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Le futur du travail dans l’entreprise (1/2) : l’agilité… ou le néant

Le futur du travail dans l’entreprise (1/2) : l’agilité… ou le néant
Le numérique déstabilise les entreprises parce qu’il accélère un double-mouvement qui brouille ses frontières : – les usages privés ont évolué de manière fulgurante et s’immiscent dans l’entreprise au point de remettre en cause ses codes – hiérarchiques en particulier ; – dans le même temps, le modèle tayloriste dépérit, les relations de travail « à vie » n’existent plus et les collaborations ponctuelles se multiplient : les collectifs d’hier ont muté, et le concept même de salariat – au cœur de tout l’édifice du travail, en France en particulier – devient flou. Image : Festival Futur en Seine 2013, au 104 à Paris, photographié par Antoine Duchamp.A ces deux questions déterminantes de l’avenir du « vivre ensemble » dans le collectif qu’est l’entreprise, l’expédition Digiwork de la Fing a tenté d’apporter des éléments de réponses lors de Futur en Seine 2013. L’individu au pouvoir signe-t-il la mort de l’entreprise ? Les entreprises se transforment pour survivre Poult est-elle pionnière ? Related:  transformation numériqueactu management

Article de Nicolas Cordier sur la révolution bottom-up qui s’annonce Observateur avéré, Nicolas Cordier a fait une nouvelle synthèse des tendances dans le monde de l’entreprise. Il cite Marc Halévy, Gary Hamel, Jean-François Zobrist, nous-mêmes. Une citation de Marc est particulièrement frappante : « La révolution qui s’annonce – et qui s’avère vitale pour l’humanité – sera une révolution bottom-up, du bas vers la haut, par exemplarité, par contagion, par capillarité. » Nous partageons ceci complètement. C’est même notre espoir et sens de notre action : inspirer quelques entreprises à se libérer pour qu’elles inspirent à leur tour un plus grand nombre, et ainsi de suite. Même si dans l’entreprise c’est toujours son patron qui l’a initiera, dans certain sens, le mouvement de libération part de la base, des entreprises—PMEs et filiales—pas du centre, et surtout pas du gouvernement. Si j’ai un petit bémol sémantique à faire c’est sur le mot « révolution ». Malheureusement, dans l’histoire de l’humanité les révolutions ont fait tomber toutes des têtes.

Le futur du travail dans l’entreprise (2/2) : … sans l’entreprise Le numérique sape les fondements historiques de « l’entreprise ». Hors de celle-ci, point de travail ? L’entreprise n’a pourtant pas toujours existé en tant que telle ni dans sa forme actuelle, c’est une construction sociale… dont le numérique déstabilise les fondations. Car, aujourd’hui, les « nouvelles technologies » ne sont plus seulement des outils à son service, elles constituent aussi de nouveaux moyens de production, de mesure de la valeur et de rétribution. Est-ce au point de déconnecter radicalement le travail de l’entité « entreprise » ? Cette question était au coeur des échanges sur l’avenir du travail, lors du dernier festival Futur en Seine. Les machines prennent-elles le travail ? Deux chiffres édifiants appuient cette vision : Bien sûr, les activités et productions de Kodak et Instagram ne sont pas vraiment comparables, pas plus que General Eletric ne l’est avec les géants de l’internet. Travail et salariat : des notions obsolètes ? La marchandisation de soi

La culture numérique peut-elle s’appuyer sur la confiance Le chapitre IV « La confiance, valeur centrale de la culture numérique », de l’ouvrage du CIGREF « Entreprises & Culture Numérique » part du postulat que « confiance et vigilance sont deux des composantes essentielles de la sûreté numérique ». Etymologiquement « fidélité » et « confiance » proviennent du même mot latin « fides », du nom de la déesse romaine de la bonne foi et de l’honneur. Ainsi, la confiance ne se décrète pas. Elle se construit au fil des interactions, repose sur le respect des engagements et la promesse tenue. Des valeurs rafraîchies par la culture numérique ? Depuis quelques années, lorsqu’à la machine à café des conversations s’engageaient sur les valeurs morales, ce n’étaient sans doute pas « l’honneur » et la « bonne foi » qui entraient dans le top 5 de celles spontanément évoquées. La confiance appelée par le numérique peut-elle se nourrir du numérique ? Par exemple, « satisfaire le client est une chose, obtenir sa confiance en est une autre ».

Réinventer le management, l'école française - Albert David (Paris Dauphine) - Les Echos business Albert David, professeur en management à Paris Dauphine. Comme Gary Hamel, Albert David et ses deux coauteurs (Armand Hatchuel, professeur de management et de design à Mines Paris Tech., et Romain Laufer, professeur émérite de marketing à HEC Paris) veulent, eux aussi, réinventer le management. Alors que sur fond de mondialisation, les impératifs de changement et les injonctions à l’innovation permanente continuent de se propager, ces trois personnalités académiques françaises dénoncent la crise comme aussi le produit de doctrines gestionnaires réductrices. Dans leur ouvrage, elles enjoignent les managers à replonger dans l’essence même de leur métier : la construction et le renouvellement collectif de systèmes d’action efficaces. Interview d'Armand Hatchuel, directeur adjoint du CGS - MINES ParisTech et Romain Laufer, professeur émérite à HEC Paris, auteurs du livre Les Nouvelles Fondations des sciences de gestion réédité aux Presses des Mines. A lire

Ma banque elle fait quoi en 2050 Les multiples lancements de banques "full digital" laissent présager une automatisation quasi complète des opérations de la banque de détail dans sa définition actuelle. La banque à venir doit ainsi trouver une proposition de valeur plus différenciante. Comme toute industrie mature, la valeur ajoutée n’est plus dans la production et la transformation (gestion de l’argent dans le cas présent), mais dans l’innovation et le partage d’information. Le changement de paradigme pourrait venir de cette hypothèse, la banque du futur propose une gestion automatisée de la monnaie et élargit son offre dans la valorisation de ses données et leur utilisation pour le quotidien des citoyens. La banque joue un rôle dans le parcours de formation (facilite l’évolution dès le plus jeune âge jusqu’au financement de l’activité), dans le parcours de soins (facilite la e-santé), dans le parcours intermodal (facilite les déplacements), etc.

Qu'est-ce qu'une entreprise bienveillante ? A l'initiative de Psychologies, de nombreux chefs d'entreprises, DRH et entrepreneurs étaient réunis ce vendredi 9 novembre dans le grand hémicycle du Conseil Economique Social et Environnemental à Paris, pour partager leurs expériences, leurs succès et leurs difficultés. Car si plus de 300 entreprises ont signé l’Appel de Psychologies à plus de bienveillance au travail, toutes ne savent pas forcément quelles pratiques adopter. Anne-Laure Vaineau et Margaux Rambert Ils étaient nombreux, dirigeants, DRH, entrepreneurs, à être présents dans l’hémicycle du Conseil Economique Social et Environnemental dans le cadre de la quatrième édition de la Journée de la Gentillesse, le 13 novembre 2012. Frédéric Thil, DG France de Ferrero Parmi les bonnes pratiques : une crèche inter-entreprise, un mini-club, une antenne services (services à domicile…) à laquelle 90% des salariés font appel, le recours au télé-travail, trois assistantes sociales à disposition des salariés…

Le CAC 40 survivra-t-il au choc numérique à venir Rencontrant de temps à autres les dirigeants de ces sociétés, nous constatons que leur confiance de façade s'effrite souvent lorsque viennent les questions sur leur stratégie numérique. Le secteur de la distribution a été parmi les premiers bouleversés. Les distributeurs spécialisés, en particulier la FNAC, et dans une moindre mesure les Carrefour et autres, ont pris les premiers coups. Le monde de la banque et de l'assurance croit avoir déjà été confronté à la « menace » numérique et considère que les risques sont désormais maîtrisés. Pourtant, la montée en puissance de l’économie des données pourrait rebattre les cartes. Google, par exemple dispose de toutes les données pour concevoir une offre d'assurance dont les prix seraient plus bas que ceux du secteur et même personnalisés en fonction du niveau de risque propre chaque individu. Google a plusieurs fois fait état de ses ambitions dans le domaine énergétique Il en est de même pour les produits de luxe.

Joël de Rosnay: "les visions pyramidales sont en train d'exploser" Dans les coulisses de la Cité de la Réussite, nous (Antonin Léonard et Flore Berlingen) sommes allés à la rencontre de Joël de Rosnay, biologiste, co-fondateur d’AgoraVox et auteur de nombreux essais de vulgarisation scientifique et de prospective. L’opportunité d’échanger avec lui sur la transition économique et sociétale en cours.Par Antonin Léonard et Flore Berlingen. Joël de Rosnay n’est pas de ceux qu’il faut convaincre que l’économie collaborative est l’avenir. Non seulement il a conscience de la transformation en cours de la société, mais il a même une idée assez précise de ce à quoi celle-ci va ressembler. Cette société émergente, Joël de Rosnay la décrit comme une société « fluide », du nom de son ouvrage « Surfer la vie – Comment sur-vivre dans la société fluide », paru en mai 2012. C’est par le co que se fera la transition. Les modèles économiques de l’ère numérique sont basés sur la personnalisation et le service immatériel rendu à la communauté. Constat cruel ? Samuel Huron

« Le nouvel âge digital » : l’ouvrage futurologue des leaders de Google fait polémique C’est une tribune assassine que Julien Assange, le rédacteur en chef de Wikileaks reclus dans l’Ambassade de l’Equateur à Londres, a publié au sujet de l’ouvrage futurologue « The new digital age : reshaping the future of people, nations and business ». Ce traité, né sous la plume d’Eric Schmidt (président de Google) et de Jared Cohen (géopoliticiens des secrétaires d’Etat américain et actuellement directeur de Google Ideas, le think thank de Google), conçoit l’avenir d’un monde où les 5 milliards d’êtres humains non connectés viendraient enfin se joindre au festin numérique. La société « tous connectés » serait-t-elle meilleure ? Un livre engagé, teinté d’un angélisme stratégique selon le Financial Times, qui s’est empressé de nuancer la vision prismatique des mastodontes. Pour le quotidien financier : « l’ouvrage pourrait être résumé en une phrase « En règle générale, la connectivité encourage et permet les comportements altruistes. » ». Une vision teintée d’optimisme

Pour une révolution managériale: rétablir la confiance et l'engagement LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par François Dupuy, Insead Plus que jamais les entreprises ont besoin de l'engagement de leurs salariés. La concurrence exacerbée que la crise ne fait que renforcer exige que chacun apporte dans son travail bien plus que ce qui est écrit dans les contrats. Ce n'est pas seulement un travail qui est attendu, c'est une participation active et déterminée à l'action collective, à la vie de l'entreprise, à l'effort permanent nécessaire. Or, c'est l'inverse qui se produit ! Pour comprendre ce paradoxe, il faut partir d'un constat absolument banal : l'engagement dans le travail est un choix qui, du point de vue du salarié, est en concurrence avec bien d'autres engagements possibles : la famille, les loisirs, les "communautés chaudes" - celles qui permettent de se retrouver entre soi, sans pression, dans un cadre convivial et sont d'autant plus attractives que le travail est devenu répulsif. Le mode managérial dominant est en effet celui de la coercition.

Social Business Needs Social Management Social business has the potential to change the way we work, but for the most part it has not. The social enterprise is not yet here, though many talk about it, and confuse it with using social tools. For that, we can blame management. As many people, from W. The first elephant in the social room is compensation. … compensation has to be a correlate of value created wherever you are, rather than how well you fought that political battle, what you did a year or two or three years ago that made you an EVP or whatever.” — Leaders Everywhere: A Conversation with Gary Hamel If compensation was really linked to value, then salaries, job models, and other ways of calculating worth would have to be jettisoned. The other elephant in the room is democracy. As more people work in distributed networks they are beginning to realize how little they actually benefit from standard management practices. A hierarchy is nothing more than a centralized branching network. So what’s next in social business?

Les réseaux sociaux, aide ou entrave à l’organisation "apprenante"? L’idée d’organisation apprenante n’est pas récente mais elle prend une dimension nouvelle avec l’essor des réseaux sociaux, notamment des réseaux sociaux d’entreprise. Comme déjà dit dans d’autres articles, les réseaux sociaux d’entreprise façon web 2.0 apportent une nouvelle dimension à la communication professionnelle transversale sans toutefois lui avoir donné naissance. De tout temps, il a existé au sein des collectifs de travail une hétérogénéité de métiers et de compétences. Sur les chantiers des cathédrales charpentiers côtoyaient maçons, couvreurs, plombiers, charretiers, tailleurs de pierre, artistes dessinateurs, sculpteurs ou vitriers et aussi ferronniers, etc. Tous échangeaient sur ces chantiers des savoirs et des compétences développées par les uns au cours de leur vie, acquis par les autres dans une région lointaine lors d’autres chantiers. Le rôle de la pause café Aujourd’hui tout va bien plus vite donnant l’impression que le temps se contracte.

La Digital Workplace : une expérience humaine avant tout Il est communément admis que la “digital workplace” est l’avenir du poste de travail et dans cette perspective on la présente souvent sous un angle technologique : plateforme, outils, intégration, intéropérabilité, mobilité etc. Mais qui dit poste de travail dit environnement de travail et l’environnement de travail c’est également les autres. Dans The Digital Workplace: How Technology Is Liberating Work , Paul Miller nous présente la Digital Workplace comme étant également – voire surtout – une expérience de vie nouvelle dans notre rapport avec notre travail, avec les autres, impactant les règles de vie et l’environnement social du travail. Pour mémoire, Paul Miller est le fondateur de l’IBF (intranet benchmarking forum) et du Digital Workplace Group. Il s’agit donc d’un sujet sur lequel il a été précurseur et dispose d’une expérience et d’un recul quasi uniques. Le travail n’est pas un lieu mais un état d’esprit. Attention : ne mélangeons pas les concepts.

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