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Enseignement et évaluation par compétences - Forum 2010

Enseignement et évaluation par compétences - Forum 2010
Depuis plusieurs années, le projet initié par Pascal Cherbuin, professeur de sciences physiques au lycée Robert Doisneau, Corbeil Essonnes, poursuit sa progression et concerne désormais la quasi totalité des classes de 2nde. L’organisation porte sur des groupes de 3 classes, dont les 15 heures prof permettent d’offrir 3 heures hebdomadaires à 5 groupes de 18 élèves. Ces 3 heures sont se répartissent en 2 séances, l’une de 2h (activités de TP, recherche documentaire ou TP plus légers), l’autre d’1h, consacrée à des temps de formalisation. Les activités sont guidées par une démarche d’investigation, dont l’objet change chaque semaine. Du bilan très lourd réalisé l’an dernier, les enseignants retiennent que les élèves s’impliquent davantage dans leurs apprentissages, s’approprient mieux les connaissances et sont capables de les mobiliser dans d’autres situations. « Ils prennent du plaisir à travailler ainsi, et nous aussi » affirme Pascal Cherbuin. Françoise Solliec Related:  Classe sans notesCompétences

Dans les classes sans note, « il y a très peu d’élèves démotivés ou décrocheurs » Les classes sans note se développent au collège. Pour comprendre leur fonctionnement et leurs bénéfices, VousNousIls est allé à la rencontre de deux collèges de l’Académie de Nantes, particulièrement en pointe sur le sujet. Au collège de Bercé à Château-du-Loir, il n'y a pas de notes dans certaines classes de 6ème : les élèves sont évalués sur des compétences. Une année scolaire sans note, sans classement, où seules les compétences sont valorisées… Un rêve d’élève, expérimenté dans « plusieurs centaines » de collèges et lycéesde France, selon le Ministère de l’éducation nationale. Dans l’Académie de Nantes, plusieurs établissements appliquent cette innovation pédagogique. « En 2007-2008, nous avons constaté un manque d’enthousiasme et de travail personnel de certains élèves », explique Jean-François Augereau, professeur d’histoire géographie, « pour éviter qu’ils ne décrochent, nous nous sommes demandés quelle remédiation proposer. Moins de décrocheurs Charles Centofanti

L’évaluation par ceintures, inquiétant ou rassurant ? Depuis trois ans, Emmanuel Picart se demande à chaque réunion parents-profs si certains vont lui tomber dessus pour lui reprocher les ceintures. A chaque fois, l’inverse se produit... Tous les ans, des collègues s’inquiètent pour moi, craignant une réaction négative des parents qui n’accepteraient pas que leur enfant ne soit pas noté « sur sa copie ». Je dis « sur sa copie » car, dans mon système d’évaluation par ceintures, je mets une moyenne trimestrielle (étant le seul professeur du collège à travailler de la sorte, je dois remplir les bulletins comme les autres). Je dois avouer que souvent, lorsque j’entends ces propos, je suis moi-même surpris. Je m’aperçois que mes exigences sont plus fortes qu’avant, pour les élèves comme pour moi. Emmanuel Picart Professeur d’Histoire Géographie Collège Massey, Tarbes.

"Les notes conservent toujours un caractère approximatif" Dans un chat sur LeMonde.fr, Philippe Meirieu, pédagogue et professeur des universités à Lyon-II, explique pourquoi il plaide pour "une pédagogie de la réussite" plutôt que pour "une pédagogie de la sanction". Marcos kilakos : Pourquoi avez-vous refusé de signer la pétition contre les notes à l'école primaire ? Philippe Meirieu : Je n'ai pas souhaité signer cette pétition dans la mesure où, si elle me paraît dénoncer les effets ravageurs de la note et de l'utilisation des notes dans le système scolaire français, elle ne me paraît pas insister suffisamment sur la nécessité d'une évaluation positive, constructive, qui aide les élèves à progresser. Autant je suis critique sur l'utilisation des notes, autant je crois absolument indispensable d'élaborer et de mettre en œuvre une évaluation rigoureuse et exigeante. Par ailleurs, je ne pense pas que les notes, à elles seules, puissent être considérées comme responsables de l'ensemble de l'échec scolaire. Marie-Paule Hutin : Je suis enseignante.

La classe sans note La classe sans note Quelles innovations ? une classe évaluée par compétencesune classe bilangue anglais/allemandune classe investie dans le jardin potager bio du collègeune classe bénéficiant d’une heure « Cultures antiques » Evaluer sans notes ? Oui, mais pourquoi ? lutter contre l'échec scolaire. Evaluer sans notes ? Chaque enseignant fera clairement apparaître les compétences sur les supports d’évaluation (aussi bien les compétences propres à chaque discipline et s’appuyant sur les programmes que celle du Socle commun)Pour les parents, regardez bien les copies de vos enfants (à signer) mais aussi les cahiers et classeurs. - Je m’organise - Je communique correctement à l’écrit comme à l’oral - Je sais m’informer (trouver des ressources) - Je suis capable de raisonner : je sais mobiliser mes ressources L’assiduité et le comportement des élèves seront également évalués dans le cadre de la compétence « Vie scolaire » par Mme Mazet, CPE, en collaboration avec les enseignants. Un potager ?

Socle Commun de Connaissances et de Compétences Il s’agit en fait de distinguer différentes langues : la langue dont l’élève fait un usage privé, la langue de l’école, la langue des écrivains. Un élève est confronté tout au long de la journée à des discours très différents : discours commun d’un côté, discours professionnels de l’autre ; le problème est donc de l’aider à comprendre à quel moment les termes employés sont à comprendre dans un sens commun, à quel moment ils relèvent d’une acception disciplinaire précise et scientifique. La langue de l’école se décline de surcroît en langages scolaires différents selon les disciplines ; en pratique, chaque enseignant fait un usage implicite des langues spécifiques, ce qui induit souvent des interprétations fautives pour l’élève. Par exemple le mot milieu signifie, dans un emploi ordinaire, « au centre » (« la table se trouve au milieu de la cuisine ») ; mais il ne peut, en mathématiques, être utilisé à la place de « centre » pour désigner un point spécifique d’un cercle.

Collège Georges Pompidou - Champtoceaux - Évaluer par compétences en 6ème: classe sans notes A la rentrée 2012 a débuté au collège une expérience pédagogique pour une classe de 6ème : Évaluer par compétences dans toutes les disciplines pour éviter le décalage entre le primaire et le secondaire et donner davantage de sens et de cohérence aux apprentissages et aux évaluations et organiser une remédiation en fonction des besoins de chacun. Les objectifs : Permettre aux élèves de cibler leurs compétences et leurs difficultés afin de mieux appréhender le travail à fournir. Développer des capacités d'autonomie face au travail : meilleure appréhension des difficultés et des moyens pour y remédier, rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages Harmoniser les pratiques pédagogiques, développer les outils interdisciplinaires : le livret de compétences, réunion de concertation hebdomadaire prévue dans les emplois du temps des professeurs Impliquer et développer l'implication des familles : découpage de l’année scolaire, rencontre avec l’équipe et le professeur principal

Un bilan négatif Le lead La décision du Congrès du Se-Unsa, tenu à Marseille du 3 au 5 avril, d’inscrire dans le projet syndical un mandat de défendre l’évaluation non chiffrée, par compétence, relance un débat en cours . Cette intervention publique, médiatisée jette un éclairage sur des expérimentations en cours, en particulier sur l’évaluation dite par ceinture, avec des couleurs donc comme au judo. Les Chaires pédagogiques et Eduscol ont consacré des articles sur ces sujets. (1) Professeur de lycée (maths) sur le site webpedagogique Au collège Anna Marly, nous avons expérimenté il y a 6 ans (année scolaire 2005/2006) une évaluation non chiffrée pour des classes de 6e et 5e. Bilan Après trois années d’expérimentation sur l’évaluation de compétences, nous avons fait marche arrière sur la note. Notation par ceinture Extrait Extrait

Page-Ressources pour passer vraiment à autre chose QUelles sont les ressources qui ont permis à des équipes, à des enseignants, de vraiment basculer sur une autre approche et des pratiques alternatives à l'évaluation "notatoire" ? Par exemple, ici, une vidéo de Black et Williams, sur leur dispositif d'évaluation pour les apprentissages à associer avec le document produit par R. Normand ENS yon-IFE Il existe différents types d’évaluation, chacune servant à des objectifs différents et distincts Les recherches les plus récentes indiquent que l’évaluation formative est un facteur clé pour améliorer la réussite des élèves. Plus particulièrement, l’« évaluation pour les apprentissages » : - est une composante essentielle de l’enseignement et des apprentissages - elle permet de partager les objectifs pédagogiques avec les élèves - elle aide les élèves à connaître et à reconnaître leurs objectifs - elle offre un retour d’information (feedback) qui permet aux élèves d’identifier ce qu’ils doivent faire pour améliorer leur réussite Pour approfondir :

DOCUMENT. Un bulletin scolaire sans notes, ça ressemble à quoi? Le collège Jean Malaurie, à Longueville-sur-Scie, en Seine-Maritime. Un classique collège rural, installé au bord des champs. 410 élèves, 25 par classe. Son lot de très bons élèves, particulièrement adaptés au système scolaire tel qu'il fonctionne aujourd'hui, mais aussi pas mal d'élèves en difficulté, dont certains "décrochent" très tôt. Un constat qui a décidé la principale de l'établissement, Béatrice Delandre, à prendre une décision radicale à la rentrée 2014: la suppression des notes chiffrées dans ses 4 classes de 6e. Bienveillance et réassurance C'est pour lutter contre le décrochage scolaire, mais aussi pour ne pas laisser s'installer le défaut d'estime de soi et la démotivation qui bien souvent le précèdent ou l'accompagnent, que la principale du collège Jean Malaurie a pris la décision, avec son équipe, de supprimer les notes. "Un 4 ou un 5 sur 20, surtout pour un 'petit' de 6e, c'est quand même très violent, explique Béatrice Delandre. L'évaluation par compétences, c'est quoi?

Classes sans notes : une expérience concluante La Classe sans notes. Une expérience au Collège d’Uzès Paul ROBERT L’idée de classes sans notes a germé au Collège Lou Redounet en 2009-2010, dans le cadre des discussions autour de la mise en place du Socle Commun, en Conseil Pédagogique et à la suite d’une conférence donnée au collège par M. Jean-Michel Zakhartchouk, enseignant et co-rédacteur des "Cahiers Pédagogiques". Il a semblé en effet que le Socle Commun et l’approche par compétences conduisaient logiquement à l’abandon de la notation traditionnelle sur 20, dont il a amplement été démontré qu’elle renseignait avec une très grande part d’arbitraire sur les acquis réels des élèves. Après consultation de l’ensemble des professeurs, il s’est avéré qu’il n’était pas réaliste de lancer l’expérience sur tout un niveau 6ème comme cela avait été initialement envisagé. Les principaux points qui ressortent des différents bilans − L’Impact sur les élèves : − Du côté des parents : − Du côté des professeurs : − Du point de vue de l’établissement :

Exemples de compétences transversales Retour Précédent Dans l'enseignement secondaire et supérieur, tant les enseignants que les élèves sont habitués à penser en termes de disciplines : Français, Anglais, Maths, Biologie, Psychologie sociale, etc.. Il arrive que l'un ou l'autre élève/étudiant ne réussisse pas dans une, plusieurs ou toutes les disciplines qu'il y a au programme. On recherche quelle est la cause de ces problèmes. Il arrive que l'on dise : "Il ou elle n'a pas réussi parce qu'il/elle manque de motivation" - qu'est-ce que la motivation ? "Il ou elle a un mauvais niveau en Anglais/Français/etc. parce qu'il/elle ne participe pas" - que veut dire participer ? "Il ou elle n'a pas réussi sa composition parce qu''il/elle a perdu ses moyens" - ne serai-ce pas à cause du stress ? "Untel ou unetelle n'arrive pas à travailler en groupe" - que faut-il pour travailler en groupe ? D'autres étudiant(e)s, tout au contraire, sont motivés, participent bien, ne sont pas victimes du stress et fonctionnement bien en groupe. Communication

Classes sans notes : Bilan mitigé Quel bilan dresser des classes sans notes ? C'est ce qu'a tenté l'académie de Poitiers à travers une enquête officielle auprès des enseignants et des collégiens. L'enquête montre que l'impact de cette révolution pédagogique est moins important que prévu. Du coté des enseignants, " en termes d’apprentissage, 57% pensent que les effets sont négligeables", écrit l'académie. "74% pensent qu’en termes de comportements cette nouvelle modalité d’évaluation a eu des effets positifs : les élèves se montrent plus calmes, moins angoissés, font preuve de plus de civisme et ont une meilleure estime d’eux mêmes. D’ailleurs 66% pensent que cette nouvelle modalité d’évaluation a entraîné des effets en termes de développement de l’estime que les élèves ont d’eux-mêmes". Du coté des élèves, "si la majorité des élèves ne discerne pas de changement (sur l'atmosphère de classe) avec ou sans notes, ceux qui le perçoivent notent une amélioration de tout cela. L'enquête L'enquête du Café dans la même académie

Ces collèges qui ont supprimé les notes... Par François Jarraud Critiquées de toutes parts, les notes n'ont plus la cote. Mais ce n'est pas pour autant que l'approche par compétences séduise les enseignants. D'autant que le premier contact, qui rompt avec une tradition d' évaluation plus que centenaire, prend la forme du livret personnel de compétences (LPC), un fastidieux pensum bureaucratique, un vrai antidote au plaisir d'enseigner. Pourtant des collèges ont spontanément sauté le pas. "C'est une enseignante de passage dans l'établissement qui a lancé l'idée", explique Jean-Claude Rogeon, principal du collège Guiton à La Rochelle. Pourquoi avoir fait ce choix ? Pourtant ces équipes se sont heurtées à des résistances. Dans la réussite de ces projets, le rôle de l'encadrement semble essentiel. Reste le bilan. François Jarraud Liens : Le dossier de Surgères Un dossier du Café Sur le LPC

Un passage obligé dans la planification de l'évaluation des compétences (1ère partie) Auteur : Jacques Tardif, Professeur, faculté d'éducation, Université de Sherbrooke Déterminer des indicateurs progressifs et terminaux de développement Cet article est une adaptation de la première partie d’un texte qui a été soumis pour les Actes du colloque de l’AQPC, 2004, par M. Tardif. Il détermine quelques exigences de l’évaluation des compétences et il fournit un exemple d’évaluation à partir d’une échelle descriptive développée par le ministère de l’éducation du Québec pour la compétence « Écrire des textes variés », étalée sur l’ensemble de l’ordre d’enseignement primaire. Dès la mise en oeuvre de programmes axés sur le développement de compétences, si les conceptrices et les concepteurs de ces programmes n’ont pas planifié d’une manière systématique et rigoureuse la nature et les caractéristiques de l’évaluation des apprentissages, les professeures et les professeurs sont confrontés à des défis énormes.

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