire violer si tu sors comme ça», etc ». Paranoïa De quoi les femmes ont-elles peur ? Bien qu’ils reconnaissent l’aspect perturbant de cette menace, les sociologues se contentent pourtant de dire qu’il ne s’agit là que d’un «conditionnement de genre», pire encore d’un «système de croyance» (3). Auto-conditionnement Références :

Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Les études interculturelles Partie 2 : le cas de la culture occidentale Je vais commencer une petite série sur les cultures enclines au viol. Je débuterai par le résumé des études d’anthropologie, notamment celles qu’a menées Peggy Reeves Sanday, et qui l’ont conduit à penser qu’il existait des cultures sans viol et des cultures enclines au viol . Femmes Minangkabau L’anthropologue Peggy Reeves Sanday a étudié plusieurs sociétés préindustrielles afin d’établir leur vision du viol, mais aussi de la sexualité et des rapports entre les hommes et les femmes. En 1982, elle a ainsi publié une première étude interculturelle où elle comparait 156 sociétés du monde entier 1 . Culture sans viol : le viol est rare, voire absent (47% des sociétés étudiées) Culture où le viol est présent, mais où il manque de données sur sa fréquence (35% des sociétés étudiées). Dans une étude de 1993 2 portant sur 35 sociétés préindustrielles, Patricia Rozée a trouvé des chiffres bien différents. Les cultures enclines au viol Femmes Gusii 1. 2. i

La Parade des violeurs est le Silence des violées Il y a quelques jours, je me suis indignée, comme tant d’autres femmes avant moi, de ce qu’un site commercial et ses partenaires puissent s’enrichir en faisant l’apologie du viol, sans être inquiétés. Tant que nos échanges avec l’auteur de l’article étaient restés confidentiels et polis, notre indignation avait été méprisée par le site. Lorsque mon indignation s’est faite moins discrète et plus insolente, j’ai eu le droit à une réaction immédiate. L’un d’entre eux a fini par gazouiller de vagues excuses, juste après avoir essayé de me manipuler en message privé, pour sonder à quel point ses menaces de poursuites avaient pu m’intimider (ou pas). Le plus frappant dans cette lettre injurieuse reste néanmoins la manière dont les auteurs se sont particulièrement mis en avant, voire mis en scène. Sur Internet en effet, les violeurs peuvent se vanter de leurs crimes sans être poursuivis. Notre parole est muselée par la tolérance dont bénéficient les hommes violents sur Internet. Like this:

J’ai 10 ans – j’ai 36 ans, harcèlement chronique | Rien Sur ChaCha 10 ans, Cergy – sur le chemin de la boulangerie : un homme m’interpelle "tu veux des bonbons ? viens les chercher". 12 ans, Le Vauclin – en balade : "c’est ta fille ?" (en parlant d’une enfant de 2 ans qui m’accompagne). 17 ans, Cergy – sur le chemin du lycée : coups de klaxon, je me retourne "salut, je t’ai vue à la sortie du lycée et j’ai remarqué que tu m’avais regardé. tu étais avec une amie, j’ai attendu que tu sois seule". suivi de plusieurs semaines de harcèlement, sur le chemin du lycée, devant chez moi, au téléphone, à la sortie de mes entraînements. 17 ans, vers Conflans-Ste-Honorine – dans le RER : un homme face à moi fait de drôles de mouvements contre son pantalon. non je ne rêve pas. je le gifle. il me traite de folle (comme une bonne partie des voyageurs présents). un autre homme s’interpose : "laisser cette jeune femme tranquille, je vois votre manège depuis tout à l’heure". moi : "et vous laissez faire sans intervenir ???". L’espace public est masculin. Mouais. Like this:

La liberté, c'est le choix, c'est la possibilité d'avoir le choix. - Interview de Jérôme Thorel Jérôme Thorel est journaliste indépendant, auteur et documentariste. Il s’est intéressé très tôt à la portée disciplinaire des techniques numériques, au point de s’engager dans divers collectifs de veille sur la société de surveillance. Il a participé aux Big Brother Awards et est membre de l’ONG britannique Privacy International. Il collabore à des organes de presse indépendants, comme le bimestriel Zelium et le journal en ligne Reflets.info. Le combat des luddites est toujours présenté comme vain face à l’inexorable progrès. N’existe-t-il pas une autre manière de voir ? C’est précisément ce que je tente de démontrer, dès le premier chapitre. Quand on a rien à cacher, on a rien à craindre de la surveillance. Cette affirmation reste, pour moi, le mot d’ordre le plus démagogique qui soit face à la problématique “sécurité ou liberté?”. Comment détecter qu’une technique sera néfaste à terme pour l’humanité ? Je n’ai pas de recettes ni de théorèmes à valider pour répondre à ça.

De l'urine dans le moteur: quatre Nigérianes y croient VIDÉO - Quatre collégiennes ont mis au point un générateur d'électricité qui carbure à l'urine plutôt qu'au diesel. Une alternative crédible au pétrole? Le système mis au point par Duro-Aina et ses copines a l'avantage de la simplicité: une cellule électrolytique est trempée dans de l'urine, pour séparer l'hydrogène qu'elle contient avant de la purifier dans un filtre à eau. Une fois isolé, cet hydrogène d'origine 100% naturelle est poussé dans le générateur qu'il alimente. Avec cet ingénieux système, fabriqué dans le cadre de leurs cours de chimie, les quatre collégiennes nigérianes affirment pouvoir alimenter en électricité quelques ampoules, une télévision et un ventilateur pendant six heures. Tout cela avec un seul litre d'urine. Désolé, cette vidéo n'est pas disponible sur votre mobile Les quatre camarades de classe avaient déjà fait sensation en novembre 2012 à la Foire des inventeurs de Lagos, la capitale du pays. Le «facteur beurk»

Les mythes autour du viol EDIT ; certains commentaire peuvent être très choquants surtout pour les victimes de viol et d'agressions sexuelles. je choisis de les laisser en connaissance de cause car ils illustrent souvent notre propos. Les mythes autour du viol désignent les croyances entourant le viol, les victimes et les coupables. On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues qui servent à nier et à justifier le viol. Ces mythes servent à décrédibiliser la personne violée et à excuser le violeur. Avant de vous jeter tête baissée sur les commentaires, merci de prendre la peine de lire intégralement l'article et les liens associés. Buddie et Miller dans Beyond rape myths: A more complex view of perceptions of rape victims. Plus ces mythes sont acceptés et partagés collectivement, plus on y croit individuellement et plus l'on risque de violer. Etudions donc à présent ces mythes : Les viols sont commis par des inconnus : On viole davantage dans certains milieux :

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