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Le « Slut Shaming 

Le « Slut Shaming 
Cet article est une contribution de Thomas, merci à lui. Pour contribuer à ce blog, vous pouvez envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at]gmail.com. [Les réactions violentes subies par une amie proche qui aurait eu une attitude « malsaine » et « dévergondée » à l’égard des hommes (c’est-à-dire une attitude séductrice et entreprenante tout à fait banale pour un homme, mais qui ne peut être que « malsaine » et « dévergondée » pour une femme…) m’ont inspiré cet article sur la question du « slut shaming ». Cet article ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’objectivité : j’ai simplement essayé de faire un compte-rendu critique de quelque chose que je ne vis pas, mais qui m’a beaucoup énervé de l’extérieur.] « Slut shaming » est une expression anglaise, formée à partir de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »). Une traduction approximative pourrait être « stigmatisation des salopes ». Le terme de « salope » peut n’être pas employé de façon aussi directe. « Salut !

http://cafaitgenre.org/2013/07/09/le-slut-shaming/

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Le « male gaze  (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone.

Le viol parfait Le Bien est transparent : on voit à travers. Le Mal, lui, transparaît : c’est lui qu’on voit à travers. — Jean Baudrillard C’est en filigrane de l’actualité, pourtant chaque fois que j’évoque la notion de « culture du viol » dans une conversation (en particulier dans une conversation numérique), je constate cette tendance générale à la crise d’urticaire et aux convulsions idéologiques. Une société progressiste, civilisée, transformée par plusieurs générations de luttes féministes, une société dont la brillance d’esprit se manifeste explicitement de ses réussites technologiques au déploiement mondial de son système économique, et dont la vertu est religieusement accomplie au panthéon du respect des droits humains, une société qui a atteint les hautes sphères de la distinction entre le Bien et le Mal, cette société-là ne saurait encourager le viol.

Apparence physique : les femmes sont toujours perdantes Malgré les progrès réalisés en la matière, le combat pour l’égale liberté des hommes et des femmes n’en est encore qu’à ses balbutiements. Les femmes continuent à être victimes de violence et de harcèlement, à gagner moins, à être sous-représentées dans les fonctions dirigeantes et à assumer la part la plus importance de la prise en charge des enfants et des tâches domestiques [1]. Ces diverses inégalités constituent autant de formes de domination qui limitent leur possibilité de définir librement leurs identités et projets personnels. Tentons ici de se concentrer sur les contraintes esthétiques qui, en soumettant en permanence les femmes au jugement d’un regard extérieur, représentent une forme de domination contraire à la libre disposition de leur corps et de leur apparence [2].

Rapporteurs spéciaux et groupes de travail - L'ONU et les droits de l'homme Les Procédures spéciales est le nom générique des mécanismes, créés par la Commission des droits de l’homme et repris par le Conseil des droits de l’homme, pour s’occuper de la situation particulière d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les Procédures spéciales sont représentées soit par une personne – un rapporteur, un représentant spécial ou un expert indépendant - soit par un groupe de travail. Chargés d’enquêter sur les violations et d’intervenir sur des questions précises ou dans des situations d’urgence, les Rapporteurs spéciaux et les Groupes de travail sur les droits de l’homme jouent un rôle de premier plan dans la protection des droits de l’homme. Ils interviennent au titre de ce qu’il est convenu d’appeler les « procédures spéciales ». Nommés pour six ans au maximum, ils sont indépendants, ne sont pas rémunérés et siègent à titre individuel.

Les mythes, les idées reçues et les préjugés autour du viol Les mythes ou idées reçues autour du viol désignent les croyances entourant le crime en lui-même, les victimes et les coupables. On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues servant à nier et à justifier le viol. Ces mythes, par des idées fausses répétées constamment, servent à décrédibiliser la personne violée et à excuser le violeur.

Psst Ce matin, twit matinal "Ce qu'il y a de bien avec le retour des beaux jours, c'est que désormais, c'est dans la rue qu'on croise des jolies courbes." Twit qui enclencha un clash général, sur le sexisme présupposé ou non de ce twit prononcé par un blogueur très lu ce qui n'arrangeait pas notre affaire. Et donc pourquoi ce twit est évidemment sexiste. Avec son corollaire ; pourquoi 99% des hommes et des femmes ne vont pas le trouver sexistes. (avec son sous-corollaire ; "vous feriez mieux de vous occuper du viol c'est plus important"). La presse française et les mythes sur le viol Une étude de 2008 portant sur l'affaire Kobe Bryant, joueur de basket accusé de viol, a permis de mettre en avant plusieurs faits intéressants. Les chercheuses ont soumis aux sondée-s des articles de journaux contenant des mythes autour du viol (comme "elle a menti" ou "elle l'a bien cherché"). Ceux qui ont été exposés aux articles contenant des mythes, étaient plus susceptibles de croire en l'innocence de Bryant.Une seconde étude menée par les mêmes chercheuses s'est concentrée sur les titres d'articles consacrés à la même affaire.

Viol au quai des Orfèvres: pourquoi s’intéresser à la personnalité de la victime ? Viol présumé au 36 quai des Orfèvres : 3 policiers suspendus La personnalité d’Emily S., qui a porté plainte pour viol contre plusieurs policiers, est au cœur du procès-verbal dressé dans l’affaire. Que viennent y faire de telles considérations ? Pourquoi fouiller dans la sexualité de la victime ? Trouver la faille, pour prouver qu’au travers de « mauvaises mœurs », elle l’aurait bien cherché ?! « Elle était en jupe et elle avait consommé volontairement de l’alcool ».. ne sont pas un appel au viol ! Le Hip Hop au cœur de la science Il est 11 heures dans les rues bruyantes de New York alors que j’attends le collectif Hip Hop Psychology devant la majestueuse entrée du centre du troisième cycle de l’université de la ville de New York (CUNY). A l’arrivée des 4 membres, nous nous dirigeons vers un café du coin pour découvrir le collectif et ses pratiques entre l’art et la recherche scientifique. Leur idée : utiliser le Hip Hop, mouvement culturel pour les uns, mode de vie pour les autres, comme outil dans le traitement psychologique.

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