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Lordon-Todd : Les intellectuels vont devoir parler au peuple

Lordon-Todd : Les intellectuels vont devoir parler au peuple
Frédéric Lordon et Emmanuel Todd (Editions du Seuil / Baltel-Sipa) Marianne : Pourquoi prendre la parole ensemble ? Emmanuel Todd : En France est en train de naître une foisonnante pensée économique contestataire, ainsi que le remarquait Perry Anderson il y a deux semaines dans les pages de Marianne. Mais, évidemment, les chercheurs qui ont résisté au conformisme de la pensée zéro sont de fortes têtes, de vrais individualistes. Cent penseurs originaux divisés n'auront jamais la force de frappe politique de 100 inspecteurs des finances récitant sans relâche des recettes apprises sans être comprises il y a trente ans. L'urgence, pour la contestation, est donc une unification minimale, un débat entre dissidents qui aboutisse à un programme commun de sortie de l'impasse. Qui serait capable de remobiliser autour d'un tel programme collectif ? Ne craignez vous pas que ces projets de sortie de l'euro ne vous conduisent à être taxés de "repli national" ?

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Impasse Michéa, par Frédéric Lordon Rien d’étonnant à ce que Jean-Claude Michéa, depuis son Impasse Adam Smith jusqu’à ses Mystères de la gauche, reçoive un accueil des plus bienveillants chez les commentateurs de droite, du Figaro à Valeurs actuelles en passant par L’Express. Que certains à gauche lui trouvent quelque charme est plus surprenant. Frédéric Lordon dissipe ici avec vigueur et humour les malentendus qu’une lecture superficielle des écrits de Michéa peut produire.

En finir avec la rigueur ? Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots. Par Jean Yves Naudet.Un article de l’aleps. C’est le sujet du moment, en France comme chez nos voisins de la zone euro et même au sein du G20 : la rigueur aggraverait la crise, accentuerait la récession et ferait flamber le chômage. Une bonne relance, si possible européenne, centrée sur les investissements (publics) permettrait enfin de sortir de la crise. La pression politique et médiatique en ce sens est forte. Il y a là une triple erreur d’analyse : ce n’est pas la rigueur qui a provoqué la crise, la rigueur actuelle n’est pas une bonne rigueur et, enfin, sans réforme structurelle la rigueur ne sert à rien.

L’a-démocratie ! L’a-démocratie ! De glissades en glissades, nos systèmes politiques ne sont-ils pas en train de basculer imperceptiblement vers « l’a-démocratie » ? On voit comment les autorités européennes imposent sans discussion leurs lois toutes tendues vers les seuls objectifs de rentabilité pour le capital. On voit combien les médias publics en Europe sont menacés sous l’effet de l’austérité qui sert aussi, comme en Grèce, à leur mise au pas.

Et si on fermait la Bourse..., par Frédéric Lordon Pour un peu, le grand spectacle de ces deux dernières années nous l’aurait presque fait oublier : là où la finance « de marché »* (les astérisques renvoient au glossaire), appellation un peu idiote mais il en faut bien une pour faire la différence, semble s’activer dans un univers clos, loin de tout et notamment du reste de l’économie, la finance actionnariale*, celle des propriétaires des moyens de production, campe à l’année sur le dos des entreprises — et, comme toujours, en dernière analyse, des salariés. Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Contre toutes les tentatives de dénégation dont on entend d’ici les accents scandalisés, il faut redire le lien de cause à effet qui mène du pouvoir actionnarial, dont plus rien dans les structures présentes du capitalisme ne retient les extravagantes demandes, à toutes les formes, parfois les plus extrêmes, de la déréliction salariale. Or c’est peu dire que les promesses positives de la Bourse sont douteuses.

L'humanité en péril - sur le chemin du désastre (Tom Dispatch) Quel est l’avenir ? Une attitude raisonnable serait d’essayer d’observer l’espèce humaine de l’extérieur. Alors, imaginez que vous êtes un observateur extraterrestre qui essaie de comprendre ce qui se passe ici ou, mieux encore, imaginez que vous êtes un historien du futur, dans 100 ans - en supposant qu’il y ait des historiens dans 100 ans, ce qui n’est pas évident - et que vous étudiez les événements présents. Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas La colorimétrie des demi-habiles ne connaissant que deux teintes, toute mise en cause de l’Europe, fût-elle rendue au dernier degré du néolibéralisme, est le commencement d’une abomination guerrière, toute entrave au libre-échange est la démonstration manifeste d’une xénophobie profonde, toute velléité de démondialisation l’annonce d’un renfermement autarcique, tout rappel au principe de la souveraineté populaire la résurgence d’un nationalisme du pire, tout rappel au principe de la souveraineté populaire en vue d’une transformation sociale, la certitude (logique) du… national-socialisme, bien sûr ! Voilà sur quel fumier intellectuel prospère le commentariat européiste quand, à bout d’argument, il ne lui reste plus que des spectres à brandir. Souverainisme de droite, souverainisme de gauche « Repli national », en tout cas, est devenu le syntagme-épouvantail, générique parfait susceptible d’être opposé à tout projet de sortie de l’ordre néolibéral. Faucher la nation au FN

La magistrale leçon d'économie de George Soros à Angela Merkel C'est un pavé dans la marre qu'est venu jeter mardi soir le milliardaire George Soros lors d'un discours fleuve au Centre d'études financières de Francfort en Allemagne. Selon lui, le problème de la zone euro vient du manque de leadership de l'Allemagne qui doit choisir, selon lui, entre accepter les euro-bonds et quitter la zone euro. Un point de vue détonnant pour des oreilles allemandes peu habituées à recevoir des leçons d'économie sur leurs terres, qui plus est par un Américain.

JPMorgan réclame des régimes autoritaires en Europe Home » Nouvelles internationales » Amérique du Nord » Etats-Unis Par Stefan Steinberg 19 juin 2013 Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires. Le document de 16 pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé « L’ajustement de la zone euro – bilan à mi-parcours. » Le document commence par faire remarquer que la crise de la zone euro a deux dimensions. Pour commencer, il affirme que des mesures financières sont nécessaires pour garantir que les principales institutions d’investissement comme JPMorgan puissent continuer à engranger d’énormes bénéfices de leurs activités spéculatives en Europe. En ce qui concerne les analystes de JPMorgan, ceci n’est cependant pas suffisant.

Frédéric LORDON favorable à une SORTIE DE L'EURO.. Frédéric LORDON favorable à une SORTIE DE L'EURO... Dans une récente interview donnée à France Culture, Frédéric Lordon développe une analyse faisant écho rejoignant celle formulée déjà à mainte reprises par Georges Gastaud philosophe, secrétaire nationale du PRCF, auteur notamment de "Mondialisation Capitaliste et projet communiste" en 1997 puis "Patriotisme et Internationalisme" . Cette analyse doit être méditée par l'ensemble des forces progressistes et notamment par nos camarades du Front de Gauche. Frédéric Lordon : "On peut envisager de changer l'europe, de faire un autre euro, un euro qui soit plus social et progressiste à la place de l'euro austéritaire.

Rapport sur le développement humain 2013 : des chiffres surprenants Plus riche qu’on ne pense Le monde n’a jamais produit autant de richesse qu’aujourd’hui. En cas de distribution égale de la richesse, une famille moyenne (au niveau mondial, deux adultes et trois enfants) pourrait disposer d’un revenu de 2.850 dollars par mois. C’est étonnamment beaucoup. Pour une monnaie commune sans l’Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise) Tel le radeau de la Méduse, la Droite Complexée (DC, ex-Parti socialiste [1]) s’accroche maintenant aux hypothèses les plus ténues pour éviter de sombrer corps et âme dans la honte historique. Une vaillante escouade de « responsables du PS français et du SPD allemand » a, par exemple, enfin cerné l’origine du « mal européen » dont elle redoute, à raison, d’avoir à pâtir : c’est « l’alliance néolibérale et conservatrice majoritaire [2] » — comprendre Angela Merkel et David Cameron. Que David Cameron soit premier ministre d’un Etat qui n’appartient pas à la zone euro sera considéré en première approximation comme un enrôlement admissible puisqu’il s’agit de démontrer que, fût-elle sous la bienveillante tutelle de toutes les DC européennes, la monnaie unique aurait le visage progressiste et riant qui résulterait de l’inversion trait pour trait de sa sale gueule austéritaire présente. L’Europe constitutionnellement (ordo)libérale…

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