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Les drogues et la machine de guerre des États-Unis

Les drogues et la machine de guerre des États-Unis
L'ancien diplomate canadien Peter Dale Scott met à profit sa retraite pour étudier en détail le Système des États-Unis qu'il décrit, livre après livre. Il répond ici aux questions de son traducteur francophone, notre collaborateur, Maxime Chaix. © InconnuPeter Dale Scott est docteur en Sciences politiques, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Californie (Berkeley), poète et ancien diplomate canadien. The Road to 9/11 est son premier livre traduit en français, publié en septembre 2010 par les Éditions Demi-Lune sous le titre Maxime Chaix : Dans votre dernier ouvrage, La Machine de guerre américaine, vous étudiez en profondeur ce que vous appelez la « connexion narcotique globale ». Pourriez-vous nous éclairer sur cette notion ? Peter Dale Scott : Avant tout, permettez-moi de définir ce que j'entends par « connexion narcotique ». Toutefois, la connexion narcotique de l'Agence ne se limite pas aux États-Unis et au Venezuela.

http://fr.sott.net/article/15859-Les-drogues-et-la-machine-de-guerre-des-Etats-Unis

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EuroGendFor : l'armée privée de l'UE, prête au départ pour la Grèce Traduction : Comité ValmyIl y a des articles après lecture desquels le lecteur se dit : « Ce n'est pas possible, je m'informe régulièrement et je pense être au courant des actualités la plupart du temps, pourquoi je ne sais rien de cela ? » Le présent article est un tel article. Au Luxembourg comme partout en Europe, les services secrets travaillent pour la CIA On parle peu de ce petit pays situé entre la France et la Belgique, le Luxembourg qui se distingue par le nombre de banques et de sièges sociaux de grandes entreprises, qu'il accueille sur son sol. La récente démission de son premier ministre, l'inamovible Jean-Claude Junker, remet sur le devant de la scène, un pays qui a basé sa réputation sur sa stabilité et sa discrétion. Car au Luxembourg, l'Argent est roi et le gouvernement est son prophète. Véritable Qatar européen, ce minuscule pays de seulement 500 000 habitants, a su attirer d'immenses fortunes, grâce à des conditions fiscales que beaucoup lui envient et un secret bancaire à toute épreuve. Cela même, quand la Suisse est attaquée tant par Washington que par Bruxelles. Le Luxembourg est le deuxième centre de fonds d'investissement du monde, après les Etats-Unis, et le plus grand centre de banque privée dans la zone euro.

Etats-Unis-Chine, la nouvelle guerre du Pacifique D’ici à 2020, les États-Unis devraient redéployer 60 % de leurs forces navales dans la région. Une stratégie d’endiguement de laChine tant militaire qu’économique dans une zone qui recèle des richesses en pêche et en hydrocarbures. L’amendement est passé inaperçu. Le 29 novembre, dans le cadre de l’examen du budget de la défense, le Sénat américain votait à l’unanimité un soutien au Japon en pleine crise diplomatique entre Pékin et Tokyo autour des îles Senkaku-Diaoyu, en mer de Chine méridionale. Selon le texte, Washington exprime sa « reconnaissance de l’administration japonaise sur les îles » nationalisées courant septembre par Tokyo. En prenant clairement parti, les États-Unis dévoilent une partie de leurs ambitions dans le Pacifique, qui dépassent la simple question de ces huit îles dont la superficie n’excède pas 7 km2.

Drogue, pétrole et guerre J’ai prononcé le discours suivant à une conférence anti-OTAN, qui fut organisée à Moscou l’année dernière. J’étais le seul intervenant états-unien lors de cet événement. On m’y avait convié suite à la parution en russe de mon livre Drugs, Oil, and War – un ouvrage jamais traduit en français, contrairement à La Route vers le nouveau désordre mondial et à mon dernier livre, La Machine de guerre américaine –. [ 1 ] En tant qu’ancien diplomate préoccupé par la paix, j’étais heureux d’y participer.

Le Pentagone emploie toujours autant de mercenaires Le Service de recherche du Congrès US vient de publier une étude sur les « sous-traitants armés » du Pentagone. Il apparaît que le nombre de mercenaires en Irak a diminué de moitié, une tendance qui correspond au déplacement des troupes US hors d’Irak vers d’autres Etats du Proche-Orient. Au contraire, le nombre de ces sous-traitants a été multiplié par cinq en deux ans. En réalité les deux phénomènes ne sont pas comparables. Les « sous-traitants armés » en Irak sont des mercenaires étrangers.

Le monde en 2030 Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux Etats-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde. Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des Etats-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun - révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.). Le constat principal est : le déclin de l’Occident.

Métamorphose de la « doctrine Obama » Au cours de son premier mandat, le président Obama prend formellement ses distances avec la politique étrangère et militaire de son prédécesseur, le président Bush, en donnant l’impression que les Etats-Unis ne veuillent plus être « le policier du monde » et entendent opérer un désengagement militaire, en Afghanistan et ailleurs, pour se concentrer sur les problèmes intérieurs. C’est ainsi que naît ce qui est défini comme la « doctrine Obama ». La guerre, toutefois, ne disparaît pas de l’agenda de l’administration Obama : comme le démontre celle contre la Libye, conduite en 2011 par l’OTAN sous commandement étasunien, avec une attaque aéronavale massive et des forces soutenues et infiltrées de l’extérieur. Au début de son second mandat, le président Obama annonce que « les Etats-Unis sont en train de tourner la page ».

Les Etats-Unis menacent le Pakistan de sanctions s'il ne renonce pas à son projet de pipeline avec l'Iran Traduit de l'anglais par Dominique Muselet pour Oulala Info © InconnuSur cette photo des techniciens sont en train de souder l’extrémité iranienne du pipeline de gaz Iran-Pakistan à la partie pakistanaise au cours de la cérémonie d’inauguration de la dernière étape du projet, le 11 mars 2013. Le département d'état des Etats-Unis a menacé Islamabad de sanctions si le pays persiste à construire un pipeline de plusieurs milliers de milliards de dollars en collaboration avec l'Iran. « Il y a fort à craindre que, si le projet suit son cours, nous soyons obligés de faire jouer le Iran Sanctions Act, » a annoncé la porte-parole du département de la secrétaire d'état, Victoria Nuland, lundi. « Nous avons clairement fait part de nos inquiétudes aux Pakistanais » a ajouté Nuland. Le Iran Sanctions Act de 1996 permet aux Etats-Unis de bloquer les importations de n'importe quelle firme non étasunienne qui investirait plus de 20 millions par an dans le secteur du pétrole et du gaz iranien.

Afghanistan : La CIA prise la main dans le sac La CIA se promène partout dans le monde avec son argent, pour déstabiliser les régimes et manipuler les opinions, dans le seul intérêt de la maison mère, les US, ce petit peuple de 300 millions d’habitants qui veut imposer sa loi aux six milliards d’êtres humains que compte la planète. On le sait, mais quand on fait un flag’, c’est toujours mieux. Le flag’, c’est l’oeuvre du New York Times qui a publié une excellente enquête expliquant comment, en Afghanistan et depuis 10 ans, la CIA abreuve ses contacts d’argent liquide… Tous ceux qui comptent sont graissés. Le renseignement, ça se paie,… et les coups tordus qui marquent l’opinion ne viennent pas de l’opération du Saint Esprit... L’article du New York Times donne un bon écho à Bajolet, citant un responsable US, qui a reconnu les versements d’argent : «Les Etats-Unis ont été la plus grande source de corruption en Afghanistan». Comme ça, c’est clair.

Le Pentagone a dépensé 5.5 milliards de dollars quelques heures avant le shutdown Le ministère de la Défense a attribué 94 contrats totalisant plus de 5,5 milliards de dollars en tout, des camions Mercedes-Benz, des robots sous-marins en passant par un nouveau gymnase à l’Air Force Academy , complété par un studio de télévision (ndt: sans doute une priorité nationale?) , rapporta Foreign Policy. Puis quelques heures plus tard, le gouvernement a fermé et 400.000 employés civils du DOD ont été mis hors jeu jusqu’à nouvel ordre . Le Pentagone utilisent des centaines de millions de dollars de contrats pré-approuvés avec des entreprises tous les jours , mais il en consacre généralement plus le dernier jour de l’exercice fiscal.

Pakistan / Amérique: Cap pour une sérieuse confrontation sur fond Pak-Nucléaire Vendredi, 23 Septembre 2011 (24 Shawwal 1432), L’objectif initial de l’invasion de l’Afghanistan n’était pas de larguer des bombes sur des huttes en boue, ou de combattre des terroristes fantômes comme Al-Qaïda, ou de lutter contre certains groupes de guérilla imaginaires lourdement armés contre lesquels l’Amérique aurait eu besoin de déployer 130.000 soldats. La vérité est loin de là.

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