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Jardins, débrouille, partage : comment Detroit redémarre

Jardins, débrouille, partage : comment Detroit redémarre
Faillite. Le mot a été lâché la semaine dernière. Sous le poids de ses 18,5 milliards de dollars de dette (14 milliards d’euros), l’ancien bastion de la construction automobile américaine a touché le fond. A Detroit, les retraités craignent désormais pour leurs pensions, les salariés municipaux pour leurs emplois. Mais depuis des décennies déjà, les 700 000 personnes qui n’ont pas quitté la ville apprennent à composer avec le déclin. Abandonnées par les entreprises puis délaissées par la municipalité, elles font de la débrouille un nouveau mode de vie. Terra eco : Alors que Detroit vient de se déclarer en faillite, vous parler de « destruction créatrice », qu’entendez-vous par là ? Flaminia Paddeu : Detroit est souvent présentée comme « la tête d’affiche de la décadence urbaine » ou comparée à la Nouvelle-Orléans après Katrina, sans l’ouragan. Sans compter l’agriculture urbaine... C’est une des manifestations les plus visibles de ce mouvement multiforme. Aujourd’hui, c’est le cas.

http://www.terraeco.net/A-Detroit-ceux-qui-restent,50734

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Détroit, laboratoire du monde d'après le néolibéralisme - Décroissance forcée Des trottoirs et des parkings vides longent les vastes avenues. Une enfilade de magasins aux rideaux baissés quadrille le centre-ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine. Les banderoles « à vendre » et « à louer » se succèdent sur les façades des bâtiments. 80 000 logements seraient abandonnés, soit près de un sur cinq. Avec ses maisons saccagées, brûlées ou envahies par la végétation, « Motor City » donne l’impression d’une ville fantôme. Symbole de cette déroute, Détroit vient d’être mis sous la tutelle d’un « coordinateur d’urgence » pour au moins un an. « Pendant les soixante-dix dernières années, les habitants de Détroit ont cru à tort que leurs vies étaient liées à General Motors, Ford et Chrysler, explique Maureen Taylor, militante depuis des années dans la lutte contre la pauvreté.

Détroit, une faillite vue depuis Google Par le spectacle de désolation et d’abandon qu’offrent ses quartiers, la ville de Détroit, qui s’est déclarée en faillite en juillet dernier, est devenue le lieu rêvé des photographes et amateurs d’exploration urbaine. Les «Googles cars», qui sillonnent les rues du monde entier pour mettre à jour l’application Google Street View, en sont elles aussi les témoins. En utilisant la nouvelle fonction mise en place de Google, qui permet de remonter l’historique des passages de la voiture et de les comparer, le tumblr Goobing Detroit montre à quel point la ville s’est délabrée, en à peine quelques années. A voir sur le Tumbr Goobing Detroit Sophie GINDENSPERGER

Detroit, la ville qui rétrécit L'ex-fleuron de l'industrie automobile américaine vient de se déclarer en faillite. En 2010, nous étions allés à la rencontre des habitants, urbanistes, politiques qui tentaient de panser les plaies de leur ville. Une petite neige cinglante tombe sur Exeter Street, tournoie autour des maisons de bois peint, s'infiltre dans les toits délabrés et à travers les fenêtres sans vitres. Trois hommes emmitouflés s'affairent autour d'une grue jaune.

« Déclin urbain » et Shrinking Cities : une évaluation critique des approches de la décroissance urbaine La campagne électorale pour les élections municipales de 2008 a mis sous la lumière médiatique un phénomène peu discuté en France : le déclin des villes. Différents articles de presse (Les Échos, 12 février 2008) ont évoqué les difficultés de villes devant faire face à la fois à des mutations économiques et à une perte de population. Alors que les analyses du déclin étaient en France cantonnées jusque-là surtout aux espaces ruraux et aux régions industrielles en crise, ces analyses électorales témoignent de l’émergence dans notre pays d’un enjeu qui occupe et anime depuis déjà plusieurs années la scène politique et les débats académiques dans d’autres pays.

Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit, par Allan Popelard et Paul Vannier «Tu sens ? Tu sens cette odeur ? » Dave, la trentaine, habite sur 7 Miles Road, en plein cœur des quartiers pauvres de Detroit, ceinture d’une dizaine de kilomètres de large entre le centre-ville, downtown, identifiable à ses gratte-ciel, et les suburbs, ces banlieues aisées s’étalant à la périphérie de la ville. 309. "Imported from Detroit". Vivre dans une ville rétrécissante (shrinking city). Dans un chapitre consacré à l'urbanisation du monde, le nouveau programme de géographie de 4ème invite à s'intéresser aux villes "confrontées à des phénomènes de « rétrécissement » (Shrinking Cities, comme Detroit)." (1)Le choix de la métropole du Michigan peut sembler curieux au premier abord. Est-ce le plus pertinent? En tous les cas, l'opportunité offerte de s'intéresser un peu plus à Detroit constitue une aubaine à ne pas rater tant cette cité charrie d'images contradictoires. Au début des années 1950, Detroit était la quatrième ville la plus peuplée des États-Unis (1,8 millions d'habitants) et incarnait la réussite industrielle du pays. Mais la ville connaît depuis plus de cinquante ans un lent et long déclin dont les origines sont multiples.

Détroit, archétype des shrinking cities ? L'exemple de Détroit ne nous montre que trop bien à quel point les villes se meuvent dans le temps. Ville prospère et dynamique grâce à l'industrie automobile, Détroit, aussi appelée Motor City, voit son économie et sa population croître tout au long de la première partie du XXe siècle. Ainsi, en 1950, elle devient la quatrième ville des États-Unis, avec environ 1 850 000 habitants. Hélas, toutes les perspectives d'avenir et de développement de cette métropole florissante vont rapidement être anéanties dès la seconde moitié du XXe siècle.

Les « villes rétrécissantes » en Allemagne Pour une bibliographie plus complète sur les villes rétrécissantes en Allemagne, voir Florentin, Fol, Roth, 2009. BARON M., CUNNINGHAM-SABOT E., GRASLAND C., RIVIERE D., VAN HAMME G., 2010, Villes européennes en décroissance. Maintenir la cohésion territoriale, Paris, Lavoisier, 346 p. BENKE C., 2004, Historische Umbrüche - Schrumpfungen und städtische Krisen in Mitteleuropa seit dem Mittelalter, Städte im Umbruch – das Online-Magazin für Stadtentwicklung, Stadtschrumpfung, Stadtumbau und Regenerierung, n°1, [consulté le 30 septembre 2011]. La "Stadtschrumpfung" ou "rétrécissement urbain" en Allemagne : un champ de recherche émergent Des DOI (Digital Object Identifier) sont automatiquement ajoutés aux références par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.Les utilisateurs des institutions abonnées à l'un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent télécharger les références bibliographiques pour lesquelles Bilbo a trouvé un DOI. Le service d'export bibliographique est disponible pour les institutions qui ont souscrit à un des programmes freemium d'OpenEdition.Si vous souhaitez que votre institution souscrive à l'un des programmes freemium d'OpenEdition et bénéficie de ses services, écrivez à : access@openedition.org. Bundesamt für Bauwesen und Raumordnung, 2007, Städte im demographischen Wandel, Berlin. Beauregard R., (2003), Voices of Decline. The Postwar Fate of US Cities, Blackwell.

Le Japon mène un combat sans issue contre le déclin démographique Imaginez une ville de la taille de Lausanne, mais confrontée au défi inverse. Au lieu de gérer la croissance, elle doit conjurer le déclin de sa population. Un phénomène lugubre qui vide les rues, ferme les magasins et laisse les bâtiments inoccupés. Le lieu prend des allures de ville abandonnée. A Kiryu, 150 kilomètres au nord de Tokyo, la population baisse depuis quarante ans. Ce qui en fait un cas exemplaire de la déprime démographique qui mine l’archipel.

Ré-enchanter la ville par le cinéma ? Avec entre autres Lost River de Ryan Gosling, ou Only lovers left alive de Jim Jarmush, Détroit est devenue, depuis quelques années, un magnifique terrain de jeu pour les cinéastes. Filmée comme apocalyptique, la ville y est abandonnée des pouvoirs publics ou de toute forme d’organisation collective. Les personnages vivent dans des maisons délabrées aux allures de squats, errent toute la nuit en voiture, dansent dans des théâtres abandonnés ; le tout dans une esthétique éminemment poétique, qui donne à voir des lieux enchantés et donne envie d’aller visiter Détroit comme une exposition d’art contemporain.

Dans les coulisses des villes qui rétrécissent “Shrinking cities”, villes de crises Le rétrécissement des villes, du moins dans son acception récente, décrit un processus urbain vieux de quelques décennies et indubitablement lié à la crise économique post-industrielle. Le terme “shrinking city”, littéralement « ville rétrécissante », a d’abord été utilisé pour décrire certaines villes nord-américaines suite aux crises pétrolières des années 1970. Comme l’explique l’indispensable plateforme Géoconfluences, le « rétrécissement » d’une ville se caractérise par la collusion de trois facteurs dont on comprend aisément la complémentarité : « rétrécissement démographique, par la perte de population ; économique, par la perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois ; et social, par le développement de la pauvreté urbaine, du chômage et de l’insécurité. »

Nos villes sont mortelles ! (Pour écouter l'émission, cliquez ici. Invitées : Emmanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université de Rennes 2 et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand). N'hésitez pas de nous envoyer vos questions et/ou commentaires dans la rubrique "Votre commentaire" en bas de page.

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