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Coût du capital, la question qui change tout, par Laurent Cordonnier

Coût du capital, la question qui change tout, par Laurent Cordonnier
Il serait sans doute passionnant de refaire le trajet d’ivrogne, tortueux et chaloupant, parcourant toute l’Europe, qui a finalement abouti à ramener tous nos maux à des questions de compétitivité et, de proche en proche, à des problèmes de coût du travail. Oubliés la crise des subprime, la crise de liquidité bancaire, les gigantesques dépréciations d’actifs, l’effondrement du crédit, la tétanie de la demande, la transformation des dettes privées en dettes publiques, les politiques d’austérité. Comme nous l’avait bien expliqué dès 2010 M. Ulrich Wilhelm, alors porte-parole du gouvernement allemand, « la solution pour corriger les déséquilibres [commerciaux] dans la zone euro et stabiliser les finances publiques réside dans l’augmentation de la compétitivité de l’Europe dans son entier (1) ». Quand on tient une explication, il faut savoir la défendre contre vents et marées, y compris ceux de la rigueur arithmétique. Et si l’âne se mettait à ruer ?

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/07/CORDONNIER/49354

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Cynthia Fleury : “Etre courageux, c'est parfois endurer, parfois rompre” Philosophe et psychanalyste, elle insiste sur l'importance pour chacun de construire son propre destin. C'est à cette condition que la démocratie sera sauvegardée. Quand elle était jeune doctorante en philosophie, Cynthia Fleury rêvait à une existence en retrait, consacrée à la recherche et à l'écriture, loin du brouhaha de la cité... La vie en a décidé autrement, et la jeune femme a progressivement appris à occuper le devant de la scène. Employés dans la grande distribution: "Pourquoi ne se révoltent-ils pas ?" Pourquoi avoir décidé de travailler sur le secteur de la grande distribution ? Marlène Benquet - Dans mes recherches, j’ai toujours souhaité analyser les transformations du travail et du capitalisme. J’ai donc cherché un secteur qui soit révélateur des transformations contemporaines de l’économie. J’ai choisi le secteur tertiaire puis, au sein de celui-ci, la grande distribution car elle est très représentative des trois grandes évolutions de l’économie depuis la fin des années 70. A savoir un mouvement de féminisation – de plus en plus de femmes travaillent -, un de précarisation – la norme du CDI s’est raréfiée – et un autre de tertiarisation – on travaille de plus en plus dans le tertiaire et de moins en moins dans le secondaire.

Socialistes, écologistes et altermondialistes - Pour une société du Buen Vivir Crises économique, sociale, environnementale et démocratique: nous sommes à la fin d’un cycle. Il est du devoir et de la responsabilité de notre parti de proposer des éléments de réponse face à ces urgences pour aller vers une société du buen vivir. Soutenue par le Mouvement Utopia « Quand on rêve seul, cela reste un rêve, mais lorsque l’on rêve ensemble, c’est le début de la réalité » (1). Pour signer : www.socialistes-altermondialistes-ecologistes.fr Sommaire

La leçon de politique de Benoît XVI Du voyage du pape Benoît XVI en Allemagne qui s’est achevé dimanche 25 septembre, on retiendra surtout la leçon de philosophie politique qu’il a donnée devant les députés du Bundestag à Berlin et l’ovation qui l’a accueillie. Après celui de Ratisbonne en 2006 sur le rapport entre la religion et la violence –qui avait déclenché une polémique internationale avec l’islam– et après celui du collège des Bernardins à Paris en 2008 où il avait mis en cause le «relativisme» des valeurs en politique, le discours du Bundestag restera comme le troisième grand discours du pontificat de Benoît XVI. publicité

Il faut mettre les OGM en open source Il n’y a pas si longtemps, on racontait que des biologistes moléculaires allaient sauver des milliards de personnes de la famine en créant génétiquement des cultures capables de résister aussi bien aux inondations qu’au gel et aux périodes de sécheresse; des cultures qui pourraient s’épanouir dans des terres desséchées et fleurir dans du sable salé; des cultures qui se plairaient même dans une atmosphère saturée de dioxyde de carbone et de rayons solaires chargés en radiation. Une graine sans eau était sur le point de devenir la nouvelle application à la mode. publicité En 1970, pendant son discours de réception du prix Nobel de la paix, Norman Borlaug, un agronome, avait déclaré: «Avec l’aide de nos dieux et de la science, nous devons non seulement augmenter notre production de nourriture, mais également nous assurer que celle-ci est protégée contre des catastrophes physiques et biologiques.»

La faute au coût du travail ? Le coût du travail français est certes un des plus élevés au monde, mais il ne s'est accru que de 32 % entre 2000 et 2010, moins que la plupart de celui des autres pays européens. Exprimé en dollars, il a en revanche augmenté de 90 % dans le même temps, soit trois fois plus. Cet écart est le résultat de la forte hausse de l'euro durant cette décennie. En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l'idée émise par le FMI d'une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l'Europe vient d'entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. L'accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu'il pourrait être d'une importance capitale pour les épargnants. Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", afin d'éviter de ne faire participer que les Etats au sauvetage des établissements financiers.

Les distributions de dividendes plombent l’investissement des entreprises Les résultats du CAC 40 pour 2013 soulignent encore une fois combien le coût du capital pèse sur le tissu productif français : avec des profits en baisse de 8 %, les grandes entreprises augmentent leur distribution de dividendes de 6 %, au détriment de l’investissement. En 2013, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 48 milliards d’euros de profits, en diminution de 8 % par rapport à 2012. La croissance en panne dans la zone euro, le ralentissement des pays émergents, l’appréciation de l’euro et des dépréciations d’actifs se combinent pour expliquer ces moins bonnes performances. Pour autant, les actionnaires de ces entreprises vont ressortir gagnants de cette baisse de forme puisque les dividendes progressent de 6 % pour s’établir à 39 milliards d’euros. Ainsi, un peu plus de 80 % des profits du CAC 40 sont utilisés à la distribution de dividendes.

La « success story » irlandaise est une escroquerie, champagne pour les banques Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises. L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse : ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes. L’étude publiée aujourd’hui par le réseau des Attac d’Europe a été coordonnée par Attac Autriche et Attac Irlande. Voici ses résultats en détail :

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