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Surveillance d'Internet : un ancien employé de la CIA à l'origine des fuites

Surveillance d'Internet : un ancien employé de la CIA à l'origine des fuites
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Le FBI a accès aux serveurs des géants d'Internet Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Le scandale Verizon, qui a éclaté après les révélations du Guardian sur la saisie automatique des centaines de millions de données téléphoniques de citoyens américains, pourrait bien constituer la première étape d'une série de révélations sur les pratiques d'espionnage des communications opérées dans le plus grand secret par l'Etat américain. Le quotidien britannique affirme, en effet, dans son édition de vendredi 7 juin, que l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI ont ainsi accès aux serveurs de neuf géants américains de l'Internet, dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook, pour y surveiller les activités d'étrangers. Le quotidien américain The Washington Post publie des documents sur ce programme secret, fournis par un ancien employé du renseignement. Ces documents, dont une présentation PowerPoint, expliquent le partenariat entre l'agence d'espionnage NSA et les sociétés Internet.

Le scandale FBI-NSA pourrait rebattre les cartes dans le marché du "cloud" La révélation de l'accès du FBI et de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) aux infrastructures de neuf géants américains d'Internet jette le discrédit sur ces multinationales. Le programme "Prism", révélé par le Washington Post , serait un outil permettant aux services de renseignement américain d'accéder aux données des personnes situées à l'étranger, qui ne sont pas protégées par la loi américaine contre les consultations sans ordonnance. Potentiellement, ce sont les données de l'ensemble des utilisateurs mondiaux d'AOL, Apple , Facebook , Google (et YouTube), Microsoft (et Skype), PalTank et Yahoo qui sont concernées. Deux d'entre eux – Facebook et Google – ont démenti avoir des "portes dérobées" dans leurs services, qu'ils ont aussi refusé d' installer au Royaume-Uni fin avril. Apple affirme ne pas connaître ce programme. Lire : Londres, Paris et Washington se préoccupent du contrôle des communications sur Internet Lire : Le cloud 'à la française' sous le feu des critiques

NSA, FBI : pour espionner le monde entier, cliquez ici Le «Washington Post» et le «Guardian» ont mis en lumière jeudi les méthodes utilisées par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI pour avoir accès aux serveurs de neuf géants américains de l'internet, dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook, pour y surveiller les activités d'étrangers. Le quotidien américain Washington Post a été contacté par un ancien employé du renseignement qui a fourni des documents, dont une présentation PowerPoint de formation décrivant le partenariat entre l'agence d'espionnage NSA et les sociétés internet. Le programme secret, au nom de code «PRISM», est en place depuis 2007 et permet à la NSA de se connecter aux serveurs des entreprises, via un portail, pour consulter des informations sur des utilisateurs dont il existerait des éléments permettant de penser «raisonnablement» qu'ils sont à l'étranger, le tout sans ordonnance de justice. Extrait du document Powerpoint Lire les réactions à cet article.

Edward Snowden: the whistleblower behind the NSA surveillance revelations | World news The individual responsible for one of the most significant leaks in US political history is Edward Snowden, a 29-year-old former technical assistant for the CIA and current employee of the defence contractor Booz Allen Hamilton. Snowden has been working at the National Security Agency for the last four years as an employee of various outside contractors, including Booz Allen and Dell. The Guardian, after several days of interviews, is revealing his identity at his request. Snowden will go down in history as one of America's most consequential whistleblowers, alongside Daniel Ellsberg and Bradley Manning. In a note accompanying the first set of documents he provided, he wrote: "I understand that I will be made to suffer for my actions," but "I will be satisfied if the federation of secret law, unequal pardon and irresistible executive powers that rule the world that I love are revealed even for an instant." 'I am not afraid, because this is the choice I've made' A matter of principle

Glenn Greenwald, le blogueur qui défie Big Brother Est-ce le nouveau Julian Assange ? Cet avocat-journaliste multiplie les révélations sur l’espionnage d’Internet et des télécoms par les Etats-Unis. Le logiciel Boundless Informant, utilisé par la NSA pour exploiter les données, et dont l’existence a été révélée par Glenn Greenwald. (Capture d’écran) Glenn Greenwald, 46 ans, est Américain, mais c’est le journal britannique The Guardian qui héberge ses articles sur « la sécurité et la liberté ». Internet mis sous surveillance Le blogueur publie même la décision de justice confidentielle qui contraint Verizon à fournir ces « fadettes » à la NSA : « Ce document démontre pour la première fois que, sous l’administration Obama, les données de communication de millions de citoyens sont collectées sans distinction et en masse, qu’ils soient ou non suspects. » Jeudi, nouveau « scoop », encore plus retentissant. Le scandale est mondial. L’interview du « whistleblower » Edward Snowden sur le site du Guardian dimanche (capture d’écran)

PRISM – Mais où la NSA stocke-t-elle ses données ? Le nouveau data center de la NSA, situé à Bluffdale, dans l'Utah. (AP/Rick Bowmer) Le scandale Prism sur la surveillance des réseaux téléphoniques et d'Internet a réveillé l'attention des médias américains sur des lieux aussi mystérieux que discrets qui émaillent le territoire américain : les "data centers", ou centres de traitement de données. La National Security Agency (NSA), l'agence de sécurité nationale américaine, est accusée d'avoir eu accès à des millions de communications. "Mais où l'agence conserve-t-elle toutes ces données ?", se demande le site Quartz.com, qui a dressé la carte des "data centers" connus à ce jour. La carte des data centers de la NSA, par Quartz.com. San Antonio (Texas), Atlanta (Géorgie), Honolulu (Hawaï), Aurora (Colorado) ou Fort Meade (Maryland) sont autant de lieux où ont pu transiter ces données personnelles. > Lire : Un gigantesque centre d'espionnage en construction dans le désert américain La NSA ne compte pas s'arrêter là.

Débat : se faire espionner sur Facebook et Google par les services secrets américains est-il grave ? Le titre de ce billet est volontiers provocateur, mais la question se pose, alors que le scandale de la surveillance a repris de l'ampleur avec les révélations d'Edward Snowden. Cet ancien associé de la CIA a décidé de sortir de l'ombre dans une interview publiée le 9 juin, qui explique pourquoi il avait transmis aux journalistes du Guardian et du Washington Post ses informations sur les pratiques de surveillance téléphonique et de surveillance du Net par les services de renseignement américains. "Je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu'il est en train de bâtir secrètement", justifie notamment Snowden. A en lire les commentaires de lecteurs recueillis par le site USA Today, certains jugent ainsi bon de laisser le gouvernement américain faire son travail : "Seuls les coupables ont quelque chose à craindre."

Edward Snowden: saving us from the United Stasi of America | Daniel Ellsberg Link to video: NSA whistleblower Edward Snowden: 'I don't want to live in a society that does these sort of things' In my estimation, there has not been in American history a more important leak than Edward Snowden's release of NSA material – and that definitely includes the Pentagon Papers 40 years ago. Snowden's whistleblowing gives us the possibility to roll back a key part of what has amounted to an "executive coup" against the US constitution. Since 9/11, there has been, at first secretly but increasingly openly, a revocation of the bill of rights for which this country fought over 200 years ago. The government claims it has a court warrant under Fisa – but that unconstitutionally sweeping warrant is from a secret court, shielded from effective oversight, almost totally deferential to executive requests. For the president then to say that there is judicial oversight is nonsense – as is the alleged oversight function of the intelligence committees in Congress. That has now happened.

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