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J'ai été violée, à 55 ans, et je n'ai pas crié

J'ai été violée, à 55 ans, et je n'ai pas crié
Angie Epifano, la femme violée à l’automne dernier dans un dortoir d’Amherst, a raconté qu’elle entendait ses amis s’amuser dans la pièce d’à côté pendant qu’elle subissait son calvaire. J’ai récemment raconté ça à une de mes amies, qui s’est étonnée qu’Angie n’ait pas tapé sur le mur ou appelé au secours. À première vue, cette question peut sembler légitime, jusqu’à ce qu’on se fasse la réflexion qu’elle est bien moins courante lorsqu’il s’agit de femmes battues ou kidnappées, et pratiquement jamais posée en cas de vol ou d’agression. La plupart des gens considèrent que lorsqu’on se fait agresser par exemple, donner calmement au voleur ce qu’il réclame tout en restant aux abois est un signe d’intelligence et de sang-froid, à l’image de l’attitude qu’il nous est conseillé d’adopter lorsqu’on se retrouve face à un chien agressif. publicité Je ne me suis jamais battue Moi non plus je n’ai pas crié et je ne me suis pas débattue lorsqu’à 55 ans, j’ai été violée dans mon propre lit. Related:  Rape culture et sexualité

Une victime de viol qui ne se débat pas, ça ne veut pas dire qu'elle consent Illustration sur le viol (R.BEN ARI/MAXPPP). À toutes celles et ceux qui sont encore tenté-e-s de dire, ou de se dire en leur for intérieur, quand on leur rapporte un viol : "pourquoi n’a-t-elle pas crié, ne s’est-elle pas débattue, n’a-t-elle pas fui ?", "moi, à sa place, jamais je ne me serais laissé faire !" Les stéréotypes ont la vie dure Pourquoi ces personnes ont-elles de fausses croyances aussi tenaces ? Le minimum serait déjà qu’elles se représentent le risque encouru par la victime face à un violeur armé ou non qui menace sa vie, à un violeur dont la détermination criminelle et la haine en font un individu extrêmement dangereux (les victimes décrivent presque toutes un regard de tueur qui les a tétanisées), à un violeur qui les nie, les chosifie, les humilie et veut jouir de leur détresse. Faudrait-il, pour laver une victime de viol de tout soupçon de consentement et de complicité, qu’elle soit grièvement blessée ou morte ? Un état de sidération qui paralyse la victime

Pakistan: animation pour lutter contre les islamistes Burka Avenger, la première série d’animation produite au Pakistan en ourdou produira-t-elle un sursaut dans la société? Crée par une star du pop pakistanais, Haroon Rashid, la série met en scène dans un décor et des costumes locaux, une enseignante en burqa, qui n'est pas sans rappeler Zorro, qui lutte contre les gangsters, sous entendu les islamistes, qui veulent fermer son école de filles. Jiya (mot que l’on peut traduire par vie ou cœur), l’héroïne, affronte pour cela un propriétaire terrien, politicien corrompu et un magicien diabolique qui abuse la crédibilité des pauvres sans éducation. Mais contrairement à Zorro, les seules armes de Jiya sont des stylos et des livres. publicité Le taux d'alphabétisation des femmes ne dépasse pas 40% La jeune Malala Yousoufzai qui en octobre 2012 a été violemment attaqué par les talibans pour la punir de promouvoir l’éducation des filles l’a été devant ses camarades dans le bus qui les ramenait de l’école. Pour les jeunes Francoise Chipaux

J’ai 10 ans – j’ai 36 ans, harcèlement chronique | Rien Sur ChaCha 10 ans, Cergy – sur le chemin de la boulangerie : un homme m’interpelle "tu veux des bonbons ? viens les chercher". 12 ans, Le Vauclin – en balade : "c’est ta fille ?" (en parlant d’une enfant de 2 ans qui m’accompagne). 17 ans, Cergy – sur le chemin du lycée : coups de klaxon, je me retourne "salut, je t’ai vue à la sortie du lycée et j’ai remarqué que tu m’avais regardé. tu étais avec une amie, j’ai attendu que tu sois seule". suivi de plusieurs semaines de harcèlement, sur le chemin du lycée, devant chez moi, au téléphone, à la sortie de mes entraînements. 17 ans, vers Conflans-Ste-Honorine – dans le RER : un homme face à moi fait de drôles de mouvements contre son pantalon. non je ne rêve pas. je le gifle. il me traite de folle (comme une bonne partie des voyageurs présents). un autre homme s’interpose : "laisser cette jeune femme tranquille, je vois votre manège depuis tout à l’heure". moi : "et vous laissez faire sans intervenir ???". L’espace public est masculin. Mouais. Like this:

La liberté, c'est le choix, c'est la possibilité d'avoir le choix. - Interview de Jérôme Thorel Jérôme Thorel est journaliste indépendant, auteur et documentariste. Il s’est intéressé très tôt à la portée disciplinaire des techniques numériques, au point de s’engager dans divers collectifs de veille sur la société de surveillance. Il a participé aux Big Brother Awards et est membre de l’ONG britannique Privacy International. Il collabore à des organes de presse indépendants, comme le bimestriel Zelium et le journal en ligne Reflets.info. Le combat des luddites est toujours présenté comme vain face à l’inexorable progrès. N’existe-t-il pas une autre manière de voir ? C’est précisément ce que je tente de démontrer, dès le premier chapitre. Quand on a rien à cacher, on a rien à craindre de la surveillance. Cette affirmation reste, pour moi, le mot d’ordre le plus démagogique qui soit face à la problématique “sécurité ou liberté?”. Comment détecter qu’une technique sera néfaste à terme pour l’humanité ? Je n’ai pas de recettes ni de théorèmes à valider pour répondre à ça.

Je connais un violeur Je connais un violeur. C’est un ami, c’est un ami de ma meilleure amie. On avait déjà passé une nuit ensemble, je ne voulais pas coucher avec lui, il l’a bien pris et a été adorable. Mais pas ce soir-là. Rentrés chez lui après une soirée, on couche ensemble, je m’endors. Le reste est flou, mais je sens que lui, que tout son corps, que tout son sexe sont réveillés et me désirent. Toute honteuse je vais aux toilettes, je veux sortir tout ça de moi, j’ai mal, je saigne un peu, je me sens mieux seule dans ces toilettes qu’avec lui dans son lit chaud. Quand je reviens il est de nouveau gentil, me câline, me demande si ça va. Je ne porterai pas plainte. Malgré tous mes efforts pour rationaliser, malgré tous mes discours et le sentiment d’être une femme qui sait s’affirmer, je m’en veux plus de n’avoir pas été plus explicite que je ne lui en veux à lui. Je me sens coupable, mais l’écrire ici m’aide. C’est lui le coupable.

Dans chaque homme, un mouton ? Pour en savoir plus L'auteur Sébastien Bohler est journaliste à Cerveau&Psycho Le biais de conformité, que l’on pourrait aussi appeler syndrome de Panurge, désigne la tendance que nous avons parfois à délaisser notre raisonnement intime pour rallier l’avis de la majorité – indépendamment du bien-fondé de celui-ci. Récemment, des psychologues de l’Université de Princeton ont étudié ce qui se passe dans notre tête lorsque nous nous laissons entrainer dans des processus de ce type. Les conséquences de cet effet touchent notamment aux mécanismes électoraux. Le Prude Shaming - Les Hystériques Les vierges femmes, ou les filles plus réservées de façon générale sur leur activité sexuelle, ont elles aussi leurs stéréotypes : une vierge est forcément un fleuron d'innocence passive, une Cécile de Volanges, qui ne connaît rien au sexe, qui attend qu'un homme conquérant vienne tout lui apprendre. Elle est passive. Douce. Innocente. Sauf que non, ça ne marche pas comme ça. Dans la vraie vie, on peut être vierge, sex positive et très bien éduqué sur la question du sexe, faire des blagues sur la question, être complètement à l'aise avec le sujet même sans avoir rien fait. J'en ai par-dessus la tête des stéréotypes sur les vierges, y compris dans la pop culture. Slut shaming versus & Prude Shaming Tu as eu des partenaires sexuels, tu aimes ça, tu t'habilles court, etc. ? Bref, il n'y a pas vraiment de moyen de gagner. (Notez que je mets ces guillemets parce que j'ai horreur de ces termes) Pareil : en termes d'asexualité, les asexuels peuvent morfler. Et c'est vraiment trop con.

J’écris d’en bas, de la partie effondrée de l’Espagne En 2008, enceinte de huit mois, l’écrivaine espagnole Cristina Fallarás a été licenciée par le journal où elle travaillait comme sous-directrice. C’était le début du commencement de la débâcle d’un pays où sombrerait une grande partie de ses concitoyens. En novembre 2012, Cristina a reçu une lettre de la banque : pour cause de non-paiement, celle-ci a démarré une procédure d’expulsion. La lauréate du prix Hammett 2012 du meilleur roman policier en langue espagnole décrit ici cette chute : «Raconter nous sauve», dit-elle, et elle détaille l’angoisse de ceux qui sont broyés par le système. Après avoir dû rendre les clés de son appartement le 25 juin, elle est aujourd’hui provisoirement hébergée chez un ami. Je m’appelle Cristina Fallarás et je suis devenue l’expulsée la plus médiatisée d’Espagne. Maintenant, lecteur, imaginez un terrain aussi grand qu’un pays, une surface genre pampa. Arrêtez tout et allez-y, imaginez. On y est ? J’écris d’en bas, de la moitié effondrée. Tarifs à négocier.

Tabou de la masturbation : sept trucs que vous ne savez peut-être pas | Rue69 Pourquoi la masturbation gêne-t-elle ? Quand on en parle, on en revient toujours à ce lieu commun : ce tabou est la conséquence d’une société judéo-chrétienne. « Nouvel éloge de la masturbation », de Philippe Brenot Dans un livre à paraître ce mercredi, Philippe Brenot, anthropologue devenu sexologue, montre toute la complexité de cette culpabilité collective pour en dresser une histoire passionnante. « Nouvel éloge de la masturbation » est l’enrichissement d’un premier éloge paru en 1996. L’auteur l’a voulu comme un manifeste de liberté : « Que ce nouvel éloge puisse aider chaque femme, chaque homme, à se libérer des idées fausses d’un autre temps. » Les femmes sous-déclarent la masturbation Ce qu’on peut souhaiter encore plus fort pour les femmes : si 87,1% des hommes reconnaissent se toucher, seules 68,1% des femmes admettent faire de même. Pour que le tabou tombe, il faudrait donc que les femmes reconnaissent mieux qu’elles aussi, comme Ophélie Winter, le font. Mais aussi :

Dr. B: Pourquoi la gay-pride est importante "N'ayez pas peur". Jean-Paul II"Aimez-vous les uns les autres". Jésus-Christ. ALORS VOILÀ - Une ville, c'est d'abord des rues. - "un papa, des roustons, une maman, des nichons" (quelle belle vision naturaliste et zoologique du genre humain!) Ou, nettement moins poétique: - "la france a besoin d'enfants, pas d'homosexuels". Il y a donc: nos rues,les adultes qui manifestent,des banderoles avec le mot "enfants" dessus. Les enfants...Dans nos villes, les rues sont bordées d'immeubles. Avec des désirs compliqués, parfois jugés honteux. Pourquoi la gay-pride est-elle importante? Une fois par an, les enfants de nos villes peuvent regarder derrière leurs fenêtres et voir des femmes et des hommes: nombreux, différents, dansant et chantant. Certains s'habillent en femmes quand ils sont hommes, d'autres s'habillent en hommes quand elles sont femmes. La gay-pride est importante. Pas seulement pour ceux qui sont en bas et qui défilent. La deuxième cause de familles brisées. Honte à nous tous!

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