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Sur le Web, le "paradoxe de la vie privée"

Sur le Web, le "paradoxe de la vie privée"
Les internautes s'exposent de plus en plus dangereusement, tout en s'inquiétant de la surveillance de leurs données personnelles. Les internautes surfent sur les paradoxes aussi aisément que sur le Web. Alors que les récentes révélations ont démontré que les agences de renseignement américaine et française surveillaient Internet et les réseaux sociaux, ils s'exposent de plus en plus sur la Toile. Une tendance de fond dont l'hebdomadaire Time a fait récemment sa couverture, en parlant d'une génération "moi, moi, moi" dont la visibilité des pulsions narcissiques est démultipliée par les nouveaux moyens techniques. Les chiffres sont vertigineux. L'explosion de ces pratiques pose, en toile de fond, une série d'interrogations sur la protection de la vie privée et des données des utilisateurs, qui ont ressurgi ces dernières semaines avec les scandales liés à la surveillance d'Internet et des réseaux sociaux. Lire : "Prism, Snowden, surveillance de la NSA : six questions pour tout comprendre" Related:  Tim Berners Lee

Que reste-t-il de notre vie privée sur Internet ? Photos, données personnelles, géolocalisation… Au fil des ans, notre vie intime est devenue de moins en moins privée. Et on y est un peu pour quelque chose. Aurions-nous renoncé ? Quand Edward Snowden révèle, en juin 2013, que les citoyens du monde entier sont surveillés par les services de renseignement américains, l'opinion publique fronce à peine les sourcils. « On le savait déjà », lit-on dans les médias ; « Je m'en fiche, je n'ai rien à ­cacher », entend-on dans les couloirs. Au fil du temps, nous avons accep­té d'être regardés d'un peu plus près, par un nombre d'acteurs toujours plus grand, nous avons semé davantage de traces informatiques, comme autant de petits cailloux. “Un enfant né aujourd’hui grandira sans aucune conception de la vie privée.” Dans un court message vidéo diffusé sur Internet à Noël, Edward Snowden s'inquiétait de cette acculturation : « Un enfant né aujourd'hui grandira sans aucune conception de la vie privée. » La formule est outrancière.

Bernard Stiegler : "Sommes-nous capables aujourd'hui de prendre des décisions ? Je veux dire vous et moi." Bernard Stiegler : "Sommes-nous capables aujourd'hui de prendre des décisions ? Je veux dire vous et moi." Travailler demain #3 Y aura-t-il encore des salariés, des décisions, un monde ? Nous sommes entrés dans une ère d'automation généralisée et intégrale. Inutile d'attendre des décisions des politiques, de quelque bord qu'ils se soient. Et ainsi aller, comme le recommande l'économiste Amartya Sen dans sa relecture de Marx, vers une nouvelle politique industrielle. > écouter le podcast audio complet Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Bernard Stiegler, biographie - Théâtre du Rond-Point, Paris Travailler demain - Bernard Stiegler - Théâtre du Rond-Point, Paris Théâtre du Rond-Point Paris - Direction Jean-Michel Ribes

Internet et vie privée : attention aux mauvaises surprises ! - Thématiques La NSA n’a qu’à bien se tenir, elle a un concurrent de taille en matière d’espionnage de la vie privée : Internet. Et plus particulièrement les réseaux sociaux. Véritables mines d’informations vous concernant, ils sont aujourd’hui de plus en plus consultés par les recruteurs mais aussi par les pirates informatiques. Atteinte à votre réputation, à votre vie privée ou encore usurpation d’identité sont autant de mésaventures qui peuvent vous arriver si vous ne contrôlez pas ce que vous diffusez sur le Net. Souriez, vous êtes surveillés La plupart des internautes n’ont pas forcément conscience de leur implication sur les réseaux sociaux. Protégés, vraiment ? Facebook n’a de cesse de rassurer ses membres quant à la confidentialité de leurs informations. Peut-on disparaître d’Internet ? Mais attention, cela peut vous coûter cher. Benjamin Helfer @benhelf

Bernard Stiegler : Travailler demain | La crise du travail Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail À l’époque de l’automatisation généralisée Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la réticulation numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains. Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 1:15:17 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Piratage sur Internet : la fin de la vie privée ? FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'affaire Snowden et le piratage récent de 1,2 milliard d'identifiants sur Internet par des hackers russes ont révélé les failles des systèmes de sécurité sur Internet. Pour Fabrice Epelboin, la vie privée est en train de devenir un luxe. Fabrice Epelboin est spécialiste des médias et du Web social. FigaroVox. - Selon le New York Times, un groupe de pirates informatiques de nationalité russe se serait emparé d'environ 1,2 milliard de mots de passe sur Internet de sociétés américaines et étrangères à travers le monde. L'ampleur de cette intrusion vous surprend-elle? Fabrice EPELBOIN. - Pour ce que l'on peut appeler une “organisation non gouvernementale”, oui, la quantité de données dérobées est stupéfiante. À en croire le New York Times - généralement assez sérieux sur ces sujets - il s'agit de cybercriminalité, les hackers n'étant pas liés aux services de renseignement russes comme cela arrive souvent là-bas. Sommes-nous déjà tous surveillés?

Travailler demain - Demain il n’y aura plus de salariés Rappel : Nous sommes en 2025 ou 2030, la nouvelle économie a pris le pas sur la société de consommation. Option 1 : la technologie est un outil collaboratif Pour l’individu, le travail et la rémunération ne sont plus liés, tout comme la valeur et la monétisation ne l’est plus pour l’entreprise, c’est à dire qu’une société peut avoir beaucoup de valeur, cela ne signifie pas pour autant qu’elle gagne de l’argent. De nouveaux systèmes de solidarité basées sur des réseaux d’individus tentent de se mettre en place pour pallier l’écroulement du système de l’Etat providence. L’impression 3D a popularisé le do it yourself et condamné la production industrielle centralisée et massive, provoquant des plans sociaux à répétition. La Poste a réussi le pari qu’elle avait formulé en 2014 et a transformé nombre de ses établissements ruraux en unité de production locale. Vidéo de présentation de Peerby (en anglais). C’est le règne de la décroissance et de la non propriété.

Smartphones mouchards : comment protéger votre vie privée Les articles présentant alternatives et techniques pour se rendre anonyme sur Internet ont fleuri cet été après les révélations d’Edward Snowden sur les programmes de surveillance de la NSA. Une fois son ordinateur protégé, on serait tenté de se sentir enfin en sécurité, quitte à en oublier – étrange schizophrénie – que nous transportons (presque) tous un mouchard encore plus performant que notre ordi : le smartphone. Ces bijoux de technologie ont su se rendre indispensables : la France en compte 24,1 millions au dernier trimestre, soit 44,4% de la population française âgée de plus de 11 ans. Capture d’écran du PowerPoint de la NSA révélé par Edward Snowden en juin et montrant les entreprsies qui ont participé au programme Prism Un mouchard très bavard Après nos conseils pour naviguer masqué sur le Web, voici quelques solutions pour protéger sa vie privée sur son smartphone. Les réglages préliminaires Désactiver les services de géolocalisation Prendre garde aux applis téléchargées Le réseau Tor

Travailler demain - Demain il n’y aura plus de patron Rappel : Nous sommes en 2025 ou 2030, la nouvelle économie a pris le pas sur la société de consommation. Option 1 : la technologie est un outil collaboratif Les décisions sont prises de manière collaborative et le plus localement possible, les hiérarchies ont été abandonnées, à l’exception de quelques îlots de résistance spécifiques comme dans l’armée ou la médecine. Le travail s’organise de façon horizontale, tout en s’appuyant sur les compétences spécifiques de chacun. La technologie assiste les individus afin de faciliter les prises de décisions, à l’image d’un outil comme Loomio qui permet à toutes les voix de se faire entendre, garantissant une meilleure prise de décision. Avec des fonctionnalités de vote, de commentaires et de visualisation du processus de décision, l’outil propose de suivre une méthodologie en trois étapes : débattre, se mettre d’accord et décider ensemble. Vidéo de démonstration de Loomio. Vidéo de démonstration de CLIP.

Vie publique, vie privée, comment Internet brouille les cartes Les réseaux sociaux ont brouillé la frontière entre vie publique et vie privée et la vitesse des progrès technologiques permet aux entreprises de « profiler » les citoyens-consommateurs à leur insu. Les révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance de l’Internet (Prism) de l’agence de sécurité nationale (NSA) américaine provoquent une polémique planétaire. C’est moins l’existence même de Prism qui trouble que le mode opératoire de la NSA, qui irait directement collecter des informations chez les géants de la toile comme Yahoo, Google ou Facebook… Pour l’heure, difficile de savoir si la NSA a fait son marché à l’insu de ces entreprises ou bien si ces dernières lui ont ouvert les portes. Quoi qu’il en soit, le scandale relance le débat sur la surveillance des États au nom de la sécurité et sur le respect de la vie privée à l’heure de la révolution numérique. « Deux conceptions s’opposent, résume Jean-Marc Manach, journaliste et spécialiste de l’Internet.

Travailler demain - Demain il n’y aura plus de bureaux Rappel : Nous sommes en 2025 ou 2030, la nouvelle économie a pris le pas sur la société de consommation. Option 1 : la technologie est un outil collaboratif Métro-boulot-dodo, c’est une expression complètement dépassée : aujourd’hui, on ne va plus au travail, on fait juste son travail. La première raison est simple : elles n’ont plus d’armée de salariés. «Tout ça pour allumer un ordinateur ?» Le mouvement de «débureautisation» a commencé dans les années 2010 avec les espaces de co-working, au départ très prisés par les indépendants, comme les graphistes, les consultants, les développeurs, les entrepreneurs de start-up, etc. Le blues des télétravailleurs (La Mutinerie). Dans l’esprit de la mutualisation des biens, des services de location de son domicile en journée afin de servir de bureau se sont développés dès 2014, à l’image d’Office Riders, le «Airbnb du bureau». Office Riders expliqué en vidéo. Autre exemple : la SNCF, en 2013, avait initié l’opération «un bureau dans ma gare».

"Les gens se plaignent d'être surveillés, mais ils s'exposent de plus en plus". Voilà un résumé pertinent de l'usage des réseaux sociaux numériques par les français. Inquiets des atteintes à la vie privée que peuvent constituer des affaires d'espionnage numérique comme celle de PRISM, ils sont aussi conscients que les réseaux sociaux numériques, et les usages web de manière plus générale, sont partie intégrantes de leur vie. C'est librement qu'ils choississent de s'exposer à une communauté qu'ils pensent construire (Facebook) ou à un public qu'ils ne définissent pas (Twitter, G+). Et force est de constater que la première des peurs n'est pas l'oeil de l'Etat mais bien la surveillance "interpersonnelle", c'est à dire celle du voisin ou du collègue de travail. Ils essaient donc de tenir loin de leurs informations ceux qui font leur quotidien mais laissent exploiter leurs données, dans un élan de fatalisme, ceux qui font leur société. by arsenelapince Dec 7

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