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Vingt idées pour dynamiser l’économie du partage dans les territoires

Vingt idées pour dynamiser l’économie du partage dans les territoires
Rachel Botsman et Michel Bauwens ne s’étaient jamais rencontrés, et leurs interventions croisées ont marqué le premier forum de l’économie collaborative qui s’est tenu à Cenon, en Gironde, jeudi 4 et vendredi 5 juillet 2013. La présence de ces deux pointures internationales de l’économie collaborative et pair-à-pair fut l’occasion de faire un point sur la manière dont les politiques publiques peuvent s’emparer du sujet. Eclairages. « Changer a du bon, mais changer massivement est encore mieux » Rachel Botsman en impose et c’est plutôt « la chance » de la rencontrer, dans le petit milieu de l’économie collaborative. L’auteur de l’ouvrage de référence What’s mine is yours (ce qui est à moi et à toi) n’était pas venue dans l’hexagone depuis sa publication et passer un peu de temps avec elle a tout d’un luxe… dont j’ai profité afin de l’interroger sur sa vision des enjeux à venir de cette économie en devenir. Passer du pire au peer Alors, qui en est maintenant ?

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2013/07/08/vingt-idees-pour-dynamiser-leconomie-du-partage-dans-les-territoires/

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Economie collaborative, les valeurs d’Internet pour modèle sociétal Quel est le point commun entre Une ruche qui dit oui et un hackerspace de San Francisco ? Tentative de décryptage d’un mouvement en plein essor, qui puise ses sources dans l’histoire d’Internet. L’économie collaborative est un terme qui regroupe l’ensemble des nouvelles formes de partage, d’échange et de location permises par Internet, afin de collaborer entre particuliers. Le terme de consommation collaborative s’est popularisé grâce au livre « What’s mine is yours.

Les logiciels libres, source d’inspiration pour les villes Image Karin Dalziel Un bien commun peut servir à tout le monde. Mutuel et réciproque, il est partagé par différents êtres ou différentes choses. A l'heure du numérique et de l'économie du partage, cette notion longtemps cantonnée au monde des logiciels libres sort maintenant des écrans pour offrir des solutions à l'ensemble des ressources partagées par les citoyens dans les villes. Et ça tombe bien: depuis le 6 et jusqu'au 20 octobre, le festival Ville en Biens Communs cherche à donner une visibilité à ces innovations sociales et citoyennes.

Apprendre en ligne gratuitement On peut aujourd’hui apprendre gratuitement en restant chez soi. Internet donne accès à toutes sortes de cours, sous forme de vidéos animées par d’éminents professeurs ou des professionnels. Destinés à un large public, ces cours sont accessibles à toute heure de la journée. Canal-u.tv, la vidéothèque numérique de l’enseignement supérieur, met en ligne des centaines de conférences filmées : lettres, arts, sociologie, droit, économie, gestion… Par exemple, un dialogue sur l’Afrique avec Raymond Depardon, etc. Le collaboratif, je ne le tiens pas de mon grand père Si l’économie du partage n’a pas grand chose à apprendre à la génération de nos anciens, de grandes différences demeurent tout de même avec l’ère de la consommation collaborative. Marc Chataigner passe en revue ce qui rend notre société différente de celle de nos grands-parents. Gain économique, atout écologique et dimension sociale, ces trois arguments en faveur de la consommation collaborative sont répétés par tous ses promoteurs qui les présentent comme des leviers qui font prévaloir la consommation collaborative sur les autres modèles existants. Pourtant, ces trois aspects sont-ils réellement propres à la consommation collaborative ? Je l’écrivais dans un précédent post, nous n’apprendrions rien à nos grands-parents au sujet du partage, qu’ils “pratiquaient” a priori largement dans le cadre de leur communauté proche. L’exemple de l’exode rural

« La Vie share » : on a compris que ça va mal, alors on s’organise « La Vie share, mode d’emploi » d’Anne-Sophie Novel Squatter le siège d’un jet privé, emprunter une poussette lors d’un transit, planter dans le potager du voisin ou échanger pour toujours sa maison... Tels sont des exemples de « consommation collaborative » moins célèbres que le covoiturage, le « coworking » ou le « colunching ». A l’heure d’un Web mature, tout un nouveau mode de vie est en train de s’inventer grâce à une multitude de sites de partage. Villes en biens communs Il y a près de chez vous des initiatives qui inventent des manières créatives de gérer des ressources ou de répondre aux besoins de communautés. Ces initiatives auto-organisées, se construisent autour du partage et nourrissent nos biens communs. Zones urbaines transformées en jardins partagés, savoirs partagés versés dans l’encyclopédie « Wikipedia », cartographie « open street map » nourries par les utilisateurs, logiciels libres, savoirs traditionnels, science ouverte, publications en libre accès, pédibus scolaire, fours à pains partagés, système d’irrigation agricole partagé, semences libres, contenus éducatifs ouverts, réseaux d’échanges de savoirs, justice participative, données ouvertes collectées par les personnes... les initiatives fleurissent. Quelle que soit leur échelle – de l’immeuble à la planète –, elles apportent des réponses inédites et robustes, là où la puissance publique et le marché sont souvent absents ou inefficaces.

Les makers veulent refaire le monde ! Descendants en ligne directe des adeptes du Système D auxquels on aurait greffé un ordinateur + internet,ce sont les Makers – littéralement « concepteurs + faiseurs » ou plus simplement , les bidouilleurs connectés. Avec un état d’esprit sans ambiguïté : tourner le dos à la société de consommationdont ils sont les enfants. A lire dans Néoplanète n°38 Michel Bauwens: «Le "peer to peer" induit que la production émane de la société civile» Sauver le monde, le titre de son livre d’entretiens, sonne comme un blockbuster de science-fiction américain. Le sous-titre ramène sur Terre : Vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer. Michel Bauwens est un des grands théoriciens de l’économie collaborative. Ancien directeur de stratégie dans le privé, fondateur de deux start-up, il a tout arrêté en 2002 après avoir envisagé le peer to peer (P2P, ou «pair à pair») des réseaux informatiques comme une logique qui pourrait résoudre la crise d’une société approchant de sa limite écologique et sociale.

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