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Racisme : définition politique

Racisme : définition politique
Je pensais avoir suffisamment exprimé ce qu’était le racisme, tel que je le considère. Au vu de certaines questions qui m’ont été posées, et de certaines interpellations, je vois qu’il n’en est rien. Il est vrai que j’en ai donné un aperçu ici et ici, mais je pense qu’il faut essayer d’expliquer pourquoi il est pertinent de décorreler ce que j’appelle racisme et ce que le commun – étant souvent des dominants – appelle racisme. La définition du mot racisme fait toujours débat. De nombreux éléments peuvent être apportés, au cours de celui-ci (certains même intéressants), mais parler de la définition du racisme, c’est un peu comme batailler avec le mot « privilège » : une bataille du sémantique qui distrait des problématiques de l’on veut – ou non – aborder. Néanmoins, je vais accepter de jouer à ce jeu pour une dernière fois. Rappelons d’abord les trois définitions les plus courantes pour le mot racisme : La seconde définition est déjà plus intéressante en soi. Pour aller plus loin : [FR]

http://msdreydful.wordpress.com/2013/07/25/racisme-definition-politique/

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Jouons au bingo antiraciste! Cet article, je l’ai entamé de maintes fois, je l’ai laissé, repris, effacé en partie, ré-écrit…sans pouvoir poser les mots justes, à chaque fois. Néanmoins, je pense qu’il est quand même temps que je le publie. Je pense qu’il y a encore besoin de répéter une n-ième fois en 2013, en France, que non, le racisme n’est pas avoir un tas de préjugés sur une des races présupposées. Qu’est-ce que le racisme alors? Ici, sur ce blog, lorsqu’on parle de racisme, on parle de racisme institutionnel, qui est – je le rappelle – le système d’oppression permettant de maintenir sous cloche les personnes non-blanches. Ce système, de la même manière que pour le sexisme, construit des dominants, les « blancs » (le blanc occidental lambda), et des dominés, les personnes non-blanches (exemple, les noirs), pour simplifier.

« Oui mais quand même, la religion, c’est mal » Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes. Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. » Bon, d’accord. Parlons-en, alors.

Cette France-là / Xénophobie d'en haut La politique d’immigration de Nicolas Sarkozy est souvent accusée de démagogie. À tort. Car loin d’exploiter la xénophobie populaire, le chef de l’État et ses ministres n’hésitent pas à braver l’opinion. Faisant fi des enquêtes qui montrent que les Français se préoccupent bien davantage de l’emploi, du pouvoir d’achat ou des inégalités, ils s’obstinent à soutenir que l’immigration est leur problème principal. Pourquoi cette xénophobie d’en haut ? Les études sérieuses révèlent pourtant qu’aucune rationalité économique ou démographique ne la justifie.

Un diplômé en droit fait le buzz Christien Levien, diplômé de common law en 2014 « Cela m’est déjà arrivé de me faire arrêter par la police et questionné sans aucune raison, explique Christien Levien, diplômé de common law en 2014, et je ne suis pas le seul, cela arrive tout le temps ! » C’est en réponse à cette situation que le futur avocat de souche caribéenne a lancé ce mois-ci Legalswipe, une application pour téléphone intelligent visant à offrir instantanément des conseils juridiques au cours d’une interaction avec des policiers, indique le site de l’université d’Ottawa. Qu’il s’agisse d’une demande de carte d’identité, d’une fouille, ou d’une simple conversation, l’application - qui s’inspire d’un dépliant sur les droits civils publié par l’Association canadienne des libertés civiles - explique ses droits à la personne interrogée et arrêtée, en des termes exacts et conformes aux lois en vigueur au Canada et aux États-Unis.

"Charlie Hebdo" : mes élèves supposés musulmans surveillés, c'est déjà un problème Des élèves devant le collège Georges Charpak de Goussainville, en France (CHAMUSSY/SIPA) L'institution en général et certain-e-s enseignant-e-s en particulier ont mis les élèves dans une alternative absurde : "soit on est tous Charlie, soit on fait l'apologie du terrorisme". Il n'est pas étonnant qu'elle ait produit des résultats apparemment incompréhensibles. Nous sommes deux professeures qui livrons nos témoignages. Notre but ? dénoncer la construction médiatique de la figure de l'élève descendant de l'immigration comme menace à la République.

Ce que le racisme doit à la race : une perspective (dé)constructiviste - Fondation Frantz Fanon Intervention de Magali Bessone - Université de Rennes 1, EA 1270 – IUF - dans le cadre du Séminaire Migrations & Multiculturalisme Mercredi 11 décembre 2013 - Sciences Po Dans mon livre Sans distinction de race ? (Vrin, 2013), je me propose d’une part de défendre une position épistémique et ontologique sur la race (quel type de concept est le concept de race ?), d’autre part, d’en tirer une position normative sur ce que nous devrions faire avec la race. Je soutiens qu’il est indispensable de mobiliser la notion de race pour lutter contre le racisme et que pour cela il faut comprendre ce qu’est la race.

Un concept problématique: le “racisme anti-blanc” (Contreligne - analyse du concept) - Tarik Yildiz L'occasion d'expliquer ma démarche sur le racisme anti-blanc et d'analyser ce concept. Publié dans contreligne en septembre 2012 Attisant les passions et alimentant les polémiques, le concept de « racisme anti-blanc », désignant une intolérance visant les « Blancs » ou les « Français de souche »1, est l’objet de nombreuses controverses. Pour certains, cette expression ne recouvre aucune réalité. Stat-activisme : pour reprendre le pouvoir sur les données « Un autre nombre est possible ». Ainsi pourrait être résumée l’ambition des stat-activistes, ces militants de la donnée qui souhaitent mettre le chiffre au service de l’émancipation citoyenne. Objet d’étude récent, cette idéologie alternative ne date pourtant pas d’hier.

Statistiques de l'islamophobie: misère du journalisme mensonger Dans sa chronique du 15 décembre 2014 sur France Culture, la journaliste Caroline Fourest remet en cause notre intégrité professionnelle et le caractère scientifique de notre livre Islamophobie (La Découverte). Elle s'appuie sur le livre d'Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau, Islamophobie : la contre-enquête (Plein jour, 2014). Cette mise au point démonte les arguments de cette pseudo « contre-enquête » qui cherche à relativiser l'existence du phénomène islamophobe.

Les fondements historiques et idéologiques du racisme « respectable » de la « gauche » française La libération de la parole et des passages à l’acte islamophobe depuis les attentats de janvier 2015 révèlent l’ampleur du « racisme respectable » au sein de la gauche française. Cela nous conduit à republier un de nos textes, publié pour la première fois en avril 2012 dans la revue Que faire Said Bouamama Prise de position en faveur d’une loi sur le foulard à l’école en 2004, soutien plus ou moins assumé et plus ou moins net aux interventions impérialistes en Afghanistan, en Irak, en Lybie, thématique de l’intégration pour penser les questions liées à l’immigration, approche dogmatique de la laïcité découplée des enjeux sociaux, etc.

Pourquoi la France est un pays institutionnellement raciste C’est Stokely Carmichael qui a mis à jour la notion fondamentale de « racisme institutionnel ». Le racisme institutionnel est la forme la plus sournoise de discrimination puisque non seulement il échappe aux lois qui généralement condamnent les actes de racisme dans les sociétés occidentales, mais encore parce qu’il s’insinue dans la législation elle-même, y compris dans la législation censée lutter contre le racisme. Le système politique français est en principe égalitaire. En réalité, le mode de représentation des citoyens au parlement français est calculé de telle manière qu’un citoyen ne puisse être élu -sauf exception qui confirmera la règle – qu’en fonction de son phénotype. Ainsi, une personne perçue comme « noire » ne peut-elle être élue, en pratique, que dans les départements d’outre-mer (les anciennes colonies esclavagistes).

Une « maison » pour les lanceurs d’alerte Comment mieux protéger les lanceurs d’alerte ? Comment, au-delà du nécessaire renforcement d’un dispositif législatif encore trop éclaté et lacunaire pour être efficace, mieux accompagner ces citoyens qui sonnent l’alarme au nom de l’intérêt général au risque de leur emploi et de leur équilibre de vie ? Le lanceur d’alerte n’est pas un délateur C’est sur ces questions qu’ont planché plus de deux cents participants lors du colloque qui s’est tenu, jeudi 2 avril, au siège de la CFDT, à Paris, à l’initiative de l’ONG Transparency International France et de la Fondation Sciences citoyennes.

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