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Médiation, numérique, désintermédiation :

Médiation, numérique, désintermédiation :
À l’heure d’internet, de Google et du web 2.0, à l’ère de l’accès à distance et de la dématérialisation, la question de la médiation et des médiateurs se pose de façon récurrente et quelquefois douloureuse. Elle s’adresse aux bibliothécaires, comme aux libraires, aux critiques littéraires, aux enseignants, aux parents, bref, à tous ceux qui sont susceptibles de porter une parole, de transmettre un savoir, d’exercer une médiation entre des individus (des élèves, des enfants, des étudiants, des curieux, des lecteurs, des amateurs…) et des documents, des informations, des données, des connaissances… La scolarisation de la société, l’élévation du niveau moyen du diplôme dans la population, les connaissances empiriques que procurent le contexte audiovisuel et le bain numérique dans lequel nous baignons constituent le contexte dans lequel l’accès à l’information, au savoir, à la culture se fait aujourd’hui. La médiation : apprendre et transmettre Numérique, transmission et médiation Related:  mediation numerique en bibliotheque

Du service éducatif au service culturel dans les musées Dans l’article « Louvre » de l’Encyclopédie, Denis Diderot regrette que de si beaux bâtiments n’aient pas d’autre usage public que la flânerie. Il préconise d’y regrouper des œuvres d’art et des collections de sciences naturelles, que l’on n’appelle pas encore un patrimoine national, à des fins de préservation et de transmission : « Les académies différentes s’assembleraient ici, dans des salles plus convenables que celles qu’elles occupent aujourd’hui ; enfin, on formerait divers appartements pour loger des académiciens et des artistes. Voilà, dit-on, ce qu’il serait beau de faire de ce vaste édifice, qui peut-être dans deux siècles n’offrira plus que des débris. » Devenu en 1793 Muséum central des arts, le Louvre, comme l’ensemble des musées créés par la Révolution française, se voit assigner une fonction de redistribution des connaissances et des valeurs culturelles de l’élite, parfois présentée, avec un certain anachronisme, comme une mission éducative. Mai 2013

Dématérialisation, désintermédiation et abondance : Les bibliothèques au défi du numérique / Dominique Lahary Le 26 mai 2006, un bibliothécaire, Bernard Strainchamps, mettait en ligne un film de 4 minutes 40 intitulé Le cauchemar du bibliothécaire : la dématérialisation des supports(1). Le commentaire off commence ainsi : " Internet concurrence aujourd'hui les bibliothèques dans deux domaines : la musique : avec la généralisation du téléchargement et la capacité de stockage des I-pod et autre Archos, les adolescents ont de véritables discothèques ambulantes sur eux et n'éprouvent plus la nécessité de se déplacer à la bibliothèque ; la recherche documentaire : avec Google, les enfants ont moins besoin de consulter nos fonds documentaires. Ce mouvement de dématérialisation des documents ne fait que commencer. La vidéo devrait être la prochaine étape... avant le livre : on attend la commercialisation prochaine de l'encre l'électronique.

La bibliothèque, une affaire publique C’est dans le cadre (absolument sinistre) de l’Espace Paris Est Montreuil que l’Association des bibliothécaires de France (ABF) tenait, du 7 au 9 juin 2012, son 58e congrès, sur le thème de « La bibliothèque, une affaire publique » – sans point d’interrogation comme crut utile de le préciser un des intervenants. La question, pourtant, se posait. Car, si les bibliothèques représentent le maillage le plus fin du territoire, elles sont, chacun en convient, en manque de visibilité et, par conséquent (cela fonctionne comme cela maintenant) en manque de politiques publiques ambitieuses, volontaristes – médiatisées. Comme souvent, il est impossible tout à la fois de rendre compte de l’ensemble des sessions 1 et de rassembler en cohérences des interventions éparses qui épousent plus ou moins le thème choisi – quand elles ne lui font pas carrément faux bond. Qu’est-ce qu’une politique publique ? Inclusion et bibliothèques Faut-il encore des bibliothèques ? Politiques publiques et rigueur budgétaire

Nouvelles pratiques et cultures du numérique dans les sciences et les technologies Il y a à l'évidence une science numérique, au sens où le numérique touche aujourd'hui tous les champs et toutes les modalités de l'activité scientifique, y compris dans les Sciences Humaines et Sociales où cette mutation est désignée par « digital humanities ». Certes, depuis longtemps la science fonctionne en réseau et traite l'information numérique grâce à l'informatique, mais la synergie des effets de réseau et du numérique rendue possible par Internet induit des ruptures que ce séminaire tentera d'interroger. Ainsi, on a pu parler d'« intelligence collective » ou d'« intelligence des réseaux ». Parallèlement, l'ouverture technique rendue possible par Internet s'est accompagnée d'un mouvement en faveur du partage et du libre accès : logiciel libre et autres oeuvres libres, données libres ou ouvertes, mouvement des archives ouvertes pour la publication scientifique ; et d'une formalisation juridique de ces modes de partage (licences libres pour les logiciels et les contenus).

Horizon 2019 : bibliothèques en prospective - La fin des médiations ? 1Il n’est peut-être pas inutile, en se livrant à un exercice prospectif, de solliciter la mémoire : se souvenir de différents discours accompagnant les mutations technologiques incite d’abord à la prudence dans la manière de réfléchir au futur. Dans le domaine qui nous intéresse, les métiers et leurs objets mêmes ont déjà fourni la matière de la chronique d’une mort annoncée à diverses reprises, par exemple dans les années qui ont suivi la création du Livre de Poche, puis au moment où la PAO s’est installée sur les bureaux des éditeurs, ou, plus récemment quand les premiers cédéroms sont apparus, accompagnés comme d’évidence d’un discours annonçant la disparition du livre d’art. La fascination technologique associée à la pression des producteurs conduisait alors à admettre que l’avenir de ce type de productions était soudainement et indiscutablement ruiné par des réalisations telles que celles de Montparnasse multimédia. 1 Publishers weekly, novembre 2009. 8La mort d’un métier ?

L'essor de la médiation culturelle au Québec à l'ère de la démocratisation On observe depuis une décennie au Québec une adhésion croissante des intervenants culturels au paradigme de la médiation culturelle. Ce mouvement s’inscrit dans le cadre plus large de la transformation du système culturel dans la foulée de la mutation des politiques et des pratiques culturelles, de même que des pratiques artistiques puisant au potentiel interactif des technologies numériques. La médiation culturelle s’impose ainsi comme le modèle d’action privilégié par les milieux institutionnels de la culture désireux d’étendre leur audience, mais également par les milieux socioartistiques œuvrant au renforcement de la citoyenneté. La médiation culturelle traduit ainsi l’engagement de nombreuses personnes et organisations envers des perspectives professionnelles critiques qui favorisent la valorisation, l’inclusion et la transformation socioculturelles. Avènement de la médiation culturelle Transformation du rôle de la culture Démocratisation et démocratie culturelles Conclusion

Blogo-Numericus | J'ai testé Libby, l'application de livres numériques de la NYPL - Biblio Numericus % J’ai déjà parlé de l’application Libby portée par OverDrive qui permet aux bibliothèques américaines de proposer des livres numériques à leurs usagers. La force d’OverDrive est d’avoir su développer une application qui facile l’expérience utilisateur et qui contraste avec l’usine à gaz qu’on connaît en France avec PNB et la DRM d’Adobe. J’ai eu l’occasion de tester l’application et vous propose un compte rendu en images. Installation et configuration L’appli se télécharge depuis le store Android ou iOS (Microsoft aussi) et présente un affichage plutôt agréable. La navigation au sein de l’appli est plutôt fluide et ergonomique. à quelle bibliothèque est-on rattaché : est-ce qu’on lit sur Kindle ou depuis son smartphone: Une fois cette étape effectuée, il suffit de saisir son numéro de carte et son mot de passe (le même que pour accéder à son compte lecteur). Les livres numériques sont protégés par verrou mais l’opération est totalement transparente pour l’utilisateur.

« Refaire les humanités » Paris, 160 p., 24 cm Prix au numéro : 20 € Décidément, nous sommes dans une époque ravaudeuse : « refonder l’école », « réinventer la bibliothèque », « refaire les humanités »… Serions-nous entrés dans une ère de colmatage ? L’introduction de ce dossier le laisserait penser en s’interrogeant sur « Quel retour des humanités ? ». L’axe de ce dossier traite le sujet sur un thème inattendu : humanités et enjeux démocratiques. Philippe Cibois (« L’avenir des humanités ») assume une position nostalgique : pour lui, la « culture classique » et l’enseignement des langues anciennes contribuent à faire « acquérir une maturité intellectuelle qui permette une sortie de l’univers familier », donc contribuent à l’émancipation. Carole Desbarats aborde, elle, la question de l’éducation artistique (« L’éducation artistique et les enjeux démocratiques ») – à ne pas confondre avec l’enseignement artistique –, en particulier en matière de cinéma. C’est tout.

Médiation numérique en bibliothèque : accompagner l'innovation et le changement ? (Ce texte a été publié, dans une version légèrement raccourcie, dans le magazine ARCHIMAG N° 249 Novembre 2011) Diffusion de l'innovation selon E. Rogers (1964) Une notion émergente La notion de médiation numérique est apparue depuis quelques années dans le jargon des professionnels des musées et de la lecture publique. Il désigne le fait de s'appuyer sur des technologies et dispositifs numériques pour mener un travail de médiation culturelle. Dans le domaine muséal, les anglo-saxons parlent de digital interpretation pour désigner le recours à des scénographies faisant la part belle aux technologies numériques : modélisation et reconstitution de bâtiments en 3D, visite virtuelle dans des images de synthèse, applications de réalité augmentée, ou plus simplement notices descriptives accessibles sur des smartphones à l'aide d'une application de lecture de QR code. Les enjeux pour la profession Apprendre de l'expérience des autres Quelques bonnes pratiques

Support de conférence libertés numériques et bibliothèques - Biblio Numericus % J’ai eu le plaisir d’intervenir lors d’une journée consacrée aux pratiques numériques pour parler de libertés numériques et des bibliothèques. Merci à Lionel Dujol pour cette invitation. L’objectif de mon propos était de saisir l’importance pour les bibliothèques de se positionner comme acteur engagé pour la défense des libertés numériques des usagers dans un contexte de surveillance économique (GAFAM) ou politique (Etats). Pour bien comprendre pourquoi les bibliothécaires sont directement concernées par cette problématique, il est important d’avoir un cadre de pensée délimité par les missions des bibliothèques. Sur le plan symbolique mais aussi pratique, les bibliothèques ont tout intérêt à devenir des sanctuaires de la vie privée et accompagner les usagers dans la compréhension de ces nouveaux enjeux d’intimité numérique collective.

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