
MOOC: quelle stratégie pour les établissements ? Les établissements d’enseignement supérieur sont de plus en plus nombreux à vouloir se lancer dans l’aventure des MOOC, et se posent la question de la stratégie à adopter. Compte tenu des moyens limités dont ils disposent, il faut faire des choix. Vaut-il mieux commencer par des cours généralistes pour attirer les internautes, ou se concentrer sur ses spécialités ? S’adresser au public le plus large possible en offrant des cours avec peu de pré-requis, c’est la stratégie qui domine pour le moment au sein des établissements américains, il n’y qu’à regarder les cours proposés. L’objectif sous-jacent est de gagner une base d’utilisateurs aussi vaste que possible, puis d’offrir des cours de niveau plus élevé en se basant sur le succès des précédents. Suivre cette stratégie a cependant un coût, car elle implique d’entrer en compétition avec de nombreux autres acteurs du domaine.
MoocThings » De la réalisation d’une vidéo pédagogique à son efficience : l’accompagnementMoocThings » Imprimer La réalisation d’un MOOC procède par la succession d’une série d’étapes qui pourraient être intitulées comme suit[1] [1] : Mais si toutes ces étapes sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes pour garantir la qualité d’un tel cours. En effet, cette conduite, bien qu’adoptée par bon nombre de concepteurs de MOOCs – lesquels sont souvent réalisés dans une perspective technocentriste – oublie de mentionner, à chaque niveau, l’accompagnement (techno)pédagogique. Avant la conception technique, qui elle aussi tiendra compte des moyens à mettre en oeuvre pour optimiser le bénéfice pédagogique, il s’agit de travailler, en amont, sur les objectifs et le contenu. Comme figuré ci-dessus[6] [8], chaque étape dépend de celle(s) qu’elle englobe et n’arrive que dans un dernier temps la transposition même du contenu disciplinaire en contenu enseignable. [1][10] Cisel, M. [2][11] Mayer, R. [3][12] Van Gog, T., & Scheiter, K. (2010). [4][13] Szpunar, K. [5][14] Plass, J. [6][15] Unow. (2013).
Une typologie des MOOC Autrefois nous n’avions que les cMOOC et les xMOOC, et déjà alors cette distinction était source de débats interminables. Désormais il semblerait qu’un nouveau type de MOOC apparaît chaque semaine: rMOOC, pMOOC, iMOOC, sMOOC, tMOOC et j’en passe. Comment se retrouver dans cette jungle d’acronymes dont les français sont si friands? Plutôt que de décortiquer tous les sigles que la Toile invente chaque semaine, nous allons proposer une ou plutôt des typologies adaptées à différents usages. Bienvenue dans l’incroyable monde des MOOC … Dans l’article précédent, nous avions proposé une grille de lecture pour décrire l’anatomie d’un MOOC, et avions identifié cinq axes principaux: l’objectif pédagogique, le public visé, le type de ressources pédagogiques, les activités proposées, et le degré de contrainte. La seconde possibilité est le cours spécialisé nécessitant peu de pré-requis. La dernière possibilité est le cours spécialisé nécessitant de nombreux pré-requis.
Monter son MOOC en 7 étapes On résume parfois le montage d’un MOOC à la conception des contenus pédagogiques. En vérité, le travail nécessaire à la mise au point d’un cours de ce type est colossal, et dépasse largement le simple tournage des vidéos du cours. Ce billet s’inscrit dans une série d’articles s’adressant aux personnes qui envisagent de se lancer dans l’aventure. La première phase est l’avant-projet. le public viséles objectifs pédagogiques: transmettre des connaissances, stimuler la création de savoir, sensibiliser ? Une fois les objectifs du MOOC bien définis, le porteur de projet doit rédiger les dossiers de cadrage et de montage, ainsi que tous les livrables nécessaires au bon déroulement du cours: étude d’antériorité, de faisabilité, répartition des responsabilités, planification, conception du plan de communication, etc. Si le dossier a été validé et les financements nécessaires trouvés, il est alors possible de passer à la phase de recrutement et de mise en place des partenariats.
Différents types de MOOCs Le terme MOOC : Massive Online Open Course, ou cours ouvert massivement multi-apprenants, a été proposé en 2008 et popularisé par quelques universités américaines l’année dernière. La première caractéristique de ces cours est qu’ils sont ouverts à tous, chacun pouvant s’inscrire à son gré. La deuxième dimension est que le nombre d’inscrits fait que les échanges entre participants (on parle aussi de pairs) sont encouragés, voire deviennent la forme primaire de l’apprentissage, ou de l’accompagnement. Le premier type de MOOC est basé sur une démarche participative, où chacun effectue ses propres recherches d’informations, échange avec ses pairs, et publie ses propres conclusions sur le site de son choix. Au contraire les cours issus du MIT ou de Stanford correspondent à la mise en ligne d’un cours existant (i.e. On trouve par ailleurs dans le diaporama inclus dans l’article de George Siemens quelques éléments complémentaires également intéressants. Il y a la question de la certification.
Les 5 facteurs clés de succès d'un MOOC - Unow - MOOC conception Suite à la réalisation de nos 15 premiers MOOC, nous avons identifié 5 paramètres qui impactent le taux de complétion et donc la réussite d’un MOOC. Une attention portée sur ces 5 facteurs clés de succès permettent ainsi d’obtenir des taux de complétion élevés, autour de 50% à 60% sur les MOOC réalisés, tels que le MOOC Gestion de Projet et le MOOC Effectuation. Cet article est le fruit des demandes de nos différents interlocuteurs qui essaient d’identifier quels sont les leviers pour concevoir un MOOC de la meilleure espèce. Comment synthétiser les informations présentes dans le Guides du MOOC et autres Livres blancs ? Quels sont les principales variables qui influent sur la réussite d’un MOOC ? Pour identifier les facteurs clé de succès d’un MOOC, il faut commencer par préciser quels sont les indicateurs de réussite du MOOC, car ces derniers peuvent varier en fonction des objectifs poursuivis. Ce premier facteur était attendu de toute évidence. Un exemple ?
Les MOOC, une révolution pédagogique ? Ca y est, c’est le grand jour. La deuxième édition du MOOC « Monter un MOOC de A à Z » commence aujourd’hui 14h, et pour célébrer cet événement, je propose de lancer le premier débat : « Les MOOC sont-ils une révolution pédagogique ? » Ah, cette sempiternelle question qui revient toujours sur le tapis à un moment ou un autre … Et si l’on commençait par remplacer le terme « MOOC » par « cours » (si l’on considère le MOOC en tant que dispositif de formation), ou par « papier » (si on prend le MOOC comme un média ou comme une technologie), qu’est-ce que cela donne ? Les cours sont-ils une révolution pédagogique ? Que l’on considère le MOOC comme un dispositif de formation ou comme un média, il est clair qu’il ne porte pas en soi une innovation pédagogique. La digitalisation a pour corrollaire l’accessibilité, pas l’innovation. Qu’à cela ne tienne, en quoi est-ce un problème (entends-je parfois) ? Merci Capitaine Obvious.
L’organisation d’un MOOC : un travail d’équipe Les compétences requises pour l’organisation d’un MOOC sont nombreuses: pédagogie numérique, compétences techniques, maîtrise du domaine enseigné, gestion de projet et gestion de communautés, capacité d’analyse et d’interprétation des données issues du MOOC, etc. La liste est longue. L’équipe pédagogique, centrée autour du professeur, est en charge de la création du contenu (vidéos de cours, devoirs exercices, examens); elle n’est pas en mesure de jouer l’ensemble des rôles. Il faut donc un chef de projet pour s’assurer du bon déroulement du cours et de sa préparation, et enfin un chargé de communication. La mise en place d’une équipe complète est donc nécessaire au bon déroulement du MOOC. Le rôle de l’équipe pédagogique est de créer le contenu qui va servir de base au cours: vidéos, exercices, devoirs et examens. Le rôle du chef de projet est d’accompagner l’équipe durant la préparation et le déroulement du MOOC.
MOOC : la question des systèmes de réputation Aujourd’hui, on continue notre série d’analyse d’articles de recherche. Je vous en ai sélectionné un petit sur la question des forums de MOOC, et en particulier sur le problème des systèmes de réputation. Vous savez, ces badges qu’on gagne en répondant aux posts des gens, en recevant des votes pour ses réponses, etc. Le papier s’appelle Should your MOOC use a reputation system ?. Comme d’habitude, ils coupent la population du MOOC en deux - c’est le principe de l’A/B testing - et chacun a le droit à des versions légèrement différentes de la formation. Les forums de MOOC sont des forums comme les autres, mais vu le contexte dans lequel ils sont utilisés, ils ont un certain nombre de défauts : beaucoup trop de messages, pas toujours très avenants, et pas assez de régulation (vu le volume on peut comprendre). Résultat classique s’il en est, les gens qui utilisent plus les forums ont des meilleurs notes et abandonnent moins que les autres. Un dernier mot sur les systèmes de réputation.
MOOC: comment démarrer ? Ca y est, la décision est prise, vous vous lancez dans l’organisation d’un MOOC. Un enseignant est prêt à prendre en charge le cours. Il est temps de faire la première réunion pour commencer à cadrer le projet. Comment organiser cette réunion ? Première étape: cadrer le projet. La question qu’il faut se poser en priorité c’est Quel est l’objectif du cours ? Il n’est pas encore temps d’aller dans les détails (durée, scénarisation, contraintes) car il y a d’autres questions à régler en priorité. Une fois la question de la plate-forme réglée, se pose la question de la certification. Vient ensuite l’étape des objectifs quantifiés: Combien d’inscrits attend-on ? Dernière question: le point le plus sensible sans doute, la question des moyens, et donc de la faisabilité. Si on décide d’engager des moyens importants et notamment une équipe technique pour le tournage et le montage du cours, les moyens nécessaires sont-ils disponibles, en termes de matériel comme en termes d’équipe technique?
Un MOOC, kesako? Les MOOC, ou Massive Open Online Courses, ont reçu une attention considérable depuis que des universités comme Stanford, Harvard ou le MIT ont commencé à organiser gratuitement ces cours en ligne fin 2011. En moins d’un an, trois millions d’internautes se sont inscrits à Coursera, la principale plate-forme d’hébergement de MOOC, une croissance quatre fois supérieure à celle de Facebook à ses débuts. Les médias commencent à s’y intéresser, et le phénomène est pris au sérieux par les établissements d’enseignement supérieur, comme par les organismes de formation ou même les grosses entreprises. Massive Les premiers MOOC organisés par des professeurs de Stanford fin 2011 ont réuni plus de 150.000 participants, et certains ont dépassé sur Coursera les 180.000 inscrits. Open Le Open vient de Open Registration, c’est-à-dire que tout le monde est autorisé à s’inscrire, indépendamment de son âge, de sa profession, ou de son niveau d’étude. Online Course Source photo
Monter un MOOC : combien ça coûte ? Avec le buzz qui monte rapidement, enseignants et établissements sont de plus en plus nombreux à vouloir se lancer dans l’aventure des MOOC, et la première question qui vient naturellement à l’esprit est celle du coût. Combien faut-il pour monter un MOOC de bout en bout ? Les chiffres qui circulent sont souvent contradictoires, on entend parfois 400 euros, parfois plus de 100.000 euros. La question du coût est souvent mal posée, car il n’y a pas de réponse unique. Commençons par revenir sur les principaux lots de travail. Maintenant, il reste à chiffrer un peu tout cela en termes de charge de travail. Pourtant j’avais dit un peu plus tôt qu’on pouvait s’en tirer avec 600 heures de travail. Dans ces deux budgétisations, vous constaterez d’une part que je n’effectue les chiffrages qu’en journées-homme (de sept heures), et d’autre part qu’il doit bien y avoir une quinzaine de postes au total, dont neuf pour l’équipe-projet à elle seule. Scénario 1 : Enseignant en cavalier seul Conclusion
Formation en ligne ouverte à tous Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Logo de Massive Open Online Course (MOOC). Schéma présentant huit concepts-clé d'un MOOC connectiviste, concernant la relation pédagogique (en beige) et le cadre techno-organisationnels et éthiques (en bleu). La dimension collaborative s'appuiera par exemple sur des wikis permettant aux apprenants et enseignants d'améliorer chaque année les ressources et supports pédagogiques à disposition de tous, par exemple sur les grands wikis de la Wikimedia Foundation. Poster anglophone titré « MOOC, every letter is negotiable », (« MOOC, chaque lettre est négociable »), explorant le sens de chaque lettre de l'acronyme MOOC. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Éléments de définition[modifier | modifier le code] Types[modifier | modifier le code] En juillet 2012, une typologie des MOOC a été proposée par Stephen Downes[9] reprise par George Siemens dans un papier[10].