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Etre un espace féministe safe

Etre un espace féministe safe
Suite à mon article d'hier, deux femmes sont venues me parler de certains commentaires. L'une m'a demandé d'enlever certains commentaires qui la rendaient malade. L'autre m'a dit ne pas être en sécurité ici et se sentir agressée, mal à l'aise dans un espace "non safe". Une autre commentatrice me dit : "Mais punaise, une fois qu'on a conscience de cette socialisation des hommes a étouffer la parole des femmes, et des femmes a les écouter jusqu’à douter de leur propre vécu on a du mal (enfin moi en tout cas) a ne pas vouloir un peu plus d'espaces safe. Qu'est ce déjà qu'une espace féministe safe ? Vous le savez pour certains, je fais un métier qui me confronte régulièrement à la saloperie humaine, je suis donc relativement blindée face à ce genre de propos. Donc est ce que Crêpe Georgette peut être un espace safe pour les féministes qui le souhaiteraient ? Maintenant une note pour tous ces gens qui débarquent, squattent les commentaires, pensent arriver avec des idées originales. Enfin. Related:  Parler du viol / silenciation / invisibilisationInterrogation sur le féminisme

Troller les trolls Vous êtes une féministe, ou un homme pro-féministe. Vous avez sans doute eu un débat sur internet là dessus, et vous vous êtes arraché déjà la moitié du scalp. Pour faire face aux arguments et comportements sexistes sur internet, j'ai concocté quelques dessins viteuf pour quelques situations. ATTENTION PRÉCISION TOUT DE MÊME : merci de me demander pour utiliser ces dessins sur un blog. 1/ face à un cas de mansplaining ou mecsplication. 2/ l'argument de "tous les hommes sont pas comme ça, par exemple moi je..." 3/ "tu dis ça parce que t'es moche / frustrée / mal baisée" / "je suis sûre que t'es poilue" Belle, moche, poilue, épilée, frustrée, aimante, aimée, petite, grande, une féministe reste une féministe. 4/ "tu es misandre" 5/ "les féministes sont complotistes" / "le féminisme est un complot" Haha oui, c'est cela oui. 6/ "c'est de l'humour" (spécial 8 mars) / "les féministes n'ont pas d'humour" 9/ "les féministes sont violentes" Haha.

Promis on parlera des hommes gentils un jour Les deux fois où j'ai écrit un texte sur le viol, j'ai eu un nombre de réactions assez incroyables et surtout incroyablement divisées selon le genre de celui qui lisait. Le dernier texte, par exemple, concernant la culture du viol, a fait la quasi unanimité auprès des femmes qui en ont parlé. Toutes les réactions négatives émanaient d'hommes. On renvoie sans cesse les féministes aux "combats importants" comme celui du viol. Sauf que lorsque nous parlons de viol, nous ne devons surtout pas en parler vraiment. Dans l'enquête de victimation Enquête "Cadre de vie et sécurité" 2011, on mesure ainsi qu'en 2009/2010 1% des femmes de 18 à 75 ans ont déclaré avoir été victimes de violences sexuelles. Beaucoup d'hommes m'ont dit être dans la peur plus ou moins permanente d'être accusés de viol. Deux réponses à cela. - les allégations mensongères en cas de viol sont rares. - "oui mais ma copine me dit non puis me demande pourquoi je n'insiste pas". Encore une fois cela n'existe que TRES PEU.

What happened when I started a feminist society at school I am 17 years old and I am a feminist. I believe in gender equality, and am under no illusion about how far we are from achieving it. Identifying as a feminist has become particularly important to me since a school trip I took to Cambridge last year. A group of men in a car started wolf-whistling and shouting sexual remarks at my friends and me. For those men we were just legs, breasts and pretty faces. Shockingly, the boys in my peer group have responded in exactly the same way to my feminism. After returning from this school trip I started to notice how much the girls at my school suffer because of the pressures associated with our gender. I decided to set up a feminist society at my school, which has previously been named one of "the best schools in the country", to try to tackle these issues. What I hadn't anticipated on setting up the feminist society was a massive backlash from the boys in my wider peer circle. I fear that many boys of my age fundamentally don't respect women.

La Crise de la masculinité Il y a en ce moment une poussée de groupes qui appellent à refondre le féminisme autour de l’homme. Souvent lancés par des hommes et relayés par des femmes, ces appels encouragent à valoriser le rôle de la femme tant qu’il est défini et circonscrit par rapport à la place de l’homme (la femme, au singulier, est définie comme fille de, mère de, épouse de). En ces temps troublés de débats sociétaux, il s’agit de rassurer et ménager les hommes, visiblement perturbés par la remise en cause de leurs privilèges. Cf les Antigones et Woman Attitude (découvert hier pour ce dernier). Dommage pour les orphelines, les lesbiennes, les célibataires, les mères de fillettes, les femmes stériles, les divorcées ? Woman Attitude va réenchanter les féministes, ces éternelles aigries (capture d’écran – womanattitude.com) Une femme victime de violence domestique devrait faire des concessions avec son agresseur ?!! Les féministes castratrices confisquent la parole aux hommes intimidés. Et puis quoi encore ?

Le "Slut Shaming" Cet article est une contribution de Thomas, merci à lui. Pour contribuer à ce blog, vous pouvez envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at]gmail.com. [Les réactions violentes subies par une amie proche qui aurait eu une attitude « malsaine » et « dévergondée » à l’égard des hommes (c’est-à-dire une attitude séductrice et entreprenante tout à fait banale pour un homme, mais qui ne peut être que « malsaine » et « dévergondée » pour une femme…) m’ont inspiré cet article sur la question du « slut shaming ». Cet article ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’objectivité : j’ai simplement essayé de faire un compte-rendu critique de quelque chose que je ne vis pas, mais qui m’a beaucoup énervé de l’extérieur.] « Slut shaming » est une expression anglaise, formée à partir de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »). Une traduction approximative pourrait être « stigmatisation des salopes ». Le terme de « salope » peut n’être pas employé de façon aussi directe. « Salut !

Pourquoi 97% des déclarations de viols ne terminent jamais aux assises Procédures longues, policiers sans tact... Souvent, les victimes de viol que Nolwenn Weiler rencontre soupirent : « Si j’avais su, je n’aurais pas porté plainte. » Entretien. Nous l’avons appris en fin de semaine, la justice rennaise a tardé six mois avant de faire un test ADN dans une enquête pour viol. Une analyse qui aurait peut-être pu éviter trois viols supplémentaires, vraisemblablement commis par celui qui est poursuivi pour l’agression. La victime et son avocat dénoncent un dysfonctionnement dû, selon eux, à un manque de budget, tandis que le parquet rétorque que son choix a été guidé par un souci d’efficacité : il aurait pris la décision de ne pas demander l’analyse, puisqu’il estimait que les chances d’obtenir des preuves étaient faibles. Les réactions des médecins, de la police, voire des proches dans les affaires de viols ne sont pas toujours très compréhensives ou appropriées. Seulement 3% des viols sont jugés Les peurs légitimes des victimes Une procédure éprouvante

I Really Want to Be Well: Healing Trauma is Central to My Feminist Practice A breakthrough is nothing more than an awakened breakdown. I have had plenty of breakdowns that I have survived, but I haven’t always been fully aware of what was happening in the moment. I just kept going. I know some tools to help get myself out of the dumps without spiraling to pits so low. But there comes a point when what you have collected in terms of wounds and scars — no matter how you have managed to carry them, rearrange them, and make them beautiful — weigh in too heavy, and you are forced to stop. I realized I was at that place where breakdown meets breakthrough last week. I have been struggling with a bout of depression, something I have struggled with since I was a child. But this time, getting out isn’t enough. I have decided to face my trauma head on and really heal. Healing ourselves — body, spirit, and mind — is essential to feminism. And many of us long to be free. Many of us are organizers, writers, artists, teachers, scholars, laborers, social workers. What’s wrong? Kai M.

FeministAndOtherThings — Aaaah les machos Rupture anarchiste et trahison proféministe En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur. Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Au départ, je voulais tenter de changer les choses en faisant appel, avec le plus de pédagogie possible, à leur cohérence, amour et amitié. Car nous sommes dressées à nous excuser lorsque l’on nous coince les doigts dans la porte. Pas par gentillesse ou grandeur d’âme, comme si l’on nous accordait un luxe, une cerise sur le gâteau, non, mais parce que nous avons le droit et nous exigeons de vivre autrement que comme des bêtes, à hanter la cuisine comme les rats hantent les égouts, autrement que comme des balais à chiotte, des trous ou des ventres sur pattes. J’avais donc tendance à m’excuser quand on me coinçait les doigts dans la porte, mais un jour, j’ai pris conscience que mes mains, si longtemps entravées, pouvaient former un poing.

Parler du viol (2): un enjeu de pouvoir J’expliquais la semaine dernière pourquoi la critique féministe et l’alliance entre droit et militantisme sont nécessaires en ce qui concerne les procès pour viol. Je voudrais évoquer maintenant la façon dont on parle du viol, et plus précisément, la façon dont on le nomme et on le définit. Nommer ne sert pas seulement à désigner et à décrire: c’est aussi un enjeu de pouvoir et de domination. Le silence des victimes Dans King Kong Théorie, Virginie Despentes écrit à propos de son viol. Puis une intervenante a expliqué: "La plupart du temps, une femme qui parle de son viol commencera par l’appeler autrement." Nommer ou ne pas nommer le viol: un enjeu de survie, mais aussi un enjeu de contrôle et de domination. Ivan Levaï: « Parce que, pour un viol, il faut un couteau, un pistolet, et cætera, je ne crois pas au viol » Une des conclusions de l’affaire DSK, c’est que visiblement, tout le monde peut parler du viol. Il n’y avait pas de raison qu’Ivan Levaï se prive de ce petit exercice.

The Pain of Being Feminist in an Anti-Feminist World I disabled my YouTube comments. “Really?” a friend of mine tweeted to me. I snorted. The decision to take such a drastic measure didn’t come easily. But at the end of the day, despite some of the benefits, I decided that my own emotional well-being was (and should be!) “I get far more comments akin to ‘back to the kitchen, whore!’ And for what? Well, for being a woman, for one. For being a feminist. The truth is, disabling my YouTube comments came easily, compared with my other often-fantasized solution: dropping out of the public eye entirely and holing up in a one-room shack with just my cat and my books for the rest of my life. But when I hit these roadblocks where I’m forced to evaluate my place in the world and the world’s place within me, there are two conclusions that I always come to. One is that I always hold worth, regardless of what the anonymous Tumblr messages say. The other is that the pain is real. And it stings. Online backlash is one thing, though. 1. 2. His response? 3.

Les mots ont du sens…Féminisme = Antisexisme? Féminisme, antisexisme….Voici deux mots sous lesquels se rejoignent les mêmes idéaux : égalité des genres, justice, combat contre le patriarcat. Cependant, l’emploi de l’un ou l’autre ne semble jamais innocent. Ici, je n’essayerais pas de plonger dans un long plaidoyer pour l’un ou l’autre de ces termes, avec un corpus détaillé de références féministes. Ca pourrait être très intéressant, mais je ne pense pas que je possède déjà la connaissance nécessaire, ni la patience requise. Tout d’abord, lorsque j’ai commencé à étoffer ma culture féministe autour de blogs sur la question, j’ai toujours été étonné de voir les fémininistes françaises réclamer à cor et à cri, le terme de "féminisme". De par ma condition de femme noire, les combats contre le racisme et le sexisme ne peuvent être dissociés, et l’un d’eux se nommant l’antiracisme, appeler l’autre antisexisme ne me semble pas délirant (construction anti-"oppression"). Plus sur le sujet en anglais : Like this: J'aime chargement…

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