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"Le féminisme a pour ambition de révolutionner la société

"Le féminisme a pour ambition de révolutionner la société
Philosophe et féministe, Elsa Dorlin est professeure de philosophie politique et sociale au département de science politique de l’université de Paris-VIII. Elle a été maîtresse de conférences en philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne (2005-2011). Ses recherches portent sur les philosophies féministes, études sur le genre et les sexualités, mais aussi sur l’esclavage, le colonialisme et le postcolonialisme (histoire des idées, des luttes et des mouvements des diasporas noires, Black Feminism). L’histoire et la philosophie de la médecine (corps, santé, nation) tiennent une place importante dans son travail. Issu de sa thèse soutenue en 2004, son livre "la Matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la nation française" a été publié aux éditions La Découverte en 2006. Comment définiriez-vous le féminisme ? Elsa Dorlin. En tant que philosophe, comment avez-vous fait le lien avec les études féministes ? Elsa Dorlin. La théorie du genre est-elle récente en France ?

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J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. Ce sera un billet énervé. Très énervé. Fatigué aussi. La publicité a-t-elle enfin compris quelque chose au féminisme? Il y a quelques jours, on vous parlait sur Slate de la pub pour la marque de tampons HelloFlo, vous disant que c'était «la meilleure pub pour tampons de tous les temps»: enfin, il ne s'agissait plus de faire des règles un tabou et de montrer des tampons «qui s'ouvrent en corolle, des serviettes contenant des perles ou de la soie». La pub ne se revendiquait pas clairement féministe, mais elle l'était en filigrane, en tranchant avec l'idée que les règles sont quelque chose de sale. C'est aujourd'hui la marque Always (serviettes hygiéniques, toujours) qui sort une nouvelle publicité, plus clairement féministe. La vidéo consiste à expliquer ce que signifie l'expression «comme une fille» et de montrer que cela confine à l'insulte, que les petites filles ont d'abord confiance en elles puis qu'à l'adolescence (période des règles, évidemment), tout change. Always veut «changer cela»: «Faisons en sorte que #commeunefille soit synonyme de choses extraordinaires».

Rupture anarchiste et trahison proféministe En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur. Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Le marteau féministe et l’enclume musulmane Michel Onfray : "On jongle avec des idées, mais pas avec la misère des gens. Et la misère des gens elle va où, aujourd’hui ? Elle va au Front National. Elle va au Front national qui est à peu près le seul parti qui parle à ces gens-là, en disant : "bon, ben nous on vous a pas oubliés". Est-ce qu’aujourd’hui le silence du Parti Communiste sur la question de l’islam est défendable ?

Nos identités sont politiques Les choses aléatoires m’avaient dit que si j’avais envie de mettre un texte ici j’étais la bienvenue. Du coup Cassandra prend le clavier pour un petit texte en mode divergence des luttes. Suite à la mort de Clément Méric il y a eu un rassemblement dans ma ville, l’asso militante LGBT a relayé cet appel à rassemblement et j’ai pu lire ceci (j’ai mis certains passages en gras) : « […] Attention aux prises de position trop rapides au nom de [l’Asso]. Ces féministes qui réinterprètent l'islam « Féminisme » et « islamique » : si l’association de ces deux termes dérange encore et continue de susciter invariablement en Occident une interrogation incrédule, c’est parce que l’égalité des sexes est le fruit d’une élaboration historique. S’est-on jamais posé la question de la pertinence d’un féminisme chrétien, par exemple ? Un tel courant a pourtant bel et bien été fondé dès la fin du XIXe siècle, en particulier en France, en Belgique et au Canada. Il a permis notamment l’élaboration d’une théologie féministe qui a interrogé -– et interroge encore — le canon des Écritures, la paternité divine, l’identité du Christ, l’action de l’Esprit-Saint, le culte de Marie, et surtout les institutions patriarcales de l’Église, au grand dam du magistère de l’Église catholique.

Libération sexuelle et liberté à disposer de son corps Liberté, quelle liberté, où en sont les femmes ? Entre timides battues en brèche, violents retours de bâtons, le système patriarcal contre lequel nous sommes mobilisé-e-s, détient probablement le record de longévité des systèmes d’oppression. Il sévit dans tous les domaines mais affectionne particulièrement l’intime et la sexualité. Je me suis souvent demandé comment s’étaient débrouillés les hommes pour que le mouvement de libération sexuelle des années 60/70, leur profite autant ? Il n’est pas question de le nier, les droits et libertés des femmes ont progressé à partir des années 60, mais nombreuses sont celles qui ont fini par l’admettre : la libération des mœurs sans égalité réelle femmes-hommes jetait comme une ombre au tableau.

Femen partout, féminisme nulle part, par Mona Chollet «Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler », écrivait l’essayiste marocaine Fatema Mernissi dans Le Harem et l’Occident (Albin Michel, 2001). L’engouement des médias français pour des figures comme les Femen ou Aliaa El-Mahdy, l’étudiante égyptienne qui, en 2011, avait posé nue sur son blog (1), offre une nouvelle confirmation de la justesse de cette observation. On a pu voir sur France 2, le 5 mars, un documentaire consacré au collectif d’origine ukrainienne implanté en France depuis un peu plus d’un an (2), et un autre intitulé Aliaa, la révolutionnaire nue sur La Chaîne parlementaire (LCP) pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

ZONES La série brosse en particulier un tableau saisissant de la condition des femmes. Betty Draper, la mère au foyer, élevée dans le souci exclusif de son apparence et de sa beauté, qui a tout pour être heureuse selon les critères de son milieu, mais qui crève de solitude et d’ennui ; Peggy Olson, la jeune rédactrice volontaire – seule femme à occuper ce poste –, aux prises avec le dragon ultra-catholique qui lui sert de mère, furieuse à la fois de subir les mains baladeuses de ses collègues et d’être jugée trop menaçante pour correspondre à leur idéal amoureux ; Joan Holloway, la plantureuse secrétaire rousse, qui tente de faire une force de son statut d’objet sexuel, sans que cela la mette à l’abri de la frustration et de la déception : toutes, si différentes soient-elles, se débattent dans les limites que leur assigne la société américaine de cette époque. Et, pourtant, on peut se demander si ce n’est pas cela, précisément, qui est en train de changer dans les mentalités.

Couvrez ce sein que je ne saurais voir : quand l’allaitement en public dérange Il y a quelques jours, une mère allaitant son bébé dans une boutique parisienne a été sommée de quitter les lieux en raison de son comportement jugé indécent. Comment le fait de nourrir son enfant le plus naturellement du monde peut-il scandaliser au point de refuser aux femmes allaitantes, l’accès à certains lieux ? Concilier allaitement et vie sociale Le 31 mars dernier, une jeune femme entreprend une virée shopping avec une amie, emmenant avec elle son nourrisson de trois mois. Après un long moment passé dans une célèbre enseigne de cosmétique, la cliente s’est tout simplement vue ordonner de quitter l’établissement alors qu’elle venait tout juste de s’isoler pour répondre aux besoins de son bébé. Une mère allaitant son enfant - image d'illustration (G.MICHEL/SIPA).

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