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J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire.

J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire.
Ce sera un billet énervé. Très énervé. Fatigué aussi. Fatigué d'entendre des ignares et des incompétents baver de haine sur quelque chose qu'ils ne connaissent pas. J'enseigne le genre parce que c'est ce que mon programme de Sciences économiques et sociales me demande de faire, n'en déplaise à Vincent Peillon qui double son ignorance crasse des sciences sociales - déjà étonnante pour un philosophe de profession... - d'une méconnaissance absolue de ce qui se passe dans l'administration dont il est le ministre. On étudiera les processus par lesquels l'enfant construit sa personnalité par l'intériorisation/ incorporation de manières de penser et d'agir socialement situées. De quelque façon qu'on le prenne, "la construction sociale des rôles associés au sexe", c'est le genre. J'enseigne le genre parce que c'est un fait. J'enseigne le genre parce que n'importe qui de bonne foi comprends très bien l'expérience de la boîte. Aux complices des attaques néo-réationnaires Related:  Réflexions féministes

Brain-Based Labels Bunk? An fMRI study shows speculations that people are “left-brained” versus “right-brained” are not backed by evidence. J.A. NIELSEN ET AL., PLOS ONECreative types have been commonly thought to rely on the right side of their brains, while analytical folk have been considered more “left-brained” thinkers. “It’s absolutely true that some brain functions occur in one or the other side of the brain. Anderson and his colleagues analyzed functional magnetic resonance imaging (fMRI) data from the brains of more than 1,000 resting subjects. “It may be that personality types have nothing to do with one hemisphere being more active, stronger, or more connected,” said coauthor Jared Nielsen, a graduate student in neuroscience at Utah, in the press release.

Des classes préparatoires toujours aussi fermées - Pale Moon Sur le même sujet L’origine sociale des étudiants 6 septembre 2013 Les étudiants, enfants de cadres supérieurs, constituent près de la moitié des étudiants dans les filières les plus sélectives, alors que leurs parents ne représentent que 15 % des emplois. L’inégal accès au bac des catégories sociales 16 juin 2013 Globalement, les taux d’accès au bac augmentent, mais les enfants d’enseignants ont 14 fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés. Le niveau de diplôme des catégories sociales 11 septembre 2012 62 % des cadres supérieurs possèdent un diplôme de niveau minimum bac+2 contre 1 % des ouvriers. De la sixième aux études supérieures : le poids des catégories sociales 11 septembre 2012 En sixième, 16 % des élèves sont enfants de cadres supérieurs, 56 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés. France, le pays où le milieu social influe le plus sur le niveau scolaire Les inégalités sociales au collège Pas de diversité sociale à l’ENA

Mâle, femelle et… «sexe douteux» Notre code civil, binaire, impose qu'un médecin, examinant l'entre-jambe du nouveau-né, coche la mention «mâle» ou «femelle»… Et au besoin la coche d'un coup de bistouri si les organes génitaux du bébé se montrent curieusement «indécis ». En France, le code civil stipule dans son article 57-1 que «tout enfant doit être obligatoirement rattaché à l'un des deux sexes, masculin ou féminin, et mention doit en être faite dans son acte de naissance qui fixe définitivement cet attribut de son état». Ce fut le cas pour Sylvaine Telesfort: à sa naissance «Sylvaine Télesfort présente une "altération de la formule chromosomique". Alors que les garçons affichent des caryotypes 46 XY et les filles des 46 XX, elle détient une formule infiniment plus rare, le 47 XYY. Son protocole de soin auprès de l'assurance-maladie précise qu'elle est atteinte d'"hermaphrodisme intersexué". Note 1/ Il arrive ainsi qu'on coupe un clitoris (considéré comme hypertrophié !)

Nos identités sont politiques Les choses aléatoires m’avaient dit que si j’avais envie de mettre un texte ici j’étais la bienvenue. Du coup Cassandra prend le clavier pour un petit texte en mode divergence des luttes. Suite à la mort de Clément Méric il y a eu un rassemblement dans ma ville, l’asso militante LGBT a relayé cet appel à rassemblement et j’ai pu lire ceci (j’ai mis certains passages en gras) : « […] Attention aux prises de position trop rapides au nom de [l’Asso]. Souvenez-vous que nous ne sommes pas un parti politique. » G.B « faudrait peut être arreter de manifester pour n importe quoi… je respecte ce militant mais je vois pas pourquoi moi gay devrais je manifester… vu l ambiance actuelle la discretion serait pas un mal » L.L.G « [L’Asso] est extrème gauche ! « Cet assassinat n’est que politique et n’a rien à voir avec le combat que [l’Asso] mène ! « Je ne vois toujours aucun rapport avec la politique et une asso gay. […] » C.L) Je vais paraphraser deux choses aléatoires dans ce texte. Je suis fatiguée.

L'impolitesse du désespoir Je n'ai pas d'humour. Voilà, comme ça, c'est dit. J'ai préféré préciser ce point d'entrée de jeu pour que les choses soient claires... Parce qu'on va me le reprocher, et parce que c'est aussi de ça dont je voudrais parler : de toutes ces situations où l'on reproche à l'autre de ne pas comprendre ou de ne pas vouloir comprendre que c'est de l'humour. De ces petites phrases simples que l'on lâche facilement : "c'est bon, c'est de l'humour", "c'est pas sérieux", "faut pas le prendre au premier degré", "mais personne n'y croit vraiment !", et toutes ces sortes de choses. En tant qu'enseignant, j'y suis sans cesse confronté : des élèves qui se traitent de "pédé", "tarlouze", "sale arabe", "enculé", "pute", "pétasse", "fils de pute", "enculé de ta race", "bougnoule", j'en passe et des pas mûres, c'est malheureusement courant... A chaque fois, l'idée est la même : les mots utilisés ne font pas sens pour les individus. A quels moments sommes-nous embarrassés ?

Le site des dinosaures... Do You Speak American . What Speech Do We Like Best? . Prejudice . Women Women Talk Too Much No, they don’t. Rather, they don’t in every situation. Social context and relative power determine who talks more, men or women. Janet Holmes sets the record straight and establishes the reasons for the lingering myth of female chattiness. (The research cited in this essay was first published in 1999.) Do women talk more than men? Women’s tongues are like lambs’ tails – they are never still. Some suggest that while women talk, men are silent patient listeners. When both husband and wife wear pants it is not difficult to tell them apart – he is the one who is listening. Others indicate that women’s talk is not valued but is rather considered noisy, irritating prattle: Where there are women and geese, there’s noise. Indeed, there is a Japanese character which consists of three instances of the character for the concept ‘woman’ and which translates as ‘noisy’! The tongue is the sword of a woman and she never lets it become rusty. So what are the facts? The Evidence

autopsie du politiquement incorrect Dans mon précédent billet, j'ai essayé de montrer qu'il existait une "culture troll", c'est-à-dire une façon relativement routinisée de réagir au problème du troll. Le point clef me semble être une certaine tolérance au troll, dans le sens où ceux-ci sont assez systématiquement minimisés au point que la faute devient moins le trollage proprement dit que l'indignation face à ceux-ci, voire le simple fait de se sentir blessé.e. Le problème réside surtout dans le fait que cela vient valider la représentation du monde qui est celle des trolls. Ce site, pour ceux qui ne le connaissent pas, est sans doute celui qui a poussé l'art du troll le plus loin. 4chan a une caractéristique particulière pour le sujet qui m'intéresse : le troll n'y est pas un évènement ponctuel, c'est la norme. L’orientation générale visée par les utilisateurs est la comédie et l'humour, et ce par tous les moyens possibles et imaginables. Qu'est-ce que le "LULZ" ? Mais qu'en est-il du contenu plus précisément ?

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