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«Les décrocheurs ne sont jamais vraiment rentrés dans l’école»

«Les décrocheurs ne sont jamais vraiment rentrés dans l’école»
«Trois catégories voient aujourd’hui leurs chances d’accéder au bac décliner: les enfants d’employés de service, d’ouvriers non qualifiés et d’inactifs.» Hier, Jean-Paul Delahaye, Directeur général de l’enseignement scolaire, qui présentait le bac 2013, l’a placé sous le signe des inégalités persistantes à l’école. Le sociologue Pierre Merle explique l’échec d’un système produisant une cohorte de non-diplômés qui, sans bac et avec tout au plus le brevet, seront condamnés au chômage et à la précarité. En quoi l’école française est-elle inégalitaire ? Elle a une spécificité : 17% des élèves en sortent chaque année sans diplôme. Comment l’expliquer ? Les enfants des catégories populaires ne disposent pas toujours du «capital culturel», pour citer Pierre Bourdieu, souvent nécessaire pour bénéficier pleinement des enseignements scolaires ; c’est-à-dire que l’école utilise un langage qui ne leur est pas assez accessible. Le contexte scolaire est aussi très important. Oui. Véronique SOULÉ Related:  Décrochage scolairemaiwen

BO | ERS - Les établissements de réinsertion scolaire Les établissements de réinsertion scolaire (ERS) accueillent des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement. Les ERS proposent, pour un an au moins, une scolarité aménagée avec, le plus souvent, un hébergement en internat dans des locaux annexes permettant une prise en charge suivie de l'élève. En 2012-2013 il existe 16 ERS. Vidéo : Les établissements de réinsertion scolaire À qui s'adressent les ERS ? Les établissements de réinsertion scolaire s'adressent à des collégiens perturbateurs. Les élèves accueillis : sont âgés de 13 à 16 anssont issus des classes de 5e, 4e et 3eont fait l'objet d'au moins une exclusion définitivepeuvent être en situation d’absentéisme ou de déscolarisationne relèvent ni de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal Que proposent les ERS ? Le programme d'enseignement des ERS est identique à celui du collège. Un projet pédagogique adapté Un temps scolaire aménagé

L’auto-harcèlement virtuel : bourreau et victime à la fois L’auto-harcèlement en ligne serait en forte progression chez les jeunes… et moins jeunes. Récemment, je suis tombée sur cette histoire (et un peu en bas de ma chaise, aussi) : Hannah Smith, une adolescente britannique qui avait mis fin à ses jours l’an dernier suite au harcèlement dont elle était victime en ligne, serait en fait responsable de la grande majorité des messages haineux à son endroit. Et son cas ne serait pas isolé. Si l’auto-mutilation distrait temporairement la personne de sa douleur psychologique en la remplaçant par une douleur physique, l’auto-harcèlement agirait comme une diversion, un déplacement de la souffrance émotionnelle. Prendre une fausse identité pour publier en ligne des commentaires malveillants à propos de soi-même ou encore poser des questions sur soi avant d’y répondre méchamment anonymement est ce qu’on appelle l’auto-harcèlement (self-cyberbullying ou self-trolling), un phénomène en progression chez les jeunes utilisateurs d’Internet.

Obs | Ecole : on "décroche" de plus en plus depuis 15 ans Ainsi, le taux de scolarisation des 15-19 ans a chuté de 5 points, passant de 89% d’une classe d’âge à 84% en 15 ans. Et les 20-29 ans ne font guère mieux, puisqu’ils sont 20% à être scolarisés en 2010 contre… 19% en 1995. "La baisse française de scolarisation est d’autant plus inquiétante que, sur la même période, celle-ci a augmenté de plus de 10 points en moyenne dans les pays de l’OCDE", souligne Eric Charbonnier, expert à la direction éducation de l’Organisation. Un échec scolaire qui explose Comment expliquer ce constat ? Une évolution d’autant plus alarmante que les recruteurs français sont plus à cheval sur les diplômes que leurs confrères étrangers.

Les 15-24 ans accros aux réseaux sociaux et aux vidéos 7,1 millions d'internautes de 15-24 ans ont surfé sur Internet en novembre 2013, soit 4,5% de plus qu'en novembre 2012. Par jour, ils sont plus de 3,2 millions à se connecter sur Internet et ils y passent en moyenne 1 heure et 37 minutes, soit environ 20 minutes de plus que la moyenne des internautes. Parmi les 10 sites les plus en affinité avec les 15-24 ans, 4 sont des réseaux sociaux : ask.fm, Instagram, Tumblr et Skyrock. 4 autres sites sont dédiés à des contenus vidéos : Dpstream, YouTube mp3, VEVO on YouTube et 6play. On trouve également le magazine d'actualité en ligne dédié aux jeunes Melty ainsi qu'un site de jeux vidéos : Jeuxvideo.com. Top 10 des Brands les plus en affinité avec les 15-24 ans Parmi celles ayant une couverture sur cible supérieure à 10% Les 15-24 ans passent en moyenne 33 minutes et 41 secondes par jour sur les sites de la sous-catégorie Blogs et Sites communautaires soit près de 4 minutes de plus que l'ensemble des internautes.

BO | vidéo - La lutte contre le décrochage scolaire En vidéo : La lutte contre le décrochage scolaireLutte contre le décrochage scolaire : témoignages Toutes les vidéos sur le décrochage scolaire Vaincre le décrochage : un enjeu de cohésion sociale La lutte contre le décrochage constitue un enjeu majeur humain, social et économique. Les jeunes sans diplôme se trouvent plus souvent au chômage, notamment de longue durée, occupent plus souvent des emplois précaires et présentent un état de santé dégradé. Du point de vue économique, le décrochage génère des coûts importants pour la société. Les pays qui ont réussi à réduire significativement le décrochage en ont fait une cause nationale, un enjeu du vivre-ensemble.Le décrochage scolaire n’est pas un phénomène uniforme et homogène. Le décrochage n’est pas une fatalité. [Infographie] Année scolaire 2017-2018 : des solutions concrètes pour vaincre le décrochage Les chiffres du décrochage Une politique ambitieuse qui se déploie sur tous les territoires Prévenir Actions déjà réalisées Nouvelles étapes

Comment la jeunesse en difficulté utilise le numérique Temps de lecture: 7 min Existe-t-il un usage particulier du numérique par la jeunesse en difficulté? Une étude conduite auprès d’adolescents scolarisés ou hébergés par Apprentis d’Auteuil –des jeunes en difficulté scolaire, en grande partie issus de familles et de milieux fragilisés– apporte un éclairage[1]. Les réseaux sociaux, en particulier, sont ressentis par eux comme une opportunité de désenclavement de leur monde social. Un vent d’ouverture. Divertissement et partage Que font ces jeunes sur Internet? Au-delà, sans trop de surprise, les jeunes d’Apprentis d’Auteuil pratiquent davantage Internet dans le cadre des loisirs que dans celui du travail scolaire. L’usage d’Internet à des fins utilitaires ne leur est pourtant pas étranger, loin de là, car les enseignants emploient des outils numériques dans les cours. Leurs propos témoignent d’une perception fine de la conformité des usages des nouvelles technologies selon les mondes sociaux. Ils utilisent volontiers Skype.

BO |Infographie : l'essentiel des mesures pour vaincre le décrochage scolaire Infographie : l’essentiel des mesures Découvrez l'infographie interactive Le décrochage scolaire : enjeux et diagnostic Le décrochage : de quoi parle t-on ? C’est un processus qui conduit chaque année 140 000 jeunes (1) à quitter le système de formation initiale (2) sans avoir obtenu une qualification équivalente au baccalauréat ou un diplôme à finalité professionnelle (certificat d’aptitude professionnelle - CAP, brevet d’études professionnelles - BEP (3)). Ce sont aussi 620 000 jeunes de 18 à 24 ans qui sortent précocement du système éducatif sans diplôme du second cycle du secondaire (4), et restent durablement en dehors de tout dispositif de formation. C’est la conséquence d’un désintérêt progressif de l’élève pour l’école, fruit d’une accumulation de facteurs qui tiennent à la fois au parcours personnel du jeune et à la façon dont fonctionne le système éducatif (5). La lutte contre le décrochage concerne tous les territoires, toutes les catégories de la société et toutes les formations.

Dix conseils pour…Développer une bienveillance scolaire globale Par Gilbert Longhi Le déficit de considération au détriment des élèves résulte souvent d’une kyrielle d’usages ne paraissant pas prêter à conséquence. Voici des exemples extraits des travaux de l’Observatoire déontologique de l’enseignement (1). Lycée Emile Flamand …Les demi-pensionnaires patientent pour entrer au réfectoire tandis que les profs empruntent un raccourci qui les dispense de la longue file d’attente dans le froid, le vent et la pluie. Les jeunes français sont les champions du désamour de l’école. L'école, un univers pédophobe À quelques exceptions près (4) l’établissement scolaire est un univers pédophobe (5) . Dans le même ordre d’idée, Jacques Pain (6) s’intéresse à une maltraitance scolaire structurelle en notant que les établissements ignorent la parole des élèves tout en développant une vie interne déficitaire en relation et en humanité. Premier conseil : Instituer un moratoire Le dossier scolaire sert souvent à transformer passé scolaire d’un élève en passif. Notes :

Café Pédagogique |Décrochage : Ce que dit la recherche L'Ecole peut-elle quelque chose contre le décrochage ? Trois études récentes apportent des éclairages nouveaux sur les mécanismes du décrochage. Elles montrent clairement du doigt les responsabilités de l'Ecole. Ainsi le travail de PY Bernard et C Michaut explique que les décrocheurs sont aussi des jeunes qui en ont "marre de l'école". E. Comment les jeunes décrocheurs expliquent-ils leur départ du système éducatif ? Le travail d'Eric Maurin, Dominique Goux et Marc Gurgand sur l'expérimentation de prévention du décrochage réalisée dans l'académie de Versailles montre que les établissements ne sont pas désarmés face au décrochage. Lucie Hernandez, Nathalie Oubrayrie Roussel et Yves Prêteur, du laboratoire PDPS de l'Université Toulouse II, publient dans Recherches en éducation n°20, une intéressante étude sur le rôle des pairs dans le décrochage. Au final, ce que nous disent ces études, c'est que lutter contre le décrochage passe bien par un effort pédagogique. François Jarraud

Café Pédagogique |Décrochage : Quel rôle jouent les pairs ? Les élèves les plus isolés ont-il susceptibles de décrocher davantage ? Les plus populaires sont-ils les plus investis dans leurs études ? Les pairs peuvent-ils être un appui à la scolarisation ou au contraire accélérer le décrochage des adolescents ? Comment s'articule la perception de l'Ecole et la construction personnelle au sein du groupe des élèves ? Lucie Hernandez, Nathalie Oubrayrie Roussel et Yves Prêteur, du laboratoire PDPS de l'Université Toulouse II, publient dans Recherches en éducation n°20, une intéressante étude sur la complexité des relations entre ces termes. L'étude s'appuie sur un questionnaire rempli par près de 700 élèves de troisième dans un échantillon représentatif de collèges. Que se passe-t-il si l'on rebat ces cartes et croise les groupes ? Les auteurs tirent quelques enseignements généraux de cette étude. F. Recherches en éducation n°20 Décrochage : voir L'Expresso du 1er octobre

Cahiers Pédagogiques | Bibliographie sur le décrochage scolaire Sur le Net : Fabrice ROUILLAT, « Les raccrocheurs » (documentaire), Coproduction : Camp de Base/Cap Canal, 60 min, 2008. Autour de ce documentaire, Philippe Meirieu accueille Gilgert Longhi, proviseur et auteur de « Décrocheurs d’école », Christine Maurel, parent d’élève décrocheur, Naïma Benjamin, professeur, Ugo, ancien « décrocheur » et Pierre Souchaud, critique d’art. Normand BAILLARGEON, « Chronique Éducation. À bâbord ! Un texte court et très critique sur l’échec des politiques de lutte contre le décrochage, outre-Atlantique. François JARRAUD, entretien avec C. Entretien réalisé pour le site du Café pédagogique, 27 décembre 2010. Décrochage : causes et pistes de solutions Élisabeth BAUTIER, « Décrochage scolaire : genèse et logique des parcours », Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 132, 30-45, mars 2003. Pierre-Yves BERNARD, Le décrochage scolaire, Commander cet ouvrage avec Amazon

ESEN | Climat scolaire En novembre 2012, le ministère de l'éducation nationale crée la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire (DMPLV), animée par Éric DEBARBIEUX, rattachée à la direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO). Dans ces domaines, la délégation est chargée des missions d'impulsion, d'observation, d'analyse, de conseil et de formation. La recherche scientifique a établi le lien très fort entre qualité du "climat scolaire", victimation à l'école, qualité des apprentissages et réussite scolaire. Ce dossier de sensibilisation propose de s'arrêter sur cette notion de climat scolaire abordée de façon systémique afin de donner aux responsables de toutes les unités éducatives (écoles primaires et établissements publics locaux d'enseignement – EPLE –) des clés d'analyse pour que tous les acteurs de la communauté éducative agissent ensemble et créent ainsi un climat scolaire serein.

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