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Contre l'hypothèse de la « fin de la vie privée »

Contre l'hypothèse de la « fin de la vie privée »
1La question de savoir si nos sociétés connaissent une érosion progressive de la vie privée est au cœur des conflits politiques et des débats intellectuels des dernières années. Face à l’essor de l’informatique ubiquitaire et des big data, des grandes plateformes du Web social et des dispositifs mobiles, l’opinion publique oscille entre postures apocalyptiques et enthousiasmes parfois calculés à l’annonce de la « fin de la vie privée » [Arthur 2012]. Quoique largement hypothétique, ce processus ouvre la voie à des abus tout autant de la part d'entreprises privées que des pouvoirs étatiques. De la découverte d’Échelon (2000) à l’affaire PRISM (2013), la mise en place d’un vaste complexe militaro-informatique, collectant des données personnelles de milliards d’utilisateurs de dispositifs numériques, ne fait plus de doute. 4Comme sur le lieu d'un crime, il vaut toujours la peine de revenir sur le moment où un mensonge a été prononcé en public. 1 M. [Elaboration de l'auteur.

http://rfsic.revues.org/630

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63% des Français hésitent à donner des informations personnelles sur Internet Une enquête réalisée par Dashlane et Opinionway, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, s'était donnée pour objectif de comprendre les différences de comportement face à la sécurité en ligne. C'est ainsi que les internautes français apparaissent comme les plus réticents quand il s'agit de saisir des données personnelles sur Internet. 63% d'entre eux avouent leur méfiance contre 35 et 34% chez les Britanniques et les Américains. Par ailleurs, 14% des Français refusent de communiquer leurs informations personnelles contre 4 et 5% en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La donnée la plus sensible reste, sans conteste, le numéro de carte bancaire. Et ce sont les Français qui montent encore sur la première marche du podium. 72% d'entre eux hésitent lorsqu'il leur est proposé de stocker cette information sur un site, contre 48% chez les Anglais et 41% chez les Américains.

Le roman, la vie privée et la liberté d'expression La Cour européenne des Droits de l’Homme a, le 12 mars 2015, statué sur le cas d'un romancier portugais, Almeid Leitao Bento Fernandes, qui poursuivait le Portugal. L’auteur a été condamné pour atteinte à la vie privée, car son roman racontait l’histoire de sa belle-famille. Les juges portugais ont en effet estimé que l’écrivain avait dépassé les limites de sa liberté de création artistique en méconnaissant le droit des plaignants au respect de leur vie privée, « étant donné que certains des faits racontés et des jugements de valeur formulés » les concernaient ainsi que « deux membres défunts de leur famille ». Et les magistrats européens de rappeler que la Convention européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales vise aussi bien la liberté d’expression que le respect de la vie privée. Tous les textes sont donc des objets de droit. En réalité, cette notion de vie privée est laissée à l’appréciation du juge et varie grandement selon les sujets examinés.

Extimité Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Après Lacan, l’extimité, par opposition à l'intimité, est, tel qu'il a été défini par le psychiatre Serge Tisseron, le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque là considérés comme relevant de l'intimité. Il est constitutif de la personne humaine et nécessaire à son développement psychique - notamment à une bonne image de soi. En cela, l'extimité doit être distinguée de l'exhibitionnisme qui est pathologique et répétitif, inscrit dans un rituel morbide. Histoire du concept[modifier | modifier le code] On trouve « extime » sous la plume d’Albert Thibaudet dans un article de La Nouvelle Revue Française daté du 1er juin 1923, « Lettres et journaux » : « M.

Facebook peut utiliser tout ce que vous écrivez, même si vous ne le publiez pas Que se passe-t-il lorsque vous écrivez un statut Facebook ou que vous commencez à commenter sous une photo Facebook d'un ami, mais qu'après un peu ou beaucoup de réflexion vous décidez de ne pas publier ce message ? De votre côté, rien ou presque : vous supprimez le texte, vous fermez l'onglet et vous passez à autre chose. Du côté de Facebook, en revanche, tout ce que vous avez écrit, mais que vous avez finalement choisi de ne pas rendre public, peut être analysé par les équipes du réseau social, révèle un article de Slate du 12 décembre. Cet article s'appuie sur une étude (à consulter ci-dessous) consacrée au phénomène d'autocensure sur Facebook. Ce travail, réalisé grâce aux données de 3,9 millions de comptes en langue anglaise, enregistrées pendant dix-sept jours de juillet 2012, a été effectué par deux personnes travaillant directement chez Facebook (Sauvik Das, étudiant et ancien stagiaire d'été, et Adam Kramer, un analyste de données chez Facebook).

"La génération Y n'est pas définie que par le numérique !", selon la sociologue Monique Dagnaud L'Usine Digitale : Pour commencer, la génération Y, voire Z, les digital natives, les millenials... existent-ils ? Monique Dagnaud : Ce sont d’abord des conventions pour désigner des classes d’âge. En 2011, alors que je voulais titrer mon dernier livre "les jeunes et les réseaux sociaux", je me suis aperçue que l’univers du management les appelait la génération Y. Et que cette dernière était conçue comme la suite des générations X.

Faut-il se méfier de nos amitiés numériques ? C’est une Mata-Hari 2.0 que l’armée israélienne vient de démasquer. Une espionne aussi accorte que virtuelle, qui séduisait les soldats sur Internet pour mieux s’emparer de leurs données informatiques. D’après l’enquête des services de renseignement israéliens, le Hamas serait derrière cette supercherie en ligne. Quelle morale tirer de cette histoire ? Qu’il vaut mieux ne pas se fier aveuglément à nos relations numériques. Critiques de Facebook Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le réseau social Facebook a essuyé un bon nombre de critiques et controverses incluant la vie privée, la sécurité infantile et l'incapacité de supprimer un compte sans préalablement en supprimer le contenu manuellement. En 2008, plusieurs compagnies ont retiré leurs publicités du site car elles étaient dangereusement exposées à plusieurs groupes ou individus[réf. nécessaire]. Les pages d'utilisateurs, groupes et forums ont été critiqués à cause de sujet parfois hautement sensibles. Plusieurs censures ont été imposées dans et en dehors du site[réf. souhaitée].

Et si la NSA était en fait la nouvelle brigade mondaine? Des documents parus fin novembre dans le cadre de l’affaire Snowden révèlent que la NSA a collecté des informations sur les habitudes pornographiques de six individus, tous musulmans. L’idée est simple: si les représentants d’un Islam traditionnel regardent des «contenus explicites» sur Internet, on doit pouvoir utiliser cette information contre eux. La NSA envisage ainsi de saper l’«autorité» de figures influentes de l’islamisme (radicalizers dans le texte) en exploitant leurs «failles personnelles».

Humaniser le management, un projet illusoire Le monde de l'entreprise illustre trop souvent un renoncement dans la quête de sens au-delà du nombre et de la mesure et ce n'est pas sans conséquence. Le 21eme Siècle, siècle du « bien être au travail », du « management du changement », de « l'appropriation des outils de gestion », du développement durable, de la responsabilité sociale des entreprises, de la gestion des risques psycho-sociaux, du Knowledge management et même de « l'entreprise libérée », est aussi très souvent marqué par la misère symbolique, la fatigue psychique, le burn-out, la perte de sens du travail, les injonctions paradoxales, le sentiment de déclassement, le manque de reconnaissance... Alors, essayons d'aller au-delà des slogans faciles car même un sinistre personnage comme Staline en son temps parlait de l'homme comme le capital le plus précieux. Situons nous à hauteur d'homme et analysons le système de production de mythes et d'hérésies en entreprise, ses conséquences et ses soubassements.

L’intimité : un besoin et un droit Sans cet espace privé de pensées, croyances, projets, nous sommes comme amputés de nous-même. Nous le protégeons, puis nous apprenons à le partager. Les explications du thérapeute Robert Neuburger qui lui consacre un livre. Isabelle Taubes Réseau social Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le terme provient de John Arundel Barnes (en) en 1954[1]. L’expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale (entre individus ou groupes d'individus), et la création de contenu.

Invoquer le respect de la vie privée n’est peut-être pas le meilleur moyen pour s’opposer à la dérive de la surveillance… Six mois maintenant que dure l’affaire Snowden et toujours aussi difficile de la penser globalement, philosophiquement. Le chercheur Evgeny Morozov (@evgenymorozov) a proposé il y a quelques semaines, dans le magazine du MIT la Technology Review, une interprétation que je vous propose parce qu’elle me semble tout à fait intéressante. Le premier temps de sa réflexion consiste à replacer l’affaire des écoutes de la NSA dans une histoire longue. Pour Morozov, les questions d’espionnage, de surveillance et d’atteinte à la vie privée n’ont pas commencé avec les écoutes de la NSA, elles sont même consubstantielles à l’informatique. Et il ressort un texte de 1967, écrit par le mathématicien et informaticien Paul Baran, The Future Computer Utility qui, avant Internet et même avant les ordinateurs personnels, invite à anticiper les problèmes de vie privée que va bientôt poser l’informatique. Morozov propose trois voies :

Pourquoi les femmes enceintes scénarisent leur grossesse à ce point sur YouTube Laissez-moi enfourcher mon déambulateur de vieille personne et vous parler d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 2000, la blogosphère féminine se divisait en trois grandes catégories relativement distinctes: les blogueuses mode/beauté, les blogueuses mamans et les blogs de cuisine. Bien sûr, une blogueuse beauté pouvait ajouter sur son site un onglet «food» (avec forces adresses de salon de thé kawaï) et de nombreuses blogueuses mamans distillaient quelques conseils mode ou photos de leur look, mais les univers restaient cloisonnés. En 2016, les pionnières ont célébré leur dix ans. La majorité d'entre elles ont passé le cap des 30 ans et se targuent d'être désormais des blogueuses «lifestyle», dans l'acceptation du terme la plus large. Les plus exposées nouant des partenariats avec des sites de locations de vacances, des salles de sport, des marques d'extracteurs de jus ou de lave-linge.

État des lieux des réseaux sociaux en France en 2013 Chaque année, l’IFOP publie l’Observatoire des Réseaux Sociaux. Un bon indicateur permettant de cerner l’utilisation des réseaux sociaux en France, et l’évolution des usages à travers les années. 50 réseaux sociaux sont scrutés, afin d’obtenir des données quantitatives précises. La sixième édition du baromètre vient de sortir, et ses conclusions sont particulièrement intéressantes.

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