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Théâtre : est-ce que le numérique change quelque chose ?

Théâtre : est-ce que le numérique change quelque chose ?
Peut-on dire que le numérique change l’écriture d’un art comme le théâtre ? Même les metteurs en scène les plus «revêches» sont habités de culture numérique, sans le savoir ou l’admettre. Et cela tout simplement par les liens étroits qu’ils entretiennent avec leur smartphone ou leur email, et parfois avec Facebook. Ensuite, sur la question de l’écriture des spectacles, les nouveaux outils numériques changent aussi les pratiques, non seulement à cause de l’usage des traitements de texte, mais avec les outils spécifiques à l’écriture scénographique ou vidéo. Cette pratique des échanges transforme l’écriture et l’esthétique scénographique, en faisant intervenir des communautés artistiques et techniques de plus en plus larges. Et sur le plateau, qu’est-ce qui change ? Il y a bien sûr l’automatisation des outils de la lumière et du son, qui change les pratiques et libère de nouvelles possibilités et de nouveaux environnements. Qu’en est-il de la visibilité des oeuvres ? Related:  Art et littérature numérique2014LE NUMéRIQUE

Chercher le texte - festival de #littéra... Art numérique et industrie: «Les artistes n’ont plus peur des marques» « Art et Industrie », est-ce le moment d’interroger cette relation dans le domaine des arts numériques ? Je pense que c’est exactement le bon moment. On dit que l’art qui utilise les nouvelles technologies émerge. En fait, l’art numérique émerge depuis 60 ans et il n’a jamais réussi à toucher le marché de l’art, les collectionneurs étant frileux par rapport aux nouvelles technologies. Les relations entre art et industrie sont indispensables pour les artistes d’aujourd’hui pour diffuser et même produire des œuvres avec des moyens plus importants. Jean-Michel Jarre avait récemment déclaré qu’il y a 30 ans, c’était une œuvre d’art ou une musique qui marquait son époque et aujourd’hui, c’est la technologie, comme la sortie du nouveau modèle d’un smartphone. Non, les artistes, et en particulier ceux avec lesquels je travaille, sont ceux qui ne s’intéressent pas seulement à la technologie. Dans votre magazine vous avez élaboré un panorama d’exemples et d’approches différentes.

Comment le numérique est en train de métamorphoser le monde de l'art L'artiste sait parfaitement gérer son image C'est un fait connu depuis Exit through the gift shop, le film dédié à Banksy : l'artiste sait parfaitement gérer son image, l'alimenter de rumeurs et de mythes et la faire fructifier. En octobre dernier, son utilisation promotionnelle d'Internet a été exemplaire et a soulevé des questions et réserves applicables à tout le monde de l'art. Banksy est parvenu à démocratiser son art, à le faire connaître dans les cercles non attenants au monde de l'art. AMA a enquêté sur le défi que l'ère numérique impose au monde de l'art. L'ère numérique : vers une démocratisation de l'art plus aisée ? Le progrès numérique a été accueilli de manière presque messianique. « À la lumière des évolutions constatées sur la dernière décennie, il est tentant de relativiser l'impact de la révolution numérique sur les pratiques culturelles. Ainsi, le numérique aurait changé la structure, mais pas l'essence de notre consommation culturelle. Une monétisation inévitable ?

La démocratie culturelle : un autre modèle de politique culturelle | Politiques de la culture par Alice Chatzimanassis J’aimerais vous proposer une réflexion sur l’orientation des politiques culturelles et les principes qui en guident l’action. Ma communication s’articulera en 3 parties. Je commencerai par discuter le concept de démocratisation de la culture. Critique du projet de démocratisation L’architecte Manon Asselin, lauréate du concours lancé par le Musée des beaux-arts de Montréal pour réaliser son 5ème pavillon1, disait, il y a quelques mois, dans le magazine du musée : « Aujourd’hui, toujours impulsé par la critique bourdieusienne des années 1960, le musée poursuit cette idéologie d’accès à la culture légitime pour tous et développe son rôle social et son approche communicationnelle. »2 Ces quelques lignes illustrent parfaitement ce qui constitue à mon sens le principal « défaut » du concept de démocratisation. Au Québec, la logique de démocratisation a été adoptée dès la création du Ministère des Affaires culturelles de Georges-Emile Lapalme en 19614. Conclusion

Vers une net-littérature Marie-Albéric Martin écrit un mémoire sur la twittérature. Je réponds à ses questions. — Vous considérez Twitter comme un outil pour écrire ? — Twitter n’est pas un outil. — Considérez-vous twitter comme une contrainte pour écrire ? — Quand on écrit dans un bar, on a la contrainte de la foule, du bruit, du serveur qui lorgne sur nous… Sur Twitter, la table est si étroite qu’on ne peut pas dépasser les 140 caractères consécutifs. La véritable contrainte n’est pas dans les 140 caractères, mais dans le regard constant porté sur ces caractères par la foule de nos followers. Le lecteur entre dans l’atelier de l’auteur. C’est ça la nouveauté littéraire. Il va s’en dire qu’écrire puis publier a posteriori sur Twitter n’a aucun intérêt. — Est-ce qu’écrire sur Twitter affecte la structure de la narration ? — Ça affecte à coup sûr la microstructure, c’est-à-dire le style. L’influence sur la structure d’ensemble d’un texte est moins évidente. — Pourquoi une publication papier de ce roman ?

La créativité entre art numérique et industrie « L’innovation est un art ». Voilà le fil rouge qui a réuni un jeudi soir, en juin, des créatifs dans un nouveau lieu pour la création numérique de la capitale française, le Numa. Un « Silicon Sentier », ouvert en novembre 2013 et dédié à l’innovation qui invite à la fois le « co-working », des start-up, des objets sonores et d’objets connectés. C’est ici que des artistes, des développeurs et des entrepreneurs se sont creusé la tête pour décrypter la relation complexe entre art numérique et industrie. « Les industries culturelles sont de plus en plus connectées dans des réseaux fluides » martèle sur skype, en direct de Milan, Marco Mancuso, fondateur et directeur de Digicult, un réseau international qui analyse l’impact des technologies et des sciences numériques sur l’art. Mancuso, qui a largement contribué au numéro spécial de MCD sur l’art et l’industrie, appelle de ses vœux l’émergence de nouvelles « classes créatives » qui « ne sont pas forcément institutionnalisées ».

Accueil 35 000 peintures à télécharger gratuitement (et légalement) 35 000 tableaux de grands maîtres en format numérique haute définition. C'est ce que vous pouvez télécharger sur le site de la National Gallery of Art de Washington DC, rapporte OpenCulture.com. Au menu, des Van Gogh, des Gauguin, des Rembrandt, des impressionnistes comme Monet et ses nénuphars, Manet, Cézanne et ses maisons de Provence, Degas et ses danseuses, Renoir etc. "Les utilisateurs peuvent télécharger et utiliser gratuitement et légalement, sans limite, toutes les images disponibles sans demander l'autorisation de la Gallery", peut-on lire sur le site web, qui explique que toutes ces oeuvres sont "libres de droit", c'est-à-dire "dans le domaine public", si on traduit en droit français. Pour ce faire, plusieurs solutions: se rendre dans la partie "collections" -galerie française, autoportrait, musique...- ou encore directement dans le moteur de recherche si vous chercher une oeuvre ou un artiste en particulier. >> Voir aussi: les images les plus recherchées

Comment le numérique modifie-t-il nos compétences de lecture ? C’est un fait : nous vivons dans une société où nous sommes bombardés d’informations. Hyperconnectés, nous avons accès de manière quasi instantanée à des connaissances et des millions de contenus. Inévitablement, notre rapport à la lecture s’en voit modifier. Alors de quelle manière le numérique affecte-t-il nos compétences ? Tout d’abord, force est de constater que dans la galaxie numérique, la lecture est notre premier mode d’accès à l’information. Nous lisons en effet tout le temps : sms, whatsapp, contenus online, rapports, PDF, présentations slideshare, ebooks, courriels, commentaires et statuts de nos amis sur les réseaux sociaux… La lecture est immédiate et constitue la clé fondamentale du web. C’est vrai que la transposition d’un livre à la sphère numérique n’est pas seulement un transfert d’encre vers les pixels. Le numérique n’est donc pas prêt de tuer la lecture, les chiffres tendent plutôt à indiquer le contraire. A lire également sur Lettres numériques :

Du numérique dans l'art L’histoire continue La peinture de monochrome compte parmi les tendances les plus radicales du vingtième siècle. Et elle raisonne jusque dans les films à clignotement de Paul Sharits (Shutter Interface, 1975), les installations vidéo génératives de Matthew Biederman (R+G+B, 2009) et les œuvres en ligne de Rafaël Rozendaal (hexattack.com, 2013). Il y a d’ailleurs une filiation évidente entre les expérimentations de ces trois artistes qui correspondent tout particulièrement à ce que Gene Youngblood qualifia en 1970 d’Expanded Cinema. Car il s’agit, avec des médias différents, de l’installation de monochromes dans la durée. Rafaël Rozendaal, “Hex Attack”, 2013, Courtesy Steve Turner L’état du monde Toutes les œuvres du passé, ou presque, sont documentées sur l’Internet alors que les processus de création de celles dont l’émergence est imminente, qu’elles soient totalement numériques ou qu’elles ne le soient guère, intègreront probablement l’usage de moteurs de recherche. L'identité L'autre

Lutte contre la fracture numérique dans le monde - Internet dans le monde Cybercafé, Ouagadougou, Burkina Faso, 2004. © Agence intergouvernementale de la francophonie Agrandir l'image La fracture numérique est la traduction de l'expression américaine "Digital Divide" qui a surgi à la fin des années 1990, aux États-Unis, sous la plume des rapporteurs de l'Administration nationale des télécommunications et de l'information, dépendant du département américain du Commerce, de l'Economie et des Statistiques. Elle désigne le fossé entre ceux qui utilisent les potentialités des technologies de l'information et de la communication (TIC) pour leurs besoins personnels ou professionnels et ceux qui ne sont pas en état de les exploiter faute de pouvoir accéder aux équipements ou faute de compétences. Le fossé numérique ne se traduit pas seulement par la séparation entre le Sud et le Nord. Le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) Graphique : la fracture numérique au niveau des grandes régions du monde. Inégalités dans l'accès à l'internet à haut débit

Culture de masse ou cultures de classes ? (par Philippe Coulangeon*) Les écarts entre les groupes sociaux, vis à vis des pratiques culturelles, apparaissent plus importants aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a trente ou quarante ans. L’émancipation par la culture demeure ainsi plus que jamais un enjeu pleinement politique. Les pratiques culturelles des Français, comme celle des ressortissants de la plupart des pays occidentaux, font, depuis une trentaine d’années l’objet d’observations régulières et fouillées. Il n’est d’ailleurs pas fortuit que l’attention portée aux habitudes en matière de lecture, d’usage des média ou des technologies de l’information et de la communication, de fréquentation des équipements culturels comme d’activités artistiques amateurs se concentre principalement dans cette partie du monde où la culture s’envisage de plus en plus comme un segment parmi d’autres du monde marchand, et les observateurs les plus scrupuleux de nos comportements en la matière se recrutent désormais chez les professionnels du marketing.

BioArt - L'art issu des labos Qui sont ces artistes contemporains qui brouillent les lignes entre l’art et la science ? Ce documentaire part à la rencontre des figures de la mouvance BioArt : Stelarc, Art Orienté Objet, Paul Vanouse, Joe Davis, Jun Takita ou ORLAN intègrent la biologie dans leurs créations et interrogent la fonction de l’artiste dans notre société. Ils troquent leur atelier pour un laboratoire, et les matériaux inertes pour des tissus organiques. Dans leurs recherches et leurs créations, les artistes de la mouvance BioArt rendent de plus en plus poreuse la frontière entre sciences naturelles, art et technologie. À l'âge des technosciences, ce créatif mélange des genres permet aux créateurs de s’approprier les techniques de pointe pour les détourner et interroger leur place dans nos vies. "On peut s'estimer heureux que des artistes œuvrent dans les laboratoires à la manière de "correspondants de guerre". A voir dans le film: © AOo, picture by Miha Fras Nicole C.

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