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Grandeur et décadence du « périurbain »

Grandeur et décadence du « périurbain »
Dossier : Y a-t-il des urban studies à la française ? « Un beau matin, les Français se sont réveillés en découvrant qu’un baobab avait poussé dans leur jardin » [1]. À l’issue du dernier scrutin présidentiel, c’est par cette formule que s’ouvre un article du Monde relatant l’irruption des espaces périurbains sur le devant de la scène médiatique sous l’effet de la montée électorale du Front national. Si cette entrée en scène est effectivement fracassante dans un champ journalistique régi par la quête permanente de la nouveauté, cette catégorie d’analyse des mondes urbains est-elle réellement nouvelle dans le champ de la recherche française ? C’est sur cette question que cet article se penche, sans prétendre à un tour d’horizon exhaustif mais plutôt en essayant de dégager, à travers les travaux les plus emblématiques, quelques lignes directrices en matière de regards portés sur les espaces périurbains. Des mondes ruraux laboratoires du changement social (1) : le regard des géographes

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Pourquoi s’installer en périurbain Espaces de promotion pour les « nouvelles couches moyennes salariées » dans les années 1970 (Bidou 1984), les zones périurbaines seraient devenues, à la fin des années 1980, dans un contexte économique et social transformé, un refuge pour les « couches moyennes » menacées de déclassement (Jaillet 2004 ; Donzelot 2004 ; Chauvel 2006 ; Peugny 2009 ; Guilluy 2010). Ce modèle, discutable parce qu’il repose sur une vision unifiante d’un ensemble extrêmement hétérogène (Bosc 2008), a cependant le mérite de rappeler l’enjeu que peut représenter l’espace résidentiel dans les situations d’incertitude sociale (Chamboredon et al. 1984). Les deux communes de l’étude, par la composition sociale de leur population active, occupent des positions polaires au sein de l’aire urbaine de Grenoble.

Portrait noir de la crise économique en banlieue LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvia Zappi La situation de l’emploi se dégrade dans les quartiers classés « prioritaires » par la politique de la ville. Toutes les catégories sont touchées, y compris les jeunes diplômés. Le périurbain, France du repli Il y a aujourd’hui une question périurbaine. Elle est en grande partie liée au succès que rencontre le Front national dans les territoires périurbains. Christophe Guilluy et Jacques Lévy, tous deux géographes [1], ont largement contribué à attirer l’attention sur cette question. Dans cet article, nous ne contesterons évidemment pas la réalité du vote en faveur du Front national, mais plutôt la réduction du vote périurbain au vote frontiste : s’il y a bien un vote plus marqué en faveur du Front national dans certaines communes périurbaines, ce constat ne peut pas être généralisé à l’ensemble des populations de ces communes et encore moins à l’ensemble du périurbain. Ce sont des ménages et des territoires bien particuliers qui sont concernés. Nous contesterons également les explications apportées à ce vote par Jacques Lévy et par Christophe Guilluy.

Le « périurbain , la France du repli ? par Éric Charmes & Lydie Launay & Stéphanie Vermeersch Photo P. Caracchioli CARTE. La moitié de la population française vit sur moins de 3% du territoire Le chiffre est frappant : la moitié de la population mondiale vit sur seulement 1% du territoire de la planète. La carte, réalisée par le site Metrocosm (en anglais) à partir des données de la Nasa, a été beaucoup partagée ces derniers jours sur les réseaux sociaux : elle montre que si l'espace ne manque pas à la surface de la Terre, une grande partie de la population est concentrée en Asie, notamment en Inde et en Chine. Qu'en est-il dans l'Hexagone ? Francetv info a cherché la réponse, en s'appuyant sur les données du dernier recensement de l'Insee (qui portent sur les données 2012, publiées en juin 2015). Nos calculs montrent que, sur plus de 63 millions d'habitants en métropole, la moitié vit sur moins de 3% du territoire. A l'inverse, 1% de la population française profite de beaucoup d'espace : les habitants qui vivent dans les zones les moins denses de l'Hexagone se répartissent dans 17,4% du territoire de la métropole.

Lotissement De manière générale, un lotissement est d’abord une opération foncière, et une opération d’urbanisme. La définition opérationnelle consiste à morceler ou subdiviser un terrain en plusieurs parcelles, en général en vue d’y construire des habitations. De manière générale, il s’agit donc concrètement d’une opération foncière concernant la division de terrain(s) identifiés dans les cadastres comme une unité (des unités) contiguë(s). La destination peut être variable : il peut s’agir de parcelles(s) viabilisées ou non, dans le but de vendre, de louer, de réaliser un placement. Cette "France isolée", terreau du FN Elles ne font pas la une des journaux mais n’ont souvent que la télé comme fenêtre sur le monde. Réduites au silence médiatique, loin des centres de décision, aux services publics sacrifiés, à l’emploi en lambeaux, ces terres nourrissent des réflexes de repli, faute d’une vraie réponse de gauche à leur sort. Élus et intellectuels dressent des constats convergents. On les appelait « néoruraux » dans les années 1970 et 1980, « rurbains » dans les années 1990. Aujourd’hui, la mode est au « périurbain ». Ces Français de la ruralité, de la « France des marges » comme les a qualifiés le démographe Hervé Le Bras, sont désormais la cible privilégiée d’un Front national qui se rend à leur chevet une fois par mois.

La question périurbaine L’enquête audiovisuelle « Vivre et habiter le périurbain aujourd’hui et demain » La ministre a suggéré une initiative originale pour interroger les espaces périurbains : recueillir la parole des habitants. Le CGET a confié la réalisation d’une enquête audiovisuelle à l’agence Campana Eleb Sablic. Vote et géographie des inégalités sociales : Paris et sa petite couronne Dossier : Les territoires du vote Aux lendemains des scrutins, les cartes électorales fleurissent dans les médias, et l’élection présidentielle de 2012 échappera d’autant moins à la règle que les résultats électoraux informatisés et les logiciels de cartographie sont de plus en plus accessibles. Ces cartes sont parfois produites par des amateurs éclairés (et notamment des internautes) ou par des universitaires qui ne sont pas spécialistes des questions politiques. Nombre d’entre elles, que leurs auteurs interprètent pour dévoiler « les principaux enseignements » (Leroy 2007) à tirer de chaque scrutin, présentent pourtant un intérêt scientifique limité. Il est pourtant possible de disposer de cartes réalisées au niveau communal à la finesse de texture beaucoup plus intéressante, cartes qui ont fait dire à un démographe, à l’issue du scrutin présidentiel de 2002, qu’il ressentait une impression comparable à « la découverte du microscope, du télescope ou du scanner » (Le Bras 2002).

Regarder le péri-urbain : compte rendu de la séance du séminaire “Re/lire” avec Jacques Levy et Eric Charmes (26 janvier 2015) Par Tess Gagnage, Margaux Lavernhe et Diane Beduchaud La séance du 26 janvier 2015 du séminaire « Re/lire les sciences sociales » accueillait Jacques Levy et Eric Charmes pour un dialogue autour des espaces péri-urbains et de leur contribution à la montée du vote pour le Front national. Jacques Lévy est géographe et urbaniste, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, directeur du laboratoire Chôros, et auteur notamment de Réinventer la France (Fayard, 2013) et du Dictionnaire de la géographie (avec Michel Lussault, Belin, 2013). Eric Charmes est chercheur en études urbaines, membre du laboratoire « UMR 5600 Environnement Ville Société » dont il dirige l’équipe « Recherches interdisciplinaires Ville Espace Société » à l’ENTPE. Il est notamment l’auteur de La ville émiettée (Puf, 2011). Jacques Lévy

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