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Dominique Cardon : Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique

Dominique Cardon : Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique
On ne présente plus Dominique Cardon, sociologue au laboratoire des usages SENSE d’Orange Labs. Il publie au Seuil, dans la collection « la République des Idées », un petit livre synthétique, stimulant, lucide et informé sur La Démocratie internet. Un ouvrage où il tente de nous expliquer pourquoi le grand soir électronique n’a pas eu lieu. Pourquoi l’internet n’a-t-il pas changé la politique ? InternetActu.net : Depuis l’origine de l’internet, on a beaucoup fantasmé sur la démocratie électronique et son avènement. Dominique Cardon : Elle vient tout droit de son histoire. L’appropriation personnelle, le bidouillage, le do-it-yourself a défini un cadre nouveau pour investir les technologies qui étaient si mal aimées à l’époque en raison de leur connivence avec les pouvoirs militaire et marchand. Ce qui joint ces deux visions, c’est la valorisation de l’autonomie des individus et le refus des contraintes collectives, notamment la méfiance envers les institutions et l’Etat.

Réseaux contre hiérachies, liens faibles contre liens forts Pour le New Yorker, Malcolm Gladwell (blog) a rédigé une brillante mise au point sur les différences entre l’activisme en ligne et l’activisme réel, dans un article intitulé “Petit changement : pourquoi la révolution ne sera pas twittée” où il montre les limites des organisations en réseaux comparés aux structures hiérarchiques classiques. Pour accomplir sa démonstration, Malcolm Gladwell nous plonge dans l’histoire politique des Etats-Unis, pour nous aider à mieux comprendre comment, politiquement, les différences de structuration de la contestation induisent des effets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Démonstration. Le lundi 1er février 1960, vers 16h30, 4 étudiants étaient assis au comptoir du Woolworth, un bar du centre-ville de Greensboro, en Caroline du Nord. 4 étudiants en première année d’un collège noir à proximité. Ezell Blair a alors demandé à la serveuse une tasse de café. Image : Les 4 de Greensboro : Ezell A. Nous sommes loin de Greensboro. Pour Jillian C.

Vouloir un web coopératif Par Daniel Kaplan le 27/06/08 | 17 commentaires | 17,522 lectures | Impression En 2006, Time Magazine nous nommait, nous tous, “personnes de l’année“. L’explosion des blogs, des plates-formes de partage d’images, des réseaux sociaux, donnait le sentiment d’une prise d’assaut de l’univers médiatique par son propre public. Mais en page intérieure du numéro de l’année suivante, l’hebdomadaire reproduisait presque la même couverture, avec un autre titre : “Personne de l’année : Eux“, eux les médias, les puissants, les influents. Que s’est-il passé d’une année sur l’autre ? Oui : la prise de conscience que le web “massivement relationnel” ne transforme pas à lui tout seul la vie démocratique, ni les médias. Portabilité, propriété La discussion sur la “portabilité” des profils associés aux réseaux sociaux est sans doute la plus symbolique du moment. Elle marque d’une part la fin d’une certaine naïveté vis-à-vis des acteurs du web 2.0 : Rupert Murdoch, Yahoo! La révolution des petits riens

Beppe Grillo: comment monter un mouvement politique sur Internet… et avoir des élus ! » Article » OWNI, Digital Journalism Humoriste, Beppe Grillo a initié le Movimento 5 Stelle, mouvement d'initiative citoyenne à travers l'Italie qui, en s'appuyant seulement sur Internet, a déjà fait élire plusieurs représentants. Retrouvez la traduction de cet article et l’ensemble de nos articles en anglais sur ! En quoi consiste il Movimento 5 Stelle (Le mouvement des cinq étoiles) ? Le Movimento 5 stelle est un mouvement né sur Internet, et uniquement sur Internet. Les cinq étoiles, ce sont les cinq grandes idées : l’eau publique est la première étoile, la deuxième, le zéro déchets, c’est-à-dire le tri, la réutilisation et le recyclage. En quoi consistaient les actions de terrains organisées grâce à Meet up ? Pourquoi le mouvement est il né sur Internet ? De quoi parlez-vous sur Internet que vous ne pourriez pas aborder dans les médias ? Nous parlons de comment mon fils se déplacera dans 20 ans. Pourquoi les médias, selon vous, ne parlent pas de vous ? Ils n’en parlent pas, parce qu’ils ont foutrement peur !

Ce que nos technologies révèlent de notre société (et réciproquement) De la société ou de la technologie, laquelle influence l'autre? Telle est la vaste question à laquelle le sociologue Stéphane Hugon a tenté de répondre. Retour sur cette passionnante leçon. Stephane Hugon est sociologue à l’Université Descartes-Sorbonne et à Eranos, une société d’études qualitatives spécialisée les imaginaires sociaux contemporains. Vendredi matin, Stephan Hugon nous a raconté l’éternelle histoire de la poule et de l’œuf : qui apparaît en premier de l’innovation sociétale ou de l’innovation technologique ? Nos ancêtres se sont-ils mis à construire des cathédrales gothiques parce qu’ils avaient découvert comment construire des monuments d’une hauteur majestueuse ? Comment faut-il interpréter le passage, dans les années 60, des massifs transistors de salon, devant lesquels toute la famille se regroupait, aux petites radios individuelles et portables ? Autrement dit, est-ce la technique qui détermine le social ? « Avant de penser technique, il faut penser social »

Présidentielle : les programmes des candidats, thème par thème | Rue89 Présidentielle Nucléaire, cannabis, TVA sociale, homosexuels, institutions... : sur les grands thèmes de la campagne, Rue89 compare les propositions des six principaux prétendants. L’annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy a sonné le véritable coup d’envoi de la campagne présidentielle. Une campagne qui va être difficile à suivre : l’entourage de Nicolas Sarkozy a révélé qu’il s’apprêtait à lancer « une idée hebdomadaire ». A Rue89, on trouvait important de proposer un lieu où les riverains, souvent noyés dans le flux d’informations sur les candidats et leurs programmes, peuvent retrouver les principales propositions des candidats, éditorialisées et sélectionnées par les journalistes. Un comparatif qui évolue avec la campagne Nous avons choisi – et c’est hautement contestable – de ne considérer que les six « principaux » candidats (les programmes de Nicolas Dupont-Aignan, Corinne Lepage, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud sont disponibles sur Internet).

Mise au point sur les usages des réseaux sociaux et la participation en ligne Marsouin, le Môle armoricain de recherche sur la société et les usages d’internet est une source précieuse d’analyse, d’étude et de cadrage sur les usages d’internet. Jocelyne Trémenbert, responsable de cet observatoire, vient de publier une courte mise au point [1] sur les usages des réseaux sociaux et sur la participation. Juste pour recadrer l’image déformée qu’on en a souvent. Non, nous ne sommes pas tous en permanence derrière nos écrans et si nous sommes nombreux sur les réseaux sociaux, nous sommes loin d’y être connectés en permanence. On y apprend que 70 % des internautes ne sont pas actifs sur les sites de réseaux sociaux et que si un 15-30 ans sur deux alimente son « mur » toutes les semaines, ce n’est le cas que d’un 30-44 ans sur sept. Données de cadrage des principaux usages d’internet Le tableau qui suit (tableau 1) donne un aperçu des principaux usages d’internet. Tableau 1- Usages d’internet et fréquences Des usages différents d’Internet selon la tranche d’âge

La démocratie électronique est-elle une illusion ? Très tôt dans son développement, Internet fut identifié comme le signal d’une nouvelle jeunesse pour la démocratie. Les réseaux électroniques furent alors identifiés comme une agora permettant à l’ensemble de la population de participer activement à la vie de la nation. Si le thème de la nouvelle Athènes fut essentiellement développé aux Etats-Unis où il rencontrait le mythe fondateur de la République jeffersonienne, il rencontra aussi en Europe et en France des échos importants. L’idée selon laquelle Internet allait provoquer un épanouissement démocratique s’est exprimée de plusieurs manières : e-gouvernement puis gouvernement 2.0, administration électronique, cyber-activisme, « empowerement » des groupes de représentation d’intérêts, théories de l’espace public en ligne, etc. C’est aux Etats-Unis encore une fois que la question a été rouverte le plus récemment. Le cas Wikileaks Mais peut-être les propos échangés au cours de ce type de sommets sont-ils trop lénifiants. Tout le public ?

Internet, nouvel espace démocratique ? - La vie des idées Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages de France Télécom R&D. Ses travaux portent notamment sur les transformations contemporaines de l’espace public, sur les relations entre les usages des nouvelles technologies et les pratiques culturelles et médiatiques. Entretien réalisé lors du Forum « Réinventer la démocratie » qui s’est tenu à Grenoble les 8, 9 et 10 mai 2009. Sommaire des vidéos : Comment Internet permet-il de corriger les défauts de la démocratie représentative ? Comment Internet permet-il de corriger les défauts de la démocratie représentative ? Si cette vidéo ne marche pas malgré la présence de Flash ou que vous ne pouvez pas installer Flash (par exemple sur mobile), vous pouvez la voir directement sur Dailymotion. L’égalité des participants est-elle réelle ? L’égalité des participants est-elle réelle ? On assiste à une diversification des publics de l’Internet. On assiste à une diversification des publics de l’Internet. Note technique : Aller plus loin

[Exclu] Renaissance Numérique compare les programmes numériques de l’UMP et du PS Présidentielle 2012 : au moment où le numérique devient un sujet pour tous les partis, de premiers clivages politiques apparaissent. par Christine Balagué et Guillaume Buffet, co-présidents de Renaissance Numérique. Le think-tank Renaissance Numérique est en train de suivre in situ l’élaboration du programme numérique pour 2012 des partis politiques qui acceptent de lui ouvrir leurs portes. Il était ainsi représenté par Christine Balagué, sa co-présidente, à l’atelier organisé par le Parti Socialiste à La Cantine le 20 juin dernier et était présent lors du discours sur le numérique de Martine Aubry au « 104 » le 22 juin. Guillaume Buffet, également co-président de Renaissance Numérique, est quant à lui intervenu lors de la convention UMP sur le numérique qui s’est tenue hier à l’auditorium du palais Brongniart. L’occasion pour « RN » de décrypter et comparer les deux approches. Le numérique sur le devant de la scène : un sujet désormais incontournable Le temps a passé. Les grandes lignes

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