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GÉNÉRALITÉS

GÉNÉRALITÉS
Page rédigée par le Dr Muriel Salmona ; lire également l'article Traumatismes psychiques : conséquences cliniques et approche neurobiologique des Dr P. Louville et M. Salmona, paru dans un dossier complet sur Le traumatisme du viol dans le numéro 176 de mars 2013 de la revue Santé mentale. Définition Les 2 définitions les plus complètes et les plus reconnues du psychotraumatisme sont : Pour en faire un résumé et une synthèse on peut définir le psychotraumatisme Comme l'ensemble des troubles psychiques immédiats, post-immédiats puis chroniques se développant chez une personne après un événement traumatique ayant menacé son intégrité physique et/ou psychique. Ce sont des troubles psychiques qui présentent une forte prévalence sur la vie entière, de 5 à 6 % pour les hommes, de 10,5 à 13,8 % pour les femmes On distingue deux types de psychotraumatismes : Psychotraumatismes de type I quand l'événement est unique (accident, attentat, incendie, catastrophe naturelle...) Traumatismes intentionnels :

http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/generalites.html

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CONSÉQUENCES Page élaborée à partir des travaux du Dr Muriel Salmona sur les mécanismes psychologiques et neurobiologiques psychotraumatiques. Tous droits réservés, demander l'autorisation de l'auteur drmsalmona@gmail.com avant toute reproduction sur internet ou sur les supports traditionnels. Pour mieux comprendre cette page, lire auparavant MECANISMES Après une déconnexion de l'amygdale lors d'un grave traumatisme, par exemple après des agressions sexuelles répétées, le circuit du stress reste hypersensible du fait du piégeage de la mémoire implicite non-consciente de l'événement dans l'amygdale (puisque que cette mémoire n'a pas pu être transformée par l'hippocampe en mémoire explicite autobiographique contextuelle), cette mémoire reste vive, chargée de l'émotion initiale, mais sans représentation, sans lien par rapport au contexte. Les conséquences de la mémoire traumatique et de la dissociation dues aux violences, que celles-ci soient actuelles ou passées, sont donc :

Violences contre les femmes enceintes, la paille et la poutre Entre 20 % et 40 % des femmes battues reçoivent le premier coup de leur compagnon lorsqu’elles sont enceintes. Si des études complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ce phénomène, il est clair que la violence contre les femmes enceintes suscite l’opprobre de la société. Il est communément admis que maltraiter une future maman et mettre la vie de son bébé en danger est particulièrement odieux.

Comment pardonner ? Dans cet article, libérez-vous de votre colère et améliorez votre santé en apprenant comment pardonner. Comment pardonner un affront ? Comment pardonner une violence subite ? Fessées et gifles : les punitions corporelles entraînent phobies, Toc et... désobéissance 10% des enfants dans les pays développés seraient maltraités ou négligés selon une étude britannique parue en 2009 (SIPA). Avec les punitions corporelles et psychologiques, ce qui est recherché en provoquant une douleur, une peur et un stress, c’est avant tout de sidérer l’enfant pour qu’il obéisse immédiatement, et de créer ensuite une aversion par un conditionnement pour qu’il ne recommence pas à avoir le même comportement. Sidération et conditionnement sont des mécanismes neuro-biologiques traumatiques. Les enfants, du fait de leur immaturité neurologique, ont un cerveau très sensible à la douleur et au stress, bien plus que les adultes, et sont beaucoup plus exposés à des atteintes neurologiques et à des conséquences psychotraumatiques lors de violences même "minimes". Et contrairement à des idées reçues, le fait qu’ils soient trop petits pour s’en souvenir ne signifie pas qu’il n’en seront pas traumatisés, c’est même l’inverse.

MEMOIRE TRAUMATIQUEi MEMOIRE TRAUMATIQUEi Page élaborée à partir des travaux du Dr Muriel Salmona sur les mécanismes psychologiques et neurobiologiques psychotraumatiques. Tous droits réservés, demander l'autorisation de l'auteur drmsalmona@gmail.com avant toute reproduction sur internet ou sur les supports traditionnels. Définition La mémoire traumatique, trouble de la mémoire implicite émotionnelle, est une conséquence psychotraumatique des violences les plus graves se traduisant par des réminiscences intrusives qui envahissent totalement la conscience (flash-back, illusions sensorielles, cauchemars) et qui font revivre à l’identique tout ou partie du traumatisme, avec la même détresse, la même terreur et les mêmes réactions physiologiques, somatiques et psychologiques que celles vécues lors des violences.

"Ma fessée la plus mémorable" "Même si je n'étais pas très sage, je n'ai jamais reçu de fessée", s'exclame Romain, un agent de voyage de 35 ans. Ses yeux rieurs et son sourire en coin laissent deviner un certain soulagement. D'autres n'ont pas échappé à cette correction centenaire. 2 personnes ont décrit la même femme pour un portrait robot... Le résultat va vous surprendre. Seulement 4% des femmes dans le monde se considèreraient comme « belles ». Dans cette séquence absolument géniale, des femmes sont invitées à se décrire en présence d’un portraitiste judiciaire qui ne les voit pas. Au bout de quelques minutes, elles comprennent que celui-ci est entrain de les dessiner. Après la réalisation du dessin, ces femmes sortent… et le portraitiste demande au candidat suivant de bien vouloir décrire la personne qui vient de quitter la salle pour réaliser un deuxième portrait. Le résultat de cette expérience est tout simplement incroyable.

Les traumatismes peuvent changer la réponse future au stress ordinaire Les traumatismes peuvent causer un état de stress post-traumatique (SPT) et la dépression. Et, ces troubles peuvent changer la réponse subséquente aux situations de stress. Une étude, publiée dans le Journal of Traumatic Stress, suggère qu'un événement traumatique qui n'amène pas le développemenr de SPT et de dépression peut aussi amener des changements dans la réponse au stress. Un viol, le décès soudain d'une personne aimée ou un accident menaçant la vie pourraient amener des changements durables dans la façon dont une personne voit le monde. Barbara Ganzel, de l'Université Cornell, et ses collègues ont évalué un groupe de femmes avant et après un test d'admission en médecine, une expérience stressante pour la plupart des candidats. De plus, une humeur négative se maintenait plus longtemps après le test, comparativement aux autres femmes dont l'humeur s'améliorait significativement après l'examen.

TROUBLES COGNITIFS Les violences et les troubles psychotraumatiques qui en sont la conséquence sont souvent à l'origine de troubles cognitifs importants chez les victimes. Ces troubles cognitifs représentent un lourd handicap, ils rendent difficile la vie intellectuelle, scolaire, professionnelle et relationnelle, et sont un facteur d'échec et de souffrance. Chez les victimes, ils sont aussi à l'origine d'une méconnaissance de leur histoire, avec des périodes d'amnésie plus ou moins longues, à l’origine de doutes sur la réalité des violences avec un risque de banalisation. Quand ces troubles cognitifs sont méconnus par les proches des victimes et par les professionnels qui les prennent en charge, ils peuvent être à l'origine d'une non-prise en compte et d'une non-reconnaissance des violences et de leur réalité, voire d'un déni, et interférer gravement dans le traitement policier et judiciaire des violences, avec des enquêtes incomplètes, des affaires classées, des non-lieux et des dénis de justice.

700 millions de femmes victimes de violences conjugales dans le monde / Les Droits des Femmes dans l’Actualité / Actualités et Analyses / Home Fr Plus de 700 millions de femmes sont victimes de violences conjugales à travers le monde, notamment en Asie du Sud et sur le continent africain, indique un rapport de la Banque mondiale publié mercredi. "La violence fondée sur le sexe est une épidémie globale, affectant les femmes dans toutes les régions du monde", assure l'institution, tout en relevant des "progrès sans précédent" au cours des dernières années. Selon son rapport, près d'une femme sur deux (43%) en Asie du Sud (Inde, Pakistan...) a subi des violences physiques ou sexuelles de son partenaire au cours de son existence.

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