background preloader

Etre un espace féministe safe

Etre un espace féministe safe
Suite à mon article d'hier, deux femmes sont venues me parler de certains commentaires. L'une m'a demandé d'enlever certains commentaires qui la rendaient malade. L'autre m'a dit ne pas être en sécurité ici et se sentir agressée, mal à l'aise dans un espace "non safe". Une autre commentatrice me dit : "Mais punaise, une fois qu'on a conscience de cette socialisation des hommes a étouffer la parole des femmes, et des femmes a les écouter jusqu’à douter de leur propre vécu on a du mal (enfin moi en tout cas) a ne pas vouloir un peu plus d'espaces safe. Qu'est ce déjà qu'une espace féministe safe ? Vous le savez pour certains, je fais un métier qui me confronte régulièrement à la saloperie humaine, je suis donc relativement blindée face à ce genre de propos. Donc est ce que Crêpe Georgette peut être un espace safe pour les féministes qui le souhaiteraient ? Maintenant une note pour tous ces gens qui débarquent, squattent les commentaires, pensent arriver avec des idées originales. Enfin.

Troller les trolls Vous êtes une féministe, ou un homme pro-féministe. Vous avez sans doute eu un débat sur internet là dessus, et vous vous êtes arraché déjà la moitié du scalp. Pour faire face aux arguments et comportements sexistes sur internet, j'ai concocté quelques dessins viteuf pour quelques situations. ATTENTION PRÉCISION TOUT DE MÊME : merci de me demander pour utiliser ces dessins sur un blog. 1/ face à un cas de mansplaining ou mecsplication. 2/ l'argument de "tous les hommes sont pas comme ça, par exemple moi je..." 3/ "tu dis ça parce que t'es moche / frustrée / mal baisée" / "je suis sûre que t'es poilue" Belle, moche, poilue, épilée, frustrée, aimante, aimée, petite, grande, une féministe reste une féministe. 4/ "tu es misandre" 5/ "les féministes sont complotistes" / "le féminisme est un complot" Haha oui, c'est cela oui. 6/ "c'est de l'humour" (spécial 8 mars) / "les féministes n'ont pas d'humour" 9/ "les féministes sont violentes" Haha.

What happened when I started a feminist society at school I am 17 years old and I am a feminist. I believe in gender equality, and am under no illusion about how far we are from achieving it. Identifying as a feminist has become particularly important to me since a school trip I took to Cambridge last year. A group of men in a car started wolf-whistling and shouting sexual remarks at my friends and me. For those men we were just legs, breasts and pretty faces. Shockingly, the boys in my peer group have responded in exactly the same way to my feminism. After returning from this school trip I started to notice how much the girls at my school suffer because of the pressures associated with our gender. I decided to set up a feminist society at my school, which has previously been named one of "the best schools in the country", to try to tackle these issues. What I hadn't anticipated on setting up the feminist society was a massive backlash from the boys in my wider peer circle. I fear that many boys of my age fundamentally don't respect women.

Le "Slut Shaming" Cet article est une contribution de Thomas, merci à lui. Pour contribuer à ce blog, vous pouvez envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at] [Les réactions violentes subies par une amie proche qui aurait eu une attitude « malsaine » et « dévergondée » à l’égard des hommes (c’est-à-dire une attitude séductrice et entreprenante tout à fait banale pour un homme, mais qui ne peut être que « malsaine » et « dévergondée » pour une femme…) m’ont inspiré cet article sur la question du « slut shaming ». Cet article ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’objectivité : j’ai simplement essayé de faire un compte-rendu critique de quelque chose que je ne vis pas, mais qui m’a beaucoup énervé de l’extérieur.] « Slut shaming » est une expression anglaise, formée à partir de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »). Une traduction approximative pourrait être « stigmatisation des salopes ». Le terme de « salope » peut n’être pas employé de façon aussi directe. « Salut !

I Really Want to Be Well: Healing Trauma is Central to My Feminist Practice A breakthrough is nothing more than an awakened breakdown. I have had plenty of breakdowns that I have survived, but I haven’t always been fully aware of what was happening in the moment. I just kept going. I know some tools to help get myself out of the dumps without spiraling to pits so low. But there comes a point when what you have collected in terms of wounds and scars — no matter how you have managed to carry them, rearrange them, and make them beautiful — weigh in too heavy, and you are forced to stop. I realized I was at that place where breakdown meets breakthrough last week. I have been struggling with a bout of depression, something I have struggled with since I was a child. But this time, getting out isn’t enough. I have decided to face my trauma head on and really heal. Healing ourselves — body, spirit, and mind — is essential to feminism. And many of us long to be free. Many of us are organizers, writers, artists, teachers, scholars, laborers, social workers. What’s wrong? Kai M.

Rupture anarchiste et trahison proféministe En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur. Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Au départ, je voulais tenter de changer les choses en faisant appel, avec le plus de pédagogie possible, à leur cohérence, amour et amitié. Car nous sommes dressées à nous excuser lorsque l’on nous coince les doigts dans la porte. Pas par gentillesse ou grandeur d’âme, comme si l’on nous accordait un luxe, une cerise sur le gâteau, non, mais parce que nous avons le droit et nous exigeons de vivre autrement que comme des bêtes, à hanter la cuisine comme les rats hantent les égouts, autrement que comme des balais à chiotte, des trous ou des ventres sur pattes. J’avais donc tendance à m’excuser quand on me coinçait les doigts dans la porte, mais un jour, j’ai pris conscience que mes mains, si longtemps entravées, pouvaient former un poing.

The Pain of Being Feminist in an Anti-Feminist World I disabled my YouTube comments. “Really?” a friend of mine tweeted to me. I snorted. The decision to take such a drastic measure didn’t come easily. But at the end of the day, despite some of the benefits, I decided that my own emotional well-being was (and should be!) “I get far more comments akin to ‘back to the kitchen, whore!’ And for what? Well, for being a woman, for one. For being a feminist. The truth is, disabling my YouTube comments came easily, compared with my other often-fantasized solution: dropping out of the public eye entirely and holing up in a one-room shack with just my cat and my books for the rest of my life. But when I hit these roadblocks where I’m forced to evaluate my place in the world and the world’s place within me, there are two conclusions that I always come to. One is that I always hold worth, regardless of what the anonymous Tumblr messages say. The other is that the pain is real. And it stings. Online backlash is one thing, though. 1. 2. His response? 3.

Une comparaison entre misandrie et misogynie On pourrait croire à première vue que les deux se valent. Que toutes les formes de violence sont équivalentes, injustifiées et injustifiables. Et que la misandrie est tout aussi dommageable que la misogynie. Or, comme l’explique simplement ce post trouvé sur tumblr, il n’en est rien : motivation behind misogyny :men maintaining power over women results of misogyny :rape, abuse, murder, lower pay, less opportunities, general discrimination and loss of power, restrictive gender roles, and much, much more. motivation behind misandry :men as a group sure do a lot of bad things as a result of their gendered power and male privilege, im not sure that i trust them or even like them. results of misandry :hurt feelings En français : Intention de la misogynie :Faire en sorte que les hommes maintiennent la domination qu’ils exercent sur les femmes. « Allo les urgences ? Peut-être même iront-ils jusqu’à affirmer que la misandrie a les mêmes résultats que la misogynie, comme toutes les haines.

Why Feminism Can Be Scary for Some Women Feminism is a polarizing term. You either fully embrace it as a way of life or want nothing to do with it. Personally, I’ve always led a feminist lifestyle. But until recently, I would often start conversations about women’s right with the dreaded phrase “I’m not a feminist, but…” Why was I so hesitant about calling myself a feminist? The truth is: I simply didn’t understand what feminism was about, let alone how freeing it could be. I had misconceptions that feminism was about usurping men’s power and dominating them. I truly believed that being a girl required protection from harm, and that I should be content to have men that could offer me that security. But more importantly, I didn’t think that I, as a woman, was oppressed. For example, a household in which my father was the patriarch was the norm. But it wasn’t just my father. My mother and other female relatives all felt the same way. “It’s dangerous for a girl,” we were told. Of course, I wanted to be safe and protected. But then…

Je veux comprendre... le mansplaining Retour sur le mansplaining, un concept très ancien (et très relou) pour un terme relativement récent. Le mansplaining n’a absolument rien de nouveau. C’est un concept tout bête dont nous sommes probablement nombreuses à être témoins au quotidien. Le mansplaining, c’est quand un homme explique à une femme d’un ton condescendant, sur un sujet qui la concerne elle, qu’elle a tort de penser ce qu’elle pense, de dire ce qu’elle dit. Le mansplaining : une illustration du patriarcat Cette idée est très ancienne et elle n’a rien de nouveau. Le mansplaining se fait surtout beaucoup remarquer sur Internet quand il s’attaque au féminisme, quand une féministe relève quelque chose de sexiste et qu’un homme lui explique qu’elle a tort de voir les choses ainsi, parfois en expliquant à la principale concernée ce qu’est réellement le sexisme — qu’il ne connaît que peu en comparaison. Ton idée sonne tellement mieux quand je la reformule. Le mansplaining : les origines Les femmes sont opprimées ?

L’Arbitraire Il y a de celles qui passaient inaperçues, que je n’entendais pas à cause de mes oreilles alors closes. Elles se manifestent par des petites blagues, des mails « à faire passer mdr », des commentaires de gens bourrés en fin de soirée du genre « je lui ai payé des coups, elle va rentrer avec moi ha ha ha. » Il y a eu par la suite celles qui ont pris forme au fur et à mesure que j’ai grandi, qui ne m’étaient pas même visibles jusque-là. Celles qui gravitent autour non plus du corps de la femme mais de ce que la femme est, et puis autour de toute autre forme de condition que la condition Homme Hétérosexuel Blanc Judéo-Chrétien. Des « non mais attends, il faut pas non plus être choqué, il y a toujours une possibilité qu’elle aille en congé maternité, il faut le comprendre le boss » aux autres, plus vicieuses : « c’est juste pas le bon profil pour ce poste» ; de grandes déclarations sentencieuses qui se cachent derrière une démagogie nauséabonde. Dans un bus. À se taper dans le dos. N’empêche.

Ozon pense que les femmes fantasment sur la prostitution Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 21 mai 2013 François Ozon a déclaré qu’à ses yeux, les femmes fantasment sur la prostitution, lors d’une interview pour le Hollywood Reporter. Craquage de slip total. La semaine dernière, Fab te parlait de Jeune & Jolie en se demandant si, par hasard, François Ozon ne serait pas un peu à côté de la plaque en ce qui concerne la prostitution. Le réalisateur qu’on croyait « « « « amoureux des femmes » » » » (j’ai toujours eu du mal à supporter ce terme, excuse donc ces multiples guillemets), ou du moins suffisamment respectueux pour comprendre qu’il vaut mieux éviter de mettre des millions de personnes dans le même sac parce qu’elles ont une vulve. « Je pense que les femmes comprennent mieux le film que les hommes. Je t’avouerai qu’à part mon respect pour les prostitué-e-s, je n’ai pas d’avis tranché, éclairé à 100% sur la prostitution – j’y travaille – et ce n’est pas cette partie du débat que j’ai envie de commenter. Faux, faux, mille fois faux.

C. DELPHY : « Le patriarcat, le féminisme et leurs intellectuelles » Christine DELPHY : « Le patriarcat, le féminisme et leurs intellectuelles », extrait. L’accès des questions féministes au rang de questions académiques apparaît souvent comme un progrès pour la lutte féministe elle-même ; non seulement parce que l’université leur donne ainsi un gage de « sérieux » ; mais aussi parce que le cadre universitaire assure, mieux, exige une dépassionalisation des problèmes ; et qu’en retour cette dépassionalisation semble garantir une approche plus rigoureuse parce-que plus sereine. Ceci est un piège du Diable, c’est à dire de l’idéologie dominante qui a crée un mythe de la Science. Mais pour nous, intellectuelles, l’oublier, ne fût-ce qu’un instant, c’est abandonner le fil qui nous relie à notre classe de femmes, le garde-fou qui nous empêche de basculer du côté de l’institution, du côté de nos oppresseurs. Or, notre seule arme contre la trahison potentielle inscrite dans notre statut d’intellectuelles, c’est précisément notre colère. Christine Delphy.