
Anatomie d’un MOOC Typologie des MOOC dans le livre blanc d’Unow On divise traditionnellement les MOOC en deux types: d’une part les cMOOC, ou MOOC connectivistes, basés sur les interactions entre participants, et d’autre part les xMOOC, basés sur une pédagogie transmissive plus traditionnelle. Cependant, avec la diversification des pédagogies, la distinction xMOOC vs. cMOOC est devenue dans une large mesure obsolète. Quelle grille de lecture utiliser pour décrire un MOOC ? Quels sont les ingrédients qui le composent ? A la lumière des dernières évolutions des modèles pédagogiques, nous proposerons dans cet article quelques pistes de réflexion pour tenter d’y voir plus clair. La première étape consiste à trouver des axes de description aussi peu corrélés que possible. l’objectif du coursle niveau de pré-requis nécessairele type de ressources utiliséesle type d’activité proposéesle degré de contrainte 1. Comme nous l’avions évoqué dans le billet Pourquoi faire des MOOC ? 2. 3. 4. 5.
MoocThings » De la réalisation d’une vidéo pédagogique à son efficience : l’accompagnementMoocThings » Imprimer La réalisation d’un MOOC procède par la succession d’une série d’étapes qui pourraient être intitulées comme suit[1] [1] : Mais si toutes ces étapes sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes pour garantir la qualité d’un tel cours. En effet, cette conduite, bien qu’adoptée par bon nombre de concepteurs de MOOCs – lesquels sont souvent réalisés dans une perspective technocentriste – oublie de mentionner, à chaque niveau, l’accompagnement (techno)pédagogique. Ce n’est pas le tout d’un MOOC qu’il soit réalisable ou réalisé ; il n’aura de pertinence que s’il est pédagogiquement efficace. Avant la conception technique, qui elle aussi tiendra compte des moyens à mettre en oeuvre pour optimiser le bénéfice pédagogique, il s’agit de travailler, en amont, sur les objectifs et le contenu. Comme figuré ci-dessus[6] [8], chaque étape dépend de celle(s) qu’elle englobe et n’arrive que dans un dernier temps la transposition même du contenu disciplinaire en contenu enseignable. [1][10] Cisel, M.
Différents types de MOOCs Le terme MOOC : Massive Online Open Course, ou cours ouvert massivement multi-apprenants, a été proposé en 2008 et popularisé par quelques universités américaines l’année dernière. La première caractéristique de ces cours est qu’ils sont ouverts à tous, chacun pouvant s’inscrire à son gré. La deuxième dimension est que le nombre d’inscrits fait que les échanges entre participants (on parle aussi de pairs) sont encouragés, voire deviennent la forme primaire de l’apprentissage, ou de l’accompagnement. On assiste donc bien à un phénomène nouveau coté cours en ligne : des cours ouverts, non limités en nombre de participants (et c’est sans doute la caractéristique la plus innovante), et dont certains regroupent effectivement un grand nombre de participants. Par contre, entre le premier MOOC de 2008 (CCK08) et le premier cours proposé par le MIT dans le cadre de son initiative commune avec Harvard, l’approche est visiblement différente. Il y a la question de la certification. J'aime :
Monter son MOOC en 7 étapes On résume parfois le montage d’un MOOC à la conception des contenus pédagogiques. En vérité, le travail nécessaire à la mise au point d’un cours de ce type est colossal, et dépasse largement le simple tournage des vidéos du cours. Ce billet s’inscrit dans une série d’articles s’adressant aux personnes qui envisagent de se lancer dans l’aventure. Nous y retraçons les grandes étapes du montage d’un MOOC. La première phase est l’avant-projet. le public viséles objectifs pédagogiques: transmettre des connaissances, stimuler la création de savoir, sensibiliser ? Une fois les objectifs du MOOC bien définis, le porteur de projet doit rédiger les dossiers de cadrage et de montage, ainsi que tous les livrables nécessaires au bon déroulement du cours: étude d’antériorité, de faisabilité, répartition des responsabilités, planification, conception du plan de communication, etc. Une fois achevée la phase de recrutement et de partenariats, peut enfin débuter la conception du cours en tant que tel:
MOOC: quelle stratégie pour les établissements ? Les établissements d’enseignement supérieur sont de plus en plus nombreux à vouloir se lancer dans l’aventure des MOOC, et se posent la question de la stratégie à adopter. Compte tenu des moyens limités dont ils disposent, il faut faire des choix. Vaut-il mieux commencer par des cours généralistes pour attirer les internautes, ou se concentrer sur ses spécialités ? Mettre en avant ses stars, ou préférer des professeurs moins renommés mais enseignant des matières plus demandées ? Retour sur les stratégies des uns et des autres. S’adresser au public le plus large possible en offrant des cours avec peu de pré-requis, c’est la stratégie qui domine pour le moment au sein des établissements américains, il n’y qu’à regarder les cours proposés. L’objectif sous-jacent est de gagner une base d’utilisateurs aussi vaste que possible, puis d’offrir des cours de niveau plus élevé en se basant sur le succès des précédents.
L’organisation d’un MOOC : un travail d’équipe Les compétences requises pour l’organisation d’un MOOC sont nombreuses: pédagogie numérique, compétences techniques, maîtrise du domaine enseigné, gestion de projet et gestion de communautés, capacité d’analyse et d’interprétation des données issues du MOOC, etc. La liste est longue. L’équipe pédagogique, centrée autour du professeur, est en charge de la création du contenu (vidéos de cours, devoirs exercices, examens); elle n’est pas en mesure de jouer l’ensemble des rôles. Le rôle de l’équipe pédagogique est de créer le contenu qui va servir de base au cours: vidéos, exercices, devoirs et examens. Le rôle du chef de projet est d’accompagner l’équipe durant la préparation et le déroulement du MOOC. Le rôle du community manager est de suivre les participants durant le MOOC, d’une part sur les forums de discussion du cours mais d’autre part sur les réseaux sociaux. Nous avons fait ici une brève description des principaux rôles d’une équipe au sein d’un MOOC.
Les MOOC, une révolution pédagogique ? Ca y est, c’est le grand jour. La deuxième édition du MOOC « Monter un MOOC de A à Z » commence aujourd’hui 14h, et pour célébrer cet événement, je propose de lancer le premier débat : « Les MOOC sont-ils une révolution pédagogique ? » Ah, cette sempiternelle question qui revient toujours sur le tapis à un moment ou un autre … Et si l’on commençait par remplacer le terme « MOOC » par « cours » (si l’on considère le MOOC en tant que dispositif de formation), ou par « papier » (si on prend le MOOC comme un média ou comme une technologie), qu’est-ce que cela donne ? Que l’on considère le MOOC comme un dispositif de formation ou comme un média, il est clair qu’il ne porte pas en soi une innovation pédagogique. La digitalisation a pour corrollaire l’accessibilité, pas l’innovation. Elargissons un peu le débat (et je remets au passage ma casquette de défenseur de l’usage des technologies dans l’éducation) : le numérique permettra-t-il une révolution pédagogique ? Merci Capitaine Obvious.
Les 5 facteurs clés de succès d'un MOOC - Unow - MOOC conception Suite à la réalisation de nos 15 premiers MOOC, nous avons identifié 5 paramètres qui impactent le taux de complétion et donc la réussite d’un MOOC. Une attention portée sur ces 5 facteurs clés de succès permettent ainsi d’obtenir des taux de complétion élevés, autour de 50% à 60% sur les MOOC réalisés, tels que le MOOC Gestion de Projet et le MOOC Effectuation. Cet article est le fruit des demandes de nos différents interlocuteurs qui essaient d’identifier quels sont les leviers pour concevoir un MOOC de la meilleure espèce. Pour identifier les facteurs clé de succès d’un MOOC, il faut commencer par préciser quels sont les indicateurs de réussite du MOOC, car ces derniers peuvent varier en fonction des objectifs poursuivis. Nous faisons l'hypothèse ici que cet indicateur, par essence multifactoriel, englobe tous les autres, qui sont alors considérés comme des variables explicatives, comme par exemple : Ce premier facteur était attendu de toute évidence. Un exemple ?
MOOC : la question des systèmes de réputation Aujourd’hui, on continue notre série d’analyse d’articles de recherche. Je vous en ai sélectionné un petit sur la question des forums de MOOC, et en particulier sur le problème des systèmes de réputation. Vous savez, ces badges qu’on gagne en répondant aux posts des gens, en recevant des votes pour ses réponses, etc. Un principe popularisé entre autres par des sites comme Stackoverflow (spécialisé dans l’apprentissage de la programmation). Eh bien, l’équipe du CS.169.1x (Engineering Software As A Service) nous a encore pondu une petite expérience qui ne paie pas de mine. Le papier s’appelle Should your MOOC use a reputation system ?. Comme d’habitude, ils coupent la population du MOOC en deux - c’est le principe de l’A/B testing - et chacun a le droit à des versions légèrement différentes de la formation. Résultat classique s’il en est, les gens qui utilisent plus les forums ont des meilleurs notes et abandonnent moins que les autres. Un dernier mot sur les systèmes de réputation.
Monter un MOOC : combien ça coûte ? Avec le buzz qui monte rapidement, enseignants et établissements sont de plus en plus nombreux à vouloir se lancer dans l’aventure des MOOC, et la première question qui vient naturellement à l’esprit est celle du coût. Combien faut-il pour monter un MOOC de bout en bout ? Les chiffres qui circulent sont souvent contradictoires, on entend parfois 400 euros, parfois plus de 100.000 euros. Qui croire ? Petites réflexions personnelles sur le sujet … La question du coût est souvent mal posée, car il n’y a pas de réponse unique. Commençons par revenir sur les principaux lots de travail. Maintenant, il reste à chiffrer un peu tout cela en termes de charge de travail. Pourtant j’avais dit un peu plus tôt qu’on pouvait s’en tirer avec 600 heures de travail. Dans toutes les budgétisations qui suivent, nous considérerons un xMOOC “complet”, où l’ensemble des lots de travail est réalisé avec la plus grande rigueur. Scénario 1 : Enseignant en cavalier seul Scénario 2 : Equipe d’universitaires
Un MOOC, kesako? Les MOOC, ou Massive Open Online Courses, ont reçu une attention considérable depuis que des universités comme Stanford, Harvard ou le MIT ont commencé à organiser gratuitement ces cours en ligne fin 2011. En moins d’un an, trois millions d’internautes se sont inscrits à Coursera, la principale plate-forme d’hébergement de MOOC, une croissance quatre fois supérieure à celle de Facebook à ses débuts. Les médias commencent à s’y intéresser, et le phénomène est pris au sérieux par les établissements d’enseignement supérieur, comme par les organismes de formation ou même les grosses entreprises. Du fait de la relative nouveauté du concept, il règne une certaine confusion sur la définition : de nombreux cours ou ressources pédagogiques en ligne sont qualifiés, parfois à tort de MOOC. Le galvaudage de la définition du MOOC à des fins médiatiques tourne parfois au ridicule, avec des « MOOC » de deux heures, alors qu’un cours est censé durer plusieurs semaines voire plusieurs mois. Massive Open
MOOC: comment démarrer ? Ca y est, la décision est prise, vous vous lancez dans l’organisation d’un MOOC. Un enseignant est prêt à prendre en charge le cours. Il est temps de faire la première réunion pour commencer à cadrer le projet. Comment organiser cette réunion ? Quel ordre du jour fixer ? Quelles sont les questions à résoudre en priorité ? Première étape: cadrer le projet. La question qu’il faut se poser en priorité c’est Quel est l’objectif du cours ? Il n’est pas encore temps d’aller dans les détails (durée, scénarisation, contraintes) car il y a d’autres questions à régler en priorité. Une fois la question de la plate-forme réglée, se pose la question de la certification. Vient ensuite l’étape des objectifs quantifiés: Combien d’inscrits attend-on ? Dernière question: le point le plus sensible sans doute, la question des moyens, et donc de la faisabilité. Voilà de quoi meubler une première réunion je pense … Photo CC-BY-SA Luxamart
Formation en ligne ouverte à tous Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Logo de Massive Open Online Course (MOOC). Schéma présentant huit concepts-clé d'un MOOC connectiviste, concernant la relation pédagogique (en beige) et le cadre techno-organisationnels et éthiques (en bleu). Poster anglophone titré « MOOC, every letter is negotiable », (« MOOC, chaque lettre est négociable »), explorant le sens de chaque lettre de l'acronyme MOOC. Une formation en ligne ouverte à tous (FLOT), aussi appelée cours en ligne ouvert et massif[1],[2] (CLOM[3]), cours en ligne ouvert à tous, cours en ligne (termes officiels recommandés par la Commission générale de terminologie[3]) ou cours en ligne ouvert aux masses[4] (en anglais : massive open online course, MOOC), constitue un exemple de formation ouverte et à distance. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Éléments de définition[modifier | modifier le code] Types[modifier | modifier le code]
Scénarisation pédagogique, 1ère partie : définir l'objectif La question s’est longtemps posée de savoir comment intégrer le numérique dans un cours ou une formation existante. Aujourd’hui les pédagogues ont dépassé cette démarche où l’apport du numérique se limitait à des tests de connaissances en aval d’un cours ou d’un module de formation ou d’observations réalisées en amont. Le numérique se situe désormais au cœur des apprentissages. Si les enseignants se trouvent confrontés à un choix difficile parmi la variété des outils et des supports numériques à disposition, ils peinent aussi à élaborer le scénario pédagogique permettant la combinaison des savoirs, des capacités mobilisées et d’outils cohérents. La scénarisation numérique au cœur du dispositif pédagogique Les outils de scénarisation existent : les logiciels sont nombreux et les entreprises présentes sur ce marché cherchent à se positionner. La question de l’objectif pédagogique, base de la construction pédagogique Quel est le public visé ? 1. 2. 3. 4. Références