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J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. – Denis Colombi

J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. – Denis Colombi
Ce sera un billet énervé. Très énervé. Fatigué aussi. Fatigué d'entendre des ignares et des incompétents baver de haine sur quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Enervé de voir qu'on les laisse faire et que, pire encore, on leur donne raison. Enervé d'apprendre que je fais le mal. J'enseigne le genre parce que c'est ce que mon programme de Sciences économiques et sociales me demande de faire, n'en déplaise à Vincent Peillon qui double son ignorance crasse des sciences sociales - déjà étonnante pour un philosophe de profession... - d'une méconnaissance absolue de ce qui se passe dans l'administration dont il est le ministre. On étudiera les processus par lesquels l'enfant construit sa personnalité par l'intériorisation/ incorporation de manières de penser et d'agir socialement situées. De quelque façon qu'on le prenne, "la construction sociale des rôles associés au sexe", c'est le genre. J'enseigne le genre parce que c'est un fait. Aux complices des attaques néo-réationnaires

http://uneheuredepeine.blogspot.com/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html

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La biologie de Mars
 et Venus est-elle sérieuse ? – Thomas Lepeltier Le cerveau des femmes est en moyenne plus petit que celui des hommes. Au XIXe siècle, ce constat servait à justifier une prétendue infériorité intellectuelle de la gent féminine. De nos jours, plus personne n’attribue de valeur à cet argument, et il ne saurait être question d’infériorité quelle qu’elle soit. Reste que l’on admet très souvent que chaque sexe possède des aptitudes différentes et que celles-ci devraient pouvoir s’expliquer par des facteurs anatomiques ou physiologiques. Du coup, les recherches différentielles sur les cerveaux masculin et féminin vont bon train et, régulièrement, des chercheurs annoncent avoir compris pourquoi les femmes seraient moins portées vers la logique, plus enclines à communiquer, moins avides de positions de pouvoir, ou davantage capables d’empathie. Pour Cordelia Fine et Rebecca Jordan-Young, tout cela n’est que sexisme larvé.

De l’expression "racisme anti-blancs" Vous savez que vous ne trouverez pas cette expression validée sur ce blog. Mais j’aimerais énumérer quelques unes des choses que j’entends et que je rapporte à celle-ci: Voilà pèle-mêle certaines des idées qui résonnent dans mon esprit quand j’entends cette expression. Elle résonne dans un endroit émotionnel spécial, et l’utiliser fait de vous un mauvais allié dans la lutte antiraciste. La Crise de la masculinité Il y a en ce moment une poussée de groupes qui appellent à refondre le féminisme autour de l’homme. Souvent lancés par des hommes et relayés par des femmes, ces appels encouragent à valoriser le rôle de la femme tant qu’il est défini et circonscrit par rapport à la place de l’homme (la femme, au singulier, est définie comme fille de, mère de, épouse de). En ces temps troublés de débats sociétaux, il s’agit de rassurer et ménager les hommes, visiblement perturbés par la remise en cause de leurs privilèges. Cf les Antigones et Woman Attitude (découvert hier pour ce dernier). Dommage pour les orphelines, les lesbiennes, les célibataires, les mères de fillettes, les femmes stériles, les divorcées ? (capture d’écran – antigones.fr)

Le genre étudié par le prisme historique : la virilité Des mouvements d'opposants au mariage pour tous, naissent de curieuses théories à propos du genre, surnommé "théorie du gender". Autant je peux comprendre certaines divergences idéologiques, autant j'ai le plus grand mal à admettre qu'on nie la réalité d'un concept. Prenons un autre terme : le capitalisme. On peut donner différentes définitions au capitalisme. On peut considérer qu'il faudrait qu'il change, dans un sens ou dans l'autre, ou qu'il demeure tel qu'il est, au contraire. Pourtant personne n'ira jamais dire que "le capitalisme n'existe pas c'est un mot inventé par un lobby qui veut détruire la société". Fille ou garçon ? Non, intersexué – Frédéric Joignot Mis en ligne le : 27-04-2011 1 – Où l'on apprend l'incroyable histoire de l'hermaphrodite Herculine Barbin " Le lendemain trouva Sara anéantie !

Nos identités sont politiques Les choses aléatoires m’avaient dit que si j’avais envie de mettre un texte ici j’étais la bienvenue. Du coup Cassandra prend le clavier pour un petit texte en mode divergence des luttes. Suite à la mort de Clément Méric il y a eu un rassemblement dans ma ville, l’asso militante LGBT a relayé cet appel à rassemblement et j’ai pu lire ceci (j’ai mis certains passages en gras) : « […] Attention aux prises de position trop rapides au nom de [l’Asso]. Souvenez-vous que nous ne sommes pas un parti politique. » G.B Birmanie : le calvaire des Rohingyas Juin 2012 : affrontements dans l'ouest du pays. Alors que l'icône birmane est en tournée en Europe, notamment pour recevoir officiellement son prix Nobel de la Paix 1991 et promouvoir les investissements dans son pays, une région birmane s'enflamme : l'Etat occidental d'Arakan, ou Rakhine. A l'origine, une information répandue fin mai selon laquelle une femme bouddhiste arakanaise aurait été violée et assassinée par trois hommes musulmans. Quelques jours plus tard, inévitables représailles.

L’humour est une arme Je vais parler d’humour. La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes.

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